Première partie Les héritiers alarmés








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titrePremière partie Les héritiers alarmés
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si de rien n’était.

– Vous n’êtes pas consolant, lui dit Massin en lui jetant un regard de compère.

Malgré sa petite taille et son embonpoint, malgré son visage épais et ramassé, Crémière-Dionis était délié comme une soie. Pour faire fortune, il s’était associé secrètement avec Massin, à qui sans doute il indiquait les paysans gênés et les pièces de terre à dévorer. Ces deux hommes choisissaient ainsi les affaires, n’en laissaient point échapper de bonnes, et se partageaient les bénéfices de cette usure hypothécaire qui retarde, sans l’empêcher, l’action des paysans sur le sol. Aussi, moins pour Minoret le maître de poste, et Crémière le receveur, que pour son ami le greffier, Dionis portait-il un vif intérêt à la succession du docteur. La part de Massin devait tôt ou tard grossir les capitaux avec lesquels les deux associés opéraient dans le canton.

– Nous tâcherons de savoir par monsieur Bongrand d’où part ce coup, répondit le notaire à voix basse en avertissant Massin de se tenir coi.

– Mais que fais-tu donc là, Minoret ? cria tout à coup une petite femme qui fondit sur le groupe au milieu duquel le maître de poste se voyait comme une tour. Tu ne sais pas où est Désiré, et tu restes planté sur tes jambes à bavarder quand je te croyais à cheval ! Bonjour, mesdames et messieurs.

Cette petite femme maigre, pâle et blonde, vêtue d’une robe d’indienne blanche à grandes fleurs couleur chocolat, coiffée d’un bonnet brodé garni de dentelle, et portant un petit châle vert sur ses plates épaules, était la maîtresse de poste qui faisait trembler les plus rudes postillons, les domestiques et les charretiers ; qui tenait la caisse, les livres, et menait la maison au doigt et à l’œil, selon l’expression populaire des voisins. Comme les vraies ménagères, elle n’avait aucun joyau sur elle. Elle ne donnait point, selon son expression, dans le clinquant et les colifichets ; elle s’attachait au solide, et gardait, malgré la fête, son tablier noir dans les poches duquel sonnait un trousseau de clefs. Sa voix glapissante déchirait le tympan des oreilles. En dépit du bleu tendre de ses yeux, son regard rigide offrait une visible harmonie avec les lèvres minces d’une bouche serrée, avec un front haut, bombé, très impérieux. Vif était le coup d’œil, plus vifs étaient le geste et la parole. Zélie, obligée d’avoir de la volonté pour deux, en avait toujours eu pour trois, disait Goupil qui fit remarquer les règnes successifs de trois jeunes postillons à tenue soignée établis par Zélie, chacun après sept ans de service. Aussi, le malicieux clerc les nommait-il : Postillon Ier, Postillon II et Postillon III. Mais le peu d’influence de ces jeunes gens dans la maison et leur parfaite obéissance prouvaient que Zélie s’était purement et simplement intéressée à de bons sujets.

– Eh ! bien, Zélie aime le zèle, répondait le clerc à ceux qui lui faisaient ces observations.

Cette médisance était peu vraisemblable. Depuis la naissance de son fils nourri par elle sans qu’on pût apercevoir par où, la maîtresse de poste ne pensa qu’à grossir sa fortune, et s’adonna sans trêve à la direction de son immense établissement. Dérober une botte de paille ou quelques boisseaux d’avoine, surprendre Zélie dans les comptes les plus compliqués était la chose impossible, quoiqu’elle écrivît comme un chat et ne connût que l’addition et la soustraction pour toute arithmétique. Elle ne se promenait que pour aller toiser ses foins, ses regains et ses avoines ; puis elle envoyait son homme à la récolte et ses postillons au bottelage en leur disant, à cent livres près, la quantité que tel ou tel pré devait donner. Quoiqu’elle fût l’âme de ce grand gros corps appelé Minoret-Levrault, et qu’elle le menât par le bout de ce nez si bêtement relevé, elle éprouvait les transes qui, plus ou moins, agitent toujours les dompteurs de bêtes féroces. Aussi se mettait-elle constamment en colère avant lui, et les postillons savaient, aux querelles que leur faisait Minoret, quand il avait été querellé par sa femme, car la colère ricochait sur eux. La Minoret était d’ailleurs aussi habile qu’intéressée. Par toute la ville ce mot : Où en serait Minoret sans sa femme ? se disait dans plus d’un ménage.

