Première partie Les cannibales blancs I








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Épilogue


Six mois se sont écoulés depuis le retour des intrépides explorateurs.

Ainsi que le faisait pressentir la lettre de Marquis, M. Robin, son fils Henri, Fritz et Raymond ont aussitôt rallié le Maroni. Le seringal reconstruit a été confié aux soins des Bonis. Le Martiniquais Amelius, et l’Arabe fugitif ayant réussi à échapper jadis au massacre, se sont joints aux noirs et aux Indiens qui ont survécu. Ils font d’excellents chefs de chantier dont les services sont fort appréciés.

De ce côté, tout va bien.

D’autre part, M. Robin ayant vite reconnu les avantages immenses de la découverte opérée par Charles et ses vaillants auxiliaires, a organisé une expédition nombreuse qui a gagné la Vallée des Quinquinas par la voie du retour.

Le voyage a parfaitement réussi, et aujourd’hui les Cinchonas de la Serra da Lua sont en pleine exploitation.

Les bénéfices retirés de cette industrie improvisée de toutes pièces dans la région dépassent déjà toutes les prévisions, et les braves artistes, qui jadis logeaient le diable dans leur escarcelle, sont en passe de devenir plusieurs fois millionnaires.

Ils n’en demandent pas tant ; car, décidés à terminer leurs jours dans ce coin ensoleillé de l’Amérique équinoxiale, où l’existence est si facile et si peu coûteuse, il n’auront, pour vivre en nababs, à faire que des dépenses relativement modiques.

Marquis prétend que abondance de biens ne nuit pas, et se propose de consacrer une bonne partie de ses économies à la fondation d’une caisse de secours pour venir en aide aux artistes malheureux. Raymond et Fritz ont souscrit avec enthousiasme à cette œuvre de bienfaisance qui va fonctionner incessamment.

Le mulâtre José est devenu le majordome des cascarilleros, avec une part d’associé dans l’entreprise. Il est devenu également Guyanais et a fait venir sa femme avec ses enfants à l’établissement du Maroni, qui reste le centre principal des exploitations opérées par les Robinsons de la Guyane.

Un dernier mot relatif à Winckelmann.

Le récit de sa belle conduite ayant été transmis par M. Robin au gouverneur de la Guyane française, le chef de notre colonie a adressé un chaleureux appel à la clémence du président de la République.

Cet appel a été exaucé, et le dernier courrier de France a apporté au brave Alsacien sa grâce, avec amnistie pleine et entière.

Celui-là n’est pas un des moins méritants, parmi les vaillants colons de la Vallée des Quinquinas.

Fin

Cet ouvrage est le 1108e publié

dans la collection À tous les vents

par la Bibliothèque électronique du Québec.

La Bibliothèque électronique du Québec

est la propriété exclusive de

Jean-Yves Dupuis.

1 Les hommes du pénitencier flottant, chargés de presque toutes les corvées de la rade, sont d’habiles bateliers.

1 Goélette indigène.

1 Farine grossière de manioc.

1 En Guyane, il n’est possible de naviguer, sur la plupart des cours d’eau, qu’avec la marée.

1 Débarcadère.

1 Les noirs de Cayenne donnent le nom de gendarmes « grand-sabre » aux hommes de la gendarmerie coloniale, des sujets d’élite tous tirés du corps métropolitain et qui sont l’épouvante des tapageurs, par opposition aux gendarmes « cabris » des nègres et des coulies Indous formant le corps de police indigène.

Fort peu redoutés des perturbateurs en goguette et, disent les mauvais plaisants, bons seulement à arrêter les animaux errants, surtout les chevreaux ou cabris, les gendarmes-cabris n’en rendent pas moins de réels services à l’administration.

1 Le Cecropia pellata, de Linné.

1 L’article 1 de la loi du 30 mai 1854, punit l’évasion de deux à cinq ans de travaux forcés, et réserve la peine de la double chaîne pendant deux ans au moins et cinq au plus, aux condamnés à perpétuité.

1 Issu d’un mulâtre et d’une négresse.

1 On peut d’ailleurs en dire autant de nos arbres européens, et nos forêts ne renferment pas davantage de fruits alimentaires.

