La Bibliothèque électronique du Québec








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Isidore Bédard (1806-1833)



« Bédard est l’auteur de quelques pièces de vers parues dans les journaux du temps, surtout dans le Canadien.

Isidore Bédard naquit à Québec, vers 1806. Il s’occupa plus encore de politique que de littérature et fut pendant une session député du Saguenay à la Chambre du Bas-Canada. Il mourut à Paris, en 1833. »
Note dans l’Anthologie des poètes canadiens,

composée par Jules Fournier. Montréal 1920.


Hymne national



Sol canadien, terre chérie!

Par des braves tu fus peuplé;

Ils cherchaient, loin de leur patrie,

Une terre de liberté.

Nos pères, sortis de la France,

Étaient l’élite des guerriers,

Et leurs enfants de leur vaillance

Ne flétriront pas les lauriers.
Qu’elles sont belles, nos campagnes!

En Canada qu’on vit content!

Salut, ô sublimes montagnes,

Bords du superbe Saint-Laurent.

Habitant de cette contrée

Que Nature sait embellir,

Tu peux marcher tête levée,

Ton pays doit t’enorgueillir.
Respecte la main protectrice

D’Albion, ton digne soutien;

Mais fais échouer la malice

D’ennemis nourris dans ton sein.

Ne fléchis jamais dans l’orage,

Tu n’as pour maître que tes lois.

Tu n’es pas fait pour l’esclavage,

Albion veille sur tes droits.
Si d’Albion la main chérie

Cesse un jour de te protéger,

Soutiens-toi seule, ô ma patrie!

Méprise un secours étranger.

Nos pères, sortis de la France,

Étaient l’élite des guerriers,

Et leurs enfants de leur vaillance

Ne flétriront pas les lauriers.

Joseph-Édouard Turcotte (1808-1864)



« Joseph-Édouard Turcotte naquit à Gentilly, en 1808. Journaliste, il se fit surtout remarquer par la part qu’il prit, en 1837, à la rédaction du Libéral, et ses violents appels à l’insurrection. Il siégea par la suite, pendant de longues années, dans nos parlements, où il représenta tour à tour les comtés de Saint-Maurice, de Maskinongé, de Champlain et de Trois-Rivières. Il fut président de la Chambre de Québec, juge des Sessions à Trois-Rivières, membre de la dernière Commission seigneuriale, etc., etc. Promoteur, en outre, de plusieurs vastes entreprises dans le domaine industriel, il contribua, pour sa part, plus puissamment que personne ne l’avait encore fait, au développement économique de la région de Trois-Rivières. Il mourut en 1864. »
Note dans l’Anthologie des poètes canadiens,

composée par Jules Fournier. Montréal 1920.


Le retour



Tu viens de la riche Angleterre,

Eh bien! frère, le ciel là-bas

Est-il descendu sur la terre?

Ou bien l’homme y dit-il, hélas!

En approchant le grand fantôme

Au lointain prestige emprunté,

Comment s’efface chaque atome

Du mirage de liberté?
Fantôme accoudé sur sa banque,

Son bras domine l’Océan,

Mais ce long cri : Le pain nous manque!

Est-il le bruit sourd d’un volcan?

Non, ce grand peuple qui mendie,

L’espoir même l’a déserté,

Non, son âme s’est engourdie

Tandis qu’il criait liberté!
Le fier dominateur des ondes

Penche-t-il un front sourcilleux

Vers les nations moribondes

Qu’écrase son sceptre orgueilleux?

Eh! croit-il qu’un peuple succombe,

Quand, noble, il jure avec fierté

D’entrer dans la nuit de la tombe,

Ou de ravir sa liberté?
Mais Erin, Erin qui soupire,

Et qui gémit tant dans ses fers,

Erin contre qui tout conspire,

Et qui n’a plus que des hivers,

Le pauvre Erin, il n’a point d’armes

Pour servir son bras irrité!...

Il n’a plus, hélas! que ses larmes

Et son coeur pour la liberté.
Toi, dont l’âme est libre et si tendre,

Combien il devait se serrer,

Ton coeur, quand tu pouvais entendre

Presque Erin gémir et pleurer!

Quand tu voyais la main meurtrie

De ce grand corps ensanglanté

Chercher encor, pour la patrie,

Son Dieu, ses droits, sa liberté!
Oh! comme ton coeur devait battre,

Quand tu vis le vaste atelier

Que les siècles devront abattre,

Mais qui semble les défier!

Là, là se forgent tant de chaînes;

Là se perd tant de vérité;

Là tombent tant d’espoirs, de haines

Et tant de cris de : liberté!
Quand ta main, soulevant le voile,

Dénouait le noeud gordien,

Nous, nous fixâmes notre étoile,

L’astre du peuple canadien :

Et l’ange à figure connue,

Par deux grands aigles supporté,

Planait au-dessus de la nue

Pour nous montrer la liberté...

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