Thèse soutenue publiquement par Sang-Ha S. le 10 Juillet 2006 Le jury de soutenance était présidé par Gilles bernard, Professeur à l’Université Paris 8 version word intégrale, surlignée et coloriée l’ «auteur»








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La cité du soleil

La forme de l’hypercube est souvent utilisée en tant que modèle de la ville utopique qu’est la cité du soleil.
[PLAGIÉS, Patrice DE MONCAN et Philippe CHIAMBARETTA. Villes utopiques, villes rêvées]

La cité du soleil du philosophe italien Tommaso Campanella (1568-1639) n’est pas une île coupée du monde mais une forteresse qui ressemble à celles que se faisaient bâtir les condottiere milanais et vénitiens. Pour y pénétrer, il ne s’agit plus de trouver un passage pour accéder au port, mais de parvenir à transpercer sept grandes murailles, en forme de cercle, qui portent les noms des sept planètes. « L’accès de l’une à l’autre est assuré par quatre ports orientées vers les premier cercle l’on rencontrerait plus de difficultés au deuxième et ainsi du suite ; et il faudrait le prendre sept fois d’assaut pour le vaincre. » 107
L’influence de la renaissance sur l’ornementation est aussi sensible dans la cité du soleil. Tout les aspects de l’humanisme sont illustrés de façon didactique, et ornent les murs des six premières cercles de la cité : les principales figurent les mathématiques,la carte du monde ,les us et coutumes de toutes les provinces,leurs lois et lettres confrontées à l’alphabet de la cité. es quatrième et cinquième cercles « poursuivent la figuration du monde à travers la représentation des animaux,Mammifères gros et petits, poissons,reptiles,insectes et même dragons ! Les murs du sixième cercle sont ornés de la représentation des métiers et de leurs inventeurs respectifs, des techniques régionales dont on use à travers le monde. » A l’intérieur, les inventeurs des lois, des sciences et des armes.

On y reconnaît entre autre Osiris, Jupiter, Mercure, mais aussi César, Alexandre, Pyrrhus et les célèbres Romains.

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107 Tommaso Campanella, La cité du soleil

fig.43
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Ebezener Howard 108 et la Social City de Letchworth

[PLAGIÉ, Antoine BAILLY & Al, Représenter la ville]

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La ville du vingtième siècle, lieu de misère ouvrière, s’éloigne de l’image rassurante de la ville protectrice. Quelques nouvelles utopies apparaissent alors, qui inversent la représentation classique en réduisant l’opposition ville-campagne. L’harmonie n’est plus recherchée seulement dans les lignes géométriques mais dans une combinaison du monde urbain et de la nature.

La cité-jardin de E.Howard est conçue comme une ville de petite dimension étroitement imbriquée dans le milieu naturel grâce a des parcs, des jardins et une ceinture de terrains cultivables.
Howard ne fait que reprendre des idées déjà existantes dans les conceptions urbanistiques de ses devanciers.
[PLAGIÉS, Patrice DE MONCAN et Philippe CHIAMBARETTA. Villes utopiques, villes rêvées]

La cité imaginée par Ebezener Howard dans son livre « To-morrow, a parchemin Path to real Reform » (Londres, 1898), tente une synthèse de la ville et de la campagne par un système très Christallier, une figure d’hypercube 4D [0]
L’urbanisme d’Howard est constitué d’un ensemble de petites cités satellites toutes semblables et de moins de trente mille habitants. Chacune est « encerclée » d’une bande de terrains agricoles qui limite son expansion géographique. Les cités sont reliées entre elles par un ensemble de routes, et de moyens de transports rapides .La circulation est d’autant plus facilement réalisable qu’Howard présuppose que le sol est propriété de la commune.

« Six magnifiques boulevards traversent la ville en partant du centre et la
 108 Robert FISHMAN, L’utopie urbaine au vingtième siècle, p.21.