– Quand tu sauras ce qui nous arrive, répondit le maître de Nemours, tu seras toi-même hors des gonds.

– Eh ! bien, quoi ?

– Ursule a mené le docteur Minoret à la messe.

Les prunelles de Zélie Levrault se dilatèrent, elle resta pendant un moment jaune de colère, dit : – Je veux le voir pour le croire ! et se précipita dans l’église. La messe en était à l’élévation. Favorisée par le recueillement général, la Minoret put donc regarder dans chaque rangée de chaises et de bancs, en remontant le long des chapelles jusqu’à la place d’Ursule, auprès de qui elle aperçut le vieillard la tête nue.

En vous souvenant des figures de Barbé-Marbois, de Boissy-d’Anglas, de Morellet, d’Helvétius, de Frédéric-le-Grand, vous aurez aussitôt une image exacte de la tête du docteur Minoret, dont la verte vieillesse ressemblait à celle de ces personnages célèbres. Ces têtes, comme frappées au même coin, car elles se prêtent à la médaille, offrent un profil sévère et quasi puritain, une coloration froide, une raison mathématique, une certaine étroitesse dans le visage quasi pressé, des yeux fins, des bouches sérieuses, quelque chose d’aristocratique, moins dans le sentiment que dans l’habitude, plus dans les idées que dans le caractère. Tous ont des fronts hauts, mais fuyant à leur sommet, ce qui trahit une pente au matérialisme. Vous retrouverez ces principaux caractères de tête et ces airs de visage dans les portraits de tous les encyclopédistes, des orateurs de la Gironde, et des hommes de ce temps dont les croyances religieuses furent à peu près nulles, qui se disaient déistes et qui étaient athées. Le déiste est un athée sous bénéfice d’inventaire. Le vieux Minoret montrait donc un front de ce genre, mais sillonné de rides, et qui reprenait une sorte de naïveté par la manière dont ses cheveux d’argent ramenés en arrière comme ceux d’une femme à sa toilette, se bouclaient en légers flocons sur son habit noir, car il était obstinément vêtu, comme dans sa jeunesse, en bas de soie noirs, en souliers à boucles d’or, en culotte de pou de soie, en gilet blanc traversé par le cordon noir, et en habit noir orné de la rosette rouge. Cette tête si caractérisée, et dont la froide blancheur était adoucie par des tons jaunes dus à la vieillesse, recevait en plein le jour d’une croisée. Au moment où la maîtresse de poste arriva, le docteur avait ses yeux bleus aux paupières rosées, aux contours attendris, levés vers l’autel : une nouvelle conviction leur donnait une expression nouvelle. Ses lunettes marquaient dans son paroissien l’endroit où il avait quitté ses prières. Les bras croisés sur sa poitrine, ce grand vieillard sec, debout dans une attitude qui annonçait la toute-puissance de ses facultés et quelque chose d’inébranlable dans sa foi, ne cessa de contempler l’autel par un regard humble, et que rajeunissait l’espérance, sans vouloir regarder la femme de son neveu, plantée presque en face de lui comme pour lui reprocher ce retour à Dieu.

En voyant toutes les têtes se tourner vers elle, Zélie se hâta de sortir, et revint sur la place moins précipitamment qu’elle n’était allée à l’église ; elle comptait sur cette succession, et la succession devenait problématique. Elle trouva le greffier, le percepteur et leurs femmes encore plus consternés qu’auparavant : Goupil avait pris plaisir à les tourmenter.

