«die sieben letzen worte unseres erlösers am kreuz»








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«DIE SIEBEN LETZEN WORTE UNSERES ERLÖSERS AM KREUZ»



Les sept dernières paroles de notre sauveur sur la croix,

Hob. XX:2 version choeur et orchestre
de Joseph HAYDN (1732-1809)

«Chacune des sonates, chacun des textes plutôt, est rendu par une musique uniquement instrumentale, de telle sorte que même dans l'âme de ceux qui savent très peu de choses, elles suscitent l'impression la plus profonde»
J.Haydn, à propos des sept paroles

I - Eléments biographiques
A) Vie de Joseph Haydn (1732-1809)

B) Son oeuvre

a) Le style galant et classique

b) La symphonie

c) Le quatuor à cordes

d) La musique religieuse de Haydn
II - Analyse de l'oeuvre

A) La passion du Christ

B) Généralités

C) Analyse des pièces

I - Eléments biographiques
A) Vie de Joseph Haydn (1732-1809)
* Haydn est un compositeur autrichien central du XVIIIe siècle. D’une famille de douze enfants, Haydn fut largement autodidacte avant de se faire une réputation et de se mettre au service de la famille Esterhazy qui sera son mécène quasiment toute sa vie. Il travailla une bonne partie du temps un peu à l’écart de Vienne près du lac de Neusiedler. Vers la fin de sa vie il voyagea souvent à Londres. Il mourut dans la reconnaissance et la gloire.
* Sa vie couvre une longue période contemporaine de Bach, Mozart et Beethoven et il eut un rôle majeur dans l’apparition du style galant et de son développement.
1650 - 1700 - 1750 - 1800 - 1850
JS Bach (1685-1750)




J.HAYDN (1732-1809)




WA.Mozart (1756-1791)




Beethoven (1770-1827)


B) Son oeuvre
a) Le style galant et classique: Haydn est représentatif du style galant c'est-à-dire d’un style privilégiant la simplicité d’une mélodie accompagnée au contraire d’une écriture contrapuntique complexe. Légèreté, gaieté et équilibre caractérisent cette musique. Le terme de classique qui marque la période 1750-1800 est utilisé pour le grand équilibre formel de cette musique: on y trouve souvent des carrures symétriques, c'est-à-dire des mélodies composées sur un nombre de mesures équilibré. Le schéma type est une phrase allant de la tonique à la dominante en 4 mesures, marquant un arrêt suspensif et d’une autre phrase conclusive allant de la dominante à la tonique. Exemple:


Les deux genres nouveaux qui apparaissent à l’époque de Haydn sont la symphonie classique et le quatuor à cordes.

b) La symphonie
* C’est une œuvre pour orchestre sans soliste (au contraire du concerto) de la même forme qu’une sonate, c'est-à-dire en plusieurs mouvements (souvent 4) dont le premier suit la forme sonate.
La forme sonate est la structure interne du premier mouvement d’une sonate, d’une symphonie ou d’un concerto. Celle-ci se compose de trois parties: l’exposition, le développement et la réexposition
L’Exposition: Première partie d’un mouvement de forme sonate dans laquelle les deux thèmes principaux sont exposés. L’exposition se termine au ton de la dominante ou à la tonalité relative.

Le Développement: Partie centrale d’un mouvement de forme sonate dans lequel de nouveaux éléments se combinent au développement des deux principaux thèmes. Le développement évolue dans de nombreuses modulations.

La Réexposition: Troisième et dernière partie d’un mouvement de forme sonate qui reprend à peu près le schéma de l’exposition avec les deux thèmes principaux. La réexposition se termine par le ton principal du mouvement.
* La symphonie classique permet d’exploiter de nombreuses combinaisons orchestrales. Née sous l’impulsion de Haydn qui en composa 106 («Le philosophe», «La surprise», symphonies londoniennes…), elle connaîtra un franc succès. Mozart en compose 41 et au XIXe siècle elle cristallise toutes les ambitions des grands compositeurs Beethoven (9), Mendelssohn (5), la symphonie fantastique de Berlioz , Brahms (4), Mahler (9)… Elle fut le vecteur du développement de l’orchestre à l’époque romantique. 
c) Le quatuor à cordes
* Genre typique de l’époque classique ayant connu comme la symphonie un grand succès dans le futur, le quatuor est la forme de musique de chambre la plus répandue à l’époque classique. Composé de deux violons, d’un alto et d’un violoncelle, le quatuor couvre tous les registres et se présente comme un concentré harmonique d’orchestre. Haydn en composa 83, Mozart 26, Schubert 17 (dont le célèbre La jeune fille et la mort), Beethoven 17 et tout comme la symphonie, le quatuor sera nécessairement au catalogue de tous les grands compositeurs du XIXe et XXe siècle.

Joseph Haydn jouant avec un quatuor à cordes. Lithographie anonyme de la fin du XIXe siècle.

