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LIVRE DE BORD




93. ALGERIE 2015

En Algérie du samedi 28 février au samedi 14 mars 2015
Je ne suis allé qu’une fois en Algérie, une seule semaine en avril 2009 pour visiter, au sud-est, dans le Sahara, Djanet et sa région (Tikoubaouine, canyon d'Issendilène et plateau de Tassili). C’est vous dire que je ne connais presque rien de ce pays. Djanet est aujourd’hui inaccessible, Tamanrasset aussi, comme 90% du territoire, car les risques y sont trop importants.

Voici donc mon second voyage dans ce pays, cette fois au nord-est. Peu de touristes se rendent actuellement en Algérie, notamment depuis qu’Hervé Gourdel, enlevé le 21 septembre dernier près du village d'Aït Ouabane à 80 km au sud de Tizi Ouzou, fut décapité par des terroristes. Ca fait bien sûr froid dans le dos. Mais comme je suis persuadé que je vis ma dernière année…

J’ai eu énormément de difficultés pour obtenir mon visa. J’ai dû me rendre quatre fois au consulat d’Algérie de Marseille (heureusement, je n’habite qu’à 15 minutes de vélo de là).

Je m’envolerai d’abord seul samedi pour Annaba (l’ancienne Bône), où je passerai trois nuits, puis rejoindrai le mardi suivant à Constantine trois autres personnes pour faire un circuit proposé par Explorator, un spécialiste des beaux (et quelquefois difficiles) voyages. Nous serons escortés tout le long du voyage par la police locale.

Je pense sincèrement que tout se passera bien.


Petite présentation de l’Algérie (d’après Wikipedia et d’autres sources) :
** Géographie : L’Algérie, officiellement la « République algérienne démocratique et populaire », est un État d’Afrique du Nord qui fait partie du Maghreb. Sa capitale, Alger, est située au nord, sur la côte méditerranéenne.

Avec une superficie de 2 381 741 km² (plus de quatre fois la France), c'est le plus grand pays bordant la Méditerranée et le plus grand d’Afrique (depuis que le Soudan s’est divisé).

L'Algérie est constituée d'une multitude de reliefs. Le nord est sillonné d'ouest en est par une double barrière montagneuse (Atlas tellien et saharien) avec des chaînes telles que le Dahra, l'Ouarsenis, le Hodna, les chaines de Kabylie (le Djurdjura, les Babors et les Bibans) et les Aurès. Le sol est couvert de nombreuses forêts au centre, vastes plaines à l'est et le Sahara qui représente à lui seul 84 % du territoire.
** Histoire : L’histoire de l’Algérie est bien trop complexe, surtout depuis les années 1950. Je préfère ne pas rentrer dans les détails. Il faut savoir toutefois que les berbères de cette région a vu depuis 23 siècles des occupations successives et n’a été plus au moins libre que durant 40% de cette période. Pour faire vite :

- de -332 à -203 : occupation carthaginoise (129 ans)

- de -203 à -46 : royaume numide (157 ans)

- de -46 à 429 : occupation romaine (475 ans)

- de 475 à 533 : occupation vandale (104 ans)

- de 533 à 670 : occupation byzantine (137 ans)

- de 670 à 771 : occupation arabe (101 ans)

- de 771 à 1516 : plusieurs dynasties arabo-berbères se succèdent durant 765 ans

- de 1516 à 1830 : occupation turque (314 ans)

- de 1830 à 1962 : occupation française (112 ans) et guerre d’Algérie (ou d’indépendance) de 1954 à 1962

- depuis 1962, l’Algérie est une république.
** Politique : La Constitution algérienne définit « l'islam, l’arabité et l’amazighité (berbérité) » comme « composantes fondamentales » de l'identité du peuple algérien et le pays comme « terre d’Islam, partie intégrante du Grand Maghreb, pays arabe, méditerranéen et africain ». Le président de la République est Abdelaziz Bouteflika (depuis 1999) et le premier ministre Abdelmalek Sellal (depuis 2012).

