Livre de bord








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Homme à l'oiseau, Annaba Basilique Saint-Augustin, Annaba

Rassasié, je me rends toujours à pied jusqu’à la gare routière. Je pourrai me rendre à Constantine soit en bus, soit en taxi partagé (4 à 6 personnes). Des départs toutes les demi-heures, trois heures de route environ. Je verrai.

Taxi pour rejoindre la basilique Saint-Augustin, perchée sur une colline. Ce n’est pas loin, mais par sécurité… Les taxis sont très bon marché à Annaba (à part ceux de l’aéroport) : une course en ville coûte 1 euro. Il faut dire que pour 1 euro on obtient presque 5 litres de super !

La basilique, construite par les Français entre 1881 et 1900, vient d’être restaurée. Sobre et assez moche à l’extérieur, plus jolie intérieurement. Belle vue sur la ville et le port depuis l’esplanade. En contrebas, une statue en bronze de Saint-Augustin, sculptée par le Marseillais Jules Cantini.

La police me dissuade de me rendre seul aux ruines de la cité antique d’Hippo Regius (ou Hippone) à quelques 500 m de là. Sécurité oblige. Je demande à un jeune couple algérien qui s’en va s’ils peuvent m’y conduire en voiture. Ils acceptent bien gentiment. Depuis hier, tous les Algériens avec qui j’ai discuté ont été fort aimables, polis et semblaient heureux de discuter avec moi, c’est une bonne surprise. L’on m’a dit plusieurs fois « Bienvenue en Algérie ».

Visite guidée du petit musée (mosaïques bien conservées) et des ruines, notamment des restes de l’église où prêchait Saint-Augustin, de la place du marché et de villas. Surprise : le guide refuse un pourboire ! A la sortie la police, omniprésente, m’arrête un taxi dans lequel un sympathique chauffeur me conduira sur la Corniche, le long des plages où des hommes pêchent, puis me reconduira jusqu’à l’hôtel vers 17H. Sur mon ordi jusqu’à 20H.

Appels à la prière à 18H28, puis à 19H45. Bizarre, je n’ai absolument rein entendu cette nuit !

Diner à l’hôtel, carte plus chère qu’en France. Excellentes tagliatelles aux fruits de mer ! Couché avant 23H.


Site d'Hippo Regius, Annaba Plage, Annaba

Lundi 2 : Excellente nuit. Dans un demi-sommeil, entendu un appel à la prière au loin. Réveil vers 7H, puis petit-déjeuner. J’ai le temps aujourd’hui, je dois oublier le stress de ces derniers jours. Et, de plus, temps superbe.

Je quitte l’hôtel un peu avant 10H et rejoins à pied l’arrêt des minibus pour Seraïdi, l’endroit dont m’avait parlé Christophe à l’aéroport. J’avais pris hier des renseignements à l’hôtel et, surprise, le réceptionniste habite là-bas !

Dès qu’ils sont pleins, les minibus s’en vont. Et ils se remplissent quasiment instantanément. 40 minutes de route en montée et en lacets pour parcourir les 14 kms reliant le village. Très belles vues plongeantes sur Annaba. A 11H, je suis arrivé et débarque sur la place animée du village.

Seraïdi est situé sur les hauteurs du massif de l’Edough, à environ 850 mètres d'altitude. Je pars d’abord à la recherche d’un point de vue sur Annaba, je cherche un moment sans trouver : des maisons ou des arbres me cachent toujours la vue et je ne veux pas trop m’éloigner. J’ai juste un aperçu restreint depuis l’ancienne ligne de téléphérique, je suis déçu.

Il fait vraiment très bon, j’enlève ma veste (en gardant mon pull tout de même).

Petite visite à l’hôtel El Mountazah, construit en 1967 par Fernand Pouillon, et que certains considèrent comme le meilleur hôtel d’Algérie (ce qui serait étonnant). Architecture assez spéciale. De là belle vue sur la mer.