Musée historique de la ville de Vienne
On retiendra le quatuor opus 76 n°3 dit «l’Empereur» par exemple qui contient un mouvement à variations sur le thème de l’hymne national autrichien (puis allemand):


En 1797, l'empereur François Ier demanda à Joseph Haydn de composer un hymne national pour l'Autriche. Le texte original, écrit par Lorenz Leopold Haschka, commence par Gott erhalte Franz den Kaiser («Dieu protège l'empereur Franz»). Les paroles furent ensuite modifiées par August Heinrich Hoffmann, et devinrent Deutschland über Alles (« l'Allemagne par-dessus tout »). Cette mélodie devint l’hymne national de la RFA puis de l’ Allemagne réunifiée.

d) La musique religieuse de Haydn
* Si Haydn reste très connu pour ses nombreuses symphonies et quatuors à cordes, il est également incontournable pour sa production de musique religieuse: on compte une quinzaine de messes (dont la célèbre NelsonMesse) et de nombreux oratorios.
Oratorio: oeuvre dramatique à plusieurs rôles sans mise en scène, sur des textes religieux, pour voix et orchestre. Les plus célèbres oratorios de Haydn sont Les sept dernières paroles, Die Schöpfung (La Création, oeuvre qui relate la création du monde selon la bible)




La Création

* D’autres oratorios: Le Messie de Haendel, les passions de Bach, L’Enfance du Christ de Berlioz, Lux aeterna de Ligeti
II - Analyse de l'oeuvre

A) La passion du Christ

* On appelle la Passion du Christ l’épisode de sa vie qui le mena de son procès à sa crucifixion. Ces derniers instants emplis de lourdeur et de tristesse sont remémorés et célébrés par les chrétiens lors de la semaine sainte. Jésus est d’abord trahi par son disciple Judas (le fameux baiser de Judas qui indique aux romains qui doit être arrêté. Judas trahit pour de l’argent, et, pris de remords se pendra par la suite). Jésus est arrêté par les soldats, jugé devant le gouverneur romain Ponce Pilate et condamné à mort pour s’être proclamé roi des juifs. Il est crucifié le vendredi («vendredi saint») et ressuscite le dimanche («Dimanche de pâques»)
«Selon les Evangiles, Jésus fut contraint, après avoir été condamné au crucifiement (…), à porter sa propre croix jusqu’au mont du Golgotha, lieu du supplice. Dans toutes les églises, les quatorze stations du «Chemin de croix» en rappellent les différents épisodes, notamment l’aide forcée qu’apporta à Jésus un certain Simon de Cyrène, et les trois chutes de l’infortuné condamné. Ayant refusé de boire le vin mêlé de myrrhe par quoi étaient quelque peu adoucies les souffrances des crucifiés, Jésus est ensuite cloué sur son instrument de torture, au somment duquel a été placé un panneau portant l’inscription [INRI] Iesu Nazareth Rex ludorum «Jésus de Nazareth roi des juifs». Loin de maudire ses bourreaux, le condamné adjure son père de leur pardonner ce méfait dont ils ont une si faible conscience (première parole). Pendant que les soldats jouent ses vêtements aux dés, le Rédempteur est apostrophé par deux larrons condamnés à la même peine que lui et placés respectivement à sa droite et à sa gauche. Au premier voleur qui raille cruellement le « Fils de Dieu , le second répond par des reproches, puis, sollicitant Jésus, obtient l’assurance d’être le même jour avec lui au royaume des cieux (deuxième parole). Nous sommes alors au soir du vendredi et le Christ, torturé par le doute, tente de réconforter sa mère en la confiant à la garde de Saint Jean, le disciple fidèle (troisième parole), avant d’adjurer le Père qui l’a abandonné (quatrième parole). Puis viendra l’ultime plainte du martyr accablé par la soif (cinquième parole), sa résignation après l’atroce moquerie des soldats qui lui ont tendu au bout d’une lance une éponge imbibée de vinaigre (sixième parole) et enfin l’ultime supplique du mourant à Dieu qui l’attend (septième parole)» Virginie Palu, L’Education Musicale supplément au n°543-544, mai juin 2007
* L’épisode de la passion du Christ fut mis en musique de nombreuses fois: on retiendra les passions de Heinrich Schütz (1585-1672, Passions selon saint Matthieu, saint Luc et saint Jean) et surtout celles de JS Bach (1685-1750, passions selon saint Mathieu et selon Saint Jean)


Giotto (1267-1337), le baiser de Judas


Giotto (1267-1337), La mort du Christ

Passion selon Saint Matthieu de Bach BWV 244
Composée aux alentours de 1728-29, cette œuvre magistrale pour deux chœurs et orchestre met en musique les derniers instants de la vie du Christ à travers des airs, chœurs, chorals et récitatifs
La foule commente le Christ ensanglanté par la couronne d’épines qu’il porte et par les coups qui lui sont donnés au visage avec un roseau, juste avant sa crucifixion.


Choral:



O Haupt voll Blut und Wunden

Voll Schmerz und voller Hohn !

