Les noms de lieux de villevêque








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Raymond Delavigne Texte n° 56


LES NOMS DE LIEUX DE VILLEVÊQUE

(M.-et-L.) DEPUIS LE MOYEN AGE :

des noms de parcelles aux lieux-dits modernes
INTRODUCTION
Dans ce répertoire alphabétique des noms de lieux de la commune de VILLEVEQUE, et de quelques noms communs devenus noms de lieux, j'ai consigné tous les noms et toutes les variantes de formes et de prononciations rencontrées, ainsi que les dates que j'ai pu rassembler jusqu'à ce jour. La présentation par ordre alphabétique m'a paru en effet la plus commode et la moins fastidieuse, notamment pour la consultation.

Les vocables locaux utilisés sont expliqués à leur place alphabétique dans le répertoire et ils sont mis en petits caractères italiques gras.

Les formes anciennes sont rares. J'ai noté toutes les formes trouvées, même lorsqu'elles étaient manifestement erronées; elles peuvent en effet refléter la prononciation de l'époque.

J'ai procédé à un certain nombre de renvois pour les noms composés afin de faciliter la consultation sous plusieurs entrées. Par exemple le Champ-du-Bas-Rodiveau est répertorié à Champ, à Bas et à Rodiveau.

. La plupart de ces noms de lieux provient des sources écrites mais je suis encore bien loin d'avoir épuisé toutes les sources publiques et privées. Partant des deux cadastres, notés « CA 1811 et 1934 » puis du cadastre informatisé, je suis remonté progressivement dans le temps, d’abord à l’ « état des sections » de 1791, noté « E.S. de 1791 » avec la mention des sections « septentrionale » (nord), « orientale »,(est) « méridionale », (sud), « occidentale », (ouest) et « centrale ». J'ai exploité quelques équivalents pré-révolutionnaires des cadastres, qu'on appelle « plans terriers » ou "censifs", noms donnés en Anjou aux papiers de déclaration des redevances seigneuriales et dont l'exploitation est loin d'être terminée. J'ai commencé d'utiliser les papiers des seigneuries du Château, de la Cure, de Souvigné, de Bléré, de Rouillon….Nul doute que les papiers des autres seigneuries révèleraient encore beaucoup de noms de lieux totalement disparus.

Les source privées ne sont pas à négliger non plus. Ils s'agit des papiers de familles auxquels j'ai pu avoir accès. Ces actes notariés ne sont pas avares de mentions de noms de parcelles que les cadastres ne donnent pas toujours.

Puisse la publication de ce répertoire en faire apparaître d'autres, que je consulterais volontiers pour enrichir ce répertoire, si on me les proposait en prêt le temps de leur exploitation.

J'ai simultanément rassemblé les explications, significations et étymologies possibles de ces toponymes, telles qu'on peut les trouver chez les différents auteurs qui ont étudié ce domaine. Je les cite in extenso ou sous forme d'extraits mis entre guillemets et en caractères italiques. J'ai ajouté parfois mon propre commentaire sur le contexte local du toponyme, ce qui permet d'écarter certaines pistes peu vraisemblables que je cite cependant, par rapport à l'éclairage qu'apporte la connaissance du contexte, qui n'est pas que physique. Là aussi, il n'y a rien d'exhaustif, ni de systématique. D'ailleurs les plus célèbres toponymistes, tels Dauzat et Rostaing ne sont pas ceux qui apportent nécessairement le plus !

Pour les toponymistes "classiques" comme Dauzat, les noms de lieux procéderaient très souvent d'un nom de propriétaire gallo romain. Par exemple Aminius avec le suffixe "-acum" conduirait à Amigné (37), (nom qu’on retrouve à Corzé et à Villevêque.) En revanche, les travaux du chanoine breton François Falc'Hun et ceux de P. Audin, qui a repris ses hypothèses pour l'Indre-et-Loire et d’autres encore, de plus en plus nombreux, montrent que nous aurions plutôt affaire à une racine gauloise d'un des noms du marais: mign , ce qui se révèle pleinement conforme à la topographie des lieux concernant cet exemple. Une fois encore, ces nouvelles orientations toponymiques manifestent leur fécondité et leur pertinence par rapport à des explications qui n'en étaient pas, fondées sur des noms, de famille d'origine latine. Voir aussi Pressiat, Souvigné etc.

Par ailleurs, ces explications sont souvent contradictoires entr'elles. Dans un certain nombre de cas, il est cependant possible de faire des vérifications sur le terrain et donc de tester la vraisemblance de telle ou telle hypothèse d'explication. MAIS ON NE DOIT PAS PERDRE DE VUE, QU'EN CE DOMAINE, LA CERTITUDE DEMEURE UNIQUEMENT D'ORDRE STATISTIQUE. C'est pourquoi je n'ai pas hésiter à faire appel le plus possible aux comparaisons avec les mêmes formes de noms de lieux rencontrées ailleurs et aux relations entre toponymes de formes voisines, pour élucider la signification de certains noms de lieux, sachant toutefois que deux formes modernes identiques peuvent avoir parfois des origines différentes..

Si une chose est certaine, c'est bien que chaque toponyme a eu un sens et une utilité lors de sa création et ce sens a pu se perdre pour en acquérir un autre comme on le verra sur plusieurs exemples. Voir par exemple le Pré-Pasmontier dont la signification ancienne était claire, « le pré du passage du monastère (moutier) », devenu le Pré du Pannetier .