Howard était plus qu’un théoricien. Lui et ses collaborateurs ont fondé deux cités anglaises, LETCHWORTH (1903) et WELWYN (1920) qui servent encore d’illustrations de ses idées. Ce qui est plus important c’est qu’il a pu organiser un mouvement de planification urbaine qui maintien encore aujourd’hui ses théories en vie. En Grande-Bretagne, le programme d’après-guerre des nouvelles villes,qui est peut-être la tentative la plus ambitieuse de planification urbaine au niveau national,s’inspirait de ses travaux et fut planifiée par ses successeurs.
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divisent en six parties égales, ou quartiers. Au centre, un espace circulaire est occupé par un beau jardin bien irrigué. Autour de ce jardin sont disposé les grands édifices publics. Tout autour d’un parc central-sauf à l’intersection des boulevards - circule une galerie vitrée dénommée « Chrystal Palace », ouverte sur le parc. Cet édifice est, par temps de pluie, un des lieux de rencontre favoris du public… il sert une grande partie de jardin d’hiver. Et sa forme circulaire le met à la portée de toute la population de la ville.
Les maisons sont, pour la plupart, disposées soit en cercles concentriques, faisant face aux diverses avenues, soit en bordure des boulevards et des voies qui convergent vers la ville. »109

Persuadé que l’exemple d’une seule ville bâtie sur ce modèle entraînerait la création de villes semblables, Howard réalisa dans la banlieue de Londres, à Letchworth, une cité-jardin.
Le projet de Howard ne montre pas encore l’extension de système qui peut lier avec des autres ensembles de cités satellites, géométriquement, mais ce projet représente un potentiel du système de l’interdépendance.
Emmanuel EVENO a emprunté l’idée de deux types d’orientations de l’évolution de l’utopie dans « Utopie urbaines pour le vingtième siècle »110

La première est celle qui repose sur les concepts de « société de l’information », « village global », ainsi que sur l’ensemble hétéroclite dont les thèmes d’élection principaux sont « internationalisation », « abolition des distances », » modernisation ». Ces trois thèmes sont étroitement imbriqués et se justifient par nombre d’exemples fortement symboliques.
La deuxième orientation ancre la rhétorique politique dans la tradition des utopies urbaines. Cette seconde orientation n’est d’ailleurs pas indépendante …
109 Patrice de MONCAN « Villes utopiques, villes rêvées »P.173

110 Emmanuel EVENO « UTOPIES URBAINES » p.306
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de la première. En ce qui concerne l’urbanisme, le cadre devient souvent l’élément fondamental, qui parfois se substitue à tous les autres, du politique au social. » Changer la ville pour changer la vie » a constitué l’antienne des mouvements « révolutionnaires » et « utopiques ».

Le dernier type d’utopie ne se développa guère avant la seconde moitié du vingtième siècle avec les ordinateurs et les programmes de recherche sur la « cybernétique », l’intelligence artificielles ». A partir de cette époque, ordinateurs et réseaux de communication électronique vont devenir les éléments centraux de nombre d’utopies.

Tandis que la majorité des Utopies articulées autour de l’informatique et des réseaux supposent la maîtrise de l’espace et du temps, les expérimentations contemporaines autour des concepts de « Société informationnelle » se réalisent dans des contextes géographiques précis, dans des « isolats géographiques », organisés sous forme de laboratoires de « la société du futur » c’est ce qui distingue ces expérimentations de l’ensemble des discours sur le « village planétaire », qui correspond à l’évidence à une vision économique du monde et des communications électroniques.
Les cités pyramidales de Paul Maymont

Les cités autonomes de Paul Maymont se présentent sous la forme de pyramides dont le centre est formé par un mat de vingt mètres de diamètres, à l’intérieur duquel se trouvent circulations verticales (ascendeurs) et toutes les « tripes » de la ville (tuyauteries, fils, évacuations, etc.…) A cette colonne est suspendue une gigantesque toile d’araignée tridimensionnelle de câbles supportant tous les « planchers » de la ville.
« On fabrique des câbles capables de supporter des charges considérables,
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Citations ?????

