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Marché à bétail et aires d’abattage de N’djaména :

À l’issue de l’atelier préparatoire de la mission de terrain tenu au siège du PAFIB le 26 juin 2010, N’djaména figure parmi les dix localités priorisées par les représentants des OP pour l’aménagement de leur marché de bétail. Ceux-ci ont insisté sur l’importance de ce marché et sur la nécessité de sa délocalisation vers la nouvelle zone industrielle à la sortie Nord-Est de la commune de N’djaména. Il se trouve que dans le présent rapport les coordonnées de ce marché ne figure pas. Cela s’explique par le fait que :

  1. L’attribution de terrain à N’djaména exige des démarches administratives dont nous n’avons ni la compétence, ni le temps nécessaire dans le cadre de cette étude ;

  2. la délocalisation des marchés sans concertation préalable a souvent conduit à des échecs cuisants (cf cas de N’Djamena, d’Ati, de Pont Carol, aménagés mais inutilisés). La mission n’a pu réunir les acteurs à N’djamena et obtenir l’adhésion des concernés (OP, institutions publiques,…) sur le choix du nouveau site comme ce fut le cas dans les différentes localités visitées. Dans le cas de réalisations futures à N’djamena, nous estimons qu’il sera nécessaire de débattre profondément de cette problématique avec tous les acteurs impliqués.

En plus de la Société Moderne des Abattoirs Frigorifiques de Farcha (SM/AFF), la ville de N’djaména dispose de 4 aires d’abattage (Walia, Ngueli, Goudji et Diguel) dont 3 sont construites et gérées par les OP elles mêmes (Walia, Goudji et Diguel). La réhabilitation de ces aires est nécessaire non seulement pour permettre aux bouchers d’améliorer la qualité de leurs prestations mais aussi, pour encourager les initiatives privées dans le secteur industriel du pays en vue de la transformation des produits et sous-produits de l’élevage.

  1. Gestion des aires d’abattage et marchés à bétail :

Hormis la gestion des aires d’abattage de N’djaména qui est purement privée, la gestion de ces lieux relève de l’administration publique dans toutes les autres localités visitées, en particulier Dourbali, Gama, Bitkine, Bokoro et Moussoro où il existe des aires d’abattage construites depuis plusieurs décennies. Cette gestion se résume généralement à la perception des taxes par les agents de l’administration communale et du MERA.

Dans ces différentes localités, il existe des groupements des bouchers pour les acteurs de la filière viande et des groupements des commerçants de bétail pour ceux de la filière commerciale. Certains ont une existence officielle, d’autres exercent de manière informelle. Ils disposent généralement d’une caisse alimentée par les cotisations des membres pour leurs besoins (assistance, activités commerciales annexes etc.). Ces groupements ne sont pas associés à la gestion des infrastructures lorsqu’elles existent. Leur souhait, exprimé durant la mission, serait d’assurer la gestion des infrastructures et d’un fonds d’entretien constitués à partir des redevances perçues (en raison d’expériences malheureuses vécues par le passé).

Dans le cadre du PASEP, l’option privilégiée c’est la mise sur pied d’un comité paritaire regroupant les acteurs locaux qui doivent définir ensemble les modalités pratiques de la gestion de l’ouvrage concerné.

La recherche documentaire relative au mode de gestion des ouvrages au siège du Programme d’Accompagnement Structurant d’Initiatives Locales de Développement (PASILD) a révélé que cette institution n’a pas d’expérience en la matière. Cependant de nos entretiens avec les responsables de l’institution, il ressort que dans le cadre du Programme de micro-réalisation (PMR-FED), les ouvrages sont construits à la demande des usagers qui y mettent leur part de contribution. Les ouvrages sont donc la propriété des usagers qui en assurent de droit la gestion, même si l’administration locale doit y avoir un droit de regard du fait de leurs caractères publics tels qu’une école ou un point d’eau.

De l’avis de la mission, la gestion privée des marchés et aires d’abattage sollicitée par les OP méritent une concertation avec toutes les parties-prenantes (OP, Autorités administratives, communales, traditionnelles) pour déterminer de manière consensuelle une forme de gestion qui serait à la satisfaction de tous si non de la majorité et prévenir ainsi d’éventuelles conflits d’intérêts.

La nécessité de structurer ces organisations et de donner à leurs membres une formation dans le domaine de la gestion des biens communautaires est plus que de mise. Cela est nécessaire pour la bonne gestion des ouvrages que le PAFIB va aménager ou réhabiliter.

  1. Aménagement des Postes de sortie à l’exportation 

Aménagements à réaliser aux postes de sortie de Nguéli et de N’djaména Farah :

    1. Poste de Nguéli :

Le poste dispose d’un terrain carré de 200 m de côté attribué par la commune de N’djaména pour le stationnement des animaux en transit.