1 Ce serait faire injure au lecteur, de lui rappeler que le bananier, en dépit de sa taille, n’est qu’une plante herbacée dont la haute tige périt aussitôt après la récolte qui a lieu au bout d’un an ou dix-huit mois. Il se reproduit par drageons, à la façon des liliacées.

1 Couleuvre électrique très dangereuse dont les décharges paralysent instantanément l’homme le plus vigoureux.

1 Rigoureusement historique.

1 On nomme ainsi les criques à l’abri de la prororoca, parce que le bâtiment qui s’y abrite espère échapper au ras de marée.

1 Indiens civilisés du bas Amazone.

1 Câble très résistant, presque imputrescible, tiré des fibres formant la chevelure d’un palmier qui croit abondamment dans la région amazonienne.

2 Bois de fer (swastria tomentosa). Les colons de la Guyane française lui donnent le nom de Panacoco.

1 Depuis le traité d’Utrecht, signé le 11 avril 1713. Nous reviendrons en temps et lieu sur le causes de ce différend qui n’est pas encore tranché.

1 L’île de Marajo comprise entre les deux bras de l’embouchure, mesure 500 kilomètres de circonférence.

1 Cette lacune est comblée maintenant grâce à la courageuse initiative d’un jeune et brillant professeur d’histoire, M. H. Coudreau, qui a intrépidement et fructueusement exploré le terrain contesté, et glorieusemeut inscrit son nom parmi ceux dont s’honore la géographie contemporaine.

1 Le caoutchouc a été appelé borracha ou seringa par les Portugais. Le père Manoël da Esperanza qui l’avait découvert parmi les Indiens Gambebas, lui donna ce nom. Ayant remarqué que ces Indiens se servaient de ce suc concrété pour fabriquer des outils et des bouteilles en forme de seringues, il appela seringa la substance qui sert de matière première à ces ustensiles. De là le nom de seringueiros que portent encore aujourd’hui ceux qui retirent des arbres ce suc laiteux, et de seringal donné au centre d’exploitation.

2 On appelle Savanes dans la Guyane Française, les plaines couvertes d’herbes, nommées llanos à l’Orénoque, Prairie dans l’Amérique du Nord, Pampa dans la république Argentine.

1 Les nègres Bosh et Bonis du haut Maroni, sont d’anciens esclaves des Hollandais, libres depuis près d’un siècle. Ils ont conservé sans modification la case de leurs ancêtres africains fermée de tous côtés, à l’opposé du carbet indien, composé d’une simple toiture supportée par des pieux.

1 Tirée du bombax ceïbo ou fromager. Cette soie, très inflammable, sert également d’amadou aux peuplades de la zone équinoxiale.

1 Hevea Guyanensis, ou siphonia élastica, un des arbres produisant le caoutchouc.

1 C’est la plante d’agrément connue en Europe sous le nom de caoutchouc.

1 Henri Coudreau : Les Richesses de la Guyane française.

1 Le Pays des Amazones, chez M. Frinzine, éditeur, 1, rue Bonaparte, Paris.

1 Émile Carrey: L’Amazone.

1 Qu’on ne me taxe pas d’exagération, en lisant les dimensions extraordinaires attribuées par moi à ce serpent. M. Emmanuel Liais, le savant directeur de l’Observatoire de Rio-de-Janiero, a vu des eunectes, ou anacondas, mesurant quinze et vingt mètres. Le commandant Bouyer a eu connaissance de sujets ayant les mêmes dimensions, et enfin, MM. Auguste de Saint Hilaire et de Humbolt ajoutent leur témoignage à celui de nombreux voyageurs dignes de foi. L. B.

1 Singe noir du genre atèle.

1 Le Bombax ventrvicosa des naturalistes. Il doit son nom vulgaire de Fromager à la nature de son bois blanc, tendre, poreux, au point qu’on a pu le comparer à du fromage sec.

