Les pretres (cures, vicaires et chapelains…) a villeveque (y compris Pellouailles ‘’paroisse fillette’’, pour les vicaires) Le rôle du curé dans la vie civile de la paroisse








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Etienne Pionneau



« M. Pionneau a été curé de Villevêque du 4 juillet 1821 au 30 mai 1857. C’était un prêtre zélé, studieux. Il avait été vicaire à Morannes. Il a été regretté comme un bon père. Il était un peu accapareur de la confession. Il est mort curé de Villevêque le vendredi avant la Pentecôte ». .(cure)

Etienne Pionneau était né à Chaudron le 21 juin 1792. Il était le neveu de Jean Pionneau curé de Chaudron. Il avait été ordonné prêtre le 20 décembre 1820 et avait été vicaire à Morannes.22

Son oncle, avait administré le saint Viatique à Bonchamp :

« Bonchamp, moribond, a été transporté avec précautions par ses métayers dans la maison de jean Bellion, pêcheur à la Meilleraye de Varades, où il mourut. C’est là que son curé Courgeon de la Pannière, l’assista dans ses derniers moments. Il était accompagné de l’abbé Pionneau curé de Chaudron qui administra au mourant le saint Viatique qu’il portait sur lui ».

(Boré : «  Le Marillais », p. 79)

Il existe de lui 3 pages de « notes sur Villevêque » dans les archives paroissiales déposées aux archives diocésaines à Angers. Il donne une liste des curés depuis 1617.

En 1845, pour la confirmation, il est dit ”malade et fatigué”. Il était chanoine honoraire.

Son successeur et l’instituteur Jamin collectèrent des fonds pour lui ériger un petit monument au cimetière, avec le concours de la municipalité. Il a écrit : “Quelques jours après mon installation, j’ai visité une partie de mes paroissiens accompagné de M. Jamin instituteur. Un des motifs était de recuiellir des fonds pour ériger un petit monument dans le cimetière à la mémoire de M. Pionneau. Nous avons été reçu à coeur ouvert mais à bourse fermée.

Le monument pour M. Pionneau a été érigé aux frais de la commune et de sa famille”.


1857, le 30 août, “le Conseil municipal vote une somme de 150 francs pour un monument à élever sur la tombe de Monsieur l’abbé Pionneau curé de cette commune depuis 36 ans, comme un témoignage du respect qu’éprouve la commune de l’avoir perdu. Une souscription sera ouverte parmi les habitants de la commune pour obtenir la somme nécessaire à l’établissement de ce monument évalué à environ 300 francs

1857, le 16 décembre, réunion de la commission instituée pour l’établissement du monument à élever sur la tombe de feu Monsieur le curé Pionneau.

Celle-ci examine les résultats de la souscription :

  • M. Gaillard maire.........................................................................................................10 francs

  • M. Hervé médecin.........................................................................................................5 “

  • Madame Ve Hervé propriétaire.....................................................................................5 “

  • M. Peltier Joseph propriétaire.......................................................................................1 “

  • M. Lagarde marchand au bourg....................................................................................1 “

  • M. Hamard-Bigot aux Varennes cultivateur.................................................................0, 50

  • M; Allory garde-champêtre...........................................................................................0, 25

  • M. Lochard propriétaire au bourg.............................................................................. ..1 “

  • Melle Marie Vaugoyeau domestique chez M. Lochard................................................1 “

  • Mme Ve Termont propriétaire.....................................................................................0, 50

  • M. Jamin instituteur au bourg......................................................................................1, 50 “

Total souscription à la mairie ....... ...25, 75 francs

Total souscription à la cure................154 francs

Mairie........................................... .....150

TOTAL........................329, 75 francs

La commission s’était transportée le 19 novembre précédant à Angers dans l’atelier du sieur Bellanger sculpteur “pour faire choix du monument et elle s’était arrêttée à celui qui était composé d’une pierre devant couvrir la tombe et d’une autre pierre ciselée portant l’emplacement nécessaire pour y graver une épitaphe, laquelle devrait être placée debout à l’extrémité de la première, le tout en pierre de Tonnerre, bien conditionné et mis en place pour la somme de 300 francs, y compris la gravure de l’épitaphe.

Ce petit monument a été établi dans le cimetière, le 14 de ce mois et la commission reconnaît qu’il remplit parfaitement les conditions qu’elle avait prescrites.” (A M)

Cette tombe est toujours visible dans le cimetière malheureusement il ne reste plus que la pierre verticale et elle mériterait d’être restaurée.

Voir les photos que j’en ai faites pour en reproduire ici l’inscription.


Pierre René Jouin
Pierre René Jouin a laissé dans les archives de la cure un registre-chronique manuscrit de la paroisse de Villevêque, qu’il ouvre par le récit de son arrivée à Villevêque, en 1857. Laissons lui la parole :

« Pierre René Jouin, chanoine honoraire, curé de Villevêque-sur-le-Loir.

