Les pretres (cures, vicaires et chapelains…) a villeveque (y compris Pellouailles ‘’paroisse fillette’’, pour les vicaires) Le rôle du curé dans la vie civile de la paroisse








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titreLes pretres (cures, vicaires et chapelains…) a villeveque (y compris Pellouailles ‘’paroisse fillette’’, pour les vicaires) Le rôle du curé dans la vie civile de la paroisse
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Jacques Le Loyer, Leloyer ou Loyer

Bachelier en théologie, curé de Ste-Gemmes-d'Andigné en 1648, puis il passe à la cure de Villevêque en 1657 ou 1658. Il est mort le 24 juin 1681, âgé de 64 ans. (C. Port). Voir ci-dessous la pénible affaire à rebondissements qu’il dût subir à la fin de sa vie.


Il est l’auteur d’une recette imprimée de 4 pages, contre la rage, à Angers, chez la veuve R. Hernault, en 1714. Elle a été réimprimée et distribuée aux frais de la ville, lors de l’épidémie de 171414, selon une délibération du conseil de ville en date du 19 juin 1714 (A. M. d’Angers B B 105 registre des conclusions fol. 90, « envoi de Paris et impression aux frais du corps de ville d’un remède infaillible contre la rage »). Le voici :

 « Remède contre la rage éprouvé avec un très grand succès depuis plusieurs années, par Mr. Le Curé de Villevêques.

Du Galega, autrement Ruë Chevre.

De la Ruë commune.

Du Romarin.

De la Sauge.

De l’Angélique sauvage.

Du Cassier, qui est une Plante de grande odeur, dont la tige et la feuille ressemble parfaitement au Castillier.

Des Pâquerettes de Prez, feuilles et racines.

Des sommets de gits d’Arglancier, autrement Roses de hayes.

De la Passe-Rage.

Des Gousses d’ail.

Du Sel et du Vin.

Composition. – On pile toutes ces Herbes séparément dans un Mortier, qu’on met ensuite dans un Pot de terre avec du Sel et du Vin : Et pour donner une règle de la quantité de chaque chose, il faut une poignée de toutes ces Herbes un quarteron de Sel, et deux pintes de Vin. On augmente les dozes à proportion qu’on en désire préparer.

L’usage. – On en fait prendre un Verre à jeun pendant huit jours, et on est ensuite deux heures sans manger. Si ce n’est qu’un jeune Enfant, quatre ou cinq cuillerées suffisent, au lieu qu’on en donne aux grandes Personnes deux fois le jour, un Verre à chaque fois, le matin à jeun, et après midy, deux heures après avoir mangé.

La manière de traiter les playes. – Si la Playe est profonde, ce qu’on connoit en la sondant, il l’a faut ouvrir dans toute son étenduë ; et on la guérit parfaitement sans Onguent, par le seul usage de Charpie trempé dans ce remède ; ce qu’on renouvelle deux fois le jour, jusques à la parfaite guérison. Si la playe est de peu de conséquence, il suffit de la scarifier avec la pointe d’une Lancette, et de mettre dessus une pincée du marcq des Herbes qu’on a mis dans le Pot.

Il faut seigner le Blessé dès les premiers jours, quand la Playe est considérable ; et réiterer la seignée quand on apperçoit de la Fièvre.

On connoit si la Blessure vient assurément d’une Bête enragée, en ce quelle noircit bien tost, et que la peau d’alentour devient comme un cuir desséché : il faut toujours ouvrir et couper un peu les levres de la Playe. » (A D 49, 4 D 6 ).

Extrait de "L'armorial général de l'Anjou", par Joseph Denais, Angers, 1885 :

"Le Loyer de la Brosse

dont Pierre, Poète et écrivain du XVIe siècle; François, chanoine de Tours, XVIIe siècle.

Armes :

"D'azur à une palme d'or posée en pal, accostée de deux étoiles de même".

Je n'ai pas de renseignement permettant de préciser si ce curé Le Loyer appartenait bien à cette famille noble.
Joseph Grandet dans ses ”Mémoires...” apporte beaucoup de détails sur les péripéties qui entourèrent sa présence à Villevêque15.à la fin de sa vie. Il a consacré plusieurs chapitres à cette affaire complexe. Suivons le :

Chapitre dix-septième

Mr Le Loyer, curé de Villevêque, résigne sa cure à Mr Le Peletier, prêtre du Séminaire qui ne veut pas la luy rendre. Suites fâcheuses de cette résignation. Mr Le Peletier est déclaré simoniaque par sentence du Présidial. Son cousin germain jette un dévolu sur un prieuré dont il est pourvu. Terrible humiliation pour le Séminaire. Factum imprimé très injurieux; plaidoyer sanglant. Triomphe de nos ennemis.

Les humiliations que le Séminaire d’Angers avoient reçues jusqu’à l’année 1679 n’étoient rien en comparaison de celle qu’il souffrit en cette même année; car, outre les combats qu’il eut à soutenir au dehors, de la part des ennemis étrangers, il eut encore au dedans de terribles alarmes de la part de ses confrères, foris pugnae, intus timores.

....

Mr Le Loyer, bachelier en théologie curé de Villevêque, homme d’esprit et de piété, tomba malade vers le milieu de l’année 1678. Ayant fait quelque habitude, je ne sais commeny, avec M. Le Peletier, prêtre du séminaire; il pensa à luy résigner sa cure. M. Le Peletier l’accepta, sans en parler à la communauté. Les provisions vinrent de Rome sans qu’aucun de nous en eût cnnoissance. La maladie de M. Le Loyer étant devenue dangereuse, il consentit volontiers
Mr Le Loyer n’étant pas content de ce billet et voulant rentrer dans son bénéfice, se plaignoit à tout le monde de la perfidie de Mr Le Peletier; il en écrivit en termes durs à différentes personnes, pour leur en témoigner son chagrin, entre autres à MM. Le Cerf et Grandet, qui firent tout ce qu’ils purent pour luy faire rendre son bénéfice.

