Chapitre 1 : L’urbanisation au xixe siècle








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  Population : + 25%.

Aussi, les logements construits ne correspondent pas à la demande : les nouveaux logements se font surtout dans les quartiers riches pendant que les nouveaux arrivants s’entassent dans le centre de Paris.

Pour des questions techniques, la taille des immeubles est également limitée. Pour y remédier, les espaces sont utilisés au maximum : phénomène de bourrage.

La croissance démographique va avoir pour conséquences une densification des populations au sein des villes :
  1831 : 22 500 habitants/km2 ;
  1846 : 31 000 habitants/km2.

La conséquence des fortes demandes de terrain est la spéculation foncière et donc la hausse des loyers.

Les nuisances liées aux fortes densités s’aggravent.

B. La question urbaine

Un certain nombre de textes mettent en lumière des "pathologies urbaines".

Les centres urbains sont détériorés et engorgés.

La concentration dans des mêmes espaces des diversités de fonctions urbaines nuit à la ville.
Elle aboutit à une insalubrité générale : les villes du XIXe siècle sont sales et les égouts sont rares.
Le manque de spécialisation de l’espace urbain a des répercussions sur l’hygiène des villes.
Dès les années 1820, la pollution dans les villes commence à être perçue comme une menace de santé publique.

Le développement des usines en ville lie la question sociale à la question urbaine.

La première moitié du XIXe siècle est caractérisée comme le temps de l’enquête sociale. Des observateurs ont analysé la ville et ses transformations : on abonde ainsi de données chiffrées. C’est également l’époque où se développent les statistiques.

La croissance urbaine est vite démontrée comme un corolaire de l’industrialisation.

On s’intéresse aussi très vite aux classes ouvrières. On décrit dès les années 1820 les quartiers populaires de Paris.
On décrit également les conditions de vie et d’activité dans les usines.
On parle des "miséreux", c’est-à-dire de populations souvent fraichement arrivées et qui ne disposent pas de réseaux de connaissance ou de solidarité.

En 1840 à Paris, il y a 1 000 000 d’habitants :
  650 000 trop pauvres pour payer l’impôt ;
  Sur 27 000 décès, 11 000 à l’hôpital (signe d’un dénuement le plus total).

Cette prise de conscience de cette misère urbaine va inquiéter les populations bourgeoises. Ces inquiétudes sont souvent de l’ordre sanitaire ; ces populations ont peur des épidémies (la choléra a touché la France en 1832 - 100 000 morts dont 20 000 à Paris -, 1849 et 1854).
Le choléra réveille les angoisses liées à la peste. Elle intrigue et fait l’objet de plusieurs enquêtes médicales. Certains médecins élaborent des topographies médicales.
On fait un lien entre la maladie et les populations touchées : c’est l’Est parisien populaire qui est le plus touché.
Des commissions d’enquête ont cherché à déterminer les causes de la propagation...

Ainsi, par les quartiers pauvres, la ville entière peut être touchée. Se développe logiquement une peur de la contagion.
Aussi, on ajoute à celà une inquiétude morale liée à la misère urbaine : le grande pauvreté réduirait l’Homme au rang de la bête. On fait réfèrence à la perte de la dignité : promiscuité et perte de la pudeur, prostitution, alcoolisme.

Se développe ainsi l’idée de la ville comme un endroit dangereux.

Le prolétaire apparait de plus en plus comme un criminel en puissance [1].

On associe pauvreté et criminalité : la population ouvrière peut potentiellement menacer l’ordre de la ville et du pays.

La croissance urbaine est ainsi ressentie par les contemporains comme un processus pathologique.

La ville devient un objet de réflexion. Elle est présentée comme incapable de faire face à la croissance démographique et à l’économie industrielle.

Pour répondre et résoudre les crises urbaines, certains s’intéresseront à la question sociale.

12/02/2007

II. Les réponses à la crise

A. La force de l’hygiénisme aériste

L’hygiène occupe une place importante dans la société du XIXe siècle. Elle devient progressivement une discipline à part entière au sein du monde médical.

L’hygiène a pour but d’éviter la maladie. On parle d’hygiène du corps mais aussi d’hygiène de la ville. S’accroît alors un idéal de propreté.

L’hygiène est alors basée sur l’aérisme, c’est-à-dire à l’idée qu’un espace plus sain nécessite forcément des mouvements de circulation d’air et de l’eau. La salubrité et la santé viendraient donc de la circulation des fluides.

Ces idées contribuent de former une nouvelle façons de voir la ville : pour améliorer la circulation des fluides, on perce de larges avenues en ligne droite, organiser des systèmes de canalisation, d’évacuation des égouts, etc.

On élargit ainsi les rues, aligne les maisons pour permettre l’évacuation des déchets.
La circulation de l’air, des ordures et des personnes doit être améliorée.

Certains foyers où se développent les "miasmes" doivent être éloignés : cf. les abattoirs, les morgues, les cimetières et les hopitaux. Ces activités vont être relocalisées en périphérie.

