L’Accord de cessez-le-feu de Lusaka représente la base la plus viable ” pour la résolution ou le règlement du conflit en République Démocratique du Congo








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4.1.2 Des guerres d’occupation et d’agression aux guerres de libération et de rébellion
La première guerre de libération ou plutôt d’agression a été préparée minutieusement, de très longue date. Faute d’être congolais ou d’avoir obtenu légalement la nationalité congolaise, les Tutsi ont décidé de l’obtenir collectivement par les armes après avoir pris le temps nécessaire pour faire accréditer à travers le monde la thèse de l’existence d’une tribu Banyamulenge en RDC, tribu qui serait victime d’exclusion et de répression de la part d’autres tribus congolaises.
Effectivement comme l’a écrit Sébastien Kayembe1 “ Cette question des Banyamulenge constitue une autre illustration de l'instrumentalisation politique des identités ethniques. En effet, après le génocide des Tutsi et des Hutu modérés en 1994, les nouvelles autorités du Rwanda décidèrent, face aux préparatifs de guerre qui s'accéléraient dans les camps de réfugiés Hutu (plus d'un million de personnes! ) installés en territoire congolais où s'étaient entassés des dizaines de milliers de soldats de l'ancienne armée d'Habyarimana, d'empêcher les extrémistes Hutu de reprendre le pouvoir, en réglant à leur manière le problème de leur présence à deux pas de la frontière entre le Congo et le Rwanda. Ensuite, elles ont mal dissimulé leurs intentions territoriales sur le Congo voisin et surtout leur volonté d’imposer à Kinshasa un régime politique qui leur fut favorable. Pour atteindre ces objectifs, la question Banyamulenge leur a fourni un bon prétexte ”.2
C’est au début du mois de septembre de l’année 1996 que cette guerre de nationalité a débuté. Les médias internationaux parlaient d’une rébellion alors qu’il s’agissait d’un schéma Tutsi visant à l’occupation totale de l’espace politique, économique, culturel et social de notre pays.
C’est l’entrée en scène du Président actuel alors porte-parole du Mouvement qui se muera dans la suite en AFDL – il en ravira plus tard la Présidence - que la guerre dite de Banyamulenge s’est muée à Lemera en guerre de libération grâce à l’Accord de Lemera, un document qu’il sied de disséquer car très révélateur des maléfiques desseins tutsi.
Mais avant d’examiner l’Accord dit de Lemera1, citons encore Vangu qui résume ci-après les réalités des guerres dont nous sommes victimes appelées malencontreusement guerre de libération (c’est ce qui était devenue la première guerre d’occupation grâce à l’effet Kabila)2, ou de rébellion : “ des guerres se sont produites entre royaumes ou entre peuples de notre pays. Mais en ce qui concerne les Tutsi, il s’agit d’un plan de colonisation de la province du Kivu. Il s’agit de l’institution soit d’une République des volcans, soit d’une République des Grands Lacs, soit encore une fédération entre le Rwanda, l’Ouganda, le Burundi, la Tanzanie et le Kenya. Soit enfin restituer une confédération qui devra être gérée, selon les rêves de Museveni, par un gouvernement supranational dont il parle sans se soucier de consulter les peuples des Etats considérés. A supposer que le rêve soit agréable en soi, dans le sens des groupements régionaux ou sous-régionaux. Parce que au niveau du Tutsi international Power et alliés, en cas d’échec de ce plan il est aussi envisagé d’instituer une république autonome du Kivu qui comprendrait les provinces de Mulenge, Nord-Kivu, Sud-Kivu et Maniema . Le Tutsi international Power dont la devise est : Le Mututsi est UN et INDIVISIBLE a ainsi initié ou financé plusieurs études qui devaient par ailleurs servir de référence ou de base d’argument. C’est ainsi que pour les besoins de la cause, les Tutsi sont allés jusqu’à infiltrer presque toutes les organisations internationales, les médias des pays occidentaux, les structures politiques, économiques, sociales, culturelles et même les armées des Etats visés… Et des fils d’immigrés Tutsi rwandais tels Rwamakuba alias Déogracias Bugera et Bizima Karamutelo, étudiant rwandais en Afrique du Sud, identifié et reconnu comme tel jusque en 1996, se sont amusés avec l’aide et les objectifs du TIP jusqu’au point d’exercer des fonctions de souveraineté dans ce Congo des “ Zoba ” (Congo des imbéciles). Cette injure par laquelle se plaisent à nous appeler nombre d’autres peuples africains ”.1
Des documents historiques signalent également l’existence d’un plan de colonisation Tutsi datant de plus d’un siècle. Nous avons en effet signalé des tentatives du Mwami rwandais Rwabugini de conquérir le Kivu par les armes vers la fin du 19è siècle. Il fut tué par les Bahavus en 1895.
Nous avons également fait mention de la tentative belge d’aider financièrement le Mwani Kalinda et un certain Bideri, sujet Tutsi tout comme Kalinda de disposer d’une chefferie autonome, le Bishari à Masisi, en plein territoire congolais. La réaction des autochtones Bahunde contraignit le roi des belges en pleine période coloniale à abolir la chefferie Bishari. Un autre tutsi Bucianyandi qui dirigeait déjà la chefferie fut destituée.
En ce qui concerne les documents, Vangu signale une lettre découverte à Nyamitaba en date du 6 août 1962 lors des troubles à Matandi-Kibati, au Nord-Kivu, troubles dont le but était l’extermination des Bahunde pour l’occupation de leurs terres.2 Nous la reproduisons ci-après telle que reprise par l’auteur susmentionné3 :