[ http://utopies.skynetblogs.be/tag/maymont ]

Dit Paul Maymont.. Aux Etats-Unis, on a mis récemment au point un laboratoire en acier qui, sous forme d’un fil d’un millimètre carré de section, peut supporter un locomotive de cinquante tonnes .les câbles de mes cités spatiales supportent les constructions qui s’étagent de bas en haut comme les feuilles d’un arbre immense dont les branches maîtresse seraient les rues principales.
[ http://utopies.skynetblogs.be/tag/maymont ]

Cette ville verticale a ses fonctions stratifiées. Les parkings, les divers services, la circulation et un nœud routier occupent la surface intérieure de la pyramide. Au dessus sont prévus deux cent mille mètres carré de plancher réservés à la petite industrie et à l’artisanat. La ville s’étage en gradins avec ses rues, ses places suspendues, ses métros verticaux et circulaires, ses escaliers et ses trottoirs roulants. Elle comprend tous les édifices administratifs, culturels et culturels, les habitations et les lieux de travail tertiaire. Chaque pyramide peut être reliée à d’autres pyramides par des ponts, des routes et des métros suspendus à grand débit.

Mais toutes forment des cités autonomes spatiales pouvant contenir de quinze à cinquante mille habitants ».

Paul Maymont a publié depuis 1962 de très nombreux plans d’urbanisme. Un pour la baie de Tokyo, un autre pour l’extension de Monaco et tout un ensemble de propositions pour Paris.

Les plans de Maymont pour Paris sont sans doute les plus nombreux et les plus audacieux qui aient été proposés depuis ceux de le Corbusier dans les années vingt. De son autoroute traversant Paris d’est en Ouest sous la Seine, à sa »Venise du vingtième Siècle » dans la plaine de Montresson, en passant par ses idées d’un stade géant et d’un complexe universitaire en plein cœur de Paris en remplacement des Halles, d’un redécoupage du Paris administratif par une constellation des viles quartiers ayant leur propre autonomie, Paul Mamont a dépensé sans compter sont temps et son argent pour des projets grandioses qui lui ont valu une estime certaine, amis aucune commande. ou plutôt si, la ville de Paris, reconnaissante de tant gratuits , accorda à Paul Maymont une première commande :une fontaine pour la porte des Ternes. ???????
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L’Histoire est un perpétuel recommencement. C’est aussi une fontaine que le Salon d’Automne avait demandée en 1923 à le Corbusier. Ce dernier avait relevé de défi « Bon, d’accord, avait-il dit, je vous ferai une fontaine et de quoi loger deux millions d’habitants derrière ».
[SOURCE (secondaire) plagiat : http://utopies.skynetblogs.be/index-6.html ]

CONSULTER Daniel PARROCHIA : Nicolas Schöfer, La ville cybernétique in Voies d’accs, la Ville éditions ellipses.

La ville cybernétique de Nicolas Schoffer

Le système urbanistique de Nicolas Schoffer part du principe que résidence veut dire décontraction et déconcentration, et que fonctionnel veut dire contacts, concentration et contraction .En conséquence, il conçoit sa cité résidentielle horizontale dispersée, sa cité fonctionnelle verticale et concentrée.

L’Urbanisme spatial, dans le système de Schoffer, ne s’appliquerait donc qu’à la cité des affaires, des échanges, du travail. Mais il prévoit celle-ci résolument babélique, ne craignant pas d’envisager des hauteurs de mille ou quinze cents mètres pour des centres importants.

Des centres administratifs internationaux ou supranationaux, des centres universitaires, des centres de recherches scientifiques, etc.., pourraient grouper de dix à trente mille personnes.