** Population : Le pays compte 40 millions d’habitants, principalement d’origine berbère (90 %) et de religion musulmane.

Environ 90 % des Algériens vivent sur un peu plus de 10 % du territoire, concentrés le long des côtes méditerranéennes. La densité de la population moyenne du pays est de 14 habitants/km². Cependant, ce chiffre reflète mal une répartition inégale, elle dépasse en effet les 100 habitants/km2 pour les régions du nord, principales régions peuplées de l'Algérie.

La société algérienne est en majorité composée de jeunes (la moitié a moins de 20 ans) et 50 % de la population est célibataire. Les hommes se marient à 33 ans en moyenne et les femmes à 29 (mariage arrangé ou non). L’espérance de vie est de 76 ans, le taux de natalité de 2,4%. Le PNB mensuel par habitant de 380 à 500 euros (selon les sources).

Il y aurait environ 5 000 chrétiens (d’origine étrangère), ils peuvent prier dans les quelques églises autorisées, mais tout prosélytisme chrétien est un délit criminel passable de un à trois ans de prison.

L’arabe classique est la langue officielle du pays et depuis avril 2002 le berbère est reconnu langue nationale. 73% des plus de 15 ans est alphabétisé.
** Economie : L’Algérie est un important producteur et exportateur de gaz naturel (5e producteur et 4e exportateur) et de pétrole (13e producteur et 9e exportateur), et dispose aussi de réserves importantes de fer au Sud-ouest, ainsi que d’or, d’uranium et de zinc à l’extrême Sud. Le pétrole et le gaz naturel, exploités par la société nationale Sonatrach, sont les principales sources de revenus. L’Algérie a su diversifier son économie en réformant son système agraire et en modernisant son industrie lourde, mais les hydrocarbures constituent encore la quasi-totalité des exportations. En outre, même si parmi les productions agricoles de l'Algérie, le pays est dans le monde le 1er producteur de fève verte, 5e de figue verte, 6e de datte, 8e d’abricot, 9e d'artichaut ou encore 10e d'amande.


** Culture et tourisme : L’Algérie, en raison de sa tradition de terre d’accueil et les multiples civilisations qui l’ont traversée, a hérité d’une histoire très riche qui s’exprime par des vestiges d'époques variées. C’est ainsi que l'Afrique, la Méditerranée, l’Europe et l’Orient marquèrent de leurs influences spécifiques le cheminement historique de l’Algérie. L’époque romaine notamment a laissé un nombre impressionnant de vestiges, dont les plus importants se trouvent à Tipaza, Timgad, Lambèse, N’Gaous, Zana, Calama, M'Daourouch, Thagaste, Cherchell, Tamentfoust, Djemila, Tiddis, Tigzirt, Dellys, Hippone, Theveste. De plus, Apulée ou Saint Augustin ont été des penseurs de renom.

Un article intéressant sur l’état du tourisme en Algérie aujourd’hui : http://www.algerie-focus.com/blog/2014/10/tourisme-lalgerie-est-elle-devenue-plus-dangereuse-depuis-lassassinat-dherve-gourdel/
** Ecologie : L’Algérie connaît de gros problèmes d’écologie : tout d’abord les pénuries d’eau et la pollution des sources sont omniprésentes. Et, surtout, la désertification s’accentue : le Sahara s’accroît de plusieurs centaines de km² chaque année ; il est maintenant arrivé à moins de 200 kms de la côte méditerranéenne.

C’est parti…
Samedi 28 février 2015 : Couché très tard à cause de nombreux déboires hier (dont mon vélo volé devant le commissariat où j’étais en train d’attendre en vain pour déposer une plainte), je me réveille dix minutes après l’heure prévue, alors que mon réveil a fait une grève de sonnerie. Métro, bus, et j’arrive largement à l’heure à l’aéroport.

Enregistrement rapide et embarquement à bord d’un Boeing B737-600 de la compagnie Air Algérie presque plein (pratiquement que des Algériens). Hublot à l’arrière, comme je le désirais. L’avion décolle avec un peu de retard, à 7H50. Petit-déjeuner à bord, dommage qu’il n’y ait pas de micro-onde pour réchauffer les croissants décongelés !