– Ce n’est pas sur la place et devant toute la ville que nous pouvons parler de nos affaires, dit la maîtresse de poste, venez chez moi. Vous ne serez pas de trop, monsieur Dionis, dit-elle au notaire.

Ainsi, l’exhérédation probable des Massin, des Crémière et du maître de poste allait être la nouvelle du pays.

Au moment où les héritiers et le notaire allaient traverser la place pour se rendre à la poste, le bruit de la diligence arrivant à fond de train au bureau qui se trouve à quelques pas de l’église en haut de la Grand-rue, fit un fracas énorme.

– Tiens ! je suis comme toi, Minoret, j’oublie Désiré, dit Zélie. Allons à son débarquer ; il est presque avocat, et c’est un peu de ses affaires qu’il s’agit.

L’arrivée d’une diligence est toujours une distraction ; mais quand elle est en retard, on s’attend à des événements : aussi la foule se porta-t-elle devant la Ducler.

– Voilà Désiré ! fut un cri général.

À la fois le tyran et le boute-en-train de Nemours, Désiré mettait toujours la ville en émoi par ses apparitions. Aimé de la jeunesse avec laquelle il se montrait généreux, il la stimulait par sa présence ; mais ses amusements étaient si redoutés, que plus d’une famille fut très heureuse de lui voir faire ses études et son Droit à Paris. Désiré Minoret, jeune homme mince, fluet et blond comme sa mère, de laquelle il avait les yeux bleus et le teint pâle, sourit par la portière à la foule, et descendit lestement pour embrasser sa mère. Une légère esquisse de ce garçon prouvera combien Zélie fut flattée en le voyant.

L’étudiant portait des bottes fines, un pantalon blanc d’étoffe anglaise à sous-pieds en cuir verni, une riche cravate bien mise, plus richement attachée, un joli gilet de fantaisie, et, dans la poche de ce gilet, une montre plate dont la chaîne pendait, enfin, une redingote courte en drap bleu et un chapeau gris ; mais le parvenu se trahissait dans les boutons d’or de son gilet et dans la bague portée par-dessus des gants de chevreau d’une couleur violâtre. Il avait une canne à pomme d’or ciselé.

– Tu vas perdre ta montre, lui dit sa mère en l’embrassant.

– C’est fait exprès, répondit-il, en se laissant embrasser par son père.

– Hé ! bien, cousin, vous voilà bientôt avocat ? dit Massin.

– Je prêterai serment à la rentrée, dit-il en répondant aux saluts amicaux qui partaient de la foule.

– Nous allons donc rire, dit Goupil en lui prenant la main.

– Ah ! te voilà, vieux singe, répondit Désiré.

– Tu prends encore la licence pour thèse après ta thèse pour la licence, répliqua le clerc humilié d’être traité si familièrement en présence de tant de monde.

– Comment ! il lui dit qu’il se taise ? demanda madame Crémière à son mari.

– Vous savez tout ce que j’ai, Cabirolle ! cria-t-il au vieux conducteur à face violacée et bourgeonnée. Vous ferez porter tout chez nous.

– La sueur ruisselle sur tes chevaux, dit la rude Zélie à Cabirolle, tu n’as donc pas de bon sens pour les mener ainsi ? tu es plus bête qu’eux !

– Mais, monsieur Désiré voulait arriver à toute force pour vous tirer d’inquiétude...

– Mais puisqu’il n’y avait point eu d’accident, pourquoi risquer de perdre tes chevaux, reprit-elle.