« Dispersées selon leurs spécialités dans des habitacles suspendus dans l’ossature verticale », dit Nicolas Schoffer, elles travailleront dans des conditions optimales. Conditions psychologiques d’abord, le décollement de la surface donne une impression d’allégement et facilite l’effort intellectuel.

« Nous fuyons notre pesanteur, parmi toutes les aspirations humaines, il s’avère de plus en plus clairement depuis Icare que c’est la pesanteur qui obsède le plus l’homme. Aujourd’hui, nous commençons à entrer dans l’époque de l’apesanteur et de l’élévation.
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Qui de nous n’a pas eu des rêves archétypes très agréables de flottements et montées dans espace ?...

Toute solution dans l’architecture, qui va vers l’élévation, la domination ou le surplombement des espaces, et donne une sensation de sécurité, conditionne favorablement l’effort intellectuel et physique ».

Nicolas Schöffer adopte pour ses édifices des solutions courbes, ou orthogonales, afin de diversifier les structures spatiales.

Si ses cités du repos sont moins hautes, elles participent néanmoins à l’urbanisme spatial puisqu elles sont décollées du sol, à dix ou trente mètres de hauteur, sur pilotis. Etirées en bande, ces cités n’auraient pas plus de deux étages. Elle prendraient donc beaucoup de place, mais en réalité n’occuperaient que très peu le terrain qui pourrait, tout comme dans le système de Friedman, être consacré à l’agriculture, à la circulation ou à des Jardins et même des forets. Les deux étages des cités linéaires de Schöffer, de trente mètres de hauteur, pourraient en effet surplomber les plus hauts arbres.

Nous avons parlé de cybernétique à propos des projets d’urbanisme de Nicolas Schöffer. Schöffer, en effet, utilise dans son architecture le temps comme matériaux dynamique.

Tous les facteurs dynamiques qui composent l’ensemble architectural doivent, dit Schöffer, évoluer constamment selon une programmation préétablie ou indéterministe. Certains peuvent se mettre en mouvement en se déplaçant, c'est-à-dire en quittant leurs attaches (par exemple les couloirs conduisant aux avions qui se détachent de certaines aérogare et vont se poser comme des ventouses contre l’avons) ou bien se mettre en mouvement sur place. C’est ainsi que Schöffer propose des brise-soleil mobiles et des anneaux brise lumière.

Les brise-soleil mobiles existent déjà dans les pays chauds, amis les anneaux brise-soleil sont une innovation. Il s’agit de parois cylindriques enveloppant le bâtiment, tournant sur rails et composées de secteurs transparents diversement teintés. Une programmation règle plus ou moins …
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rapidement leur mouvement circulaire, brossant, transformant et pulsant la lumière extérieure.
Enfin Schöffer propose des hélices bris espace et brise lumière ou, si l’on veut, des hélices miroirs et réflecteurs orientables, placés sur l’architecture pour capter et disperser les rayons du soleil selon des besoins qui répondent autant à l’esthétique qu’au fonctionnel. Ces hélices qui doivent en effet constituer de véritables sculptures en mouvement créent un spectacle lumino-dynamique. Comme on le voit, le mot architecture- spectacle peut convenir aux projets de Schöffer.
La ville totale de Jean –Claude Bernard

En 1960, le premier Grand prix de Rome d’architecture était attribué à un projet pour une Centre d’Affaires d’une nouvelle capitale, qui mit en vedette un étudiant, Jean-Claude Bernard ; né en 1930. Il ébauchait ce projet de ville totale que Jean-Claude Bernard réalisa pendant les années où il séjourna à la villa Médicis. Profiter de la bourse des prix de Rome pour faire une étude urbanistique prospective, cela ne s’était pas vu depuis 1901 où Tony Garnier réalisa en cette même villa Médicis les plans de sa fameuse Cité industrielle.

