Livre de bord








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Beni-Isguen et vallée du M'Zab Ghardaïa
Après Ghardaïa, nous rejoignons la palmeraie de Béni-Isguen, ses puits et son barrage. Pas d’eau en ce moment, des engins creusent dans la grande étendue de poussière sableuse pour augmenter sa capacité. Il fait très beau mais un petit vent souffle. Des dattes tombent des palmiers. Un âne mené par un enfant passe (l’âne est devenu rare). De l’autre côté du barrage à sec, de petites propriétés avec leur jardin. Sur la route passent quelques femmes en haïk ou le visage caché par un simple laâdjar. Discrètement je les photographie, ce n’est pas bien.

Nous déjeunons ensuite au même restaurant qu’hier qui nous a préparé de la bonne viande de mouton, genre méchoui, un régal. Nasser nous quitte à ce moment, il remonte en fourgon jusqu’à Alger, où il nous récupèrera demain matin.

Un autre chauffeur nous récupère avec son véhicule pour nous ramener à l’hôtel, toujours escorté, vers 13H30. Quartier libre jusqu’à 15H45, j’en profite pour me mettre à jour sur mon ordinateur.

A 16H, l’escorte n’étant toujours pas arrivée, Madjid décide de partir pour retourner à la ville sainte de Béni-Isguen, nom qui veut dire « les fils de ceux qui détiennent la foi. Béni Isguen se dresse sur la rive droite de l'oued M'Zab, entourée de rempart et fermée de deux portes. La ville a gardé, depuis sa création, une fonction religieuse.


Cimetière, Melika Tapis mozabites et vêtements, marché de Ghardaïa
Malheureusement, le folklorique marché à la criée est fermé depuis les récents affrontements mortels, on ne sait jusqu’à quand. Nous manquons vraiment de chance ! Un vieil homme nous guide dans le village, que je trouve bien moins intéressant qu’El Atteuf hier, et aussi moins propre. Interdiction d’y fumer, de s’y balader en short ou Marcel et d’y prendre des photos de gens. Et nous croisons peu de monde, c’est un peu mort.

Comme nous avons du temps, Madjid nous fait conduire jusqu’à un nouveau village mozabite, Tafilelt. De faux remparts l’entourent et l’architecture traditionnelle des maisons est respectée, c’est immense et manque d’âme. C’est tout de même beaucoup mieux que les barres d’immeubles à 10 étages que l’on voit dans la plupart des villes !

Retour à notre hôtel peu après 18H. Nous n’avons parcouru qu’une trentaine de km aujourd’hui.

Travail dans ma chambre, toujours assez froide, je finis par mettre la clim. Pas en forme, très fatigué par le manque de sommeil. Je rejoins mes collègues à 19H30 au restaurant pour le diner. Plat typiquement algérien de m’touem : boulettes de viande de mouton en sauce accompagnées de riz, petites pommes de terre et pois chiches. Bien mais servi trop légèrement pour ma panse. Et enfin, ce soir, j’arrive à me coucher tôt, vers 22H30.


Barrage, palmeraie de Béni-Isguen Femmes mozabites en haïk, Béni-Isguen

Mercredi 11 : Une crampe me réveille vers 5H15, un quart d’heure avant l’heure prévue. Car nous devons partir tôt pour nous rendre à l’aéroport, 19 km au sud-est de la ville, notre vol pour Alger étant prévu à 8H15. J’ai le temps d’aller à la réception pour mettre mon site à jour, mais quelle perte de temps lorsque la Wifi n’est pas dans les chambres !

Petit-déjeuner très ordinaire. A 6H30, l’heure fixée pour le départ, nous attendons tous Madjid à la réception. Il arrive… et part prendre son petit-déjeuner ! J’hallucine ! Du coup, nous quittons l’hôtel un quart d’heure plus tard.

A cette heure il n’y a pas d’embouteillages, ça roule bien et nous y sommes bien avant l’heure. Cet aéroport domestique me surprend par sa taille, je l’imaginais plus petit. Propre, fonctionnel, il a quatre vastes salles d’embarquement pour une poignée de vols quotidiens (un seul par jour pour Alger). Formalités très rapides.

Notre ATR 72-500, plein, décolle à l’heure. Nous survolons Ghardaïa mais je ne suis pas du bon côté. J’ai beaucoup aimé cette étape (depuis le temps que j’en entendais parler !), même si le moment n’était pas le meilleur pour la visite.

Notre avion survole des étendues désertes brunes, reliefs et désert, pratiquement jusqu’à Alger. C’est monotone. A la fin apparaissent des sommets enneigés, l’Atlas, des zones vertes, cultivées, et des villages. J’espérais survoler Alger, mais non, l’aéroport est à 19 km au sud. Atterrissage à 9H40. Il fait très beau (21°).

Sur le parking, Nasser nous attend, il a fait un bon voyage hier après-midi. Il nous conduit jusqu’à Alger par une autoroute assez roulante. Alger, enfin ! J’ai tant rêvé d’Alger, qu’on m’a souvent décrit comme une sœur jumelle de Marseille. J’espère ne pas être déçu.


