Littérature québécoise








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Hercule Valjean

Passion assassine



BeQ

Hercule Valjean


Les aventures policières

d’Albert Brien # 097

Passion assassine
détective national des Canadiens-français

La Bibliothèque électronique du Québec

Collection Littérature québécoise

Volume 653 : version 1.0

Passion assassine
Collection Albert Brien

gracieuseté de Jean Layette

http ://www.editions-police-journal.besaba.com/

I


– Allô ? Albert ?

Le détective venait de décrocher l’appareil.

– Oui, c’est moi.

– Ici Théo Belœil.

– Qu’est-ce que tu veux ?

– Peux-tu passer à mon bureau, j’ai du travail pour toi.

– À quelle heure ?

– Quand tu pourras.

– J’irai cet après-midi.

Vers deux heures, le même jour, le détective Albert Brien entrait dans le bureau de Théo Belœil, chef de l’escouade provinciale des homicides.

– Assieds-toi.

– Merci.

– J’ai un cas pour toi.

– Explique-toi.

Belœil commença.

– Lundi dernier à Beaumont, un dénommé Dupuis a été blessé, à deux heures du matin, par une balle de revolver. On dirait que tous les habitants de la maison se sont donné le mot pour dire que Dupuis s’était blessé lui-même en nettoyant son revolver. Hypothèse qui ne tient pas debout.

Naturellement, approuva Brien, nettoyer un revolver à deux heures du matin !

– Et ce n’est pas tout, Dupuis a été blessé dans l’épaule. Une curieuse de place pour se blesser lui-même.

– Naturellement.

– Hier, le docteur de Dupuis est venu me voir. Lui s’est aperçu qu’il y avait quelque chose de suspect.

– Il a examiné Dupuis ?

– Oui, c’est lui qui l’a soigné. Donc, le docteur voulant aider la police a dit à Dupuis qu’il était absolument nécessaire qu’il aie un infirmier près de lui.

– Et, je suppose, tu veux que je sois cet infirmier.

– Justement. Tu t’y connais un peu.

– Oh oui. Même très bien. J’ai suivi les cours d’ambulancier.

– Alors tu feras l’affaire.

– Si j’accepte.

– Comment, si tu acceptes ?

– Tu sais que je suis marié et que j’ai une femme à faire vivre.

– Je comprends très bien. Si tu réussis, je verrai à ce que tu sois récompensé. Et tu sais que je n’ai jamais manqué à ma parole.

– Entendu, j’accepte.

Brien se leva.

– Tu sais où se trouve le village de Beaumont.

– Je ne suis pas un enfant d’école.

– Alors tu n’auras qu’à t’informer de la maison des Dupuis.

– Comment s’appelle mon malade ?

– André Dupuis.

– Et ton docteur ?

– Pouliot.

– Alors tout est bien. J’irai demain. Au revoir Théo.

– Bonjour Albert.

Le détective était déjà rendu au pied de l’escalier lorsque Théo Belœil le rappela :

– J’ai oublié. Tu t’appelles Albert Mathieu, infirmier diplômé.

– Entendu. Albert Mathieu.

– C’est bien ça. Bonjour.

– Bonjour.

Brien retourna chez lui et prépara ses bagages pour son voyage du lendemain.

II


– Beaumont ! Beaumont !

Le trains ralentit, les roues grincèrent, les wagons se frappèrent les uns aux autres, puis le lourd véhicule s’immobilisa.

Un homme en descendit.

Il portait deux valises, dont l’une était blanche et sur laquelle était peinte une croix rouge.

L’homme, que nous savons être Albert Brien, s’approcha d’un enfant qui s’amusait dans la rue.

– Pardon, mon p’tit, sais-tu où demeure monsieur Dupuis.

– Oh oui, monsieur.

– Explique-moi ça.

– Je vais vous conduire.

Et le petit bonhomme se mit à marcher près de Brien.

– Tu le connais toi André Dupuis ?

– Je l’ai vu deux ou trois fois. Mais c’est Ti-Pit qui m’a dit qu’il était malade. Tiens monsieur, c’est là chez madame Dupuis.

– Cette grosse maison-là ?

– Oui. Brien mit la main dans sa poche et sortit une pièce de monnaie.

– Tiens prends ça, et merci.

– Merci beaucoup, monsieur.

Et le petit bonhomme partit en courant.

La maison des Dupuis était une vieille demeure de briques rouges serties de blanc d’une architecture devenue indéfinissables, par les apports successifs des générations mais qui restait néanmoins pleine de grâce et de distinction.

La porte grande ouverte, laissant voir une simple portière au travers de laquelle on apercevait la lumière du hall.

Lorsque Brien franchit le seuil, une femme s’avança et souleva la portière.

C’était une petite femme d’environ cinquante ans.

Elle regarda curieusement Brien.

– Monsieur Mathieu ?

Brien approuva.

– Oui madame.

– Je suis Emma Dupuis. Voulez-vous venir par ici, s’il vous plaît ?

Elle se dirigea vers l’escalier et Brien la suivit, portant toujours ses deux valises.

Arrivés au premier plancher, ils s’arrêtèrent.

Une jeune femme vêtue d’un déshabillé de mousseline jaune se tenait dans l’embrasure d’une porte, juste en face de l’escalier et semblait les attendre.

Brien fut frappé par son extraordinaire beauté. Elle était plus que belle. Ses cheveux noirs étaient rejetés en arrière dans un désordre qui lui allait à merveille.

Emma Dupuis s’approcha d’elle.

– Comment va André ? Se sent-il mieux ?

– Oui, un peu. Voici sans doute l’infirmier ?

– Monsieur Mathieu, dit Emma, voici madame Jacques Dupuis.

La jeune femme examina le détective avec attention.

– Monsieur Mathieu va nous être bien utile, dit-elle.

– Oh, j’en suis sûre, dit Emma d’une voix rassurée.

Tout à coup les yeux d’Emma se posèrent sur une porte au fond du corridor.

– Où est Jacques ?

Une ombre passa sur le visage de la jeune femme qui répondit sèchement :

– Je ne sais pas.

Emma ouvrit une porte et fit entrer Brien dans une grande chambre.

C’était la chambre d’André Dupuis.

Ce dernier, étendu sur le lit, semblait reposer.

Mais il entrouvrit les yeux et les referma aussitôt.

– André, c’est l’infirmier, dit Emma.

– Je le sais, dit-il, les yeux toujours clos.

Le visage sombre et dur encadré de cheveux parsemés paraissait néanmoins bien vivant sur la blancheur des oreillers.

– Écoutez, Emma, je n’ai pas besoin d’un infirmier, ce n’est qu’une égratignure. Le docteur pouvait venir me panser chaque jour...

Emma ne répondit pas et fit ressortir Brien.

Elle l’emmena dans une autre chambre.

– Voici votre chambre, monsieur Mathieu. Comme vous voyez, elle n’est pas loin de celle de notre malade.

– Merci madame, dit simplement Brien.

Emma sortit, laissant le détective dans son nouveau logis.
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