1 C’est seulement au bord des clairières, des rivières ou des terrains découverts, que la végétation des forêts devient aussi exubérante, et où l’on trouve ces lianes inextricables, ces fleurs éblouissantes. Mais la forêt vierge proprement dite, composée exclusivement d’arbres immenses ayant étouffé tous les autres végétaux, n’offre pas de fourrés épais.

1 Les dimensions de l’arc indien atteignent deux mètres et au-delà. J’en ai apporté deux qui m’ont été donnés par Wempi, un galibi de la Guyane Hollandaise, et qui sont d’admirables spécimens de cet art primitif.

1 La spathe qui caractérise essentiellement les monocotylédones, est une grande bractée qui abrite les organes de la fructification. Sa forme et sa consistance sont très variables. Elle peut être ligneuse ou herbacée, et figure tantôt une espèce de cornet évasé, tantôt un sac plus ou moins ouvert à bords découpés, tantôt enfin, on la prendrait pour une simple feuille florale.

1 Voir à ce sujet mon livre intitulé : La Chasse et les Armes modernes, grand in-18 illustré. Librairie Illustrée, 7, rue du Croissant, Paris. L. B.

1 Les noirs de la Guyane, comme aussi les Indiens, prétendent que en inoculant sous la peau certaines substances, et en faisant prendre certains breuvages, ils arrivent à préserver de toute morsure, ou tout au moins à neutraliser par avance l’effet du venin des serpents. Cette prétention, justifiée par les uns, combattue par les autres, aurait besoin d’un contrôle rigoureusement scientifique.

1 Petits vautours noirs (catharthes urubu) fort connus dans l’Amérique Intertropicale.

1 Crapaud très gros et d’un aspect hideux (pipa americana).

1 Cette règle ne saurait être absolue, et elle comporte d’honorables exceptions en ce qui concerne les bourgs de Cachipour, d’Ouassa, de Counani et de Mapa, d’origine plus ancienne, où M. Coudreau a reçu l’hospitalité la plus cordiale.

1 En 1596, il s’appelle Wianoco ; en 1633, Wajabéjo ; en 1662, Ouyapoque ; en 1679, Wiapoco et Wianipoco ; en 1699, Oyapoc ; en 1703, Yapoco, sans qu’aucune de ces dénominations s’accorde exactement avec celle du traité.

1 On donne le nom de battée, au plat de bois, légèrement conique, dans lequel les mineurs lavent les terrains d’alluvion renfermant l’or en grains ou en poussière. On empile dans la battée une dizaine de kilogrammes de terre et de gravats, et on lave cette terre dans un ruisseau en imprimant au plat des mouvements circulaires exigeant un certain tour de main. La terre s’échappe tangetttiellement et l’or plus lourd reste au fond.

1 Poisson du genre silure.

1 Mauritia flexuosa de Linné.

1 Du mot tapi « tartarouga », qui désigne une espèce de grosse tortue.

1 Quelque effroyables que soient ces détails, j’éprouve le besoin d’affirmer qu’ils sont rigoureusement authentiques. Ceux qui ont lu l’histoire de ces révoltes terribles qui, sous le nom de cabanage ont si longtemps désolé le Para, savent bien que des atrocités semblables étaient journellement commises par les cabanos, des nègres, des Indiens, des mulâtres, souvent, hélas ! conduits par des blancs, impuissants à modérer la férocité de leurs terribles partisans.

1 Longue d’environ 15 kilomètres, large de 32, Maraca est absolument déserte. On n’y trouve même pas un rancho de pêcheur, et seulement quelques mauvaises savanes. Les pripris sont le refuge des canards, les bois sont habités par les biches et les jaguars. Elle est littéralement infestée de moustiques et de maringouins qui la rendent presque inhabitable.

2 Atlas colonial, par Henri Mager, Charles Bayle, éditeur, 16, rue de l’Abbaye, Paris.

1 La jangada est un radeau formé d’un bois excessivement léger, portant une voile rectangulaire suspendue à deux pièces de bois attachées en bigue. Elle gouverne au moyen de planches nommées « guaves », enfoncées verticalement entre les pièces du radeau et sur lesquelles l’eau agit par l’effet de la résistance qu’elle éprouve, ou par celui de la dérive. L’homme qui la conduit se sert d’une pagaye à deux pelles.