La toponymie, l’ensemble des noms de lieux d’un territoire donné constitue « un livre d’histoire grandeur nature », ainsi que l’a écrit Jean-Marie Plonéis, qui ajoute :

« On pourrait croire que l’homme de la terre ne s’intéressait pratiquement pas à son passé ; ce serait là une erreur. Il s’y intéresse et l’on peut de plus affirmer qu’il a écrit son histoire, et qu’en la matière il était un précurseur, en élaborant une œuvre collective faite de millions de noms de lieux allant de celui du bourg ou du hameau à celui de la plus modeste parcelle de terrain. Dans cette phénoménale mosaïque dont certains sont plusieurs fois millénaires, aucun nom n’est à vrai dire déterminant : c’est l’ensemble ; une fois bien classé, bien étudié et bien interprété, qui nous donne une vue globale, pénétrante et précise, d’un monde qui, contrairement à certaines idées reçues a toujours été en évolution »1.

Raymond Delavigne

18 août 1997

LES SOURCES et leurs ABBREVIATIONS.
/ et ; : Ces signes séparent deux mentions successives du même nom de lieu.

Archives Départementales de M et L : AD 49, suivi de la référence à la cote.

Archives Municipales de la ville d'Angers : AM d'Angers.

Archives Municipales de Villevêque : A M

Archives Nationales : A N. suivi de la cote.

Atlas de Trudaine, aux Archives Nationales. En abrégé : Trudaine.

Bée = boisselée, mesure de superficie des terres cultivées correspondant à 6 ares 60 centiares. 10 boisselées font un arpent ou 1 / 3 d'hectare.

ca = vers (telle date)

Cadastre de Villevêque de 1811. En abrégé: CA 1811.

Cadastre de Villevêque mis à jour au XIXe siècle : CA mise à jour XIXe s.

Cadastre de Villevêque de 1934. En abrégé : CA 1934, section A 2, par exemple.

Cassini : Carte de Cassini établie dans la seconde moitié du XVIIIe siècle. En abrégé : Cassini, avec la mention en clair du signe cartographique, tels hameau, chapelle etc..

Censifs, il s’agit des papiers censifs ou censiers, chacun ayant une date de réalisation :censif 1717, par exemple. Ils sont conservés aux Archives départementales.

Chemin Rural (d'Intérêt Commun) : C-R (I. C.)

C P : "Dictionnaire historique, géographique et biographique de Maine-et-Loire" par Célestin Port.

C R : Chemin Rural

E.S. : Etat des Sections de 1791 (16 octobre), collationné le 1er mars 1792 par Bellanger greffier de la municipalité.

l. d. = lieu-dit

Papiers Beaussier : Il s'agit d'un chartrier conservé dans la famille Beaussier, confié en prêt par M. Beaussier lui-même dans les années 1970  quelques années avant sa mort. Il possèdait la ferme d'En-Houle. La plupart des pièces de ce dossier concernent ce secteur : L’Audinais,La Barre….

Papiers Chaignon : il s'agit des papiers de famille de mon grand-père maternel, forgeron et maréchal-ferrant à la Raverie, dans la première moitié du XXe siècle.

Papiers de la Cure de Villevêque. : Il s'agit des papiers qui étaient conservés dans les archives de la cure de Villevêque par les curés successifs. Ils sont maintenant déposés aux Archives Diocésaines d’Angers.

Papiers Delavigne : Il s'agit d'un chartrier familial reçu de mon père, Pierre Delavigne avant sa mort en 1982.

Papiers Repussard : Ces papiers m'ont été donnés par Léontine Repussard, couturière à domicile avant sa mort. Elle habitait le Rodiveau.

R.I.O. : Revue Internationale d'Onosmatique.

V. et O. : A. - J. Verrier et Onillon, auteur du « Glossaire des patois et parlers de l’Anjou ».

REPERTOIRE ALPHABETIQUE

A


- Abbrégée (L'), CA 1881, section A ; CA 1934 section A 2 / CA 1811.

A rapprocher ci-dessous de Bergée, Brégée, Brégeon, Brogeon, Borgeon.

Etymologie :

Montesson : "Abraiger, Abrayer signifie : entourer un jeune arbre d'épines pour le garantir des bestiaux, embrasser".

C'est une première étymologie possible. En effet une extension de sens (à vérifier) pourrait signifier la parcelle enclose artificiellement par des épines. Ceci parait d'autant plus plausible qu'on trouve dans le voisinage les toponymes L’Enclose d'une part, les Grands-Champs et les Pastures d'autre part. Ces deux derniers noms de lieux confirment, a contrario, le caractère ouvert du terroir et le pacage des animaux, animaux qu'il fallait tenir à l'écart par des clotures végétales, mortes ou vives.

La deuxième explication est suggérée par le rapprochement avec Brégeon, Bergeon, prononcer "beurgeon", c'est à dire en parler local, des "courts" ou sillons dont la longueur va en se raccourcissant du fait de la forme triangulaire ou irrégulière de la parcelle.
- Ablunière (L'), "La métayrie de l'A." in Papiers Beaussier du 3 VI 1658. Voir La Bleunière.
- Abreuvoir , Voir Cale

- Abreuvoir (Le Chemin de L’), au bourg, près du Vieux Port.

- Abreuvoir des Corbières (L’), 1842, 1868 (A M )

- Abreuvoir de Craon (L’), 1885 (A M)

- Abreuvoir de la Gautrie (L'), 1881 (A M)

- Abreuvoir de la Hitraie (L’), XIXe siècle, (A M).

- Abreuvoir de La Lande de Foyer (L’), 1848, plan n° 5 aux A M.