Je suis arrivé à Villevêque le onze juin, jour de la procession de la Fête-Dieu 1857, accompagné de l’abbé Lorichon prêtre du diocèse de Quimper et précepteur chez Madame Du Mas.

J’étais depuis six ans aumônier de l’école des Arts et Métiers d’Angers.

Monsieur Naveau vicaire depuis [blanc, 1838 ?] est venu processionnellement avec les chantres, les congréganistes, les enfants des écoles et un grand nombre de paroissiens me chercher à la cure. Monsieur Lorichon a procédé à mon installation selon les cérémonies d’usage. J’ai adressé quelques paroles à mes paroissiens. J’ai présidé la procession et célébré la messe. Après la messe j’ai reçu à ma table Messieurs les Conseillers de la Fabrique, qui ont signé le procès-verbal.

J’avais quarante neuf ans quand je suis arrivé à Villevêque comme curé. Monsieur l’abbé Naveau [vicaire] a été nommé aumônier de la prison de Segré. Je suis resté seul jusqu’au quinze août.

Monsieur le curé de Corzé et son vicaire ont eu la bonté de venir, tous les dimanches dire la première messe.

Quelques jours après mon installation, j’ai visité une partie de mes paroissiens, accompagné de Monsieur Jamin, instituteur. Un des motifs de cette visite était de recueillir des fonds pour ériger un petit monument dans le cimetière, à la mémoire de Monsieur Pionneau. Nous avons été reçus à cœur ouvert, mais à bourse fermée.

Le monument pour M. Pionneau a été érigé aux frais de la commune et de sa famille. ».

Cette notice a été complétée par son successeur le curé Budan :

« M. Jouin a été nommé curé de Villevêque en 1857. Il avait occupé plusieurs postes auparavant, avait été curé de Jarzé, curé de Drain, aumônier de l’Ecole des Arts. Il a laissé la réputation d’un prêtre aimable, intelligent, soignant beaucoup ses prédications et parlant très bien. Dans ses dernières années, frappé de paralysie, il a dû prendre un second vicaire. En 1878, au mois de septembre, il a donné sa démission et il s’est retiré à Chalonnes, chez son frère, médecin. Il y est mort l’année suivante et j’ai fait ramener son corps dans le cimetière de Villevêque. La commune a payé le monument placé sur sa tombe. » (cure).

Pierre René Jouin est décédé le 14 juin 1879 et dès le 18 juin la préfecture autorisait le sieur Budan curé de Villevêque à faire exhumer et transporter à Villevêque le corps de son prédécesseur. Sous la responsabilité de M. L’abbé Dubré Antoine professeur à St-Urbain. (AM).

L’an mil huit cent soixante dix neul, le 20 juin le corps de Pierre René Jouin ancien curé de cette paroisse, décédé à Chalonnes le 14 de présent mois a été transféré dans le cimetière de ce lieu escorté par 22 prêtres, les autorités civiles et de nombreux fidèles. M. le fèvre curé de Soucelles a officié et M. Eon curé de Corzé a prononcé l’éloge funèbre

signé J. Budan (cure)

Le 10 août 1879 le Conseil municipal sur la demande de M. Tarin, conseiller municipal, vota “la somme de 300 francs pour être versée dans la caisse du trésorier de la fabrique et servir à l’érection d’un monument funèbre à la mémoire de M. Pierre Jouin desservant de cette commune”. (A M).

Le compte de la fabrique de 1878 enregistre une recette extraordinaire provenant du budget communal de 300 francs noté : “pour un monument sur la tombe de M. Jouin ancien curé”.

En dépense extraordinaire on trouve : translation des restes de M. Jouin et monument sur sa tombe 735 francs. Sur cette somme il y a 300 francs fournis par la commune et 435 francs avancés par la fabrique sur le budget de 1880.”
Jean-Baptiste Budan
Laissons lui raconter son arrivée :

« J’ai pris possession le 1er octobre 1878 mais je n’ai pu m’installer que le 16 novembre suivant. J’étais retenu au petit séminaire Mongazon pour la préparation aux examens du baccalauréat.

Lorsque je suis arrivé curé, la cure était en bon état. L’église avait besoin d’une restauration. Les classes fondées en 1828 étaient mal installées dans un local insuffisant. L’hospice fondé en 1858 par un don de Melle Tournier était resté, sauf la chapelle, dans son état primitif.

Je me hâtai de disposer dans une vieille grange de la cure des salles pour recevoir les jeunes gens. Puis on ne tarda pas à parler des écoles laïques et sans Dieu. Comme l’académie menaçait de fermer notre local, pour forcer la commune à en bâtir un, je fis construire des classes.

Mme Veuve Huteau m’a donné mille francs. Une autre personne m’a aidé un peu. J’ai pourvu au reste.

Mme Rabeau ayant mis à ma disposition une somme de trois mille francs pour une bonne œuvre, j’ai employé cet argent et quelques autres ressources à aménager l’hospice et bâtir des chambres pour les pensionnaires. La communauté de St-Laurent a payé la moitié de la dépense.

