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Louis-François DELATOUR

ESSAIS

sur

l'architecture des Chinois

sur leurs jardins

leurs principes de médecine

et leurs mœurs et usages


à partir de :

ESSAIS

sur l'architecture des Chinois, sur leurs jardins, leurs principes de médecine, et leurs mœurs et usages

par Louis-François DELATOUR (1727-1807)
Imprimerie de Clousier, Paris, An XI, 1803, XII+568 pages.

Édition en format texte par

Pierre Palpant

www.chineancienne.fr

mai 2015

TABLE DES CHAPITRES ET ARTICLES

Première partie

De l'architecture des Chinois

Introduction et idées générales sur l’architecture des Chinois et sur les lois somptuaires.

Chapitre I. Des matériaux employés dans les bâtiments, etc.

Article I. Des matériaux, bois, briques, etc.

Article II. Des colonnes.

Article III. Des doubles toits et des tuiles vernissées.

Article IV. Des échafauds.

Article V. Des entrelacs de maçonnerie.

Article VI. Des galeries.

Article VII. Des fenêtres, des portes d'appartements, des ferrures et des fourneaux.

Chapitre II. Des temples et pagodes. Description de la pagode de Chanteloup.

Article I : Des temples, etc.

Article II. De la pagode de Chanteloup.

Chapitre III. Des palais, des maisons des grands, des riches particuliers et de celles de la ville de Maimatschin. Maisons de Maimatschin.

Chapitre IV. Des léou, des tours, etc.

Article I. Des léou, ou bâtiments à plusieurs étages.

Article II. Des tours.

Article III. Des arcs de triomphes.

Chapitre V. Des ponts, chaussées etc.

Article I. Des ponts, des chaussées et canaux.

Article II. De la Grande muraille.

Chapitre VI. Mesures et poids chinois.

Notes sur l'architecture des Chinois.
Des jardins chinois

Introduction.

Chapitre I. Idées des Chinois sur les jardins.

Chapitre II. Formes de leurs jardins, et distribution des eaux.

Chapitre III. Règles dans le tracé des jardins ; et point central des vues.

Chapitre IV. Ornements qu'ils y admettent.

Chapitre V. Précis historique des anciens jardins des empereurs, et de ceux de la dynastie régnante.

Article I. Jardins d'Yuen-ming-yuen.

Article II. Des maisons de plaisance des empereurs, et de celles situées à Yuen-ming-yuen.

Article III. Explication des XX planches des palais européens d'Yuen-ming-yuen. Description de six peintures de quelques maisons de plaisance de Kien-long, dans le parc Yuen-ming-yuen.

Article IV. Détails sur la décoration intérieure des palais de l'empereur, etc.

Description d'une autre maison de plaisance à Yang-tcheou.

Chapitre VI. Des serres chinoises et de leurs formes, etc.

Chapitre VII. Récapitulation sur le goût, la beauté et les avantages des jardins chinois et mention du Lac Si-hou.

Notes sur les jardins chinois.

Seconde partie

De la médecine chez les Chinois
Avant-propos.

Introduction.

Dissertation et théorie générale sur la médecine et la diététique des Chinois. Extrait d'un mémoire sur la préparation des viandes.

Médecine, Ie partie.

Secret du pouls.

Observations sur les prédictions des crises par le pouls.

De la petite vérole.

Des maladies des yeux et de la nyctalopie.

Notice du livre Si-yuen, sur les divers signes de mort violente.

Notice du cong-fou des bonzes tao-sée.

Médecine, IIème partie.

Introduction.

Règne végétal.

Règne minéral et animal.

De l'Herbier chinois.

Recueil de remèdes.

Des ou-poey-tse.

Tablettes médicinales.

Du ngo-kiao, ou colle de peau d'âne.

Du sang de cerf.

Notes sur la médecine des Chinois.

Mœurs et usages des Chinois

Introduction.

