Résumé IL ne peut y avoir de société sans échanges et d’échanges sans société. En effet, pour survivre l’homme a besoin de l’homme.








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La société et les échanges

Résumé



Il ne peut y avoir de société sans échanges et d’échanges sans société. En effet, pour survivre l’homme a besoin de l’homme. Les hommes vont donc échanger leur travail, leur production, afin d’améliorer leurs conditions de vie. Ces échanges peuvent prendre la forme d’échanges économiques et/ou sociaux. L’essai sur le don de Mauss montre que cet échange est déterminant pour le statut et le rôle de l’individu dans la société, il révèle aussi que la conception de l’échange diffère d’une société à l’autre ; dans les sociétés traditionnelles le but de l’échange était le maintien du lien social alors que dans les sociétés capitalistes le but tend à être l’accumulation de richesse. Cependant, d’autres buts peuvent également être poursuivi, tel que la spiritualité, l’altruisme, la solidarité, l’amitié, etc.

Pour qu’il y ait l’existence d’une société, il faut une garantie du système d’échange. Ce n’est pas la concurrence qui garantit le système d’échange, mais la justice, c'est-à-dire l’instauration et l’intervention d’un système de lois au sein du marché. Sans justice, il n’y a pas de propriété privée, pas d’échanges possibles, pas de société. Un libéralisme économique sans entrave est donc une forme de totalitarisme. Si donc la loi ne limite pas la propriété, c’en est fini de la liberté individuelle, soit de la possibilité pour l’homme de vivre humainement. Le système de loi permet donc, dans l’absolu, de limiter les passions humaines, qui sont la base de l’envie d’enrichissement de l’Homme et donc des inégalités sociales. Le problème est que ce système de loi est également le fruit de rapports de force et que la loi ne permet donc pas de limiter ces inégalités ; aucun étalon définissant une base égalitaire des échanges n’a encore été trouvé. Cependant, ce système à au moins le mérite, dans certaines situations, d’instaurer un état de droit, soit un état où l’asservissement physique et moral de l’homme est interdit.

Dans un Etat de droit1, le citoyen est obligé d’obéir à la loi, mais il n’y est pas contraint. Il y a obligation et non contrainte lorsque l’obéissance a pour principe un acte libre de la volonté, lorsque la décision d’obéir n’est pas simplement extorquée par le chantage ou la violence. Dans un régime autoritaire, le tyran fait usage de la force pour contraindre les personnes assujettis à agir selon sa volonté, tout en utilisant les signes (propagande, endoctrinement, etc.) et symboles (manipulation des valeurs, identités et institutions) pour légitimer son pouvoir. En effet, si le tyran tire sa légitimité de la force (la loi du plus fort), il légitime en même temps un droit de rébellion à sa propre force, permettant à un autre de devenir lui-même tyran s’il acquière une force supérieure. L’assujetti ne l’est que parce qu’il accepte de l’être, le pouvoir en absolu n’existe pas, il n’y a que des rapports de force relatif à chaque être. L’esclave n’est esclave que s’il accepte l’aliénation de ses droits par son maître. De même, dans un Etat de droit, le citoyen accepte de se soumettre à un système de loi et donc de circonscrire ses rapports de force aux lois qui régissent la société dans laquelle le citoyen agit.