Atterrissage à Alger à 8h53 (en hiver, l’heure et la même qu’en France). Le ciel est assez dégagé mais, visiblement, il plu cette nuit. Contrôle d’immigration assez rapide, puis je dois récupérer ma valise pour la réenregistrer ensuite à l’aéroport domestique. J’ai pris un sac-valise à roulette car je ne peux porter en ce moment de gros sac à dos à cause de mes quatre côtes fracturées et pas encore consolidées.


Aéroport d'Alger (photos Internet)

Je visite l’aéroport qui me semble récent, retire des dinars à un distributeur ATM puis rejoins l’aéroport domestique qui est à moins de 10 minutes à pied. Les lieux sont propres, les gens utilisent les poubelles à disposition ; s’ils faisaient la même chose à Marseille ! Seuls les WC laissent à désirer : les rabats et le sol sont toujours trempés par l’eau utilisée à la place du papier-toilette. Petite salle de prière à côté.

Longue attente, lecture (manquant de sommeil, je somnole de temps en temps). A midi je déjeune d’une belle pizza pas chère (2,5 euros) mais moyennement bonne. Beaucoup de gens fument, c’est insupportable. Cet aéroport n’est pas non-fumeur, quel dommage !

Je discute avec Christophe, un homme qui revient d’Annaba et attend un vol pour Constantine car son employeur (l’Etat français) lui a interdit de faire les 150 km par le route ou le train comme je dois le faire mardi. Pourtant, il me dire venir trois semaines par mois en Algérie et ne rencontrer aucun problème de sécurité, ce qui me rassure un peu. Il me donne aussi quelques tuyaux et me suggère d’aller visiter Seraïdi, un village haut perché à 15 km d’Annaba. Je note….

L’embarquement commence mais, alors que nous sommes dans le bus pour rejoindre l’avant, un employé nous demande de redescendre : problème technique, le vol est retardé de deux heures (j’apprends que c’est très fréquent ici).

Attente, encore. Me voilà enfin dans l’avion, un Boeing B737-800 cette fois à moitié vide. Et ma place hublot est sur l’aile, zut ! Cet avion est sale, en plus d’être vieux.

Nous décollons à 15H55, avec 2H20 de retard. Heureusement, je n’avais rien prévu pour cet après-midi. Vol assez rapide, puisque nous atterrissons au minuscule aéroport d’Annaba à 16H35. Juste avant, je peux tout de même apercevoir depuis ma place la région, très verte. Beaucoup d’eau, les champs sont inondés. Ici aussi il a plu très récemment. Il fait 14°, ça va.


Vue depuis mon hôtel, Annaba
Ma valise récupérée, je dois marchander ferme la course de taxi pour mon hôtel, au centre-ville, à 12 km de l’aéroport. Le chauffeur qui m’y conduit parle correctement français et réponds gentiment à mes questions curieuses. Lui aussi me dit qu’il n’y a pas de problèmes de sécurité ici (mais qu’il faut quand même faire attention, comme partout).

Avant 17H me voici à l’hôtel Le Majestic où, pour des raisons de sécurité, ai-je cru comprendre, j’ai été contraint de réserver par l’agence réceptive qui organise le circuit d’Explorator et par laquelle je suis passé pour mon extension. J’avais d’abord choisi un hôtel de catégorie moyenne plus au centre, celui-là est quatre fois plus cher (70 euros la nuit après discussion, petit-déjeuner inclus).

Je n’ai pas l’habitude de descendre dans ce genre d’hôtel, mais je dois avouer que ma chambre, au septième étage, est très bien : vaste (25 à 30 m), propre, grand lit ferme, salle de bain avec baignoire, télé écran plat de bonne taille, Wifi performante, bureau, petit coin salon, grandes baies vitrées et petit balcon. Dommage que la ville ne soit pas belle vue de là, avec ses bâtiments récents construit anarchiquement !

