Transcription Ça fait quelques années que j’ai la chance d’appartenir à cette famille de faiseurs, voilà, de faiseurs de formes, de faiseurs d’imaginaires et bon, savoir si ça fait partie d’une famille d’art contemporain africain ou pas, ça j’en sais rien.








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Pascale Marthine Tayou


Africa Remix/Ville et terre

« L’Urbanité rurale (Rural Urbanity) »

Transcription



Ça fait quelques années que j’ai la chance d’appartenir à cette famille de faiseurs, voilà, de faiseurs de formes, de faiseurs d’imaginaires et bon, savoir si ça fait partie d’une famille d’art contemporain africain ou pas, ça j’en sais rien. Je me suis posé la question, du moment où je suis invité à participer à Africa Remix, je me suis dit bon, déjà Africa Remix, ça m’intéresse pas le titre, Africa Remix, Remix oui voilà, mais Africa Remix je me suis dit, mais parce que, comme vous le dites, j’ai eu l’habitude d’être beaucoup interpellé dans les expositions portées vers l’Afrique, je pense à un moment donné ça devient dangereux aussi pour les faiseurs africains de se retrouver toujours sur un label qui n’est pas mauvais en lui-même mais il s’agit d’apporter une certaine identité face à un monde global, voilà. Et que l’on soit africain ou pas, le plus important, c’est de faire des choses qui ressortent, voilà. Donc, j’ai peur aussi parfois pour moi, faiseur, de me cacher derrière un label qui m’apporte pas vraiment grand-chose. Au début oui, mais après c’est un peu dangereux. Et dans cette quête d’une visibilité ou bien d’un regard par rapport à la chose faite, je me suis dit, bon c’est quoi, c’est quoi l’expression contemporaine. Généralement on parle d’expression contemporaine en voyant la ville, donc je me suis intéressé, bon je me suis dit, on pourra peut-être trouver une portée urbaine contemporaine de l’expression contemporaine dans la zone rurale, c’est-à-dire dans les villages donc j’ai essayé justement de présenter ces villages sur un mode fluide, sur un mode transparent, pas ce village tel qu’il doit être expliqué, non, un village qui pourra être, un village qu’on peut le porter, futuriste, voilà. Donc, j’ai essayé de faire un projet inexiste (= inexistant), qui n’existe même pas dans l’espace, un projet qu’on passe, on le voit presque pas. Lorsqu’on vit dans une zone rurale, parfois on rêve d’aller en ville, à la grande ville, la cité, et généralement ce qu’on rêve de la grande cité, c’est pour… on se dépouille, on essaye de se dépouiller, de tout ce que l’on a, du rural, et l’on fait un exode, l’exode rural, c’est ça. Mais en même temps, lorsqu’on arrive en ville, y’a diverses fortunes, on réussit, on ne réussit pas, et parfois on a tendance de rentrer. Et lorsqu’on rentre, on paraît être le plus, le mieux, le meilleur villageois, on semble, on essaie de se présenter comme le meilleur villageois, le plus beau villageois, et on revient avec des séquelles de la ville, et voilà. Et du coup, le village, lui aussi vit, il vit avec tous ces aspects-là. Mais il faut pas aussi oublier qu’il y a des gens qui vivent tout simplement au village le monde contemporain, qui vivent comme on vit ici, on vit à Johannesburg, on vit à Cape Town, et donc j’ai voulu parler du village en mode contemporain, du village en mode urbain, en me prenant faussement pour un architecte urbain, et pas forcément pour un artiste. Et donc, j’ai travaillé sur des supports, des photographies sans être photographe, d’images vidéo sans être vidéaste, et je les ai présentés dans un espace d’art contemporain sans forcément être artiste. Il y dix ans de cela, j’étais à Johannesburg, j’ai donc participé à la dernière biennale, la deuxième c’est la dernière qui était faite, et ça fait dix ans, je reviens ici. J’étais dans le même lieu, y’a dix ans, et j’ai l’impression, ça a pas beaucoup évolué. Et justement, parce qu’y’a trop de cloisonnements. Je pense que, lorsqu’une ville, en fait il faut… on fait des choses, c’est pas que l’on fait rien, y’a des choses qui se font, mais je pense que pourquoi on fait des choses, on le fait pour une société, et parfois ça ne marche pas, parce que aussi ‘y un manque de bases, y’a un manque d’éducation globale, parce qu’il faut une espèce de lien qui fasse que les gens, puissent essayer de suivre des choses qui peuvent les stimuler en gros et qui deviennent eux-mêmes. Alors lorsque je regarde Johannesburg, bien sûr Johannesburg a une… a un côté onirique, ou bien « dreamtown », « dreamcity », beaucoup de couleurs, voilà, on parle de ça, mais au fond, c’est pas la réalité, lorsqu’on est ici, on ne sort même pas, on a même pas le temps de voir cela, parce que du coup, lorsqu’on arrive, y’a des choses qu’on ne parle… bon, la sécurité par exemple, des choses que l’on en parle pas et ça n’empêche pas que ces éléments-là puissent produire des choses. Alors, ça m’explique des choses que j’ai à traiter par ailleurs. Aujourd’hui, la question de la psychose, elle est universelle, on a peur. Lorsque je sors de chez moi, nous avons tous des clés, lorsque je sors de chez moi, je ferme ma porte, quand je reviens j’ouvre je rentre je ferme, je rentre dans ma chambre, je ferme, je me couche, je mets ma couverture sur la tête. Donc ça m’inspire la peur, ça veut dire, ça grandit ma peur. On passe notre temps à nous vanter la beauté, l’universalité, la vie, la paix et tout, mais en même temps, nous avons tous peur, nous sommes tous des hypocrites, on ne parle pas des vraies questions. Donc ce qui m’intéresse au fond, c’est de sculpter les mentalités, le fait que les gens pensent différemment, voilà. Si je peux, si je peux. C’est une quête, c’est parce que je me dis, moi, en tant que justement « artiste », on attend certaines formes, certaines choses et j’essaie de refléter cette chose en essayant de créer la matérialité par l’immatérialité, c’est un peu ça, mais en trouvant si possible un vrai discours, qui puisse correspondre à ce que j’ai envie d’exprimer. Comment peut-on parler de l’objet solide en se servant du fluide, c’est ça qui m’intéresse voilà. Parce qu’y’a des concepts, mais comment transformer le concept en visuel, c’est ça qui m’intéresse, il s’agit pas tout simplement de dire bon voilà, je suis dans la… je veux montrer ce que j’ai fait parce que j’ai appris à l’école, parce qu’à l’école on m’a dit de tailler comme ça, comme ça, comment je me sers de ce que j’ai appris comme formes pour le faire avec une autre forme. Donc je prends, j’essaie de prendre un peu de risques, c’est tout simplement voilà.



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