“ Puisque nous sommes numériquement faibles, au Kivu et que nous avons réussi d’une façon très magistrale à nous fixer au pouvoir, en nous servant de la naïveté Bantu4 et que d’autre part, notre malignité a été découverte un peu plus tard par les congolais, tout Mututsi de quelle région qu’il soit est tenu à appliquer le plan ci-dessous et y réserver une très large diffusion dans les milieux Tutsi du “ District des Volcans ” :


  1. Sachez que les Bahutu sont apparentés aux congolais et que notre méthode de colonisation doit par conséquent s’appliquer à ces deux sujets ;




  1. Mettez tous les moyens que nous avons employés au Rwanda en œuvre pour soumettre le bahutu du Congo et toutes les autres ethnies qui les entourent. Procéder méthodiquement et progressivement car une moindre précipitation risquerait d’éveiller leur rappel à la conquête de Rwabugiri notre héros national ;




  1. La première tâche de tout intellectuel est de décrocher un poste de commandement dans la territoriale car vous n’êtes pas sans ignorer l’importance de ce service dans la diffusion des idées politiques dans la masse ignorante ;




  1. Tout intellectuel Mututsi est tenu de se faire des amis dans tous les services administratifs de la République du Congo pour lui permettre de s’initier à la machine administrative de ces services en vue de se préparer au remplacement éventuel à la responsabilité de ce service ;




  1. Puisque nous ne pouvons pas remplacer les élus Bahutu, faisons-en des amis. Offrons-leur quelques cadeaux et surtout la bière afin de leur tirer les vers du nez. Offrons-leur nos filles et au besoin marions-les à eux. Les Bahutu résisteront très difficilement à leur beauté angélique ;




  1. Quand nous aurons acquis tous les postes importants, nous serons bien placés pour muter tous les ennemis Bantous à notre guise et surtout les subjuguer ;




  1. Envers la masse Hutu, usez du pacte de sang, vous connaissez d’ailleurs l’inefficacité du pacte, ne l’avons-nous pas déjà violé sans aucun mal ?




  1. Servez-vous de la crédulité des évolués Bahutu et faites-vous en les instruments pour défendre notre cause et admettre notre campagne électorale. Dès que la campagne est passée, payez-les en monnaie de singe pour montrer leur incapacité ;




  1. Tout territorial Tutsi est tenu à user de la peur pour affermir son autorité auprès de la masse crédule des bantous ;




  1. Les fonctionnaires à notre domination, nous les ridiculiserons de bantous ignorants et les traiterons d’ambitieux. Ils seront d’ailleurs très peu nombreux car un Tutsi se soucie peu du sort de ses semblables ;