Je ressors pour aller chez le coiffeur et m’acheter de l’eau. Mais le coiffeur vient de fermer et je profite pour visiter les environs de mon hôtel. Retour dans ma chambre, où je reste sur mon ordinateur jusqu’à 22H30. Comme d’hab, je suis reparti à (presque) tout raconter dans les détails, excusez-moi.

Sur France 2, Michel Drucker reçoit les Gipsy King. Ils mettent un peu de chaleur, car il fait assez froid dans ma chambre, visiblement pas chauffée.


L'hôtel de ville, Annaba Mosquée du Bey (XVI S), Annaba

Dimanche 1 mars : Excellente nuit, j’en avais bien besoin. Réveil peu après 7H. Ciel nuageux. Petit-déjeuner/buffet correct, sans plus : je m’attendais à mieux. Puis, dans ma chambre, je réponds à mon courrier lorsqu’une femme de ménage entre, sans frapper. C’est fou ! L’inconsciente ! Une demi-heure avant, j’étais nu. Et si je m’appelais Dominique ?

Je pars vers 9H30 pour visiter la ville à pied. Et voilà qu’il pleuvine !
Annaba, anciennement Bône durant la période de la colonisation française et Hippone dans l'Antiquité, est la quatrième ville d'Algérie en nombre d'habitants après la capitale Alger, Oran et Constantine. Elle est située à 152 km au nord-est de Constantine et à 80 km à l'ouest de la frontière tunisienne. C’est une métropole littorale, au bord de la Méditerranée, dont la population dépasse 600 000 habitants. Annaba est l'une des plus anciennes cités de l'Algérie, fondée en 1295 avant J.-C. Au Vème siècle, Hippone est devenue un important foyer du christianisme sous l'épiscopat de Saint-Augustin, évêque de la ville de 396 jusqu'à sa mort en 430 (d’après Wikipedia)
En fait, le cours de la Révolution, la rue centrale, n’est qu’à quelques minutes de l’hôtel. C’est une vaste avenue bordée d’immeubles du XIXème siècle, donc de l’époque coloniale française, et partagée par une large plate-bande arborée, lieu de promenade ou kiosques et terrasses de bar se succèdent. On peut y trouver l’hôtel de ville, le théâtre ainsi que de nombreuses arcades commerçantes. Mais quels embouteillages ! Quant aux passages piétons, ils ne sont absolument pas respectés.


Au centre-ville, Annaba La gare, Annaba
Je trouve un salon de coiffure et me fais couper les cheveux, pas trop courts (2 euros). Une bonne chose de faite ! Dans le salon, deux cages contiennent des chardonnerets. J’en verrai d’autres dans la journée, les oiseaux semblent être une passion chez les autochtones.

Je me rends ensuite à côté dans la vieille ville, le quartier ottoman (XVI-XVIIème siècle). Un marché anime une place dominée par la mosquée du Bey, bien délabrée et fermée à cette heure. Plus loin, par des ruelles très sales (genre Noailles à Marseille), une autre mosquée, la Sidi Bou Merouane, est fermée pour rénovation, bien délabrée elle aussi.

Je redescends vers le port. Etalage de poissons, moins beau qu’à Venise. Je fais attention aux photos que je fais, il est interdit de prendre les bâtiments publics, ceux de l’armée ou de la police et les lieux stratégiques. Donc je ne prends pas de risque : pas de photos du port.

Quelques courtes averses, passage rapide de nuages, rayons de soleil par moment. Il fait bon, 15°. Me voici à la gare où je prends quelques renseignements : un seul train par jour pour Constantine, à 20H30. Cela ne me convient pas.

J’ai relevé sur mon Lonely Planet, guide de 2008 que je n’ai pas renouvelé, deux adresses de restaurants : le premier est fermé, le second a terriblement augmenté ses tarifs. Du coup, pour 5 euros, je déjeune dans un minuscule endroit (quatre tables) qui ne fait que des grillades : brochettes de foie, de veau, de poulet et merguez, accompagnées de pain français.
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