«die sieben letzen worte unseres erlösers am kreuz»








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PAROLE N°4: «Mein Gott, mein Gott, warum hast du mich verlassen ?» 

Mon Dieu, pourquoi m'as-tu abandonné ?


Warum hast du mich verlassen ?

Wer sieht hier der Gottheit Spur ?

Wer kann fassen dies Geheimnis ?

0 Gott der Kratt und Macht,

0 Gott der Macht und Stärke

Wir sind deiner Hande Werke,

Und deine Lieb, o Herr, hat uns erlost.

0 Herr, wir danken dir von Herzen.

Unserwegen littst du Schmerzen,

Spott, Verlassung, Angst und Pein.

Herr, wer sollte dich nicht lieben,

Dich mit Sünden noch betrüben ?

Wer kann deine Huld verkennen ?

Nein, nichts soll uns von dir trennen,

Allhier und dort in Ewigkeit.
Pourquoi m'as-tu abandonné?

Qui voit là le signe de la divinité ?

Qui peut concevoir ce mystère ?

Ô Dieu de la force et de la puissance,

Ô Dieu de la puissance et de l'énergie

Nous sommes l'œuvre de tes mains,

Et ton amour, ô Seigneur, nous a sauvés.

Ô Seigneur, nous te remercions de tout cœur.

A cause de nous, tu as connu la souffrance,

La dérision, l'abandon, la peur et le tourment.

Seigneur, qui pourrait ne pas t’aimer,

T'affliger encore par ses péchés ?

Qui peut méconnaître ta clémence ?

Non, rien ne doit nous séparer de toi,

Ici et là-bas pour l'éternité.



* Jésus est en proie au doute: sentant sa fin proche, il se demande pourquoi son père l’a abandonné, c’est un moment crucial de la passion du Christ.

* Alternance du thème principal présenté en mineur (fa mineur, mes 1) au début puis en majeur juste après (lab majeur mesure 15).
* Ce sentiment de doute et de désarroi est clairement mis en musique par l’importance accordée aux silences, notamment sur la dernière phrase «Alhier und dort in Ewigkeit» (ici et là bas pour l’éternité), dans laquelle le mot «Ewigkeit» (éternité) est mis en avant (mes 100 à fin).

DEUXIEME INTRODUCTION Largo e cantabile

* Une deuxième introduction est placée ici, entre la 4e et la 5e parole, donnant une architecture en deux parties à toute l’oeuvre.

* Cette page est dotée d’une curieuse instrumentation: 12 instruments à vents : 1 flûte, 2 hautbois, 2 clarinettes en ut, 2 bassons, 1 contrebasson, 2 cors en ut et 2 trombones. Cette instrumentation est très rare chez Haydn. L’emploi très rare du contrebasson montre à quel point Haydn donne une importance à la tessiture grave dans ce morceau.
* Un caractère solennel et grave se dégage de cette pièce, dans le but certain d’apporter un moment de méditation dans l’œuvre. Ne pas oublier qu’il s’agit d’une musique non pas de concert mais de cérémonie.
* On remarquera que cette sévérité est marquée par une écriture très contrapuntique, aux mouvements très conjoints. Le dialogue du basson et des deux trombones mes 5 est éloquent à ce sujet.
* Absence de thème, et un certain nombre de points d’orgue renforcent le caractère méditatif de cette pièce


PAROLE N°5: «Jesus rufet: Ach. mich dürstet !»  Jésus crie: ah, j'ai soif !


Hemmt nun die Rache,

stillt eure Wut !

Menschen, lasset Mitleid euch erweichen,

Ruft Erbarmung in das Herz!

Jesus rufet: Ach, mich dürstet!

lhm reicht man Wein, den man

mit Galle mischet.

So labt man ihn.

Kann Grausamkeit noch weiter gehen ?

Nun kann er nicht mehr fassen

den Schmerz, der Wohitun war.

Ach, im Durst vor seinem Ende

Reichet man ihm Galle dar !

Refoulez maintenant la vengeance,

Calmez votre colère !

Hommes, laissez la pitié vous attendrir,

Appelez la miséricorde dans votre cœur!

Jésus crie: Ah, j'ai soif!