- Abreuvoir de la Maison Blanche (L'), 1875 (A M)

- Abreuvoir de Pas-Bénier (L'), 1876, (A M)

- Abreuvoir de la Pâture (L'), établi en 1881 sur une propriété communale qui était affermée à Jean Delavigne (AM)

- Abreuvoir du Perré (L'), établi en1881 (A M)

- Abreuvoir du Pouilloux (L’), entouré de murs en 1874 et 1886 (A M) Voir vivier
- Accacias (Les), l-d habité, (annuaire téléphone 2000).
Acheneau, encheneau :

Un achenal est en ancien français un canal.

Michel Le Mené décrit ainsi un « encheneau » : « Cette bonde [de l’étang] disposée sur une «  barbacane » de pierre qui coupait la chaussée était munie à sa base d’un « encheneau » constotitué probablement de deux-demi-troncs d’arbres creusés, servant à conduire l’eau sur la roue du moulin lorsque celui-ci se situait directement sur ou sous la chaussée »2.

Ce dispositif dont le nom de la parcelle de terre ci-dessous paraît conserver le souvenir, renvoie à un probable étang disparu ?

- Lachenau, terre CA 1811 section C 346
- Acquêt (L’), Lacquêt, (terre Dacquêt n° 402, terres n° 403 et 404 de l’E.S.de 1791, section occidentale

- Acquets (Les), terre, CA 1811 section F n° 369. Pièce de terre dont une boisselée dépendait de la Papiaudrie, 1791, A D 49, 1 Q 353).
- aie, - ay,- aye, - ée – et : « suffixes collectifs se rapportant essentiellement à la flore, dérivant généralement des suffixes collectifs latins neutre –etum ou neutre pluriel pris pour un féminin –eta ».3
Aiguillon (L'), voir L'Eguillon.


  • Ailleries (Les), terres n° 234 et 235, 237 à 239 de l'E.S.de 1791, section centrale, vers Reugner ?


- Aileries (Les), CA, section E 140. CA 1812 E 142, 145 terre
- Ailières (Les), terre CA 1811 section E 147
- Airault, Ayrault. Voir Port-Airault
aire :

- Aire (Terre de L’), terre n° 336 de l’E.S.de 1791, section occidentale, de la Loire ou du Boissimon ?

- Laire, terre CA 1811 section B 660

- Aire (Terre de L'), n° 1243, 3 boisselées, E.S de 1791, section centrale, près de Beauregard

- Aire (Le Clotteau de L'), ..." dudit lieu d'Oulle", in Papiers Beaussier du 13 XII 1784.

- Laire (Le Champ de) , terre n° 345 de l’E.S.de 1791, section occidentale, près de la Loire

- Airre (La Pièce de L' ), ..."close de haies et fossés en dépendant", in Papiers Beaussier du 11 XII 1805.

Cette "aire" est la même que la précédente. Il s'agit d'une aire à battre les céréales.

l'ancienne aire près le puits”, 1812, à Brétigné, (in papiers de Brétigné).

Etymologie :

Voici une définition que donne un document de 1790, à propos du presbytère de Villevêque : « une autre petite pièce de terre aussy labourable, en face de la maison, servant d’aireau et décharge ». (A D 49 1 Q 1248, page 1).

Du latin area, désignait l'emplacement proche de la ferme où l'on battait les céréales et légumineuses au fléau, puis par la suite, au rouleau. Cette aire était une surface aplanie et garnie d'une couche de bouse de vache séchée. Les herbes étaient supprimées, le sol égalisé et enduit de bouse de vache battue avec le dos d'une pelle. Celle-ci formait en séchant une croûte qui facilitait le recueil du grain avec un balai de bronde. Cela se pratiquait encore couramment dans les années 50.

L‘usage du fléau a perduré jusqu’au milieu du XXe siècle et un peu plus, mais cantonné dans le battage de graines qui ne pouvaient l’être mécaniquement, telles les haricots, le colza, l’oeillette, et toutes les productions grainières de fleurs et de légumes, car, à l’instar de la Vallée de la Loire toute proche, ces productions se rencontraient couramment aussi à Villevêque.

Le battage avait lieu sur l’aire, qui était une partie de la cour de la ferme spécialement aplanie et préparée pour ce faire d’une année sur l’autre. La micro-toponymie cadastrale conserve plusieurs champs de l’aire ou du pailler. L’herbe était « pelée » et une couche de bouse de vache étendue ensuite et bien battue à la pelle. Cette couche durcie simplifiait la collecte du grain battu, avec une pelle de bois et un balai de brins de bouleau ou de bronde.

Le battage des gerbes étalées sur l’aire en une couche mince, se faisait généralement à plusieurs ; les fléaux battant en cadence selon un chant et un rythme particulier, fonction du nombre de batteurs.

Préparation de l’aire

« Cette aire où s’effectuait le battage avait été dressée, exempte d’aspérités, même on appelait ça la « marner » avec de la bouse liquide, quelques jours avant le battage ».4

E. Rethault décrit cette opération avec une plus grande précision :

«Aménager l’aire à battre était une ?uvre de longue haleine. On avait gardé tout l’hiver les bouses de vache en les faisant sécher pour éviter les fermentations. Le moment venu, elles étaient reprises, transformées en mortier demi-fluide qu’on étendait sur le sol, débarrassé de toute pierre et de toute herbe. Couche par couche, on finissait par obtenir un tapis doux aux pieds d’une couleur brune où les pailles mêlées jetaient au soleil comme un éclat d’or et c’est sur cette couche que le moissonneur étendait ses javelles, les épis tournés vers le centre en nappes unies. »5 

Le battage au rouleau

On rencontre encore, au coin d’un bâtiment de ferme et maintenant comme objet décoratif de pelouses particulières ou de squares municipaux, de gros cylindres de grès ou de « grison » (granite de Bécon), munis d’un axe en fer à chaque extrémité. Ils tournaient dans un bâti de bois muni de brancards dans lesquels un cheval était attelé. Le bâti a disparu, pourri depuis longtemps. On peut encore voir un rouleau complet de ce type à Denezé-sous-Doué, dans la ferme troglodytique de Rochemeunier. (cf photo). Le conducteur était assis sur un siège fixé sur le bâti, au-dessus du rouleau et il guidait ainsi le cheval, qui tournait en rond sur l’aire à battre. Il ne semble pas que cet engin soit très ancien et qu’il ait été utilisé pendant longtemps. Son usage dût cesser au début du XXe siècle.