Adieu Ghardaïa ! Arrivée vers Alger en avion
Quelques mots sur Alger (d’après Wikipedia et d’autres sources) :
Alger, surnommée al Bahdj (« la joyeuse »), al Mahrouss (« la bien-gardée ») ou al Djazaïr (« la blanche »), est la capitale de l'Algérie et la plus grande ville du pays (de 4 à 6 millions d’habitants selon les sources). Située au bord de la mer Méditerranée, au débouché de la Mitidja, c’est la première agglomération du Maghreb.

Elle fut fondée au IVe siècle av. J.-C., comme comptoir phénicien en pays berbère, sous le nom d'Ikosim. Elle sera occupée par les Romains, les Vandales, les Byzantins et les Arabes puis au début du Moyen Âge par la tribu berbère des Beni-Mezghana. C'est le souverain berbère de la dynastie ziride Bologhine ibn Ziri, au milieu du Xe siècle qui fondera l'Alger actuelle, sous son nom El-Djazaïr ou Lezzayer, employé encore de nos jours pour la désigner en arabe et en berbère. Elle ne prend son rôle de capitale de l'Algérie qu'à partir de la période de la Régence d'Alger en 1515. Elle est une des cités les plus importantes de la Méditerranée entre le XVIe siècle et le début du XIXe siècle, pratiquant le corso, et à laquelle les puissances maritimes versent un impôt pour le passage de leur flotte. N’oublions pas non plus la piraterie des frères Barberousse et les combattants de l’émir Abd el-Kader.

Son rôle de capitale du pays sera confirmé lors de la colonisation française où elle devient le siège du Gouverneur général de l'Algérie. Elle fut la capitale de la France Libre dès 1942. Depuis l'indépendance du pays, en 1962, capitale de l’État algérien, elle abrite le siège des institutions politiques du pays et tient un rôle de premier plan économiquement.


Alger la Blanche Téléphérique, Alger
(suite des quelques mots…) Alger est bâtie sur les contreforts des collines du Sahel algérois. La Casbah a été érigée sur le flanc d'une de ces collines qui donne sur la pointe ouest de la baie d'Alger sur un dénivelé de 150 mètres environ. En dehors des fortifications de la ville ottomane, de nouveaux quartiers vont voir le jour le long du bras de colline qui donne sur la baie, dont les premiers quartiers européens. La ville va se développer ensuite vers le nord-ouest au pied du mont Bouzareah, qui culmine à 400 m d'altitude, comme le quartier de Bab El Oued, puis tout le long de la corniche qui contourne le massif. Les premières banlieues vont voir le jour au sud-est, le long de la petite bande côtière, sur d'anciennes zones marécageuses, jusqu'à l'embouchure du l'Oued El Harrach. L'étalement urbain de la ville se poursuivra au-delà de l'Oued El Harrach à l'est, sur les terres fertiles de la plaine de la Mitidja tout au long de la baie, avant de se poursuivre ces dernières années au sud et au sud-ouest, sur les collines vallonnées du Sahel, englobant d'anciens villages agricoles.

Alger bénéficie d'un climat méditerranéen. Elle est connue par ses longs étés chauds et secs. Les hivers sont doux et humides, la neige est rare mais pas impossible. Les pluies sont abondantes et peuvent être diluviennes. Il fait généralement chaud surtout de la mi-juillet à la mi-août.


Jeunes filles, jardin d'essai, Alger Métro, Alger
(suite du récit) Nasser nous dépose un peu avant 11H au sommet de la colline où se trouve le moderne et imposant Makam Echahid, ou monument aux Martyrs, emblématique d’Alger. Entendez par martyrs uniquement les martyrs algériens, ceux tombés pour la libération de leur pays. Construit par une entreprise canadienne au début des années 1980, il est constitué de trois palmes de béton réunies à leur sommet, à 92 m de hauteur. Celles-ci représentent l’agriculture, la culture et l’industrie concourant à la grandeur de l’Algérie indépendante. Sous le monument, le petit musée national du Moudjahid, que je ne visite pas, relate la guerre d’Algérie. Plus loin, un musée de l’armée que nous laissons de côté. Superbe vue sur la baie et une partie de la ville, dont l’immense jardin d’essai juste en-dessous que nous rejoignons par un téléphérique. Une affiche sur le bureau de vente de tickets indique en français et en arabe : « Nous sommes tous Mohamed » (ce que je comprends). Ce n’est pas la première fois que je vois cette affiche.

Le jardin d’essai : un drôle de nom ! Il a été conçu par les Français en 1832 sur un ancien marécage : une ferme moderne et des pépinières étaient destinées à tester diverses plantations pour perfectionner l’agriculture et trouver aussi des plantes pouvant combattre le paludisme très présent à cette époque. C’est aujourd’hui un grand jardin avec un parc à la française et un parc à l’anglaise, un havre de paix où il fait bon se balader. De l’ombre pour les jours chauds : palmiers, arbres exotiques et le fameux arbre de Tarzan (un énorme ficus avec des lianes). Notre Jeanne est aux anges !