On lui tend du vin

auquel est mêlé du fiel,

C'est ainsi qu'on le désaltère.

Est-il plus grande cruauté ?

Il ne peut plus maintenant contenir la

douleur qui était soulagement.

Ah, alors qu'il a soif juste avant de mourir

On lui tend du fiel !



* La Parole est donnée cette fois non pas par un chœur a capella mais par un soliste (ténor) accompagné des violons II et alto en pizzicato, d’une grande douceur: cette nudité orchestrale met en scène la solitude du Christ face à sa souffrance.
* Après un point d’orgue (mes 17), c’est avec un grand contraste que le chœur intervient avec vengeance et colère, sur un motif abrupt, dans une nuance fortissimo. Un motif aux contours surprenants car sans cesse modulants.
* Les solistes lancent un motif implorant en imitation «Hommes laissez la pitié vous attendrir»
* A noter le motif chromatique mesures 46 et suivantes en imitation aux solistes sur «Galle mischet»

PAROLE N°6: «Es ist vollbracht» Tout est accompli


Es ist vollbracht !

An das Opferholz geheftet,

Hanget Jesus in der Nacht

Und dann ruft er laut:

Es ist vollbracht.

Was uns jenes Holz geschadet,

Wird durch dieses gut gemacht.

Weh euch Bösen, weh euch

Blinden, weh euch allen,

Die ihr Sünden immer häuft auf

Sünden !

Menschen, denket nach !

Werdet ihr Erbarmung finden,

Wenn er kommt in seiner

Herrlichkeit und seiner Macht ?

Rett' uns, Mittler, vom Verderben !

Höre, Gottmensch, unser Schrein!

Lass dein Leiden und dein Sterben

Nicht an uns verloren sein.

Lass uns einst den Himmel erben

Und mit dir uns ewig freun

Tout est accompli !

Cloué à la croix du sacrifice,

Jésus est abandonné dans la nuit

II crie alors d'une voix forte:

Tout est accompli.

Tout le mal que ce bois-ci a pu nous faire

Est réparé par celui-là.

Malheur à vous, méchants,

Malheur à vous, aveugles,

Malheur à vous, tous, qui commettez sans cesse péché sur péché !

Hommes, réfléchissez!

Trouverez-vous de la miséricorde,

Lorsqu'il viendra

dans sa magnificence et sa puissance ?

Préserve-nous, intercesseur, de la déchéance !

Entends, Homme-Dieu, nos cris !

Ne permets pas que tes souffrances et ta mort

Aient été vaines à cause de nous.

Laisse-nous un jour accéder au ciel

Et nous réjouir avec toi dans l'éternité.

* On retrouve le chœur a capella au début pour une intervention très courte: tout est fini. La brièveté de cette intervention insiste sur le sort implacable réservé au Christ. Cette parole est d’ailleurs la plus chargée en émotion et en gravité.
* Le début de la pièce est marqué par la gravité des paroles que l’on retrouve dans la musique par le caractère pesant de l’homorythmie du chœur. Une demi cadence (ré à l’unisson) fait intervenir la partie suivante d’un tout autre caractère.
* Brusque changement de caractère sur Was uns jenes Holz geschadet, lorsque pointe une lueur d’espoir. Modulation de sol mineur à sib majeur.

* Un passage extrêmement chargé en émotion de mes 46 à 72 sur « Ne permets pas que tes souffrances et ta mort Aient été vaines à cause de nous (…) Laisse-nous un jour accéder au ciel» On remarque mes 61 entre altos et sopranos une dissonance criante do-réb, renforçant le figuralisme très présent.


PAROLE N°7: «Vater, in deine Hände empfehle ich meinen Geist»

Père, je remets mon esprit entre tes mains


In deine Hand', o Herr, empfehle

ich meinen Geist.

Nun steigt sein Leiden höher nicht,

Nun triumphiert er laut und spricht:

Nimm, Vater, meine Seele,

Dir empfehl' ich meinen Geist.

Und dann neigt er sein Haupt und stirbt

Vom ewigen Verderben

Hat uns sein Blut errettet

Aus Liebe fur uns Menschen, aus Liebe

Storb er den Tod der Sünder.

Du gabst uns neues Leben;

Was können wir dir geben?