1° Ils assemblèrent la Communauté qui luy en dit de très bonnes raisons.

2° Ils écrivirent à Mr Tronson, directeur de Mr Le Peletier, pour l’engager à rendre la cure, et Mr Tronson luy écrivit de suivre en cela le sentiment de sa Communauté plutôt que le sien;

3° Ils furent à Villevêque, marquer à Mr Le Loyer le chagrin qu’ils avoient du procédé de leur confrère; mais Mr Le Peletier persistoit toujours à dire qu’il ne le pouvoit faire en conscience, parce que Mr Le Loyer étoit trop vieux, qu’il dormoit au confessionnal et qu’il n’étoit plus capable de sa charge.

Cependant Mr Le Loyer fit signifier un regrès, le 31 janvier, à Mr Le Peletier, ce qui obligea Mr Le Peletier, qui vouloit demeurer curé de Villevêque à quelque prix que ce fut, de faire un second écrit, le 4 février 1679 Pire que le premier, par lequel le sieur Le Loyer rennoçoit à son regrès, moyennant que le sieur Le Peletier luy résigneroit son prieuré de Ferrières, en homologation d’une pension de 600 livres sur la cure de Villevêque, en cour de Rome, à son option, à condition que le sieur des Corces, avocat, nommeroit trois personnes d’honneur et de qualité, entre les mains de l’une desquelles le premier billet de 600 livres de pension sur tous les biens de Mr Le Peletier, en date du 19 janvier, demeureroit déposé jusqu’à ce que le sieur Le Loyer fut en possession ou du prieuré de Ferrières, ou de la dite homologation de la dite pension, auquel cas ledit billet seroit remis entre les mains du sieur Le Peletier.

Mr Le Loyer ayant montré ce billet à Mr Thibaut, prieur d’Etriché, qui luy dit que cette donation ne vaudroit rien, si elle n’étoit insinuée au greffe, et que si Mr Le Peletier venoit à mourir, ses parens pouvoient la contester, Mr Le Loyer vint à Angers consulter ses amis sur ce billet, qu’il avoit déjà envoyé au sieur des Corces, son avocat. L’abbé de la Barre luy dit qu’il valoit mieux que Mr Le Peletier luy résignât son prieuré de Ferrières, avec une pension de 150 livres et envoya quérir Mr Le Peletier au Séminaire, pour luy en faire la proposition. Il y consentit, moyennant que son billet et sa pension de 600 livres demeurassent nuls, et ils en passèrent un acte, ce qui étoit une simonie grossière. Dieu permit que Mr Le Peletier fut dans un si grand aveuglement qu’il ne pensa pas à retirer son billet de 600 livres, avant de faire sa résignation du prieuré. Des Corces, avocat, qui en étoit le dépositaire, ayant appris la résignation du prieuré, à condition que le billet demeureroit nul, fit jetter un dévolu par le sieur Le Royer-Chantepie, son parent et cousin germain de Mr Le Peletier, sur la cure de Villevêque. La cause fut plaidée à Angers; Mr Le Peletier fut déclaré simoniaque et en appela au Parlement. Mr Dorat, amy de Mgr d’Angers, fut nommé rapporteur. Mgr d’Angers, qui étoit ravi de ce que cette humiliation étoit arrivée au logis Barrault, recommanda apparemment l’affaire du sieur Le Royer comme il falloit à Mr Dorat.

Dès que ces billets eurent paru en public, chacun cria à la simonie, prétendant qu’elle étoit réelle, en ce que ledit sieur Le Peletier donnoit son prieuré pour éteindre la pension de 600 livrs, crées sur tous ses biens. Mr Le Royer, prêtre, cousin germain de Mr Le Peletier, par une conduite des plus surprenantes, jetta un dévolu sur la cure de Villevêque et sur le prieuré de Ferrières, prétendant que ces deux bénéfices étoient vacants de droit ipso facto par le crime de simonie commis entre les sieurs Le Loyer et Le Peletier. L’affaire fut portée au Présidial; Me Daburon plaida pour Mr Le Royer et Me Cesbron pour Mr Le Peletier, contre lequel Daburon, avocat de l’Evêché, dit en pleine audience les choses les plus humiliantes, surtout d’un ton railleur : “Ce Mr Le Peletier, dont les manières sont si peu conformes à celles des autres personnes.” Il fit imprimer un factum pour le donner non seulement à tous les juges, mais pour le distribuer par toute la ville qui vint l’entendre plaider cette cause. Mr Le Peletier eut le front d’assister à toute la plaidoyrie, à la fin de laquelle il entendit prononcer une sentence par laquelle le sieur Le Royerfut maintenu dans la cure de Villevêque, dont il avoit pris possession, et luy, déclaré simoniaque.

Chapitre dix-huitième

Mr Le Peletier appelle de la sentence du présidial au Parlement. Mr Gourreau, conseiller, accomode l’afaire, et à quelles conditions; il intervient un arrêt de concert de toutes les parties.