  1. Dès que la conscience ethnique naît, divisons les promoteurs de cette conscience : “ Diviser pour régner ” ;




  1. Soumettons les gens des autres ethnies qui sont dans nos filets et surtout nos vendus Bahutu pour qu’ils fassent une campagne à notre faveur ;




  1. Sachez qu’un Hutu est crée pour servir et jamais qu’il ne briguera pour avoir un poste de responsabilité, Quand ils s’en rendront compte, c’est sera trop tard. Commencez par occuper tous les postes territoriaux et chaque territoire du District des Volcans, un administrateur veille à nos intérêts ;




  1. Essayez de maintenir les agents de l’Etat bahutu dans le complexe d’infériorité ;




  1. Les bahutu conscients du sort de leurs pères seront éloignés de ce district afin qu’ils n’aient pas d’influence auprès des masses ;




  1. Nous faisons appel à toute la jeunesse Tutsi pour qu’elle rejoigne l’AJIR car si malgré notre finesse, nous ne réussissions pas, nous ferons appel à la violence. Cette jeunesse aura pour devoir de soutenir les territoriaux et répondre par la terreur et se servir de la sûreté de nos agents et acolytes ;




  1. Pendant ces moments difficiles, nous demanderons à tous les Batutsi de soutenir le gouvernement de Jean Miruho où nous étions représentés par deux ministres, car la chute de ce gouvernement est notre propre chute. Miruho n’était-il pas déjà dans nos filets ?




  1. Combattre les Wanande et Bahunde ennemis de notre protégé Miruho Jean, en nous servant bien entendu des bahutus naïfs. Sachez que les bahutu sont gourmands. Offrez-leur beaucoup de bière et distribuez-leur beaucoup d’argent. Nous avons beaucoup d’argent fraudé, 65.000.000 F qu’on devait aux moniteurs catholiques ”.


Ainsi donc comme l’a si bien écrit Vangu, “ toutes les guerres, qu’il s’agisse de celle de MAGRIVI en 1993, de celle des Banyamulenge de 1996, ou encore, celle actuelle depuis le 2 août 1998, autant que celles qui les ont précédées, répondent toutes à une seule et même préoccupation pour les Tutsi : se ménager un espace plus large et se constituer en entité homogène habitée exclusivement par eux seuls ”.1
S’agissant de la guerre de MAGRIVI planifiée, suivant le procès verbal d’une réunion tenue à cet effet en juillet 1992 à Ruke2, dans le dessein précis de s’emparer des provinces du Nord-Kivu, guerre qui devait commencer le 4 avril et se terminer le 14 avril 1993, elle aurait dû, tout comme l’actuelle guerre qui semble s’éterniser, revêtir le caractère d’une “ guerre éclair ”. “ Il était question d’attaquer en même temps le Nord et le Sud Kivu en comptant sur l’effet de la surprise et brûler à l’essence et au mazout les plus d’autochtones possibles, dans leurs cases pendant la nuit ”.1
Selon toujours Vangu, la guerre dite de Magrivi fut “ planifiée par des personnalités bien identifiées parmi lesquelles on dénombre même des princes de l’Eglise Catholique.2 Dieu merci, l’un des procès-verbaux de leurs multiples réunions était tombé entre les mains des populations autochtones qui prendront leurs dispositions à temps pour contrer les massacres à grande échelle envisagés par le plan Rufali.3
La guerre dite des Banyamulenge d’abord puis de libération ensuite, elle aussi obéissait au même “ schéma Tutsi qui vise l’occupation totale de l’espace politique, économique, culturel et social de notre pays. C’est le même plan que les rwandais avaient cherché à réaliser avec un peu plus d’insolence …. et qui ne s’est muée en guerre de libération nationale que grâce à l’effet Kabila ”.4
Cette guerre Banyamulenge a suivi une logique qui se matérialisa deux ans auparavant avec l’assassinat des présidents rwandais et burundais Habyarimana et Ntaryamira dans un avion abattu par trois roquettes au retour d’Arusha en Tanzanie, le 6 avril 1994. Plus tard, en juillet 1994 plus d’un million de rwandais Hutus se réfugièrent dans notre pays et occupèrent pratiquement tout l’est du Congo. Ces “ réfugiés ” atypiques parce qu’armés pour la plupart serviront plus tard de prétexte à la violation du territoire congolais, prétexte repris dans l’Accord de Lusaka sous la forme de poursuite des interahamwe par le Rwanda, la commission militaire mixte et même les troupes de l’ONU.
Ces deux événements parmi tant d’autres n’étaient que des étapes, des péripéties “ dans la logique des anglais et des américains dont le véritable objectif est de s’approprier l’est de notre pays. Au besoin provoquer sa partition pour mieux le soumettre. C’est-à-dire, l’exploiter au maximum et sans aucune résistance de la part des populations congolaises, rendues moralement et culturellement faibles. Cette stratégie était confirmée lors du sommet du Tutsi International Power tenu à Tunis, du 16 au 18 mars 1996 où ont été adoptées les résolutions suivantes :