Bd colonel Amirouche, quartier français, Alger Avenue Pasteur, quartier français, Alger
Nous déjeunons sur place sur la terrasse très sympa d’un petit restaurant avant de rejoindre la Ville Neuve (ou quartier français) par l’unique ligne de métro, récente et magnifique, construite par une entreprise française (bien mieux tenue qu’à Marseille en tout cas). Le ticket est à 0,50 euros, ce qui est plutôt cher pour les Algérois qui, rappelons-le, paye le litre d’essence à un prix dérisoire. Du coup, peu d’usagers. Nous descendons à Khelifa Boukhalfa, l’avant-dernière station (un prolongement de trois stations est en cours).

Il reste à de nombreux endroits des sigles « 50ème anniversaire de l'indépendance ». C’était en 2012.

En ville nous remontons le boulevard du Colonel Amirouche, bordés d’immeubles haussmannien, tout blanc, souvent de belle architecture. Nous voilà devant la grande poste, achevée en 1908 après 8 ans de travaux. Une merveille à l’architecture néo-hispano-mauresque, encore plus belle dedans que dehors. Et cette boîte aux lettres !

Plus loin, le musée d'art moderne occupe le bel immeuble des anciennes Galeries françaises. Nous prenons un café à la terrasse d’un bar près de la magnifique avenue Pasteur coupée d’une grande place. Nous reprenons le fourgon à 17H15 pour rejoindre notre hôtel à Sidi Fredj, un petit port aux nombreux hôtels à une bonne vingtaine de km à l’ouest d’Alger. Circulation infernale pour quitter la capitale, il nous faut 1H30 pour rejoindre notre hôtel à 18H45 (pour trois nuits) !


Grande poste, quartier français, Alger Grande poste, quartier français, Alger
L’hôtel El Marsa affiche quatre étoiles (normes tiers-monde ?). Ma chambre, au troisième étage, est propre mais pas très grande, avec deux petits lits de taille normale, au matelas mou et aux draps bien trop courts, un chauffage excessif que je ne peux diminuer, une baie vitrée dégueulasse, une petite table et deux fauteuils inaccessibles entre baie vitrée et lit (à quoi ça sert ?), une petite télé 36 cm (avec TF1, FR2 et M6), un manque de prises électriques, la Wifi uniquement à la réception et une grande piscine.. vide ! Par contre, soyons juste : le personnel est avenant, ma salle de bain correcte, j’ai une petite terrasse et une vue superbe sur le port juste en-dessous.

Nous dinons correctement dans le restaurant du rez-de-chaussée, c’est déjà ça ! Bonnes côtelettes d’agneau pour moi. Je m’installe ensuite, très mal, à la réception pour profiter de la Wifi. Quand je dis très mal, c’est très mal, sur une table basse, le dos cassé, sans possibilité d’étendre mes jambes. La galère, quoi ! Et ça va être comme ça pendant trois jours !

Remonté dans ma chambre vers 23H, je suis obligé de mettre mes boules Quiès : près de l’ascenseur dans un hall qui résonne les clients sont bruyants et des portes claquent. Pour couronner le tout, j’ai devant mes fenêtres un projecteur puissant que je ne peux éteindre et les rideaux ferment mal. Allez, bonne nuit !


Monument aux martyrs de l'indépendance Escalier, quartier français Musée d'art moderne, quartier français

Jeudi 12 : Bien dormi, jusqu’à 7H. Beau lever de soleil, juste en face. Il fait encore un temps superbe (22° annoncé).

Loin d’avoir fini mon récit hier soir, je n’avance pas ce matin, d’autant plus que la Wifi ne fonctionne pas bien à la réception. Je déjeune en coup de vent pour ne pas retarder mes camarades, le départ ayant lieu à 8H30. Madjid a inversé deux journées du programme, ce sera mieux : la visite d’Alger aujourd’hui aura lieue demain vendredi, jour de repos où la circulation sera certainement plus fluide.

Nous partons aujourd’hui à l’ouest de Sidi Fredj pour découvrir des sites antiques. Notre route longe la côte… de loin (on ne voit pas la mer). Arrêt sur le sommet d’une colline où culmine le mausolée royal maurétanien qui avait aussi été nommé tombeau de la chrétienne, car une croix figure sur chacune des quatre portes cardinales du monument. Or il est à peu près certain que cette construction date du IVème au Ier siècle avant JC ! Ce monument, dans cette situation, est remarquable. De plus, panorama très chouette sur la plaine en-dessous et la Méditerranée.

Nous continuons jusqu’au port de pêche de Cherchell, la circulation est assez fluide et nous y sommes vers 11H. Toutefois le programme d’Explorator prévu pour la journée est trop important, irréalisable, nous serons obligés de boycotter certaines visites et d’aller vite. Il aurait fallu au moins une demi-journée de plus. D’ailleurs, une nuit à Cherchell, lieu vivant, ne m’aurait pas déplu.
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