L. Raimbault nous donne sa date d’apparition pour le canton de Thouarcé :

« En 1843…c’est aussi à cette époque que l’on commença, dans le canton, à se servir de rouleaux ou cylindres en pierre pour battre les grains ».6

Cette technique ne se confond pas avec le dépiquage, comme l’écrit Charles Giraud :

« La méthode du dépiquage n’est usitée nulle part dans le pays.

La méthode du rouleau …est préférable au fléau, mais elle demande une certaine habitude que n’exige pas les machines…

Le rouleau est une machine simple d’un prix médiocre et à la portée ‘un grand nombre de fermiers. Comme pour battre au fléau, on étend le blé sur l’aire, un certain nombre de chevaux en rapport avec la pesanteur du rouleau, sont attelés sur cette machine et dirigés par un conducteur. Un rouleau mis en mouvement par deux chevaux et un conducteur suivi de quatre hommes munis de fléaux pour achever le battage, équivalent à huit batteurs. » (p. 102).

Alfred Macé décrit aussi ce qu’était le battage au rouleau :

« Enfin voici les gerbes mises en tas, ensuite [venait] le battage, dans mes années de jeunesse, c’était avec le lourd rouleau de granit. Les gerbes détachées et mises en rond sur une aire propre qui avait été « bousée », bouchant tous les interstices, des b?ufs ou des chevaux marchaient sur l’airée, celle-ci retournée et l’attelage recommençait à tourner, quelquefois deux airées par jour ; le soir il fallait « venter », vanner, une personne sur « l’anille », manivelle actionnée par une main, l’autre main faisant introduire sur les grilles, grandes alvéoles d’abord, des alvéoles plus petites pour un deuxième épurement, une personne pour approvisionner, une autre avec son « rabot, raclette avec un long manche pour dégager la sortie de la longue grille séparant le beau grain du petit ; mettre en sac et monter au grenier le résultat de la journée. » (p. 24).

E. Rethaud évoque aussi le battage au début du XX e siècle :

« Le battage connaissait déjà la batteuse, la trépigneuse ou le manège. La plupart du temps il s’effectuait au rouleau de pierre sur l’aire préparée à l’avance…Le cheval traînait le lourd rouleau de pierre ; les grains glissaient avec leurs glumelles et leurs glumes. La paille secouée, on trouvait la récolte sur le tapis sans poussière, le tarare séparait le bon grain. Tout ceci ne pouvait se faire que par très grand soleil.

Les hommes et les bêtes suaient dans la chaleur et la poussière, mais la joie était toujours présente, personne ne songeait au gain en réalité, il suffisait que la récolte s’annonce heureuse et qu’on ait l’assurance que les faims pourraient être apaisées. » (p. 53).
Aireau, airau, ereau :

Etymologie :

V et O : "Aireau : 1/ cour qui précède une ferme.....

4/ ensemble des bâtiments d'une ferme et cours attenantes. Dérivé de Airal, maison, logement. (Jaubert) : cabane, dans le Centre".

Martin-Demezil (J.), Recherches sur les origines de l’aireau blésois, Recueil de travaux offerts à M. Clovis Brunel, Paris, 1955, t. II, pp. 263-264. la définition que donne cet auteur de l’hérail » correspond parfaitement à la réalité constatée en Anjou. Le terme s’applique à l’origine à l’espace à bâtir ; puis la désignation s’étendit à la maison elle-même et aux terres dépendantes, souvent encloses, d’une superficie rarement supérieure à l’arpent ». Cité par M. Le Mené, Les campagnes angevines à la fin du Moyen Age, 1982, p. 147.

In Papiers Repussard :"souffrir usage aux aireaux et puits dudit lieu" est une clause du bail de 1840 pour la ferme des Humeaux.

- Aireau (L'), terres n° 803 et 804, E.S de 1791, section centrale, vers la Gilberdière ou le Coudray

- Laireau, terres n° 412, 426 à 434 de l’E.S. de 1791, section sept. à Craon.

- Laireau, terre 8 boisselées, E.S de 1791, section centrale, vers les Homeaux

- Laireau , terre, n°s 64, 65, 67, 69, jardin n° 66, pré n° 68, de la section orientale de l’Etat de Sections de 1791 (A M), au voisinage de la Mortonière, vers les Bouchets.

- Laireau,, « maison et appartenances , livre 13 art 124-125, 1696, (AD 49, G 231)

- Laireau-Bongon (Le Clos- )- voir à Clos-Laireau-Bougon

- Ayraux de la Raverie (Les), 1565 (A D 49, G 2810) ; 1671, terre (A D 49 G 2808)

- Layreau des Varennes, terre, livre 13 art fol 46…1696, (AD 49, G 231); La Pièce du Grand Aireau des Varannes, 1671, (A D 49 G 2808)

- Ayreau (L’), « un loppin de vigne sittué au Cloux de vigne nommé L’Ayreau proche la Croix des Houxmeaux », 14/07/1614, (AD 49, E 118)

- Aireau (L'). Voir Le Petit-Frémoulin, Le Port-Terreau.

- Laireau-Guignon (La Pièce), 1544, (A D 49, G 2810).