Un remodelage urbain a lieu. Les médecins sont alors des acteurs importants de l’évolution urbaine.

Pour eux, la maladie nait dans certains environnements comme les marécages où les eaux stagnent : on va assécher des marais pour lutter contre le paludisme.

A Tours, le médecin Jean-François Duverget dénonce dans un ouvrage la "fétidité" de l’air tourangeau et la "stagnation qui communique la mort". Il propose pour la ville la mise en place d’un approvisionnement en eau et l’élargissement des rues.

B. Les premières réponses à la crise urbaine

  1. Des projets globaux mais souvent utopiques

Ces projets concernent la ville dans son ensemble.

Dès les années 1820 se développent les théories des socialistes utopiques dénonçant le capitalisme et les effets de l’industrialisation sur la crise urbaine.
Ils considèrent la ville comme victime du désordre industriel. A ce désordre doit répondre l’ordre.

Ces socialistes proposent des modèles de ville idéale, c’est-à-dire des communautés fondées sur le partage des biens et la redistribution des richesses.
Ils suggèrent des modèles urbains :
  Le phalanstère de Fourier ;
  Icarie de Cabet.

Il s’agit d’espaces ouverts et droits, structurés en fonction des fonctions urbaines. Ils proposent une standardisation des logements : ceux-ci doivent être vastes, aérés avec une division des espaces.

Il y a eu quelques tentatives comme le familistère de Guise.

Ces projets sont ainsi des organisations planifiées comme réponses à la crise urbaine.

  2. Des réalisations concrètes mais insuffisantes

Au nom de la santé publique et de l’intérêt général, il existe des projets de percement des rues et d’élargissements des voies, doublés de constructions d’égoûts.

Souvent, la structure des villes européennes dataient d’avant la révolution industrielle.

Pendant la Restauration, on a percé quelques voies droites et longues comme la rue de Rivoli.
Pendant la Monarchie de Juillet, le préfet Rambuteau a organisé des travaux dans le coeur médiéval de Paris et a créé l’évènement. cf. rue de Rambuteau.

Puis un crédit d’1 million de francs a été octroyé pour créer des canaux et des fontaines parallèlement à l’amélioration et à l’extension des égoûts.
Mais ce crédit a été insuffisant pour Paris.

A Tours, en 1820 un premier plan d’alignement des rues de la ville est proposé mais rejeté car il concernait trop de propriétés privées.
Dans les années 1830, le nouveau maire Walvein élu en 1835 présente un nouveau plan d’alignement des rues pour assainir la ville. Il veut également ouvrir des voies nouvelles et permettre ainsi le développement de zones peu urbanisées. Le conseil municipal approuve ce plan. Celui-ci concerne surtout les quartiers les plus insalubres du bord de Loire.
Une rue parallèle à la Loire est ouverte et équipée d’égoûts : à Tours, les égoûts surchargés et vétustes inondaient les quartiers lors de grandes précipitations ; l’eau stagnait alors sans s’écouler. On met donc un place un vaste système chargé d’évacuer tous les eaux de la ville vers un fossé puis vers la Loire.
Ce projet était cher et fut évalué à 100 000 F.

Ainsi, les restructurations urbaines vont connaître des débuts difficiles à cause du coût financier. Les municipalités ne veulent pas s’endetter.

Pourtant, une prise de conscience se fait sur la nécessité des travaux. Ils se font dans une perspective globale pour un meilleur fonctionnement général de la ville.

Le projet le plus connu de restructuration urbaine concerne Paris en 1853.

B. Un urbanisme de régulation

Ce type d’urbanisme a lieu à Paris. Cette ville donne naissance à un nouveau modèle d’aménagement urbain impulsé par Georges Haussmann, préfet de la Seine.

Le projet haussmannien concernet le centre et les faubourgs de Paris.

  1. Les cadres de la réorganisation urbaine

1853 marque le début du Second Empire et le règne de Louis-Napoléon Bonaparte. Celui-ci a une culture technique importante.
Il a également beaucoup voyagé, a vu les débuts de la restructuration urbaine de Londres et le développement des villes américaines et s’en est sans doute inspiré pour Paris.
Il s’est aussi intéressé au saint-simonisme et a fait sien le projet de s’attaquer à au manque de logements et à l’insalubrité. Se réclamant socialiste, Napoléon III voulait ainsi réduire la misère urbaine.

Mais il voulait aussi faire de Paris une capitale monumentale et moderne, symbole d’un pays recouvrant sa place dans le monde. Il veut faire de Paris une ville aérée avec des espaces verts.

L’haussmannisation consiste ainsi à agrandir, assainir et embellir Paris. Ce projet nécessite donc des moyens à la fois financiers et techniques.

Le Second Empire connaît des débuts autoritaires et passe outre les réticences des propriétaires privées pour remodeler la capitale.