Mr Le Peletier eut un front d’airain dans toute cette affaire; il ne pâlit ni ne rougit point; il fut conseillé d’appeler de cette sentence à Paris, il le fit froidement. Il fut en personne solliciter sa cause déplorée et ne put loger à Saint-Sulpice; l’affaire. fut distribuée au rapport de Mr Dorat, grand amy de l’évêché, auprès duquel Mr Le Peletier obtint, par je ne sais quel canal, une lettre de recommandation de Mgr notre Evêque, lequel, sans jugement téméraire, avoit grande joye dans son coeur de cette grande humiliation qui, quoy que propre à Mr Le Peletier, ne laissoit pas de rejaillir sur tout le Séminaire. Mr Le Peletier, ayant eu cette lettre de Monseigneur, crut avoir ville gagnée. Mais Mr Gourreau, conseille au présidial, notre amy, qui étoit lors à Paris, sut de bonne part que Mr Dorat, conseiller, étoit absolument favorable à sa partie et qu’il se promettoit bien de luy faire gagner son procez en faisant déclarer par arrêt son cousin germain simoniaque, de sorte que, par une charité extrème, il le porta à accomoder eette méchante affaire, qui ne pouvoit trop tôt finir, parce qu’elle n’eeût jamais dû commencer. Le rapporteur ayant blâmé le sieur Le Peletier d’avoir fait une simonie et le sieur Le Royer d’avoir jetté un dévolu sur son cousin germain, trouva un expédient pour les accomoder tous deux, qui étoit que ny l’un ny l’autre ne possédât la cure de Villevêque. Mr Gourreau, conseiller honoraire, ayant appris l’avis de Mr Dorat, proposa au sieur Le Royer de permuter la cure de Villevêque avec celle de Jarzé, dont Bernard du Tremblier de la Varenne, homme d’esprit, de vertu et de qualité, et qui demeuroit actuellement au Séminaire de Saint Nicolas du Chardonnet à Paris, étoit pourvu depuis peu. Comme il avoit la conscience timorée, il en fit d’abord difficulté, ne voulant pas faire sitôt divorce avec son épouse. Mais Mgr l’Evêque d’Angers, en ayant été averty, luy commanda de faire cette permutation pour le bien de la paix et le l’Eglise, ce qu’il accepta. De sorte qu’il intervint un arrêt de concert, qui mit fin à toute cette affaire.

Chapitre dix-neuvième

Mr Le Peletier est cngédié de la Communauté. On luy en fait ssignifier l’acte. Il se retire dans le diocèse de Meaux. Il y est fait vicaire de Coulomiers; il remue là comme ailleurs et fait interdire un Capucin. Il nous rend nos papiers”

Je n’ai pas jugé bon de continuer la transcription de ce chapitre qui n’intéresse plus Villevêque. Le lecteur intéressé pourra toujours se reporter à l’ouvrage de Joseph Grandet.

En novembre 1661, « vénérable Jacques Leloyer prêtre curé » est le parrain de Perrine Lepot, fille de René Lepot et Renée Renoul, tous de Villevêque. (source M.A. Grosboilliot)
Bernard du Tremblier de la Varenne.
Curé de Villevêque en 1680 (ou 1681), mort le 13 et inhumé le 14 janvier 1722.

On a vu ci-dessus (notice du curé Le Loyer) dans quelles circonstances il devint curé de Villevêque, alors qu’il demeurait à Paris au Séminaire Saint Nicolas du Chardonneret et qu’il venait juste d’être pourvu de la cure de Jarzé.

La famille Tremblier ou du Tremblier possédait le domaine de La Petite Varenne à St-Rémy-la-Varenne et y résidait, depuis plus de 200 ans déjà du temps de Ménage (1613-1692) qui donne sa généalogie et encore en 1791.

Cette famille était également propriétaire d'Ecafard et de Louzil, à Bouchemaine. René Avril de la Varenne, né en 1685, fils de Pierre du Tremblier, seigneur de la Varenne, conseiller au présidial d'Angers et de Madeleine Avril de Louzil, s'établit en Louisiane en 1715.

René François-James du Tremblier de la Varenne fut curé de Miré de 1728 à 175216.

On trouve sur une liste de chanoines du « Pouillé de tous les bénéfices de l’Eglise d’Angers fait en 1724… » :

Folio 121 : « François du Tremblier 28 9bre 1648

René Jamet du Tremblier 12 7bre 1682 ».

(A D 49, G 278).

Extrait de "L'armorial général de l'Anjou", par Joseph Denais, Angers, 1885 :

"Tremblier de la Varenne de Chavigné ou Chauvigny

" " du Plessis-Galleron

dont Pierre conseiller du roi au Présidial d'Angers en 1698; Boussard, [erreur de lecture pour Bernard] curé de Villevêque mort en 1722; René , chanoine de l'Eglise d'Angers en 1698.

Armes :

"D'or au tronc d'arbre appelé "tremble" repoussant du pied de sinople".

D'Hozier, mss., p. 576 dit :

"tremble sec arraché de sable repoussant de ses feuilles au naturel, comme p. 557, où il ajoute pour le curé de Villevêque, l'arbre "entouré en chef d'un ruban d'azur sur lequel est écrite cette devise en lettres d'or, MORTUUS REVIVISCO".

Sa famille a laissé quelques traces dans les archives locales de Villevêque et de Soucelles, montrant ainsi qu'elle était proche du curé de Villevêque; on trouve ainsi des parrains et marraines et même la sépulture d'un jeune membre de la famille.

1688,le 18 février :

« parrain de Jean Répussard, Charles-Claude du Tremblier, chevalier, sieur de La Varenne, « actuellement au service du Roi en son régiment d’infanterie de Brie ». (A D 49, suppl. Série E, p. 181).