  1. L’intégration des réfugiés Hutu au Zaïre (RDC) : laisser le Rwanda et le Burundi aux Tutsi et demander au Zaïre, c’est-à-dire à la République Démocratique du Congo d’intégrer les Hutus sous le prétexte que ce sont des peuples bantu.




  1. La fédération entre le Rwanda, le Burundi, la Tanzanie, l’Ouganda et le Kenya dans une entité est-africaine anglophone. Et s’appuyant sur cette force nouvelle, la Fédération est-africaine précéderait alors dans la conquête de l’Est du Zaïre ;

L’intégration des Hutu au Zaïre ne serait qu’un piège, parce que les mêmes populations ainsi que les terres seraient reconquises au profit de la fédération ainsi instituée. Voilà ce qui a motivé la guerre de 1996-1997 qui deviendra une “ guerre de libération nationale ” grâce à l’effet Kabila ”.1

En effet, dès le déclenchement de la guerre dite Banyamulenge, le moment de consternation passé, ce fut l’indignation puis la révolte d’un peuple trahi à cause de son hospitalité légendaire. L’ex Chef de l’Etat lui-même, avoua qu’il avait été poignardé dans le dos. Toutes les études qui avaient minutieusement préparé la guerre d’occupation avait peut être tout prévu sauf le sursaut de nationalisme qui rassembla à l’époque le peuple congolais autour de l’ex-président Mobutu. Tant à Kinshasa qu’à l’intérieur du pays, le peuple congolais attendait un geste de Mobutu bien que ruiné par la maladie pour bouter dehors l’envahisseur venu de l’est.
C’est alors que Kabila vint. Face à un Mobutu incapable de contrôler son sérail, ruiné par la maladie et à une classe politique aux visées personnelles sans en tout cas commune mesure avec les attentes nationales, la voix de Kabila parut plus rassurante, salutaire.
Le peuple ignorait alors que grâce à l’Accord de Lemera, la guerre avait simplement changé de visage mais la revendication Tutsi demeurait intacte dans l’Accord de Lemera signé le 23 octobre 1996 à l’article 7 qui dispose que “ la Nationalité congolaise sera accordée collectivement aux camarades Banyamulenge et aux autres populations d’origine rwandaise établies au pays avant la date de l’indépendance de notre pays (le 30 juin 1960) ”.1
Chose gravissime, à l’article 4 de l’Accord susvisé, l’engagement était pris de “ céder 300 km aux frontières du pays, pour sécuriser les voisins de l’Ouganda, du Rwanda et du Burundi contre l’insurrection rebelle ”.

Enfin, une rétribution spéciale devait être allouée aux “ alliés ” rétribution à déterminer par l’instance supérieure de l’Alliance (art 5)
Ces trois articles permettent de comprendre :


  1. l’attitude, le choix, les décisions et les propos du pouvoir actuel à son avènement à Kinshasa. Il affirmait, défendait bec et ongles la “ congolité ” des Tutsi. Le Président Kabila nomma deux de leurs aux postes très régaliens de Ministre des Affaires Etrangères et de Chef d’Etat Major des Forces Armées Congolaises. Ces deux personnalités sont à la tête aujourd’hui des mouvements dits rebelles. L’un d’eux, Bizima Karamuheto (ex Bizima Karaha pour les besoins de la cause était très connu comme étudiant rwandais à l’Université de Lubumbashi et en Afrique du Sud. L’autre, James Kabarehe, Tutsi ougandais bien connu est rentré tranquillement dans son pays d’où il fait la navette entre le Rwanda et la RDC après avoir tenté en vain un coup de force à Kitona, siège de formation d’une armée congolaise dont il connaissait bien à l’époque toutes les faiblesses humaines, matérielles et stratégiques. Un autre Tutsi Déogracias Bugera dirigea l’AFDL, source de légitimité du gouvernement actuel avant de s’éclipser tout naturellement lors de la 2e guerre d’août 1998 appelée aujourd’hui guerre de rébellion.