Napoléon III impose à la ville une politique volontariste autour de l’équipe des Ponts et Chaussées autour du Préfet Haussmann :
  Service des Egoûts et de l’Eau : Ingénieur Belgrand ;
  Service de l’Architecture ;
  Service des Voies publiques et des Promenades : Ingénieur Alphand.

La ville va également bénéficier d’une conjoncture économique favorable.

Dans les années 1850, la France connait une forte croissance économique, la mise en place d’un réseau bancaire et un développement des sociétés anonymes.

Plus de capitaux sont disponibles, la banque Crédit foncier va contribuer au financement des travaux ; des sociétés de travaux publics émergent...

Les travaux vont nécessiter des expropriations que la loi de 1852 permet par simple décret impérial. Cette loi autorise également la ville de Paris à revendre les parcelles non exploitées. La ville peut ainsi se faire des bénéfices sur la revente des terrains. La facilitation des expropriations permet un début rapide des travaux.

19/02/2007

Volonté d’une Kale monumentale :projet pol :faire de la Fr une puissance diplomatique.

/>Ville moderne,assainie, espaces verts, aérée ac rue + large (raison aussi militaire).

=>but :ville embellie, assainie

=>B de moyens

.2nd Empire : empire autoritaire

/>Arrêt pr î privé q ss Monarchie de Juillet

/>Loi d’expropriation, sur l’emprunt (facile à faire).

/>Pol volontariste :possible grâce à une équipe autour d’Hausmann.

/>Ponts et Chaussées :responsables des travaux, divisés en 3 services

/>Les égouts et les eaux (Belgrand)

/>L’architecture et les eaux

/>Les voies publiques et les promenades (Alphand).

.B de financement :conjoncture éco favorable

/>2nd Empire :forte croissance éco.

/>2ème ½ 19ème :mise en place d’un réseau bancaire + hausse des Stée anonyme.

/>Draine S des travailleurs

/>Croissance génère + de Kaux et Kaux dispo pr projet urbain.

Ex :Le crédit foncier :rôle imprtt ds restructuration urbaine parisienne.

.Et juridique favorable à l’émergence de Sté de travaux publics

/>Q foncière :bcp exprorié

/>1841 :loi revue sur exproriation (début du dvlpmt ferroviaire).

/>1852 :nvelle loi sur l’exproriation

/>Exproriation de parcelle entière par décret impérial (autoritaire) + autorise ville à revendre parcelles pas utilisées (possible bénéf sur la revente).

=>Procédure simple

=>Possible engagement rapide des travaux.

Chapitre 3 : La conquête de l’eau dans les villes

26/02/2007

Au XIXe siècle, l’eau est rare et sale. La pollution de l’eau est un problème commun à toutes les villes.

L’eau se trouve dans les puits et dans les fontaines. Elle est relayée par des canalisations, des aqueducs et des châteaux d’eau.

Le citadin se fournit soit directement, soit par l’intermédiaire du porteur d’eau.

A la fin du XIXe siècle, les Parisiens utilisent 4L par jour et par personne. En 1830 les Tourangeaux 6L par jour et par personne. Cette eau servait à s’hydrater mais également à la toilette personnelle.

Vers la fin du XIXe siècle, de nombreuses pétitions circulent afin de favoriser l’approvisionnement.

L’eau est souillée, polluée dans le cour même des fleuves, par les usages industriels.
Les nappes d’eau souterraine sont polluées par les fosses d’aisance, qui pollue également les puits mal isolés.

Certains médecins font la relation entre la mauvaise qualité de l’eau et le développement de certaines maladies.
Mais il ne s’agit que du stade de l’intuition.
Des mesures de précaution sont prises : on appelle à bouiller l’eau et à surveiller les puits.

Il existe un vaste consensus entre les médecins, les hygiénistes, les ingénieurs, etc. pour fournir à la population une eau saine et abondante.

Le problème de l’évacuation des eaux usées se pose. On y répond par la mise en place progressive d’un réseau d’adduction et d’évacuation de l’eau.

I. Augmenter le volume d’eau disponible

A. L’adduction d’eau : une technique ancienne au service de questions nouvelles

Il s’agit de pomper l’eau ou de capter les eaux de source puis de les irriguer vers un réservoir et un circuit de redistribution par un système de canalisation.

Le transport de l’eau se fait par des canalisations en plomb, en terre cuite ou en bois.

A Tours, il y avait 4 km de canalisation entre la source du Limason à Saint-Avertin et le réservoir situé place François Sicard.

Ce genre de système de canalisation était en général insuffisant pour la ville entière.

Les préoccupations des hygiénistes augmentent la demande de salubrité, qui est prise en compte par les municipalités.

La lutte pour la salubrité est une question financière et politique : les ressources limitées et il y a difficulté à déterminer quelles sont les populations prioritaires.

Depuis 1790, les communes sont chargées du maintien de la salubrité publique, donc de l’alimentation en eau.
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