1698, le 2 avril :

« parrain de Charles Gilbert, noble et discret messire Charles Louet ; marraine, dame Marie-Renée Avril, femme de noble et discret messire Charles du Tremblier, écuyer, sieur de La Varenne ». (A D 49, suppl. Série E, p 181).

1698, le 24 décembre “après midy, nous curé de Villevesque soussigné avons inhumé dans l’église de Soucelles devant l’autel Notre-Dame, le corps de Messire Samson de Soucelles âgé de soixante ans environ, chevalier seigneur de la paroisse décédé hier après midy en présence et du consentement du sieur curé. Soussignés Chauveau curé de Soucelles, Roussier [chapelain prénommé Simon], Le Commandeux, Du Tremblier curé de Villevesque”

. (cf Louis Maucourt, “Soucelles”, p. 67).

1705,le 1er juillet :

«  parrain de Paul-Louis Gilbert , honnête garçon Louis-Mathurin, fils de messire Louis Poulain, écuyer, seigneur de Vaujoye ; marraine, demoiselle Marie, fille de messire Charles du Tremblier, écuyer, sieur de La Varenne ». (A D 49, suppl. Sérei E, p181).

1706,le 21 mars :

Sépulture de Charles du Tremblier-de-la-Varenne, âgé de dix huit ans”.(ibid).

Joseph Grandet, dans son ouvrage intitulé “Les saints prêtres français” nous parle de lui, à propos d’un de ses parents et saint prêtre Gatien de Galliczon. Il nous apprend qu’il écrivit ses Mémoires mais une note de bas de page ajoute “ces précieux mémoires paraissent perdus” , (p. 396).
Joseph Grandet nous donne un aperçu de ce que pouvait être la vie du curé de Villevêque à cette époque, en particulier ses voyages. C’est ainsi qu’il accompagna son ami en voyage. Celui-ci venait de recevoir “les provisions” de deux cures :

. L’une venait de M. l’abbé d’Aquin, abbé de Saint-Serge, pour la cure de Saint-Michel-du-Tertre d’Angers, la plus considérable de la ville; l’autre, de M. Bénigne Bossuet, évêque de Meaux, pour celle de Crécy en Brie, dans son diocèse. Il proposa à M. Du Tremblier, curé de Villevêque, son parent et son ancien ami, de faire le voyage avec lui, et Mgr Arnsault, évêque d’Angers, l’engagea à ne lui pas refuser cette marque d’amitié. Ils partirent au mois de mars de l’année 1991, et ils furent trois mois dans ce voyage. Ils allèrent descendre au Séminaire des missions étrangères, à Paris, où ils passèrent quelques semaines ensemble pendant le carême “.Je me souvien, dit M.le curé de Villevêque dans ses Mémoires, qu’il me faisait souvent lire au haut du frontispice de cette maison ces paroles qui y sont gravées : Jam albae sunt ad messem; et illmes prenait de temps en temps pour le sujet de nos conversations, en me marquant son zèle pour cette moisson de l’Evangile, pour les travaux des missions étrangères où ces paroles faisaient allusion.Nous allâmes ensuite passer la quinzaine de Pâques dans la cure de Crécy. Mgr l’évêque de Meaux, que nous eumes l’honneur de voir en passant, nous ayant donné tous ses pouvoirs, nous nous rendîmes à Crécy dans le dessein d’y travailler pendant les Pâques. Mais comme Mr de Galliczon n’était pas encore assez bien rétabli pour faire toutes les fonctions de curé, il m’engagea à les faire à sa place. Nous revînmes après la quinzaine à Paris, où nous trouvâmes M. De Meaux, à qui nous rendîmes compte de notre petite mission. M. Galliczon, dont les vues allaient plus loin, fit sa démission de la cure de Crécy entre ses mains. Sa Grandeur m’envoya en même temps les provisions par M. L’abbé de Brisacier, Supérieur des missions étrangères, qui avait dessein d’établir dans cette cure, appelée la Chapelle-sous-Crécy, un Séminaire pour y préparer de jeunes écclésiastiques pour les missions étrangères. Mgr de Meau, pour cet effet, y avait procuré 2000 livres de rente par la réunion de tout le revenu d’un petit Chapitre. Mais Mgr Arnauld, évêque d’Angers, qui avait de la bonté pour moi et de qui j’avais reçu la cure de Villevêque, m’ordonna de n’en pas sortir. Ce qui fit que Mgr l’évêque de Meaux, à qui je communiquai cet ordre, me manda que je devais obéir à mon premier évêque et qu’il fallait céder à l’autorité qu’il avait sur moi.”

( Joseph Grandet : « Les saints prêtres français », pp. 394-398).

Jean Martineau


Célestin Port cite l’ arrêt célèbre du le 9 juin 1654 rendu en Parlement sur la requête de l’évêque d’Angers Henry Arnauld (Paris, Lepetit, in 4 de 68 p.) contre Jean Martineau archiprêtre d’Outre-Maine, curé de Villevêque en 1642 et qui le condamna à résidence. L’évêque Henry Arnauld avait soulevé en effet, dès 1651, la question de la résidence des chanoines du chapitre de la cathédrale, dans les cures dont ils étaient pourvus. Voici, sur cette affaire compliquée, ce qu’en a écrit Isabelle Bonnot dans sa thèse :

« Dès 1651, l’attention de l’évêque se porte sur ces défaillances des chanoines plus enclins à demeurer en ville, à l’ombre de la cathédrale, qu’à aller résider dans leurs cures de campagne. Le synode de la Pentecôte 1651 (1er juin) enjoint aux curés ayant charge d’âmes de résider dans leurs cures « pour y faire les fonctions de vrais pasteurs et ce, dans trois mois pour tout délai » sous peine de privation de leurs fruits.