- Héreau (Le Vieil-), ca 1560, A D 49 E 1443. Aveu de Souvigné.

- Ayreaux ( Terre près des), « près le bourg de Villevesque », 1696, (AD 49, G 231)

- Ereau de La Duchesnerie (L'), 1475, (A D 49, G 2810).

- Lairau Bougon, 1539, Léreau Bougon, près la Rue des Bois, 1544, Lerrau Bougon 1566 (A D 49, G 2810).

Voir Le Port-Terreau, Le Port-Ayrault, Le Crucifix.
- Airie (L'), terre CA 1812 D 323
- Ayards (Les), voir Les Ayrées

- Ayars (Les), voir les Ayres

Etymologie :
Ayard est le peuplier en ancien français mais Ayre a une autre signification.


- Ayres (Les), ou Ayars, terre, 1696, (A D 49, G 231)

- Ayrées ou Ayards (Vigne aux), livre 18, fol 144-314, 1696, (AD 49, G 231)

- Ayrées appelée Bargon ? (Vigne aux), livre 18 fol 314, 1696, (AD 49, G 231)

- Aisse (La Petite), lecture difficile, pas de point sur le i :cusse, ouse ? n° 642, E.S de 1791, section centrale vers la Mererie
aitre :

- Estre et appartenances de Souvigné (L’), « Jehan Lévesque de l’estre et appartenances de Souvigné, quinze sols six deniers ». ca 1560, A D 49, E 1443, aveu de Souvigné.

- Estre et appartenances feu Sohier (L’), id

- L’etron-qui-Fume, Les-Troncs-qui-Fument. Voir ce nom pour une explication étymologique;

A Piacé (Sarthe), existent :

  • L’être-Barbier,

  • L’être-Moinet,

  • L’être-Vernier,

  • Letrou.

Ces noms de lieux sont tous des lieux habités, actuellement ou anciennement et on y reconnaît le nom du premier occupant, le dernier, Letrou ressemblant à L’Etron qui fume de Villevêque.
- Albert (Terre d’), terres n° 580 à 583 de l’E.S.de 1791, section méridionale

- Albert (Taillis d’), taillis n° 585 de l’E.S.de 1791, section méridionale

- Albert (Le Bois), voir Halbert

- Albert (Petit), terre n° 577 de l’E.S.de 1791, section méridionale

- Albert (Le Petit), terre n° 1246, 3 boisselées, E.S de 1791, section centrale, vers Beauregard

- Albert (Le Grand), terre n° 1247, 7 boisselées ½, E.S de 1791, section centrale, vers Beauregard
- Allard (Les), pièce de bois, ca 1560 , dépendant de Souvigné, voisin du Bois-aux-Veniers. (AD 49, E 1443).

- Allard (Champ-), "Le Champ du Bas-Rodiveau ou Champ-Allard", in papiers Delavigne, 1873).

allée

Voir la Salette en 1791

- Allée terre et jardin n° 656, 1 boisselée, à la Bouteillerie, E.S de 1791, section centrale

- Allée (L'), CA 1811, section H 380

- Allée des Bosquets, l-d habité, (annuaire téléphone 2000).

- Allée de la Fourerie

- Allée des Quatre Vents, nom moderne, voir Vents.

- Allée de La Mare, l-d habité, (annuaire téléphone 2000).

- Allée des Noyers,

- Allée (Terre L’), terre n° 839 de l’E.S. de 1791, section occidentale, aux Nevouries

- Allée de la Salette, 1791, E. S. in section orientale

- Allée (La Terre de l’), terre n° 876 de l’E.S. de 1791, section occidentale, vers la Fourerie

- Allée (La Terre de l’), terre n° 893 de l’E.S. de 1791, section occidentale, près de la Fourerie

- Allée (La Terre de l’), terre n° 469 de l’E.S. de 1791, section occidentale, près de Rouillon

- Allée du Tertre (L’), 1885 (A M)
- Allegrain (Le Mortier-), ca 1560. Voir Le Mortier-Allegrain.
- Alleries (Les), 2008 : près de Reunier (H. Fouqueron).
- Alliance (L’), ferme habitée par Adolphe Jacquelin, propriétaire en 1930 (âgé de 66 ans), 1935 (A M)
- Amenuserie (L'), terre, CA 1811 section I 103
- Amigné, Cassini : Hamigné. C P : ferme, commune de Corzé ."hébergement avec cours, fossez, pleisses".

Etymologie :

Dauzat : "Aminiacum" origine gallo-romaine.

Cassagne/Korsak : « Amigné constitue l’héritière de l’ancienne Aminiacum ou Villa Aminii »7. C’est la reprise, bien éculée en 2001, de l’hypothèse de Darbois de Jubainville, qui voyait des noms de propriétaires partout ! C’est continuer les errements de la toponymie en chambre.

Falch'un 2 : "Dans la Moselle, Augny, qui aurait pu s'écrire Ogny, était Aviniago en 857. Dans l'Aisne, Amigny-Rouy, ancien A-miniacus de date incertaine, en serait donc, à cause de la similitude des sites marécageux, un équivalent dépourvu de la mutation après l'article gaulois".

La position topographique du lieu, non loin du ruisseau d'Oule, évoque un contexte humide que confirme l'existence d'une "prée "de ce nom, c'est à dire d'une grande prairie habituellement inondable. C’est cette seconde étymologie possible qu’il faut privilégier, vu le contexte.

Amigné est aussi le nom d’un village à Tigné (49).

- Amigné (C R du Pâtis d'), CA 1934 section B1. Voir Hamigné.