Allumettes. — Bains. — Bâtons d'odeurs, espèce de bougies. — Bougies, chandelles et mèches. — Bourses. — Boutiques. — Bracelets. — Briquets. — Brouettes, chaises à porteurs, etc. Voyez Portefaix. — Chapelets et colliers. — Chars et chariots. — Charbon de terre. — Chaussures et petitesse des pieds. — Cloches et tambours. — Comédiens. — Cris de Pékin. Voyez Description, à la fin du volume. — Cuirasse tartare et casaque. — Danseurs de corde et bateleurs. — Dépêches. Voyez Postes. — Deuil. — Distinctions des rangs, et récompenses honorifiques. — Écoles. — Écrans. — Éducation. — Éventails. — Famine. — Femmes. — Festins, repas et visites. — Fêtes, réjouissances publiques et fêtes données par l'empereur. — Cérémonies de l'ouverture des terres. — Fête célébrée dans le mois de novembre. — Fêtes à certaines époques. — Grands yen-yen. — Filles (Jeunes). — Foires. — Guérites. — Jeûne. — Jeux. — Livre qui contient l'état annuel de la Chine. — Loupes. — Mandarins. — Mariages et noces. — Marionnettes. — Miao-tsee et explication de XI peintures. — Miroirs de métal. — Modes. — Noblesse. — Odeurs et parfums. — Peste. — Des plumails et du jou-y. — Pompe funèbre. — Portefaix, brouettes, chaises de voyage, chaises à porteurs, etc. — Postes et dépêches. — Présents (usage des). — Prisons. — Salle où l'on prend le thé. — Sépultures, et cérémonies avant et après les obsèques. Descriptions de III peintures relatives aux objets précédents. — Spectacles. — Superstition, horoscope et astrologie judiciaire. — Tabac. — Tirer au blanc. — Trompettes. — Trône de l'empereur. — Voleurs, filoux et mendiants. — Voyageurs. — Usages anciens et modernes (quelques).

Notes sur les mœurs et usages des Chinois.

Description d'un recueil des peintures des Cris de Pékin.

Description d'un autre recueil de peintures.

État de la collection de mes recueils, peints ou gravés, sur la Chine.

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AVERTISSEMENT

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On donne dans ce volume, divisé en deux parties, après des intentions contraires et par déférence aux encouragements réitérés de quelques amis pour lesquels seuls est destiné le petit nombre d'exemplaires qu'on en a fait tirer, quatre essais différents, ou petits Traités, renfermant chacun un tout : l'un sur l'architecture des Chinois, l'autre sur leurs jardins, un troisième sur les principes de médecine adoptés par cette nation, et le quatrième sur ses mœurs et usages.

Ils font partie d'une collection générale, que l’on a commencée avant 1780 sur les principes religieux, moraux, physiques et politiques de cet empire, et aussi sur les sciences et arts qui y fleurissent depuis quelques milliers d'années ; ce qui embrassait avec l'Histoire naturelle, telle qu'on a pu s'en procurer des documents par les ouvrages les plus estimés qui ont paru dans les deux siècles précédents, une série d'objets importants et très variés, pouvant faire trois volumes in-4° Ils ont nécessité un grand nombre d'extraits de livres français et étrangers et de lectures dont le rédacteur s'est fait un paisible amusement, en se proposant néanmoins de leur donner son cabinet pour tombeau, à moins que l'homme de lettres qui en est maintenant le dépositaire et le propriétaire, n'en juge autrement ; le choix du tout et des parties séparées étant laissé entièrement à l'habileté de sa plume exercée et bien connue du public.

On n'a indiqué dans le texte de ces quatre essais que, par des lettres initiales, quelques-uns des amis amateurs des arts et pleins de complaisance qui ont bien voulu épurer le style dénué de prétentions. Si ces essais ont quelque succès il sera dû à leurs observations et révisions. Qu'ils me permettent ici de leur offrir le tribut de ma juste et sincère reconnaissance.

Les notes trop longues relatives au texte, sont renvoyées à la fin de chaque essai.



PREMIÈRE PARTIE



DE L'ARCHITECTURE DES CHINOIS

en général et en particulier ;

avec quelques descriptions d'édifices publics remarquables, et principalement celle des palais de l'empereur à Pékin, suivies d'éclaircissements sur les hôtels des grands et sur les maisons particulières.