  • le chef de poste sollicite la construction :

  • d’un parc de 400m de côté pour le stationnement des animaux. Cependant, l’espace disponible ne correspond pas au besoin exprimé. il y a lieu d’envisager l’acquisition de nouveaux terrains.

  • deux forages dans le parc pour le besoin des convoyeurs

  • deux bâtiments de 10 de long pour l’hébergement des convoyeurs.

Avis de faisabilité :

La construction d’un parc est très utile pour permettre à l’agent du MERA de faire son travail avec plus de sérénité d’une part, pour sécuriser les animaux mais aussi les hommes d’autre part.

On peut construire un parc sur le site de 200m de côté qui est réservé à cet effet puis sur le reste du terrain réservé à la construction du poste vétérinaire et qui est un carré de 100m de côté.

On peut construire un petit château de trois mètres cubes et quatre abreuvoirs métalliques en vue de l’abreuvement des animaux.

Au lieu de deux bâtiments fermés, Il est préférable de construire deux hangars de quinze mètres chacun pour abriter les convoyeurs qui ont pour tâche de veiller à la sécurité des animaux.

    1. Poste de N’djaména Farah :

Le chef de poste sollicite la construction d’un parc d’attente des animaux de 400 m de côté et deux hangars pour le repos des convoyeurs ainsi qu’un bureau pour le poste. Un terrain carré de 400 m de côté est attribué au poste par les autorités locales pour la circonstance.

Avis de faisabilité :

Comme dans le cas de Nguéli, la construction d’un parc est nécessaire ainsi que celle d’un hangar quinze m2 pour abriter les convoyeurs et une toilette.

La construction d’un bureau 30 m2 pour le Poste vétérinaire se justifie également pour permettre à l’agent du MERA de travailler dans un espace sécurisé.

  1. Carte sites priorisés pour l’aménagement ou la réhabilitation des aires d’abattages et marchés de bétail





  1. Coût DU PROJET

10.1. Cas du PASEP

Les coûts suivants sont estimés à partir du rapport PASEP 2002 (voir bibliographie). Ce sont des coûts prévisionnels établis au démarrage du projet.

Tableau XV : Plan d'investissement (en millions de Fcfa)

Nature de l'investissement

Coût unitaire

Nombre estimé

Coût total

Aires d'abattage type A (35 m2 )

Aires d'abattage type B (70 m2)

Réhabilitation aires d'abattages

Sous-total

20

40

10

12

20

6

240

800

60

1 100

Marchés au bétail (grande taille)

Marchés au bétail (moyenne taille)

Réhabilitation marchés à bétail

Sous-total

25

20

10

10

10

3

250

200

30

480

Etals de boucherie

Réhabilitation étals de boucherie

Sous-total

10

5

15

3

150

15

165

TOTAL GENERAL







1 745

    1. Estimations des coûts d’investissements par la mission



Nature de l'investissement

Coût unitaire (en million de FCFA)

Nombre estimé

Coût total

(x 1.000.000)


Aires d'abattages à aménager

Aires d'abattages à réhabiliter

Sous-total


75

20


7

2


525

40

565


Marchés à bétail à aménager

Sous-total


120


9


1.080

1.080

Total







1.645

Ces estimations ne concernent pas la ville de N’djaména. Elles sont faites à la lumière de l’extrait de l’étude préparatoire du PASEP susmentionné. Elles tiennent compte du temps qui nous sépare de cette étude (2002 - 2010) et donc de l’augmentation des prix des matériaux de construction (multipliés au minimum par deux) et de la disproportion entre les dimensions des ouvrages (Exemple : aire d’abattage : PASEP : 70 m2, PAFIB : 450 m2).

Ce ne sont que des estimations par conséquent pour un travail de précision qui doit permettre d’avoir un coût réel au vu des besoins retenus en matière d’ouvrage à réhabiliter ou à aménager et des descriptions techniques y afférentes, les prestations d’un architecte ou d’un ingénieur en génie civil s’avèrent nécessaires.

NB : Il faut noter que le projet PASEP construit les infrastructures similaires dans le zone pilote du PAFIB. Pour éviter le cas de doublons, le coordonnateur du projet PAFIB a adressé une note à son homologue du PASEP pour des éclaircissements. Dans sa réponse n°0313/MERA/PASEP/CEP/CAPTC/2010, il ressort que les six marchés à bétail (Massakory, Moussoro, N’Djamena Bilala, Bitkine, Gama, Dourbali) et cinq des aires d’abattage (Moussoro, N’Goura, Moïto, Bokoro et Bitkine) retenus par le PAFIB ne sont pas pris en compte par le PASEP. L’aire d’abattage de Massaguet figure toutefois dans la programmation du PASEP.



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