- Amigné (Le Grand Bois d'), CA 1811 section B1 art 605 / A D 49 G 240 Plan 13 art. 106 "Bois d'Amigné; art. 106 ' "Bois du lieu d'Amigné"; art. 107 "Pré de la métairie d'Amigné; art. 108-109 "Prée d'Amigné";

Le "Plan des terres vainnes et vagues du Houlle" (A N R 5 122) porte "au midy, bois-taillis du lieu d'Amigné".

- Amigné (bois taillis),

- Amigné (Prée d’),

- Amigné (Chemin de Rajardière à .), CA 1811, section B1.

- Amigné (Chemin du bourg à.), CA 1811, section B2.
- Ancienne Gare, lieu-dit habité en 1973.
- Ancienne Route, pâture, CA 1811 D 598
- Andinais (L'), CA 1811 section F, lieu habité. Voir L’Audinais.
- Androuët (Le Pré-), voir Le Pré-Androuët.

- Androuet (Le Pré ), prés n° 960 à 972, 31 quartiers 1/3, E.S de 1791, section septentr.
- Anguillère (L'), terre n° 165 de l'E.S. De 1791 section centrale , près du Petit Reugné.

- Anguillère (L’), , terre attenant au Clos Desporte prèss du Bois-Simon.

- Anguillère (La Petite), terre, CA 1811 E 52

- Anguillerie (L'), C P : "terre, dépendante du Bois-Simon". Voir Enguillère

Etymologie :

Ce pourrait être une allusion à la forme allongée de la parcelle, si tel était le cas.
- Anne (Le Chapeau d’), Voir le Chapeau-d’Anne.
- Annet (En-), ca 1560, A D 49, E 1443, aveu de Souvigné, « Maistre Jehan Dupinot pour trois quartiers de bois sis en Annet deux sols ».

Etymologie :
- Aoulle. Voir "Rivière d'Oulle" ( A D 49 G 246).
- arche :

Etymologie :

Selon les A M de la mairie d'Angers, BB 18, en 1525 : " Devis des faux-ponts de bois baillés au rabais pour remplacer les arches du Louet rompues par les grandes eaux" et BB 12, en 1500 : " pose de grilles aux arches du pré de la Savatte".

In Papiers Delavigne du 22 III 1869 : "L'arche de la route" à propos de fossés et d'écoulement des eaux.

il s'agit probablement d'une référence à un aménagement de franchissement d'une "boire" ou d'un fossé. Toutefois, puisque nous sommes au bord d'une ancienne voie navigable, il faut aussi considérer, quoique ce soit improbable, qu'arche puisse être aussi une barque (Cf N-D de l'Arca à St-Nazaire, près de Perpignan.).

Lieu-dit ou hameau répertorié sur le dictionnaire de C. Port mis à jour.

- Arche (L'), "... de l'autre côté de l'Arche, le long du chemin qui va à Corzé ». in Papiers de la Cure de V. registre de fabrique art. 153 du 5 X 1818. 1858 (A M)

- Arche (La prée d'), A N H 3158 en 1607 :"une pièce de pré appelée la... contenant 15 arpents ou environs sis au-dessous du Bec-du-Loir, joignant d'un costé aux prés de l'abbesse du Perray, neuf rondes entre deux et aux pescheries du chapelain de la Roche-Foulques, d'aultre costé à la rivière du Loir avec un petit coing de pré contenant un quartier adjacent à la dite prée".

Sur un plan des A D 49 G 259 La "prée d'Arche, du Perray" borde la grande pêcherie de Cerné.

- Arche de la chaussée Doulle (L'), A M reg. 1770,acte n° 50, en 1789 : "faire racommoder le pavage de Larche …",

- Arche du commun d’Oule (La porte de l’), 1892, (A M)

- Arche des Conillaux (L’), 1866, 1885 (A M).

- Arche de la Commune d''Houle (Les Boires de L'), affermées pour la pêche, A M 1841;

- Arche de la Cosnuèche

- Arche de la Chaintre (L’), près des Chardons, 1885 (A M)
arpent :

- Arpent de L’Hôpital (L’), ca 1560, orthographe modernisée car est écrit « Larpans de Lhopital », « taille de prez », dans la Rivière de Souvigné. A D 49, E 1443.

- Larpans aux enfans Pierre Lafitière. ca 1560, A D 49, E 1443. Aveu de Souvigné.

- Arpent Long Champ (L), (L'Erpent Long Champ) en la commune de Souvigné, 1740, A D 49 E 146, dépendait de Bléré.
- Arrêt, C P mis à jour.

Etymologie : Il s’agit d’une ancienne halte ferroviaire sur la ligne de chemin de fer disparue Angers-La-Flèche.
- Artus (Le Fief-), voir Le Fief-Artus.
- Asperges (Le Champ des). Voir à Champ.
- asse : « suffixe péjoratif indiquant un lieu envahi par quelque chose, souvent un végétal indésirable, ou suffixe augmentatif ».8
- Assis (Le Clos des), « un lopin de terre qui autrefois faisoit deux quartiers de vigne », 1767, (A D 49, G 2820)
- Auberderie (L'), CA 1934 section I. Voir La Pierre.

- Auberdière (L’), Le dit sieur de la Fourrie pour sa terre de l’Auberdière me doit 4 sols de de cens. Ca 1560 (A D 49 E 1443).

- Auberdière (L’), terre n° 846 de l’E.S. de 1791, section occidentale, près des Névouries

Etymologie:

Plaisance: "Aubère, aubergerie : lieu planté de grands arbres (peupliers blancs)".
- Aublairie (L'), in Papiers de la Cure de Villevêque. du 20 VII 1799. Pierre Repussard est fermier. Voir Oublairie (L'). L'Aublairerie, en 1973.