Zu deinen FüBen liegen wir,

0 Jesu, tief gerührt;

Nimm unser Herz als Opter an!

In deine Hand', o Herr, empfehl'

ich meinen Geist

Entre tes mains, ô Seigneur,

je remets mon esprit.

A présent ses souffrances n'augmentent plus,

A présent, il triomphe d'une voix forte et dit:

Prends, ô père, mon âme,

A toi je remets mon esprit.

Puis il incline la tête et il expire.

De la dépravation éternelle

Son sang nous a sauvés;

Par amour pour nous autres hommes, par amour,

II mourut la mort des pécheurs.

Tu nous as donné une nouvelle vie;

Que pouvons-nous te donner?

Nous sommes à tes pieds,

Ô Jésus, emplis d'une émotion profonde;

Accepte notre cœur en offrande!

Dans tes mains, ô Seigneur,

je remets mon esprit.



* Le choeur à l’unisson entreprend sa dernière parole en mib majeur, tonalité éloignée du sol majeur de la fin de la précédente. La liberté quant au cheminement harmonique est totale quand on voit encore la phrase a capella s’achever en do majeur, ton lui aussi éloigné de mib majeur.
* C’est avec un caractère apaisé, sans heurts ni dissonances que se présente cette septième parole. Une certaine légèreté se dégage, mettant en évidence le passage de la vie au trépas avec grand apaisement
* Ce caractère tranquille est à considérer comme préludant au tremblement de terre à venir, il le met en valeur par son contraste.

IL TERREMOTO (Das Erdbeben) Le tremblement de terre


Er ist nicht mehr.

Der Erde Tiefen schallen wider:

Er ist nicht mehr.

Erzittre, Golgotha, erzittre!

Er starb auf deinen Höhen.

0 Sonne, fleuch

Und leuchte diesem Tage nicht!

Zerreisse, Land, worauf die Mörder stehen.

lhr Gräber, tut euch auf,

ihr Vater, steigt ans Licht !

Das Erdreich, das euch bedeckt,

Ist ganz mit Blut befleckt.

II n'est plus.

Des profondeurs de la terre retentit:

II n'est plus.

Tremble, Golgotha, tremble !

C'est sur tes hauteurs qu'il mourut.

Ô soleil, envole-toi

Et laisse ce Jour dans les ténèbres !

Ouvre-toi, terre, sous les pieds des assassins.

Et vous, tombeaux, ouvrez-vous,

Vous, nos pères, apparaissez à la lumière !

Le sol qui vous recouvre

Est tout entier en taché de sang.



* Il est décrit dans la bible qu’après la mort du Christ la terre se mit à trembler, et un chaos envahit la terre (voir dans le récitatif correspondant dans la Passion selon St Mathieu)
* Caractère violent, déchaîné, impressionnant, violent exprimé en musique par les nuances ff, la présence massive des cuivres (2 cors, 2 trompettes, 2 trombones)
* Le seul mouvement rapide de cette œuvre est placé à la fin, après 9 mouvements lents (7 paroles et deux introductions).
* Le chaos et la violence sont exprimés par une écriture en quasi unisson à tout l’orchestre et au choeur, mais surtout par des chocs rythmiques, lors de Sforzandos sur des temps faibles mesure 46 par exemple.
* Ces 7 paroles sont un oratorio, pas un opéra, malgré tout, une progression dramatique se fait sentir entre la mise à mort du christ au début, jusqu’à sa mort et le tremblement de terre qui s’en suit.

Sources:
La musique religieuse de Haydn, Marc Vignal, L'Analyse musicale n°55, Septembre 2007

Analyse et méditation, La musique religieuse de Haydn, Marc Vignal, L'Analyse musicale n°55, Septembre 2007

La musique religieuse de Haydn, Marc Vignal, L'Analyse musicale n°55, Septembre 2007

La musique religieuse de Haydn, Marc Vignal, L'Analyse musicale n°55, Septembre 2007

Joseph Haydn, Marc Vignal, Fayard, 1988

Présentation de Marie-Paule Deram, professeur d’Education musicale à Lille, Novembre 2007

Textes des sept paroles traduits de l’allemand par Christian Hinzelin


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