Introduction et idées générales

sur l'architecture des Chinois et ses lois somptuaires

@

p.001 L'architecture des Chinois porte le caractère de la plus haute antiquité : on y remarque, comme dans les anciens monuments de l’Égypte (a), la forme pyramidale, le goût des colonnes et leurs usages, pour servir de points d'appui ; mais l'art n'a point acquis dans la Chine la perfection qu'on admire chez les Grecs et les Romains. Le climat très chaud des Chinois, et surtout leur sol souvent ébranlé par de p.002 violents tremblements de terre, particulièrement dans la partie du Nord, où est depuis longtemps la résidence de l'empereur et le siège de l'empire, ont exigé d'autres principes et d'autres lois de l'architecture.

L'objet unique du Gouvernement est de perpétuer l'empire et de ne point le laisser s'écarter de l'exemple de ses ancêtres. Tous les rangs sont marqués, des lois somptuaires en maintiennent l'ordre : l'habitation doit toujours répondre à la dignité des personnes. Il ne peut régner de magnificence que dans les palais de l'empereur et des princes, ou dans les ouvrages publics : c'est là que se déploie le génie de l'architecte chinois. S'il ne s'élève pas à la perfection que nous connaissons, il a dans ses proportions, dans sa symétrie, dans la variété et le choix de ses ornements, dans toute son ordonnance, des beautés de détail, quelquefois même des hardiesses et toujours une grandeur qui étonne, grandeur qui est la première beauté de l'architecture. Ce qui mérite notre attention encore, c'est une grande simplicité et une grande diversité de moyens. Dans les points essentiels les Chinois sont peut-être aujourd'hui nos maîtres.

Pour connaître leur architecture et leurs p.003 différents ouvrages, il faut considérer, à la suite de leurs idées générales sur l'art, les matériaux qu'ils emploient, leurs pagodes ou leurs temples, leurs palais, leurs tours, leurs arcs de triomphes, les maisons pour les grands et pour les différentes classes du peuple ; la matière, la forme et l'usage de leurs colonnes, les diverses parties de leurs édifices ; leurs ponts, leurs chaussées et leurs canaux. Nous terminerons ces détails par un précis sur la Grande muraille qui ferme la Chine du côté du Nord, ouvrage le plus grand et le plus étonnant qui ait jamais été exécuté par les mains des hommes.

Nous aurions dû joindre aux descriptions des palais et des maisons de plaisance impériales, celle des jardins, partie fort essentielle, liée intimement à l'architecture chinoise : si malgré cette correspondance nous en avons fait deux petits traités, c'est, pour mieux faire connaître chacun, et pour montrer jusqu'à quel point les Chinois savent ménager la nature et l'art, et user habilement de toutes les ressources de l’architecture, pour l'embellissement de leurs jardins. Tous les deux contribuent, dans leur ensemble, à la connaissance des maisons de plaisance de l'empereur, les jardins duquel se trouvent réunis le goût p.004 et la magnificence du plus riche empire de l'Orient et de l'univers.

La Chine distingue, comme nous, l'architecture publique et civile ; celle des temples surtout, et l'architecture navale et hydraulique. Nous destinons ce petit traité à l'architecture publique seule.

Les temples, les palais, les ponts et les digues déposent en faveur des Chinois par leur solidité, leur noblesse et leur grandeur.

Les murailles des villes ont l'épaisseur, la hauteur et la majesté de celle des anciens (b). Celles de Pékin surtout et ses portes, par exemple, sont dignes d'une ville impériale. La beauté des portes consiste dans leur prodigieuse élévation, qui de loin font un grand effet. Leurs voûtes sont de marbre et le reste est bâti en briques fort épaisses, solidement maçonnées. Les murs de la ville répondent à la grandeur des portes : ils sont si élevés qu'ils dérobent la vue de tous les bâtiments et si larges qu'on y monte la garde à cheval. La paix dont cette nation jouit en fait plutôt un embellissement qu'une défense. Que lui servirait, dit M. Cibot, la profonde théorie des Cohorn et des Vauban contre des barbares qui l'environnent ?