Plusieurs autres Tutsi exproprièrent, extorquèrent et même tuèrent des congolais sous le couvert de leur position militaire ou dans les rangs de la sécurité. Partout les Tutsi dont certains n’étaient que des amis de quartier, de l’école ou des collègues d’université ou de travail se muèrent au lendemain de la victoire de l’AFDL en agent de sécurité, secrétaire, conseiller, PDG, etc., truffés de télecel, motorolla et autres Jeeps Pajero 4 x 4, Mercedes Benz, etc.


  1. Les revendications rwando-ougandaise et d’autres soi-disant banyamulenge floués par Kabila qui installé à Kinshasa, face au mécontentement général des congolais incapables de supporter la supercherie Tutsi lui en voulaient ouvertement et face aussi à la menace contre son pouvoir, viola l’Accord et renvoya les Tutsi chez-eux.


Peu après, le 2 août 1998 fut déclenchée la guerre dite de rébellion-agression par les rwandais et les ougandais qui pénétrèrent sur le territoire congolais, avec armes et minutions auxquels s’associèrent au fur et à mesure des acteurs politiques, citoyens congolais, des professeurs, des anciens dignitaires pour une guerre qui n’est pas la leur dans l’espoir de repositionnement politique accréditant ainsi la thèse de la rébellion, alors qu’il s’agit toujours de l’exécution du schéma Tutsi associé aux visées américaino-britanniques.
En effet, la guerre actuelle, est une guerre d’agression et d’occupation et en aucun cas une guerre de rébellion encore moins de libération.
La guerre déclenchée le 2 août 1998 est simplement la reprise sous une forme évoluée des schémas Tutsi du fait de la “ violation ” de l’Accord de Lemera par le Président Kabila. Le schéma vise l’occupation du Kivu grâce à cette guerre, occupation actualisée par l’Accord de Lusaka notamment en son article 1.3C qui interdit y compris au gouvernement légitime du Congo victime de l’agression rwando-ougando-burundaise “ toute tentative d’occuper de nouvelles positions sur le terrain et de mouvement des forces et des équipements militaires d’un endroit à l’autre sans l’accord préalable des Parties ”. Ainsi, grâce à l’Accord de Lusaka, “ l’envahisseur a une occasion d’entrer dans la maison où il ne pouvait pas entrer militairement ”, écrit la Gazette de l’Orient.1
Or l’on sait qu’il existe dans ce conflit congolais des Parties congolaises et des Parties non congolaises pour emprunter entièrement ce langage de l’Accord et du monde diplomatique à ce jour. Dans le langage juridique international que peut signifier une partie armée non congolaise désignée dans la résolution 1234 Force d’Etats étrangers sinon des armées d’agression ?