O Haupt, zu Spott gebunden

Mit einer Dornenkron’ !

O Haupt, sonst schön gezieret

Mit höchster Her’ und Zier,

Jetzt aber hoch schimpfieret,

Gegrüsset seist du mir !
Du edles Angesichte

Dafür sonst schrickt und scheut

Das grosse Weltgewichte,

Wie bist du so bespeit !

Wie bist du so erbleichet,

Wer hat dein Augenlicht,

Dem sonst kein Licht nicht gleichet,

So schändlich zugerich’t ?
O visage ensanglanté et meurtri

Marqué par la douleur, exposé au sarcasme,

Ceint par dérision

D’une couronne d’épines,

O visage, qui autrement était paré

De la plus belle magnificence et du plus grand honneur,

Maintenant objet de tous les outrages

Je te salue
O noble face devant laquelle

Tous les appelés au Jugement Dernier

Sont effrayés et craintifs

Comment ont-ils pu te conspuer ?

Comment as-tu tant blêmi ?

Qui a porté atteinte d’une manière aussi infâme

A la lumière de tes yeux,

A nulle autre pareille ?


Une fois mis sur la croix et mourant, Jésus prononce ses fameuses dernières paroles:
Récitatif



EVANGELISTA

Und von der sechsten Stunde an ward eine Finsternis über das ganze Land, bis zu der neunten Stunde. Und um die neunte Stunde schriee Jesus laut, und sprach:
JESUS

Eli, Eli, lama asabthani !
EVANGELISTA

“Mein Gott, mein Gott ! warum hast du mich verlassen ?” Etliche aber, die da stunden, da sied as höreten, sprachen sie:
CHORUS I

Der rufet den Elias !
EVANGELISTA

Und bald life einer unter ihnen, nahm einen Schwamm, und füllete ihn mit Essig, und steckete ihn auf ein Rohr, und tränkete ihn. Die andern aber sprachen:
CHORUS II

Halt, lass sehen, ob Elias komme, und ihm helfe !
EVANGELISTA

Aber Jesus schriee abermal laut, und verschied

EVANGELISTE

A partir de la sixième heure, l’obscurité se fit sur toute la terre jusqu’à la neuvième heure. Mais vers la neuvième heure, Jésus s’écria d’une voix forte:
JESUS

Eli, Eli, lama sabachthani ?
EVANGELISTE

C'est-à-dire «Mon, mon dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ?». Certains de ceux qui se tenaient là, dirent en l’entendant:
CHŒUR I

Le voilà qui appelle Elie ! [allusion au prophète hébreu du IXe siècle avant JC]
EVANGELISTE

Et aussitôt l’un d’eux courut prendre une éponge, l’emplit de vinaigre, et l’ayant mise au bout d’un roseau, il lui tendit à boire. Mais les autres dirent:
CHŒUR II

Laisse, voyons si Elie va venir le sauver !
EVANGELISTE

Mais, de nouveau, Jésus poussa un grand cri et mourut.


La foule commente:
Choral:


Wenn ich einmal soll scheiden,

So scheide nicht von mir !

Wenn ich den Tod soll leiden,

So tritt du denn herfür !

Wenn mir am allerbängsten

Wird um das Herze sein,

So reiss mich aus den Ängsten

Kraft deiner Angst und Pein !
Quand l’heure du départ sonnera

Ne te sépare pas de moi !

Quand je devrai subir l’épreuve de la mort,

Reste donc à mes côtés

Quand mon cœur sera aux prises

Avec les pires tourments,

Arrache-moi à mes angoisses

Par ta détresse et ta souffrance


Après la mort du christ, la terre se met à trembler:
Recitatif:


EVANGELISTA

Und siehe da, der Vorhang im Tempel zeriss in zwei Stück’, von oben an, bis unten us. Und die Erde erbebete, und die Felsen zerissen, und dir Gräber täten sich auf, und stunden auf viel Leiber der Heiligen, die da schliefen, und gingen aus den Gräbern nach seiner Auferstehung und kamen in die heilige Stadt und erschienen vielen. Aber der Hauptmann und die bei ihm waren und bewahreten Jesum, da sie sahen das Erdeben und was da geschah, erschraken sie sehr und sprachen:
CHORUS I, II

Wahrlich, dieser ist Gottes Sohn gewesen

EVANGELISTE

Alors le voile du temple se déchira en deux, du haut en bas;

La terre trembla, les rochers se fendirent, les tombeaux s’ouvrirent, les corps de nombreux saints qui étaient morts ressuscitèrent, et sortant des tombeaux après la résurrection de Jésus, ils entrèrent dans la ville sainte et se manifestèrent à un grand nombre de gens. Le centurion et ceux qui avec lui gardaient Jésus, voyant le tremblement de terre et ce qui arrivait, furent saisis d’une grande peur et dirent:


CHŒUR I, II

Vraiment, cet homme était le fils de Dieu !
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