Etymologie

Blairie : droit de dîme. Par exemple la « blairie de Ste catherine ou droit de dixme, sixte ou terrage qui se recueille dans une partie de la paroisse de St Lambert des Levées, et se partage sur le champ à la gerbe avec la dame de Briacé affermée au sieur Pierre Fourché par bail devant Challopin notaire à Saumur la somme de cinq cent francs ». (A D 49, H 2087).
- Audinais (L'), L'Andinais selon C P, (la mise à jour l’ignore) qui dit qu'il vaut mieux écrire l'Andinais et il cite un extrait du livre de l'évêque d'Angers Guillaume Le Maire "ad boscus alium qui dicitur Landinaye" en 1293. A D 49 Plan IX G 240 : "Les Haudinais, cour, jardin des Oudinais," "une pièce de 3 journeaux de terre nommée Laudinaye", in A D 49 G 234: "Consistance de la chastellenie de Villevesque en 1718 ".

Il s'agit donc d'un ancien bois. A noter la prononciation locale : Loudinais ; s'écrit aussi Laudinaye, Laudinais.

- Audinais (le Bois de L’),

- Audinais (La closerie de L’), Landinaye .

- Audinais (La Pièce de la Haute-) terre, 1882 (Papiers Delavigne).

Etymologie :

"endroit où se récoltait des eudins qu'on missait (hachait menu) pour les chevaux", in "Parlers et traditions du Bas-Maine et Haut Anjou. Le patois mayennais". Il s'agit d'ajoncs. C'est aussi le nom du fragon ou petit houx en Anjou. Le fait qu'on retrouve ce nom de lieu ailleurs dans la commune semble prouver qu'il s'agit d'un nom commun formé du mot eudin, ajonc et du suffixe - ais issu du collectif latin - etum s'appliquant communément à un ensemble, une collection d'espèces végétales, plantes ou arbres.

- Audinais (L'), CA 1811 section C. En limite de commune avec Le Plessis-Grammoire.

- Audinais (L’), CA 1811 section F.

- Audinaye (Le Bois de L’)

- Oudinaye (le chemin de la Barre à l’ ), XVIIIe s. (papiers Baussier)

- Laudinaye (Clos de vigne de) , 1658, 1658, « deux clotteaux de terre contenant deux journaux et demy ou envyron sittuez près des terres appelléez La Fourerye, à présent appelez les Champs Lan, l’un desquels et partie de l’autre ont cy-devant esté en vigne qui faisoient partie des douze quartiers de vigne dudit clos de Laudinaye…..abouttant d’un bout la terre cy devant en boys de la ditte seigneurie de la Barre ». (papiers Beaussier).
- Audinières (la Petite Pièce des ), terre CA 1811 section F 841
- Anguelaye (Vigne au Clos de La), livre ii fol 51, 1696, AD 49, G 231)

Etymologie : sans doute une déformation dérivée de angle qui a donné L'Anglaiserie, à St-Sylvain ou Longuère à Briollay.
- Aumonerie (L’), maison n° 865, jardin n° 864 de l’E.S. de 1791, section occidentale

- Laumonerie, terre, maison CA 1811 section F 96

- Aumônerie (L'), CA 1811 section I ; A 1934 section I / CA 1811 section I ; "C R de l'A..." in section I / Cassini; Closerie dit C P et ancienne appartenance de l'Hôtel-Dieu d'Angers ; « un clotaux de terre devant Lamonnery » ca 1560, A D 49, E 1443, aveu de Souvigné. « Maistre Pierre Guiot …pour la Mosnerie cinq sols huit deniers ». id ; « maison et appartenances de Laumonnerye », 1696, maison et terre (A D 49, G 231), relevait de la seigneurie du Château.

L’Hôtel-Dieu d’Angers ou Aumônerie St- Jean de Jérusalem possédait ces lieux, comme l'indique le contrat d'acquêt de la seigneurie de La Fourerie du 10 mai 1610 :

La dicte terre et appartenances de la Fourerie partie à foy et hommage et partie censivement des fiefs et seigneuries de La Roche Clérambault, La Haie Joullain, Pellouaille et aultres ….aux debvoirs cens et rentes seigneuriaux féaudaux, tant par grains que deniers aux cens deubz et accoutumés estre paiés, et entre aultre charge le dit lieu de Lhaummonnerie terre Lospital St Jehan de ceste ville de certainne rente de bled que ceste partie ont dict ne pouvoir exprimer. Lesquels debvoirs (« seigneuriaux sont deus » barré) lacquereur paira et acquitera pour lad rente quitte du passé."

M. A. Sarazin, dans son supplément au Dictionnaire de C. Port érit : « La métairie appartenait en 1610 au domaine de la Fourerie, avec lequel elle est acquise par Jérôme Ganches ; elle devait certaines charges à l’hôpital St-Jean d’Angers. (A D 49, E 2792). »

- Laumosnerye, 1515, « Pierre Guyot pour un herbergement et appartenances appellé La Déchière et dépendant la Fourrie joignant au fié près Laumosnerye ». (A D 49, C 104);pour une redevance de « feurre » au roi.

- Aumonerie (L’), au bourg : « un jardin où anciennement il y avait une maison servant d’aumônerie, joignant vers midi la Pièce des Granges et vers septentrion la Grande Rue », censif de 1765.

- Aumônerie (chapelle de l'). Voir La Mauscionnerie.

- Aumônerie (Le Clos de vigne de l’ ou de la Maussionnière), 1788, de la chapelle de l’Aumônerie ou Maussionnerie ; (A D 49 G 2820 dossier n° 30).

- Aumônerie (La Petite-). Voir La Courte-Pièce et La Groie.