Pourtant, le rapport de René Bréheut à Arnauld fut assez négatif pour que l’évêque publiât à nouveau et sous les mêmes termes en 1653 l’ordonnance de 1651.

Ces ordonnances entraînaient pour les chanoines pourvus de cures l’obligation de les résigner ou, en tout cas, d’opter entre leur prébende et leur cure, ce qu’ils n’étaient pas prêts d’accepter : le chapitre fit aussitôt savoir que « si quelqu’un de la compagnie était entrepris pour prétendre incompatibilité de sa cure avec sa prébende, le chapitre interviendrait pour défendre le droit et privilège de cette église »

Le conflit éclata sur le cas particulier de Jean Martineau, archi-diacre d’Outre-Loire, chanoine prébendé et, par ailleurs, curé de Villevêque. Le 1er juillet 1653, il reçut avis d’avoir à opter entre sa prébende et sa cure. Aussitôt, les députés du chapitre envoyaient à Arnauld des textes anciens, arrêts en faveur du chapitre, lettres patentes de Charles IX en 1561, qui admettaient ce cumul. En vain. Henry Arnauld fit signifier une seconde monition à Martineau le 10 octobre et, dans le même temps, un autre chanoine prébendé, René Guérin, qui allait être pourvu de la cure de Chétigné, eut avis d’avoir à opter dans un mois. Trois autres chanoines-curés étaient dans le même cas : Pierre Syette, chantre et doyen-curé d’Escuillé ; Jean de la Barre, chanoine et curé de Denée ; enfin Bourreau, chanoine-curé de Sainte-Gemme.

Le chapitre se porta appelant comme d’abus des décisions de l’évêque, en interdisant à ses chanoines de prendre aucun parti, puis revint sur sa décision et sur les conseils de Guy Artauld, préféra se désister de son appel comme d’abus pour demander à l’évêque des lettres de non-résidence accompagnées au besoin d’une procédure en contravention de l’arrêt du 9 mars 1524 en leur faveur. Le 12 novembre 1653 Martineau recevait sa troisième monition. (Martineau cependant restait favorable à l’appel comme d’abus mais son avis ne prévalut pas).

En 1654, la situation était donc bloquée…..[mais] en janvier 1654 , une bonne volonté réciproque paraissant des deux côtés, des pourparlers s’engagèrent ; Henry Arnauld fit rédiger une liste des sept points de contestation évoqués.

En premier lieu, venait la nécessité d’opter entre une cure et une prébende et immédiatement après le rappel qu’archidiacres et chanoines demeuraient «  sujets à la juridiction de M. l’Evêque » ; puis la question des prédicateurs, enfin celles des génuflexions obligatoires ; de la bénédiction épiscopale, des cérémonies en présence de l’évêque.

Cette première clause était évidemment une pierre d’achoppement puisque son acceptation signifiait la reconnaissance par le chapitre de la juridiction de l’évêque.

C’est pourquoi les avocats consultés par le chapitre (dont le syndic des avocats d’Angers, Brillet de la Chauvière, hostile à l’évêque) s’empressèrent de lui conseiller la résistance, dissociant en particulier la soumission que les chanoines devaient à cause de leur cure à l’évêque de la totale indépendance dont ils jouissaient à cause de leur prébende.

Une première conférence eut lieu entre l’évêque et les députés du chapitre, puis une seconde le 12 mars 1654. Aucune n’aboutit. Martineau, par ailleurs, avait appelé comme d’abus des monitions de l’évêque qui, de son côté, réitérait les articles synodaux sur la résidence des curés dans son ordonnance synodale du 28 mai 1654. Il y faisait référence aux premiers temps de l’église, au concile de Trente… et à saint Charles Borromée.

Cependant l’appel comme d’abus de Martineau aboutit le 9 juin 1654 au Parlement : il y était condamné à l’amende et aux dépens et les curés enjoints de résider. Cet arrêt consacrait enfin la victoire de l’évêque sur le chapitre……

Certes cet arrêt ne mit pas fin immédiatement aux troubles dûs à la non-résidence des chanoines : Nicolas Guérin, en mai 1655, va faire des prêches à Villevêque dont il n’est plus curé. »17 [ C’est une erreur : Nicolas Guérin ne fut jamais curé de Villevêque, voir ci dessous].

Voici ce qu’écrivait Guy Arthaud, l’archidiacre contemporain, d’Outre-Loire : « Le 19 mai, Monseigneur [Henry Arnault] manda M. Nicolas Guérin, prêtre, bachelier en théologie et chanoine de l’église d’Angers ; il lui demanda s’il était vrai qu’il avait prêché le 15 mai à l’église de Villevêque. Sur sa réponse affirmative, il lui demanda derechef qui lui avait donné la mission ; le sieur répondit que feu M. l’Evêque la lui avait donnée, que lui-même en le faisant curé de Chétigné la lui avait confirmée et que c’était bien la moindre chose que pouvait un curé de faire une prédication dans l’église d’un autre curé, quand il y était invité. M. d’Angers repartit au sieur Guérin qu’il n’était plus curé. Celui-ci lui répondit qu’encore qu’il ne le fût plus, l’approbation demeurait toujours, et qu’i l n’estimait pas que Monseigneur dût trouver mauvais qu’il eût prêché, mais puisqu’il lui témoignait ne l’avoir pas agréable il ne prêcherait pas davantage dans son diocèse ; du moins il ne croyait pas qu’il le voulût empêcher de prêcher dans l’église d’Angers ; quand MM. du chapitre le lui permettraient. A cela Monseigneur lui dit qu’il ne lui parlait point de cela ; il était, pensait-il, le seul ecclésiastique dans son diocèse qui avait voulu prêcher dans sa cathédrale sans lui en parler, et il s’en souvenait bien. Le sieur Guérin lui dit qu’il avait craint de faire tort au droit du chapitre, etc. »18