1 « Pour bon cœur », gratification.

1 Il est à constater, du reste, que les Européens, à leur arrivée dans les pays infestés par ces insectes maudits, souffrent bien plus qu’après la période d’acclimatement. Soit par l’effet d’inoculations incessantes, soit par l’effet de l’anémie qui les envahit rapidement, les tortures des premiers temps deviennent moins intolérables. L. B.

1 La vérité de cette hypothèse a été victorieusement démontrée par M. Coudreau lors de la brillante expédition qu’il fit au Rio-Branco et au Rio-Trombetta, du mois de mai 1884 au mois d’avril 1885.

1 Chercheur de quinquina.

1 Le Bicho, sous ce rapport, est comparable à certaines larves du palmier Murichi, dont, au rapport de Leblond, les Guaranis de l’Orénoque font leur nourriture la plus recherchée.

Les entomologistes ont voulu reconnaître dans cette chenille un insecte du genre Cossus ou du genre Hépiale. L. B.

1 Grand bateau amazonien.

1 Pilote.

1 H. Coudreau. – Voyage au Rio-Branco.

1 En 1885, mon excellent ami, M. Coudreau, au bel ouvrage duquel j’ai fait de nombreux emprunts, a compté, dans son école, quarante garçons et vingt filles. L. B.

1 Au siècle dernier, il y avait à San-Joaquin, une fazenda appartenant à l’État. Cette fazenda avait une garnison composée d’un lieutenant-commandant, un sergent, un caporal, vingt soldats, et un sous-officier comptable chargé d’administrer la fazenda. La fazenda a disparu depuis longtemps, mais on a continué à envoyer quelques malheureux soldats, en raison de ces aberrations qui ne sont pas l’apanage exclusif de nos administrations européennes.

1 Historique. L’auteur a connu au Maroni le libéré S... qu’il ne veut pas, on comprend pourquoi, désigner sous son véritable nom. S... a accompli ce formidable tour de force, avant d’être le héros des aventures que nous racontons présentement. L. B.

1 Les belles explorations de M. Goudreau ont confirmé cette hypothèse.

1 Cœsalpina.

2 Tecoma chrysantha.

3 Mimusops elata.

1 Acrodiclidium Itaúba.

2 Lecythis grandiflora.

1 Tucuma Lascio-carpa.

2 Spondia dulcis.

3 Swastria tomentosa.

4 Mispidolaphne préciosa.

5 Peltogyne venosa.

6 Apidosperma speciosa.

1 Ce faux quinquina est connu et décrit par les auteurs sous le nom de quinquina de Mutis, ou de quinquina nova. On l’a longtemps confondu avec le quinquina rouge, qui est estimé à juste titre pour sa valeur en principes médicamenteux : sulfates de quinine et de cinchonine.

1 Éminemment fébrifuge, le quinquina calisaya donne de trente à trente-deux grammes de sulfate de quinine par kilogramme d’écorce.

1 Il est inutile, je pense, de rappeler ici que le quinquina est originaire de l’Amérique du Sud, et spécialement de la région des Andes comprise entre le 9e et le 12e parallèle sud.

1 De là ces rencontres inattendues, faites en pleine forêt vierge par le voyageur stupéfait et ravi de trouver des herbes potagères, des céréales, des cannes à sucre, et jusqu’à des orangers et des citronniers dont il ne sait à quelle cause attribuer la présence.

1 Plus heureux, mon vaillant ami M. Henri Coudreau a pu, en 1885, après une année de périls et de misères, revenir des sources du Trombetta, en dépit des fièvres terribles qui faillirent l’emporter et des Canaémés auxquels il échappa miraculeusement. Les lecteurs du Journal des Voyages n’ont pas oublié, d’ailleurs, l’émouvant récit que mon excellent collègue Jules Gros a fait de ses aventures.

Je crois avoir déjà rappelé que la Société de géographie commerciale a décerné à M. Coudreau sa grande médaille d’or en 1886. L. B.

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