Le projet de ville totale que Jean-Claude Bernard dessina à la villa Médicis retrouve pourtant quelques-unes des caractéristiques des villes anciennes bâties en grappes sur une colline autour d’un château, ou encore des médinas arabes. La rupture qu’accomplie Bernard, ce fut plutôt avec la ville éclatée, la ville dispersée, la ville verte chère à la Charte d’Athènes. Et c’est peut être cela qui scandalisa le plus les membres de l’Institut qui se croyaient modernes parce qu’ils commençaient à appliquer des théories qui furent en effet modernes, il y a quarante ans de cela.
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« Nous nous trouvons devant deux options, écrit Jean-Claude Bernard, la disparition de la ville ou la réorganisation de la ville. Disparition de la ville en tant que groupement politique économique,culturel , pour devenir qu’une forme de groupement humain – telle fut, par exemple, l’évolution de l’urbanisme aux U.S.A. – réorganisation de la ville dans ce qu’elle a d’essentiel : habitat, travail, loisirs ; »
« L’éclatement des diverses fonctions dune ville est possible. Nous avons maintenant suffisamment de moyens de transport pour abolir les distances. Chacun ayant sa maison, son jardin, sa vie particulière, les enfants sont ramassés par autobus, ce qui supprime le problème essentiel des écoles. La dispersion des fonctions favorise le développement du réseau des transports.

La dispersion des différentes fonctions n’entraîne pas la disparition des grandes autoroutes. Cette dispersion donne au contraire lieu à des déplacements quotidiens. Cette dispersion diminue la rentabilité des moyens de transport en commun, ce qui entraîne le développement de l’automobile individuelle et des autoroutes. »
La ville n’est-elle qu’un élément fonctionnel ? N’est-elle que la simple juxtaposition de ses diverses fonctions ?
De tout temps, il n’y a eu de civilisation que grâce à la création des villes. Car il est des activités qui ne peuvent se développer que dans une ville, les activités culturelles. L’imprégnation artistique, l’émulation intellectuelle ne sont réalisables que là où existent des monuments, des collections, de grandes bibliothèques, des archives, que là ou une multiplicité de débouchés vers études supérieurs de tous ordres permet de pratiquer une orientation et une sélection .On ne fait de bonnes études médicales que là où sont hôpitaux et malades. On ne forme de bons ingénieurs, de bons chercheurs de laboratoires, que si l’on dispose d’une gamme assez différenciée de bancs d’essai, de lieux de travail et de stage. C’est là, finalement, la fonction urbaine par excellence, avec laquelle on ne ruse pas ; …
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même en mettant les universités à la campagne. La fonction intellectuelle et culturelle ne peut être remplie que par la ville. »La culture n’éclot qu’au milieu de la foule », écrit Pierre Georges. Si la ville dépersonnalise l’individu, c’est pourtant dans cette vie collective qu’il s’affirme et crée. Vouloir détruire la ville, c’est détruire ce qui a fait notre civilisation, c’est revenir à une somme d’individus fuyant ce qui l’a créée, parfois non sans raison.
« Nous en sommes encore à une civilisation machiniste qui n’a pas su jusqu’ici transcender le pouvoir de ses machines pour en faire un humanisme. Nous vivons dans des villes datant des premiers ages de l’homme urbain. Nos rues sont plus larges (et encore !), nous avons des lois, des règlements d’urbanisme (mois Khorsabad en avait aussi).Nos villes ne sont que des monstres atteints de gigantisme. Elles disparaîtront comme ont disparu les dinosaures, balbutiements de la nature et dont la tête ne correspondait pas à la taille. Mais les grandes agglomérations ne disparaîtront pas. Seulement leur structure sera différente et elles seront viables ».
C’est donc à l‘étude d’une structure urbaine correspondant aux besoins de l’homme contemporain que Jean-Claude Bernard s’est attaché. Et il en est arrivé à cette forme dont les membres de l’Institut bien du se souvenir qu’elle était celle de Cnossos : le labyrinthe.
[http://utopies.skynetblogs.be/index-5.html]

« Besoin psychologique », écrit Jean-Claude Bernard, que nous retrouvons dans les enceintes des vieilles villes, constituant même comme une règle dans l’Orient moderne. Car cette complexité ne peut être attribuée au simple hasard, mais plutôt au goût étrange de faire peur, de donner le frisson et de frissonner, tout en cherchant à se cacher. Besoins de défense de la cellule familiale, de protection de l’individu au sein de la communauté.