« Ses lois de police concernant les bâtiments p.005 pour prévenir les abus des richesses et maintenir les rangs, ont fixé toutes les mesures et les proportions convenables aux diverses espèces de palais, hôtels et maisons : elles prescrivent aussi dans le plus grand détail comment doit être le fou, ou palais d'un prince du premier, du second ou du troisième ordre, d'un comte de la famille impériale, d'un grand de l'empire, d'un premier Président de quelque grand Tribunal, d'un mandarin, d'un lettré : et ces lois vont jusqu'à régler ce qui concerne les édifices publics des capitales et des autres villes, selon leur rang, et relativement aux maisons des particuliers, non seulement pour la façade qui donne sur la rue, mais même pour l'intérieur des cours éloignées. La loi ne défend pas à un homme en place ce qu'on peut appeler dépenses de bien-être, de commodité et de plaisir, quand elles sont enfermées dans sa maison ; mais s'il est accusé de luxe, il faut qu'il prouve deux choses : la première, que l'argent qu'il a dépensé, était un argent bien acquis, ce qui dit beaucoup dans un examen légal ; la seconde, qu'aucun de ses parents n’était dans le besoin 1.

Nous ne sommes pas encore parvenus, malgré p.006 nos grandes perfections acquises avant et depuis 1789, à cette sagesse de gouvernement ; mais le temps est un grand maître.

Un artiste anglais, Chambers, qui a écrit sur l'architecture des Chinois, dit dans sa préface 2 :

« Si je trouve chez eux de la grandeur et de la sagesse, c'est comparativement avec les peuples qui les environnent. On ne saurait cependant disconvenir que notre attention ne soit due à cette race d'hommes distincte et singulière qui, demeurant dans un pays que sa situation et sa politique ont séparés de toutes les nations policées, a su, sans le secours de l'exemple, former ses mœurs et inventer ses arts.

Cet éloge modeste s'agrandira de lui-même par les faits.

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CHAPITRE PREMIER

Des matériaux employés dans les bâtiments,

et des différentes parties qui contribuent à la solidité,

à la facilité de leurs constructions,

ainsi qu'à élever les édifices, à les clore

et à les orner tant en dehors qu'en dedans

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Article I. Des matériaux, bois, briques, pierres, marbre, etc.

p.007 Les matériaux dont on se sert pour bâtir sont les bois et les briques ; ils sont en grande abondance dans l'empire. On emploie la tuile pour couvrir les bâtiments ; le mortier propre à la construction est fait de chaux et de sable : on fait aussi usage d'un ciment de chaux et tuileau, comme mortier plus solide.

On bâtit peu en pierres à la Chine, et on y éprouve la disette de pierre tendre, mais si cette disette la prive de la solidité apparente de nos maisons, les siennes ne suffisent pas moins aux besoins, à la commodité, à l'agrément de la vie : par leur construction en bois, elles résistent aux plus forts ébranlements, ce que les autres ne feraient pas 1. On y trouve p.008 en revanche la brique et partout de la terre propre à en faire de très bonne. Les montagnes et les îles voisines des côtes, ainsi que la Tartarie, sont la ressource générale de l'empire pour les bois de charpente ; et quoiqu'on bâtisse presque partout en bois, à cause des tremblements de terre, cette ressource serait très suffisante, sans la grande consommation qui s'en fait pour les barques dont les grandes rivières sont couvertes. La rareté du bois de charpente en quelques endroits, n'a d'autre mauvais effet que de rapetisser les maisons des pauvres et de rendre la construction de celles des riches plus dispendieuses 2.

Les briques, selon Chambers, sont ou simplement séchées au soleil, ou cuites au four. Les murs des maisons ont communément dix-huit pouces d'épaisseur. Les briques sont environ de la grandeur des nôtres, et voici comme on les met en œuvre. Les ouvriers placent sur la fondation trois ou quatre couches entièrement solides : ils disposent ensuite leurs briques alternativement en long et en large des deux faces de mur, de manière que celles qui sont en travers se rencontrent et occupent toute l'épaisseur, au lieu qu'il reste un vide entre celles qui sont placées en long : sur cette couche ils en mettent une seconde, où toutes les briques sont en long ; les joints des briques qui sont en travers dans la première, sont dans celle-ci couverts p.009 d'une brique entière. L'ouvrage se continue ainsi alternativement de bas en haut, et par ce moyen on économise le temps, et on diminue beaucoup les frais du travail et le poids du mur même.

Les
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