Les reconnaissances d’amis, les bonjours, les élans de la jeunesse autour de Désiré, tous les incidents de cette arrivée et les récits de l’accident auquel était dû le retard, prirent assez de temps pour que le troupeau des héritiers augmenté de leurs amis arrivât sur la place à la sortie de la messe. Par un effet du hasard, qui se permet tout, Désiré vit Ursule sous le porche de la paroisse au moment où il passait, et resta stupéfait de sa beauté. Le mouvement du jeune avocat arrêta nécessairement la marche de ses parents.

Obligée en donnant le bras à son parrain de tenir de la main droite son paroissien et de l’autre son ombrelle, Ursule déployait alors la grâce innée que les femmes gracieuses mettent à s’acquitter des choses difficiles de leur joli métier de femme. Si la pensée se révèle en tout, il est permis de dire que ce maintien exprimait une divine simplesse. Ursule était vêtue d’une robe de mousseline blanche en façon de peignoir, ornée de distance en distance de nœuds bleus. La pèlerine bordée d’un ruban pareil, passé dans un large ourlet et attachée par des nœuds semblables à ceux de la robe, laissait apercevoir la beauté de son corsage. Son cou d’une blancheur mate était d’un ton charmant mis en relief par tout ce bleu, le fard des blondes. Sa ceinture bleue à longs bouts flottants, dessinait une taille plate, qui paraissait flexible, une des plus séduisantes grâces de la femme. Elle portait un chapeau de paille de riz, modestement garni de rubans pareils à ceux de la robe et dont les brides étaient nouées sous le menton, ce qui, tout en relevant l’excessive blancheur du chapeau, ne nuisait point à celle de son beau teint de blonde. De chaque côté de la figure d’Ursule, qui se coiffait naturellement elle-même à la Berthe, ses cheveux fins et blonds abondaient en grosses nattes aplaties dont les petites tresses saisissaient le regard par leurs mille bosses brillantes. Ses yeux gris, à la fois doux et fiers, étaient en harmonie avec un front bien modelé. Une teinte rose répandue sur ses joues comme un nuage animait sa figure régulière sans fadeur, car la nature lui avait à la fois donné, par un rare privilège, la pureté des lignes et la physionomie. La noblesse de sa vie se trahissait dans un admirable accord entre ses traits, ses mouvements et l’expression générale de sa personne qui pouvait servir de modèle à la Confiance ou à la Modestie. Sa santé quoique brillante n’éclatait point grossièrement, en sorte qu’elle avait l’air distingué. Sous ses gants de couleur claire, on devinait de jolies mains. Ses pieds cambrés et minces étaient mignonnement chaussés de brodequins en peau bronzée ornés d’une frange en soie brune. Sa ceinture bleue, gonflée par une petite montre plate et par sa bourse bleue à glands d’or, attira les regards de toutes les femmes.

– Il lui a donné une nouvelle montre ! dit madame Crémière en serrant le bras de son mari.

– Comment, c’est là Ursule ? s’écria Désiré. Je ne la reconnaissais pas.

– Eh ! bien, mon cher oncle, vous faites événement, dit le maître de poste en montrant toute la ville en deux haies sur le passage du vieillard, chacun veut vous voir.

– Est-ce l’abbé Chaperon ou mademoiselle Ursule qui vous a converti, mon oncle ? dit Massin avec une obséquiosité jésuitique en saluant le docteur et sa protégée.

– C’est Ursule, dit sèchement le vieillard en marchant toujours comme un homme importuné.

Quand même la veille en finissant son whist avec Ursule, avec le médecin de Nemours et Bongrand, à ce mot : « J’irai demain à la messe ! » dit par le vieillard, le juge de paix n’aurait pas répondu : « Vos héritiers ne dormiront plus ! » il devait suffire au sagace et clairvoyant docteur d’un seul coup d’œil pour pénétrer les dispositions de ses héritiers à l’aspect de leurs figures. L’irruption de Zélie dans l’église, son regard que le docteur avait saisi, cette réunion de tous les intéressés sur la place, et l’expression de leurs yeux en apercevant Ursule, tout démontrait une haine fraîchement ravivée et des craintes sordides.