Je déjeune dans un endroit tranquille d’une chakhchoukha, un plat nord-africain. Curieusement, ce n’est pas du tout le plat auquel je m’attendais : il s’agit là de miettes de pâte brisée accompagnées de pois chiches et piment et arrosées de jus de légumes. Cela peut-être servi avec de la viande ou du poulet et c’est excellent.


Vue depuis l'hôtel El Mountazah, Seraïdi

Je me balade encore un peu puis reprends un minibus pour redescendre à Annaba. Pendant le trajet je prends quelques photos de la ville, photos quelques peu ratées.

A Annaba vers 15H. Il fait très bon, plus de 20°. J’arpente quelques rues du centre, rues commerçantes. Des boutiques vendent CD et DVD à 2 euros, visiblement la copie illégale n’est pas interdite ici (pauvres artistes !). Puis je vais m’attabler sur une terrasse du terre-plein du cours de la Révolution, à l’ombre des jujubiers, pour boire un jus de fruit (0,40 euro), observer la vie citadine et bouquiner un peu.

Petites scènes de la vie quotidienne : des gens louent de petites voitures à batterie pour les enfants. D’autres vendent des paquets de cigarettes et même des cigarettes à l’unité, ou des amandes et cacahouètes. Un enfant essaie de me refourguer un paquet de Kleenex. Plusieurs mendiants viennent me déranger ; comme moi, aux autres tables, personne ne donne. Les jeunes hommes, coiffés comme ceux d’occident, s’embrassent pour se saluer, tandis que les adultes se serrent plutôt la main puis la mettent sur leur cœur, un salut que j’aime beaucoup. Avec les salamalecs habituels.

Des barbus, jeunes ou vieux, portent des burnous (longs manteaux de laine) bruns ou noirs et quelquefois le chèche, mais ils sont rares. Quant aux femmes, elles sont presque toutes en robe longue et 70% ont un hidjab (foulard) sur la tête ou un tchador entourant leur visage. En général elles sont maquillées. Depuis trois jours je n’ai croisé que très peu de femmes en burqa ou en niqab.


Hôtel El Mountazah (de Fernand Pouillon), Seraïdi La chakhchoukha de Seraïdi
Après une pause d’une heure, je repars en direction de mon hôtel. Toujours autant d’embouteillage. Tiens, une superbe Peugeot 203 noire ! Des hommes promènent leurs oiseaux en cage ; j’ai d’abord cru que c’était des vendeurs, mais non. Les Annabis aiment les oiseaux.

L’Hôtel de ville est quand même plus beau sous le soleil que sous la pluie. Je remarque, de part et d’autre de son horloge, une sculpture de femme demi-nue, héritage des temps coloniaux. Il est surprenant que les Algériens ne les aient pas vêtues. J’arrive à l’hôtel vers 17H sans avoir croisé un touriste de la journée (il y a bien à l’hôtel quelques Européens venus pour leur travail). Impossible de me reconnecter en Wifi, je perds presque une heure et c’est une comptable de l’hôtel, en tchador, qui résout mon problème. Je peux enfin « travailler ». Diner de bonnes pâtisseries arabes, achetées cet après-midi, devant la télé (actualités de France 2). Je referme mon ordinateur vers 22H30. Je crois toujours que je vais terminer tôt, mais non : recherches et écrits prennent du temps.


Annaba Rue commerçante d'Annaba

Mardi 3 : Très bonne nuit, réveil à 6H30, du sang plein la bouche et l’oreiller (ça me l’a déjà fait une fois à Venise, je ne sais pourquoi, et comme je suis sous anticoagulant…). Quant à mes côtes… ça suit son cours.

Je quitte l’hôtel après le petit-déjeuner, taxi pour la gare routière où j’arrive à 8H45. J’ai du mal à trouver l’arrêt ; comme quasi-partout, tout est écrit en arabe. Le bus, arrive un quart d’heure plus tard et démarre, à moitié vide à 9H15.

Le trajet se règle à l’intérieur, et ce n’est vraiment pas cher (2,50 euros). Après la sortie de la ville, une autoroute (2 fois 2 voies) assez roulant traverse pendant une trentaine de km des paysages verdoyants, collines, plantations d’oliviers et petits villages assez moches. Arrêt d’un quart d’heure à Barrahal que nous quittons à 10H pile.