« Ce goût du labyrinthe se traduit par une complexité des parcours de piétons et rend les groupements spontanés pleins de charme (même au

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sens magique), mais mystérieux pour l’étranger ».
La ville totale de Jean-claude Bernard est donc un labyrinthe, mais un labyrinthe spatial. La ville est une grappe de bâtiments reliés les uns aux autres, s’interpénétrant, et conçu avec une profusion de sols artificiels, qui en arrive à supprimer la notion d’étages, un espace public ayant fonction de rue ou de place, se trouvant à la porte de chaque logis. La notion de bâtiment disparaît, les bâtiments étant intégrés à la masse homogène de la ville. Quant aux circulations, elles se font par « piétons mécaniques » et « motoplan ».Les « piétons mécaniques » sont les circulations verticales à l’intérieur de mats creux que nous avons déjà trouvés dans plusieurs projets précédents, notamment les pyramides de Maymont. A ces circulations verticales se joint un système horizontal mécanique (le motoplan) fonctionnant sur le principe des ascenseurs, mais dans une gaine horizontale. La répartition des marchandises se ferait également par des systèmes mécaniques équivalents.Nous retrouvons ici la ville machine dont rêvait en 1914 Antonio Sant-Elia.

A ceci s’ajoutent des notions de structures constituant des éléments de base offerts aux habitants de la cité qui peuvent l’aménager à leur goût (théorie chère à Yona Friedman) et de ville-spectale (théorie chère à Schöffer).
A partir de la trame orthogonale de circulation de piétons mécaniques (mats et motoplan), la liberté, dit Jean-Claude Bernard, est laissée au constructeur de créer son ambiance au moyen des éléments d’équipement, de former le support ou labyrinthe. Ainsi se crée, à partir du jeu de l’ossature primaire de verticales et d’horizontales, du jeu des formes plastiques, nées de la fonction (et du choix du constructeur), un ensemble d’espaces ouverts fermés, fuyants, concaves, convexes, de destination plus ou moins fixe. Les recherches de décoration (projections colorés, effets optiques) peuvent trouver leur usage dans ces groupements de volumes non encore exploitées.

Ces différents espaces forment une structure initiale propre à capter, en certains endroits, la collective. Seuls sont en place certains éléments à l’aide …
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de structures comparables aux structures des logements et dont ils assurent la transition avec les espaces-forums.
« Dans la ville totale, à partir d’un schéma simple de circulation de voitures et de piétons « mécaniques » chaque constructeur peut inventer sa broderie e formes contenant l’équipement (général et ayant les logements pour épiderme) former le support au labyrinthe où chacun trouvera un endroit pour s’installer ».
La ville totale serait ainsi construite dans une grande variété de formes, comme le souligne Jean-Claude Bernard : « nos moyens techniques certainement encore multipliés demain, nous donnent la possibilité de crée d’autre formes que le parallélépipède (surtout lorsque les chimistes auront crée le matériaux malléable comme le béton, résistant comme l’acier, léger comme les matières plastiques actuelles et dont les formes spécifiques se rapprocheront vraisemblablement des essais effectués sur la voie, la coque, la membrure, etc.) » Tout comme Biron et Fernier, Jean-Claude Bernard pense que les éléments préfabriqués, permettant de monter ces formes habitables, devenant ainsi habitat évolutif et personnalisé, pourraient être vendus dans les grands magasins.

* L’Apyramide : Stimulation du réel sur une virtualité interaction avec Philipe Jaunes sur une analogie à l’enfer paradis de Danté alighieri.

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