L’abbé Tresvaux en parle en ces termes dans son « Histoire de l’Eglise et du diocèse d’Angers » :

« L’affaire des réguliers n’était pas la seule qui à cette époque occupât M. Arnauld et lui donnât du souci. Un abus des plus blâmable existait depuis longtemps dans le diocèse d’Angers ; c’était la pluralité des bénéfices incompatibles. On voyait des chanoines qui possédaient avec leurs prébendes des cures à la campagne. N’y résidant pas, ils les faisaient desservir par des vicaires, qui s’acquittaient de leur mandat avec plus ou moins de zèle. Les évêques d’Angers avaient plusieurs fois recommandé aux curés la résidence dans leurs paroisses. ; mais elle était impossible pour des prêtres qui avaient en même temps des devoirs canoniaux à remplir. M. Arnauld, que cet abus avait choqué dès le commencement de son épiscopat et qu’il avait blâmé, conclut le faire cesser, en obligeant les bénéficiers qui se trouvaient dans ce cas, à opter entre leur cure et leur prébende. Il demandait un sacrifice difficile à des hommes assez peu consciencieux pour violer les lois de l’Eglise, qui défendent expressément cette pluralité ; aussi éprouva-t-il de la résistance. MM. Garande grand archidiacre, Martineau archidiacre d’Outre Maine, Syette chantre et chanoine de la cathédrale, doyen et curé d’Ecuillé, de la Barre, chanoine, curé de Denée, Guérin chanoine curé de Chétigné, Bourreau chanoine, curé de St Gemmes sur Loire, crurent devoir appeler au Parlement de Paris des injonctions et monitions de leur évêque.

Le doyen et le chapitre de St Maurice prirent fait et cause pour les demandeurs et appelèrent commun d’abus des actes de M. Arnauld. L’affaire fut plaidée en 1654. Le célèbre Jérôme Bignon, avocat au grand conseil, porta la parole pour le procureur général du roi. Il montra que la cause des chanoines d’Angers intéressait toute l’Eglise ; que c’était un devoir rigoureux pour les pasteurs de paître leur troupeau et qu’ils ne pouvaient le remplir qu’autant qu’ils résidaient dans leurs paroisses. Il conclut à ce que la cour ordonnât que les statuts, ordonnances et monitions de l’évêque d’Angers seraient exécutés contre toutes sortes de personnes, et que l’arrêt à intervenir serait publié à Angers, afin que cette discipline nécessaire et salutaire fur puissamment affermie. L’autorité que la science et le mérite de M. Bignon donnaient à ses paroles, ne pouvaient manquer de produire sur le Parlement une impression favorable à M. Arneuld, qui d’ailleurs avait pour lui le droit. La cour par son arrêt du 9 juin 1654 rejeta les appels et condamna els appelants à l’amende. Elle rendit le 12 du même mois, un autre arrêt, sur la requête de M. Martineau, archidiacre d’OutreMaine et curé de Villevêque, qui demandait 2 ans pour opter entre ses deux bénéfices. Elle ordonna que dans Six mois le suppliant satisferait à l’arrêt du 9 et qu’il n’aurait que ce temps pour se démettre de sa cure ou de son archidiaconé et des sa prébende ».

(Tresvaux : Histoire de l’Eglise et du diocèse d’Angers, t. II, pP. 11-112).
Arrests célèbres pour la province d’Anjou. Col. 982 chap. XV « de la résidence des curez et de l’incompatibilité des bénéfices qui requièrent résidence »

« … Avant le concile de Trente et l’ordonnance de Blois, les curés, à l’exemple de leurs évêques, ne résidoient point ou peu.

François de Rohan, évêque d’Angers, que du Moulin accuse en plusieurs endroits de ses ouvrages de faire un commerce honteux et symoniaque des bénéfices et des dispenses, fit injonction à tous les curés de résider par son ordonnance synodale de l’année 1519. Mais si on en croit les Mémoires du temps, il n’estoit que pour les engager à lui demander dispense, pour raison sur quoi il exigeoit 30 sols pour chaque lettre de non résidence qu’il falloit renouveller tous les ans…

Pendant la tenue du concile de Trente, l’on agita avec beaucoup de contention la question de savoir si la résidence estoit de droit divin ou de droit positif. On commença à se réveiller sur cet article et on reconnut que c’étoit au défaut de résidence des évêques et des curés qu’il falloit attribuer les désordres en ces temps là et les progrès de l’hérésie…

Ordonnance expresse en 1557

En 1559 cette question fut portée au Parlement à l’occasion d’un curé d’Anjou qui avoit obtenu de l’évêque d’Angers des lettres de non résidence qui vouloit s’en servir..

En 1664 la même question fut agitée avec beaucoup de chaleur. Messire Henry Arnauld évêque d’Angers ayant pris possession de son évêché au mois de novembre 1650…

Mais les chanoines de l’Eglise d’Angers imaginèrent que cette ordonnance ne les regardait point. Plusieurs d’entr’eux se trouvaient alors pourvus des meilleures cures d’Anjou.