Quinze minutes plus tard, l’autoroute se termine et ça roule moins bien. Plantations d’orangers. De nombreux barrages de police nous ralentissent un peu plus, mais nous ne sommes arrêtés qu’une fois : un contrôle des papiers du véhicule qui dure 20 minutes ! Autre arrêt plus court au terminal d’Azzaba, presque à mi-parcours. Revoilà l’autoroute, 2 fois 3 voies cette fois, mais il n’est pas très long et fait place à une route sinueuse très embouteillée et lente.

Le temps passe, que c’est long ! A 12H40 j’aperçois Hama, un village à flanc de colline. Embouteillage monstre, je suppose que nous approchons de Constantine. Enfin, à 13H20, nous voilà arrivé au terminal de bus. Il nous a fallu 4H10 pour parcourir 154 km ! Mon Lonely Planet parlait d’1H15 (ce qui est impossible) et l’on m’avait annoncé 3H.


Sur la route d'Annaba à Constantine Grand hôtel Cirta, Constantine
Dans les embouteillages, par des rues enchevêtrées, un taxi m’emmène directement à l’hôtel Ibis, à la vieille ville, où je dois rejoindre le groupe d’Explorator ce soir. J’aperçois un tramway en hauteur, je ne sais pas où il va, et plusieurs ponts reliant la vieille ville. A 14H, avant d’entrer sur le parking des hôtels (Ibis et Novotel), le taxi est vérifié (malle, porte moteur…) puis je dois passer sous un portique-détecteur et mes bagages sont scannés eux aussi.

A la réception, Madjid, notre guide d’une soixantaine d’années, est là. Il vient d’accueillir, me dit-il, Martin, un Marseillais Suédois de mon groupe. Nous discutons un moment puis je monte dans ma chambre au troisième : malgré le panneau « défense de fumer » elle pue la cigarette et je redescends illico. J’obtiens une chambre voisine avec vue sur la vallée. Chambre correcte, internationale, comme toutes chambres Ibis.

14H45 : je pars à la découverte de la vieille ville que nous ne visiterons pas à pied demain… A première vue (et ça se confirmera) il y a des travaux de ravalement partout ; des échafaudages devant presque chaque maison, mais pas grand monde dessus ! Où trouverait-on le personnel ? Bizarre de tout faire en même temps.

Quelques immeubles, sur les places des Martyrs et du 1er septembre, sont déjà terminés, et c’est magnifique. Ville à visiter en 2016 ou 2017 donc… Car Constantine est une ville très spéciale, unique en son genre.


L'horloge de l'hôtel de ville, Annaba Pont Mellah Slimane, Constantine L’oued Rhumel devient souterrain
Constantine est une commune du nord-est de l'Algérie. Avec plus de 448 000 habitants, cette métropole est la troisième ville la plus peuplée du pays. Le Grand Constantine s'étale sur un rayon d'une quinzaine de kilomètres sous forme d'une agglomération comprenant une ville-mère et une série de satellites. L'agglomération de Constantine comptait 823 682 habitants en 2008, dont seulement 54 % habitent dans la commune de Constantine.

Constantine, l'une des plus anciennes cités du monde, est une ville importante dans l'histoire méditerranéenne. De son ancien nom Cirta, capitale de la Numidie, elle porte depuis 17 siècles le nom de l'empereur Constantin Ier qui la reconstruisit en 313.

La vieille ville est bâtie sur un plateau rocheux baigné par l’oued Rhumel qui l’a peu à peu creusé, le transformant en rocher et créant ainsi une forteresse naturelle occupée dès le néolithique, à 649 m d’altitude. Ce promontoire est relié par des ponts (et maintenant une télécabine) au monde extérieur. Malgré son passé, ce lieu cosmopolite offre peu de choses à voir aux touristes.