- Aumônerie (La Pièce de La Grande Groie de L'.), CA section J art. 85., La Grande Grouas de l’Aumônerie (CA section I 85.

- Aumônerie (L), maison n° 865, jardin 864, bâtiments ruraux et cour 866, E.S de 1791, section occidentale

Etymologie : Une aumônerie peut-être à l’origine une ancienne maladrerie où l’on isolait les lépreux puis un endroit réservé à l’accueil des malades et des voyageurs pauvres ainsi que le bénéfice d’un aumônier pouvant y loger et en charge d’une chapelle.
- Aunage(s) (Les), pièce de terre joignant le chemin de la Ruette-au-Melle et la terre de Laupiteau, 12 thermidor An II, (A D 49, 1Q 162).

Etymologie :

A rapprocher de aulnaie = plantation d’aulnes.
- Launais, pâture n° 785 de l'E.S. De 1791, section sept. vers les Pains Benest

- Aunaie (L’), terre CA 1811 I 605

- Aunayes (Terre des), 1696, (AD 49, G 231)

Etymologie :En 1758 je note sur un acte notarié : « en un aunais pres la Dehinerie ? paroisse du dit Moranne ». (papiers Delavigne).
- Aunneau (L'), C P : closerie / Cassini : L'Honneau.

Etymologie :

La même sans doute que "aulne », arbre des zones humides. Auneau est le nom d’une commune d’Eure-et-Loir dont une des communes voisine est Aunay-sous-Auneau.

- Eauneau (L'), n° 1297, E.S de 1791, section septentr.



- Aurore, CA 1934 section C / C P : L'Aurore.



- Autelleris (La Basse-). Voir L’Hotellerie. In Papiers de la Cure de V. registre de la fabrique de V. du 11 II 1827.
- Avaries (Les); les Avoiries, terre, in A D 49 G 240 plan XIV art. 71, plan XII art. 267 et Papiers de la Cure de V. Censif de 1765 : "terre appelée les Avoiries joignant vers midi le chemin qui conduit du Bouchet à la Chaussée- d'Ousle" ; « Terre des Avenryes, 1696,(AD 49, G 231)

- Avaurie, taillis, n° 76 de la section orientale de l’Etat des Sections de 1791. (A M).

- Avauries (Les), terre CA 1811 section B n° 32

- Avauries (Les), terre n° 74, 75 et 77 de la section orientale de l’Etat de Sections de 1791 (A M).

- Avauries (Les Petites), terre, parcelle n°19 de l’Etat des Sections de 1791, section orientale. (A M).

- Avouryes (Les), 1696, (A D 49, G 231)

- Avouries (Les Grandes), terre, n° 20 de l’Etat des Sections de 1791, section orientale, (A M).

Etymologie :

Montesson : "Avairie: repos d'un champ pendant les 3 ème et 4 ème années. Si l'on peut avancer que la première syllabe de ce mot est privative, il serait, par son étymologie rigoureusement la traduction de "sans labour".

Leroy : " Les mots "vanrie","avanris, vainris, désignaient des places situées en bordure des fossés et des viviers, d'où l'expression populaire : "gros comme un crapaud de la vanrie".

Künzi : cet auteur fait état du franco-provençal avan, l’osier, « se rapprochant de la forme du prototype ab-ancos, « au bord de la rivière », proposé par M. Hubschmied. La transformation du préfixe ab en av est fréquente. Ici il n’y voit pas une particule préfixale, mais un radical que l’on retrouve dans le breton avon et aven Il estime alors que nous sommmes en présence d’une racine pré-celtique, av, qu’il pense indo-européenne, indiquant le mouvement.. »

Autre lieux : On trouve mentionné dans C P : Les Enverries à St Lambert-des-Levées, que Cassini nomme : Les Averies.

Au Sud de Bourgueuil, dans le Val, près de la Boire de Mitaine, on trouve : Les Averies.

A St-Cyr-sur-Morin (77), Vanry et Les Granges de Vanry sont de part et d'autre du Morin

Les Evanris-Ballu, à l'E; de Goimpy; Les Grands Evanrus, au N. de Goimpy et au S. de Roinville (28).
- Avarières (La Pièce des), in Papiers Delavigne du 21 IV 1844. C'est sans doute la même chose que Les Javardières ou Les Juvardières ? Voir ces noms.
avenue : Voir La Bataillère, la Berthière, Pressiat n° 893 section centrale, la Hictraie, Frémoulin

  • Avenue (L'), pâture CA 1811 section E 373

- Avenue de Pressiat, terre, CA 1811, D 599, pâture D 443

- Avenue de la Grande Route, pâture CA 1811 D 451
- ay, -é, - er, - ie, - ieu, - y, - ye : « Ces suffixes dérivent soit du suffixe gaulois de possession – iacos, latinisé en masculin – iacos , féminin – iaca et neutre – iacum, soit de – acos , latinisé en - - acus, - aca, - acum, devenus par la suite – ie, - ye avant de prendre la forme actuelle.

Ajoutés à un patronyme d’origine latine, gauloise ou germanique, ils désignaient la propriété d’un notable, au masculin un fundus, au féminin une villa gallo-romaine , ou une importante exploitation agricole. Ils ont aussi été utilisés avec des noms commuins, d’origine géographique, botanique, zoologique, etc. L’emploi de ces suffixes débute au II e siècle et culmine aux III e et IV e siècles. »9
- Aveineries (Les), terre CA 1811 section B n° 31
- Lavoinne (-Pièce de), terre n° 583 12 boisselées, E.S de 1791, section centrale vers la Meslerie
- Ayrault- (Le Port-), Le Port-Erreau, en 1718.

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