Jean Martineau chanoine et archidiacre d’Outre Maine estoit curé de Villevêque.. . Le sieur Martineau se rendit le plus opiniâtre. M. Arnault lui fit trois monitions le Ier juillet, 10 octobre et 12 novembre 1653 d’obéir à son ordonnance synodale et en conséquence de résider en sa cure de Villevêque, en se démettant de son archidiaconé et de sa prébende qui estoient incompatibles. Si mieux il n’aimait se démettre de la site cure de Villevesque pour retenir la prébende et son archidiaconé.Le sieur Martineau appela comme d’abus de ces monitions ; les doyen, chanoines et chapitre de l’Eglise d’Angers intervinrent et prirent le fait et cause dudit sieur Martineau. Les moyens d’abus proposés par le sieur Martineau et par le chapitre se peuvent réduire à deux principaux, car on ne s’arreste pas au troisième qui consistait à dire que M. Arnault agissait plus par animosité que par zèle.

Le réputation de ce grand évêque ne rend pas cette accusation vraisemblable et dans le fond ; quand le fait auroit été véritable, ce ne seroit pas un moyen d’abus.

M. Bignon avocat général adhéra aux conclusions de M. Arnault et il intervint arrest le 9 juin 1654 par lequel la cour, sans avoir égard à l’intervention du chapitre, a déclaré le dit sieur Martineua non recevable en ses appellations comme d’abus, l’a condamné à l’amende et aux dépens, a enjoint aux curés de résider sous les peines portées par les ordonnances, a ordonné que l’arrest serait lu et publié au présidial d’Angers. Le sieur Martineau ayant présenté sa requeste à la cour en interprétation de cet arrest aux fins d’avoir deux années de temps pour y satisfaire ; la cour par arrest du 12 juin 1654 ordonna que dans six mois le dit sieur Martineau satisferait audit arrest et dans ledit temps se démettrait de la dite cure de Villevesque, ou dits archidiaconé et prébende.

Ces arrests sont rapportés au jour des Aud. Tome 1 liv. 7 chap. 43 et se trouvent imprimés dans un cahier particulier avec les excellents playdoyers de maîstre Isalis pour l ‘évêque d’Angers et de M. Bignon avocat général ; et dans l’appendice des statuts du diocèse d’Angers page 75.

(in « Coustumes du pays et duché d’Anjou », de G. Dupineau t. II).
Joseph Denais, dans son "Armorial…" cite sept familles Martineau ou de Martineau, mais je n'ai aucun renseignement qui permettrait de le rattacher à telle famille plutôt que telle autre, si ce n'est la famille Martineau de la Berthière ou de la Parerie

Pierre Ripoche


« En 1655, Ripoche devint curé de Villevêque, succédant à l’archidiacre Martineau »19 selon Isabelle Bonnot.

Pierre Ripoche faisait partie de l’entourage de l’évêque Henry Arnauld, en tant que son aumônier. Voici ce qu’en écrit Isabelle Bonnot dans sa thèse :

« Pierre Ripoche n’est pas connu pour ses sympathies jansénistes, mais plutôt par les critiques qui s’élèvent contre lui. Doyen de l’église Saint-Jean-Baptiste d’Angers, ancien doyen de Craon et curé de St-Quentin son annexe, il demeure au palais épiscopal quand on ne l’envoie pas à Paris, comme l’abbé Arnauld. Ses relations avec l’abbé et Musard [Balthasar Musard, secrétaire de l’évêque] sont d’ailleurs complexes. On l’a vu servir d’intermédiaire entre l’évêque d’une part, Musard et l’abbé Arnauld d’autre part, pour un règlement de dette. Il intervient encore comme procureur dans de nombreuses affaires concernant les bénéfices de l’abbé Arnauld et comme partie prenante avec Musard, d’un bail à rente foncière pour des terres en l’île de Chalonnes, du temporel de l’évêché. En outre, il se fait, à Paris, l’avocat d’Henry Arnauld dont il plaide la cause : ainsi en août 1670, il intervient auprès des députés du clergé réunis à Pontoise pour les intéresser aux déboires de l’évêque d’Angers dans l’introduction de la réforme de Saint-Maur à Saint-Nicolas.

Ces activités d’homme d’affaires jointes à une présence intermittente, donc mystérieuse, en font une cible idéale pour ses ennemis et, en particulier, les Réguliers. Les moines mitigés de l’abbaye de Saint-Nicolas qui accusaient Musard, s’en prennent de la même manière à Pierre Ripoche, attaquant ainsi, à travers lui la personne de l’évêque :

« Celuy de ses aumôniers qui a pour tâche la sollicitation de ses procès et qui, pour cela, fait sa résidence ordinaire à Paris, bien qu’outre la qualité d’aumônier, il soit pourveu d’une cure à la campagne, de prieurés et de chapelle, doyen d’un chapitre, chapelain des religieuses Ursulines, a 150 livres de gages et nommé syndic du clergé d’Anjou à la sollicitation de l’évêque, le sieur Ripoche, dis-je, qui, d’un faible commencement et d’une naissance obscure, sans avoir jamais paru dans les chaires, ny sur les bancs, s’est fait un homme d’importance par les récompenses qu’il a attiré de 5 ou 6 cures sans avoir résidé en aucune ».20

Le récit d’un contemporain Guy Arthaud, archidiacre d’Outre-Loire, publié en 1904, dans L’Anjou historique déclare : “Année 1655 :le Ier jour de l’an, M. Ripoche a pris possession de la cure de Villevêque, faute au sieur Martineau de l’avoir résignée dans les six mois de la date de l’arrêt du 13 juin 1654.”21


Pierre Boullet
“Sépulture de Mre Pierre Boullet prêtre curé de cette paroisse.