(d’après Wikipedia, Lonely Planet et d’autres sources)


Gorges de l'oued Rhumel vu depuis le pont Sidi-M'Cid Rue Larbi Ben M'Hidi, Constantine
Je commence mon tour par les deux places principales citées plus haut bordées de belles bâtisses. Je m’arrête déjeuner d’un chawarma à Venise ; c’est le nom du minuscule fast-food. Le jeune patron l’a appelé ainsi parce que Venise le fait rêver, m’a-t-il confié. Ah, Venise ! Ce n’est pas si loin…

Il fait très chaud aujourd’hui, 24-25°, je suis en tee-shirt mais les Constantinois restent en pull et veste !

Dans la rue Larbi Ben M’Hidi, je passe devant la grande mosquée, fermée et sans grand intérêt, puis continue jusqu’au pont Mellah Slimane accessible par un ascenseur. Long de 125m, large de 2,5m, piétonnier, il surplombe d’une centaine de mètres l’oued Rhumel, très encaissé donc. Sa traversée pour relier la ville nouvelle est saisissante.

Retour à la vieille ville, où je continue vers le nord où une nouvelle télécabine (Belkacem Tatache), relie les deux rives. Plus à l’ouest, un autre pont, le Sidi-M’Cid, construit en 1912, où les voitures peuvent traverser, 175 m au-dessus de l’oued qui devient souterrain. De l’autre côté, sur une colline, le monument aux morts (copie de l’arc de Trajan à Timgad).

Au retour, par une autre rue entrecoupée de ruelles délabrées et sales et d’escaliers, je passe devant le palais d’Ahmed Bey, qu’Hajj Ahmed fit construire en 1828. Bof ! La mosquée d’El Bey, à côté, est à moitié cachée par des palissades. Toute la vieille ville est très commerçante et il y a foule dans les rues et sur les places. Partout, comme à Annaba, des cages contenant des chardonnerets : posées sur les voitures, pendues devant les magasins, portées par des hommes qui les promènent. Une passion…

Je suis de retour dans ma chambre peu après 17H. Sur mon ordinateur jusqu’à 23H30. Internet est très lent, coupe tout le temps, impossible de télécharger convenablement mes podcasts. Je descends toutefois pour le diner (buffet assez varié mais de qualité très moyenne) et rencontre le fameux Martin arrivé ce matin. Surprise, nous nous connaissons, nous avions fait un stage ensemble dans les années 80 avec le CJD (Centre des Jeunes Dirigeants) ! Nous dinons ensemble et refaisons connaissance. C’est sympa !


Bâtiments restaurés, Constantine Les chaussures, Constantine

Mercredi 4  Nuit correcte, mais courte, réveillé dès 6H par de la musique dans une chambre voisine. J’ai essayé de télécharger mes podcasts la nuit, lorsque la Wifi est moins sollicitée, sans grand succès. Nuit noire. La météo annonce trois jours d’averses et surtout, dès demain, une chute très importante de la température (de 24 à 7° maxi avec des gelées la nuit !). Je n’ai amené ni bonnet ni gants, ça promet !

Au petit-déjeuner/buffet (bien) je fais connaissance des trois autres participantes au circuit : Jeanne, Américaine et prof de français, sans aucun accent ; Françoise, une Suisse ; Sophie, une Parisienne, la plus jeune. Nous sommes tous de la même génération à quelques années près. Le groupe est au complet, 5 personnes + notre guide Madjid = notre chauffeur Nasser, bien plus jeune. Quant au véhicule, c’est un fourgon Renault Trafic Passenger tout neuf aménagé avec 6 places à l’arrière ; pas beaucoup de places libres donc et peu d’’espace pour les jambes. L’accès à ces places est assez difficile car il n’a qu’une seule porte coulissante.

Escorté d’une voiture de police avec trois policiers en civil, nous partons vers 8H20 faire un tour extérieur à la vieille ville avec quelques arrêts photos et un arrêt plus long au monument aux morts de 14/18, sur une colline. Belle vue sur la casbah en face, occupée par l’armée algérienne et une prison.

Retour pour un quart d’heure technique à l’hôtel avant de repartir vers 10H. Autoroute en direction d’Alger, vers l’ouest, puis route jusqu’au bourg de Djemila à environ 70 km. Nous y sommes vers midi et demie.
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