L’action humaine



L’action humaine comprend le rapport de l’homme à la nature, le rapport de l’homme à ses semblables et le rapport de l’homme à lui-même. En effet, l’homme est le seul être de la nature qui agisse, la nature n’agit pas (Un orage n’est pas une action, c’est un effet produis dans l’enchaînement de causes tel que la pression atmosphérique, non des actes). On oppose donc en français les notions de physique et moral, qui correspondent à l’opposition entre naturel et libre. Le terme de morale désigne en son sens général tout ce qui se rapporte à l’action, et en son sens particulier à l’ensemble de nos devoirs et règles régisant l’action. La morale est donc affaire de liberté : il n’y a de morale ou d’éthique (terme qui est emprunté au grec pour dire la même chose que morale, issu du latin) que pour un être qui fait sa vie au lieu de la subir seulement : les plantes et les bêtes ne dirigent pas leur vie. Quant au physique, il ne dépend pas de nous, tandis que le moral dépend de nous : il est la volonté. Certes le moral et le physique influent l’un sur l’autre : une maladie peut pour ainsi dire tuer la volonté, et inversement un athlète peut l’emporter sur un adversaire de même condition physique par ses ressources morales, par sa volonté. Mais l’idée est claire : nous sommes responsables de nos actes car nous possédons une conscience et donc une volonté d’agir.
Dans cette optique, le terme de conduite signifie d’ailleurs que nous décidons de nos moyens d’actions, de l’orientation de notre action. Au contraire, le terme de comportement peut désigner un ensemble de mouvements qui ne dépendent pas d’une volonté ou d’une décision, même si, comme le vol des oiseaux migrateurs, ces mouvements sont mieux orientés que les conduites humaines. Ainsi les abeilles, que nous pouvons voir « travailler « aujourd’hui dans leurs ruches, se comportent exactement comme celles que peint au 1er siècle après J. C. le poète latin, Virgile. Ce qui prouve que leur comportement n’est pas une conduite : il ne suppose pas plus d’invention et d’intelligence que la croissance organique de chaque abeille et tout ce qu’en chacune la seule nature reproduit de génération en génération. L’instinct guide les abeilles, qui n’ont ni liberté, ni représentation ou pensée. Au contraire les hommes ont le potentiel de décider la façon dont ils construisent leurs maisons et dont ils se nourrissent ; leur habitat suppose la pensée et la liberté ; il leur faut apprendre l’architecture et le métier de maçon, alors que le comportement de bâtisseurs de certaines bêtes est inné et non acquis. Ainsi l’action (ici les techniques de construction et toutes les techniques qui se rapportent à l’alimentation, donc l’agriculture, etc.) signifie que la vie humaine est tout autre chose que la vie seulement animale. On pourrait déjà conclure qu’avoir à parler de l’action, c’est comprendre que l’homme n’est pas un animal.
Parce que l’homme a su développer une certaine forme de liberté, il résulte que le rapport de l’homme à la nature est d’un autre ordre que celui des végétaux ou des animaux à leur milieu : ce n’est pas un rapport seulement naturel (ou écologique), réglé par la nature elle-même et ses équilibres physiques ou biologiques. L’homme aménage le monde par son travail. L’action, en tant que rapport de l’homme à la nature, est la technique : les métiers – élevage, agriculture, artisanat – et les différentes industries. Elle suppose un apprentissage et une tradition ; elle suppose donc le langage, c’est-à-dire la société des hommes : une réflexion sur la technique est aussi une réflexion sur la coopération des hommes dans le travail, et par conséquent aussi sur les relations qu’ils ont entre eux dans cette association. On ne saurait penser la technique à part de l’organisation des rapports humains, c’est-à-dire de la politique – de l’action politique. Mais du même coup les rapports des hommes entre eux, comme « coopérateurs » sont d’un autre ordre que celui des bêtes d’une même espèce entre elles : ils sont économiques et sociaux. La question de savoir quel est le sens des techniques humaines est donc inséparable de celle de l’organisation de la vie en commun et de la fin (du but) de cette organisation et de toute notre vie. Si cette fin n’est pas seulement d’assurer la vie des hommes et la satisfaction de leurs besoins, l’action tout entière tire son sens d’autre chose que du bonheur entendu au sens de bien-être matériel. Ce bien-être n’a de sens que s’il sert de base à une vie d’un autre ordre, proprement spirituelle, tel que la pratique de l’amitié, la culture des beaux-arts et de la pensée, l’expression de notre besoin de religiosité, etc.
La réflexion sur l’action humaine porte donc sur ceci : nous sommes les organisateurs de notre propre vie et au lieu de suivre un instinct, comme les bêtes, dans un monde qu’elles ne transforment pas, nous sommes responsables du monde hors de nous et du type de relations que nous pouvons nouer les uns avec les autres. Notre façon de vivre et d’être dépend de nous. Une vie humaine est une vie définie par l’homme même et non par la nature en lui et hors de lui, comme c’est le cas de la vie animale. Nous sommes donc responsables non seulement chacun de nous-mêmes, mais aussi de la manière dont nous vivons avec les autres et dont nous transformons la nature. Mais comment s’organise cette vie avec nos semblables ?


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