Le vingt deux avril mil sept cent cinquante trois a esté par nous pre [prêtre] soussigné inhumé dans le cimetière de ce lieu sous la croix stationale du dit cimetière le corps de notre vénérable et discret Pierre Boullet ancien curé de Villevesque âgé d’environ soixante seize ans.

La diite sépulture en présence de ? René Riffault curé du dit Vilvesque, de Mssr Marin Jean Dubois curé de Soucelles, de René Lecompte vicaire de Corzé, de François Chedanne chapelain du dit Corzé, d’Urbain Gillet, R ené Angl...? et Christophle Davy chapelains dudit Vilvesque et de Mre Joseph Boulet frère du défunt.

Tous soussignés : Dubois, Gillet, Chedanne, Lecompte, Davy, A de Cheveri curé de Corzé.”

(A D 49, 5 mi 401)
René Riffault
Fils de René Riffault, architecte à Angers et d'Anne Mahier. Curé de Villevêque en juin 1752, il procède à l'inhumation de sa mère le 30 juillet 1758, à Villevêque.

Il est inhumé le 17 juin 1782 , à Villevêque, âgé de 65 ans.

Un "éloge de l'abbé Riffault" a été écrit par Rangeard (1723-1797). (C. Port).

Les Archives départementales de Maine-et-Loire conserve de lui un livre qui lui appartenait, selon l’inscription figurant sur la page de garde : “R. Riffault pres. Curé de Villevêque”. Il s’agit des “Statuts du diocèse d’Angers’,

publié à Angers chez Olivier Avril en MDCLXXX, [1680], volume relié peau avec le numéro 624 au dos.

1757, le 6 janvier, il inhume dans son église de Soucelles, le curé de Soucelles, Ambroise Ramier. (Louis Maucourt :”Soucelles”, p. 167).

1759,  «  le 29 mai par permission, à nous accordée le second jour du présent mois par Monsieur Houdebine vicaire général de Monseigneur d’Angers a été faite la bénédiction de la grosse cloche de cette église [Courtilliers, dans le département de la Sarthe, actuelle paroisses de Sablé et Parcé, 2007], par nous curé de Villevêque soussigné ». Il signe « R. Riffault curé de Villevêque, commissaire ».La paroisse de Courtilliers faisait alors partie du diocèse d’Angers et l’on peut penser que le curé de Villevêque y est allé représenter le vicaire général ou que ce soit le pays d’origine de sa famille, sa mère étant née Mahier , la marraine de la cloche étant Catherine Cadallion épouse Pierre Mayié ou Mallier garde marteau de la gruerie du marquisat de Sablé ?

(source : http://www.paroisse72-sable.fr/page41.html)

Il a été très soucieux d’exercer ses droits curiaux à Pellouailles, comme l’indiquent plusieurs mentions dans les registres :

? ? 21 janvier,

“J’ay, comme curé de Villévêque et de Pellouaille, mon annexe, fait la sépulture à Pellouaille de maître Aubier, prêtre habitué en ladite église. J’ay fait icy cette remarque, affin de servir de titre et de preuve du droit, où sont de tous temps les curés de Villevêque, de faire à Pellouailles toutes les fonctions curialles. R. Riffault, prêtre, curé.” (A D 49, suppl. Série E p. 184.)

1763, 5 juillet :

“Nota, que le dit jour j’ay fait et célébré dans notre église plébéienne de Pellouaille un mariage en qualité de curé de Villevêque et de Pellouaille, mon annexe. R. Riffault curé de Villevêque et de Pellouaille;” (Source : idem).

1765, le 9 jour d’octobre,

j’ai, curé de Villevêque et de Pellouaille, mon annexe, en cette qualyté, entendu, clos et arresté les comptes de fabrice de l’église fillette dudit Pellouaille; ce que j’ay rapporté pour notte et pour servir en cas de besoin à mes successeurs, vu que ce droit a été quelquefois contesté”. (Source : idem).


André Jacques Gautereau


On trouve aux archives départementales de M et L un mémoire imprimé de 27 pages qui est une procédure du curé contre son évêque :

« Mémoire signifié par Me André Jacques Gautereau curé de la paroisse de Villevêque et en qualité de seigneur haut justicier de la Raverie appelant

contre M. L’Evêque d’Angers, seigneur châtelain de Villevêque intimé

René Quentin journalier et Françoise Drouhault sa femme intimés,

Jacques Picard journalier et Marie Roger sa femme aussi intimés et défaillants ».

Il s’agit d’une affaire d’enfants. 5a compléter).

(A D 49 G 2822).
Le 27 juillet 1789 a été inhumé au cimetière de ce lieu par nous curé soussigné le corps de Messire André Jacques Gautereau curé de cette paroisse décédé d’hier âgé de 44 ans en présence des soussignés Rabeau prestre, Chaudet prestre de la Roche-Foulques, J. Dillé curé de Pellouailles, J. Chasseboeuf prestre, Vollaige, Drouin prestre, Blanchouin curé de Soucelles.” (cure).
Le curé Dumesnil
Voir la partie « La Révolution de 1789 à Villevêque », car il traversa toute cette période troublée. D’abord signataire de la Constitution civile du clergé, il fut récusé; c’est alors qu’i devint réfractaire et entra dans la clandestinité.

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