– C’est un fer à vous (affaire à vous), mademoiselle, reprit madame Crémière en intervenant aussi par une humble révérence. Un miracle ne vous coûte guère.

– Il appartient à Dieu, madame, répondit Ursule.

– Oh ! Dieu, s’écria Minoret-Levrault, mon beau-père disait qu’il servait de couverture à bien des chevaux.

– Il avait des opinions de maquignon, dit sévèrement le docteur.

– Eh ! bien, dit Minoret à sa femme et à son fils, vous ne venez pas saluer mon oncle ?

– Je ne serais pas maîtresse de moi devant cette sainte nitouche, s’écria Zélie en emmenant son fils.

– Vous feriez bien, mon oncle, disait madame Massin, de ne pas aller à l’église sans avoir un petit bonnet de velours noir, la paroisse est bien humide.

– Bah ! ma nièce, dit le bonhomme en regardant ceux qui l’accompagnaient, plus tôt je serai couché, plus tôt vous danserez.

Il continuait toujours à marcher en entraînant Ursule, et se montrait si pressé qu’on les laissa seuls.

– Pourquoi leur dites-vous des paroles si dures ? ce n’est pas bien, lui dit Ursule en lui remuant le bras d’une façon mutine.

– Avant comme après mon entrée en religion, ma haine sera la même contre les hypocrites. Je leur ai fait du bien à tous, je ne leur ai pas demandé de reconnaissance ; mais aucun de ces gens-là ne t’a envoyé une fleur le jour de ta fête, la seule que je célèbre.

À une assez grande distance du docteur et d’Ursule, madame de Portenduère se traînait en paraissant accablée de douleurs. Elle appartenait à ce genre de vieilles femmes dans le costume desquelles se retrouve l’esprit du dernier siècle, qui portent des robes couleur pensée, à manches plates et d’une coupe dont le modèle ne se voit que dans les portraits de madame Lebrun ; elles ont des mantelets en dentelles noires, et des chapeaux de formes passées en harmonie avec leur démarche lente et solennelle ; on dirait qu’elles marchent toujours avec leurs paniers, et qu’elles les sentent encore autour d’elles, comme ceux à qui l’on a coupé un bras agitent parfois la main qu’ils n’ont plus ; leurs figures longues, blêmes, à grands yeux meurtris, au front fané, ne manquent pas d’une certaine grâce triste, malgré des tours de cheveux dont les boucles restent aplaties ; elles s’enveloppent le visage de vieilles dentelles qui ne veulent plus badiner le long des joues ; mais toutes ces ruines sont dominées par une incroyable dignité dans les manières et dans le regard. Les yeux ridés et rouges de cette vieille dame disaient assez qu’elle avait pleuré pendant la messe. Elle allait comme une personne troublée, et semblait attendre quelqu’un, car elle se retourna. Or madame de Portenduère se retournant était un fait aussi grave que celui de la conversion du docteur Minoret.

– À qui madame de Portenduère en veut-elle ? dit madame Massin en rejoignant les héritiers pétrifiés par les réponses du vieillard.

– Elle cherche le curé, dit le notaire Dionis qui se frappa le front comme un homme saisi par un souvenir ou par une idée oubliée. J’ai votre affaire à tous, et la succession est sauvée ! Allons déjeuner gaiement chez madame Minoret.

Chacun peut imaginer l’empressement avec lequel les héritiers suivirent le notaire à la poste. Goupil accompagna son camarade bras dessus bras dessous en lui disant à l’oreille avec un affreux sourire : – Il y a de la crevette.

– Qu’est-ce que cela me fait ! lui répondit le fils de famille en haussant les épaules, je suis amoureux-fou d’Esther, la plus céleste créature du monde.

– Qu’est-ce que c’est qu’Esther tout court ? demanda Goupil. Je t’aime trop pour te laisser
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