Restait l’église. En 1902 Madame Veuve Juvigneau née Le Tort de Vildé a vendu une de ses fermes pour restaurer le chœur de l’église. J’ai essayé alors d’enlever la restauration complète que l’architecte estimait à soixante et quelques milles francs. Mais la préfecture refusa d’autoriser toute subvention de la commune, avant l’installation d’un local scolaire. » (cure).

Suit une description détaillée de l’état de l’église à son arrivée et des travaux entrepris dans le chœur ainsi que des découvertes faites. (Voir la partiee Eglise).

« La construction des sacristies et la restauration du chœur ont commencé au mois de mars 1903…nous y sommes entré au mois d’août 1904.

La nef reste à restaurer : Mais la commune n’a pas encore bâti son local scolaire, et les menaces de séparation de l’Eglise et de l’Etat, de confiscation de nos églises ont arreté notre élan et refroidi notre zèle. Il faut attendre l’orage. Nous verrons ensuite où porter nos efforts et nos ressources. »

En 1877, M. Pansard grand vicaire de l’évêque d’Angers écrit le 25 juillet au maire « faisant connaître que sa Grandeur a été touchée du désir qui lui a été exprimé de la part des habitants de Villevêque de conserver au milieu d’eux leur curé, malgré son état de santé, que dans ce cas il est nécessaire de donner un second vicaire à la paroisse pour le traitement duquel il demande une somme de six francs », ce que le Conseil accepte et vote à l’unanimité le 12 août. (A M).

Un de ses successeurs, le curé Coudray poursuit :

« Monsieur Budan est resté curé de Villevêque du 1er octobre 1878 au mois de septembre 1907. Je me suis laissé dire que, pendant son « pastorat » à Villevêque, il avait refusé le poste de curé-archiprêtre de Baugé, que Mgr l’Evêque d’Angers lui avait offert ».

Extrait du registre de la fabrique : “Installation de Monsieur l’abbé Budan nommé curé de Villevêque

L’an mil huit cent soixante dix huit, les dix sept du mois de novembre nous soussigné Mathurin Subileau chanoine honoraire supérieur du petit séminaire Mongazon, délégué par Monseigneur Charles Emile Freppel, évêque d’Angers, pour installer Monsieur Jean Budan nommé curé de la paroisse de Villevêque, nous sommes transporté au presbytère de la dite paroisse, où nous avons trouvé Messieurs les écclésiastiques Hamard, chanoine honoraire, Courtin économe du petit séminaire, Bachelot curé de Saint-Serge, Lelièvre Pterre professeu, Lefèvre Pierre professeur, Rebondy professeur, Goubert ? directeur du pensionnat Saint-Urbain, Bouchet curé de Trémont, Esnault ? curé de Cheffes, Thibault et Dubré en fants de la paroisse. Messieurs Chauveau, Dubré, Drouin et Pierre Février, fabriciens. Messieurs Delhommeau maire, Alexandre Février, adjoint, à la tête du conseil municipal; le lieutenant des pompiers avec sa compagnie et toute la population accourue avec empressement; Monsieur Bompas vicaire de la paroisse, ainsi que Monsieur Bobe...? beau-frère du dit curé.

Nous nous sommes rendu à la porte de l’église, où Monsieur l’abbé Budan nous a exhibé l’acte de sa nomination donné par Monseigneur Freppel, évêque d’Angers, sous la date du trente septembre mil huit cent soixante dix huit. Nous avons donné lecture de cette pièce en présence des fidèles assemblés. Après quoi nous avons revêtu le dit Monsieur Budan de l’étole pastorale et nous l’avons installé suivant les cérémonies indiquées dans le rituel en présence des témoins ci-dessus nommés, qui ont signé avec nous le présent acte.

Suivent 21 signatures : M. Subileau chan. Hon. Sup. de Mongazon, Delhommeau, Dubré, Chauveau, P. Bachelot, Bouchet curé de Trémont, Drouin, Février, M ? Hamard chan. hon., H. Esnault curé, ? Lefèvre prof. Mongazon, ? Courtin prtre économe à Mongazon, P. Bompas, E ? Thibault vicaire à Baugé, Richet, P. Rebondy prof. à Mongazon, E Goubert dir. Pt St Urbain, Budan curé. Un paraphe illisible.

Il avait été précédemment professeur au petit séminaire de Monga zon.

Il a poursuivi le registre-chronique ouvert par son prédécesseur et fait des recherches aux archives départementales. Ses notes sont conservées dans ce registre.. Il a consigné divers renseignements sur ce registre, l’état des bâtiments (presbytère, église, hospice), les travaux entrepris (école des filles hospice, église) avec beaucoup de détails. Il décrit en particulier les fresques murales de l’église qu’il détruit.

Il aurait refusé pendant son pastorat à Villevêque le poste de curé archiprêtre de Baugé.

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