Alors qu’il est précisé à l’article 3.15 que “ rien dans cet Accord ne devra en aucune manière, nuire à la souveraineté ni à l’intégrité territoriale de la République Démocratique du Congo ”. Le même Accord décide qu’il n’y aura d’autorité administrative de l’etat sur l’ensemble du territoire congolais qu’à l’issue des négociations politiques inter-congolaises dont la tenue réelle est encore hypothétique plus d’un an après la signature de l’Accord de Lusaka. En attendant (jusqu’à quand et que ne seront capables de faire les Tutsi des territoires congolais actuellement sous leur contrôle avec la bénédiction de l’OUA et de l’ONU ? Suivant l’on ne sait quel mécanisme, “ les Parties ”, chacune dans son territoire peut “ poser des actes, mener des opérations ou des actions qui relèvent de l’intérêt général notamment dans le domaine de la santé, de l’éducation, des migrations, de la circulation des personnes et des biens ” (chapitre 6.2 de l’Annexe A à l’Accord).
En d’autres termes les congolais professeurs et autres acteurs politiques “ rebelles ” sous l’obédience Tutsi sont entrain de collaborer, sans doute en espérant conquérir le pouvoir à Kinshasa, à l’annexion du Kivu au Rwanda, au Burundi et à l’Ouganda et à la proclamation de l’indépendance dans le cadre de la création de l’empire Hima Tutsi en plein 3è millénaire !
Cette guerre d’occupation plutôt qu’une vraie fausse rébellion a débuté par l’insurrection à Kinshasa et une rébellion bidon dans le Kivu. Le tout devrait prendre fin rapidement avec l’assassinat de l’actuel Président de la République.
Pour les américains, l’occupation partielle du Kivu s’inscrit dans la droite ligne du plan de Lemera, selon l’agence AIPES citée par VANGU1 tout en reconnaissant que les Tutsi envahissaient le Congo par des personnes parlant l’anglais ou le français sommaire et d’une morphologie assimilable à celle de la “ grande ” ethnie Tutsi sur le territoire du nord et du sud Kivu.
La presse ougandaise elle aussi citant Yoweri Museveni, Président ougandais, reconnaissait l’implication de son armée par un bataillon ougandais sous les ordres du lieutenant colonel Tumusiine et du Brigadier James Kazini. La même presse reconnaissait qu’il s’agissait d’un viol de la souveraineté nationale congolaise.2 Tout en révélant que selon des rumeurs c’était une guerre pour la création d’une république indépendante du Kivu qui comprendrait alors le Maniema, le Sud-Kivu, le Nord-Kivu et Mulenge.

Quant à Kagame devenu depuis le 22 avril 2000 Président de la République rwandaise, il vient justement de déclarer lors de sa prise des fonctions que ses troupes ne quitteraient le Congo que lorsque tous les rebelles originaires de son pays auront regagné jusqu’au dernier leur territoire natal.
Le dirigeant rwandais est resté logique, constant dans ses principes et ses ambitions réelles qu’il avait déjà bien exprimées en ces termes : “ les Banyamulenge installés au Zaïre ne pourraient regagner le Rwanda qu’avec leur terre dont ils auraient été dépossédés ou que la Conférence de Berlin II s’imposait pour recomposer les frontières des Etats africains ”.1
“ Dans un discours prononcé à Cyangungu le 10 octobre 1996, le président rwandais, P. Bizimungu dit que les “Banyamulenge doivent faire la leçon de l'histoire à ceux qui les pourchassent et leur apprendre le savoir-vivre (...). Le Rwanda ne peut refuser d'accueillir les frères. Mais si le pari est de chasser ceux-là qui ont vécu dans ce pays depuis plus de 400 ans (…), les seuls Banyamulenge que nous accueillerons sont les enfants et les vieilles femmes. Les autres doivent rester là-bas pour corriger et donner la leçon de savoir-vivre à ceux qui veulent les chasser”. Et d'ajouter : “ à l 'arrivée des Blancs au Rwanda, le Rwanda avait à peu près six cents ans d'existence en tant que pays. Il s'étendait des Lacs Rweru et Cyohoha franchissant la chaîne des Volcans jusqu'aux frontières de Buhunde. Même la région jadis appelée Bishugi considérée aujourd'hui comme berceau des Banyamulenge, tous les habitants de ces contrées étaient des Rwandais. Même Kayenzi et autres actuellement au Zaïre, faisaient partie du Rwanda. Ces Banyamulenge dont vous entendez parler sont nos congénères avec qui nous partagions le Rwanda. Mais, à partir des années 1960-1963, avec la fondation de l’O.U.A., nous avons souscrit au principe de l 'intangibilité des frontières.
Il y a donc lieu de préciser que selon bon nombre d’historiens. “ le royaume du Rwanda ” n’occupait, à l’époque de l’arrivée des blancs, qu’une petite région au centre du pays et était en voie de conquérir les territoires septentrionaux du Rwanda gouvernés par les roitelets hutu indépendants de la cour du Mwami. S’il était des communautés s’exprimant en kinyarwanda au Congo, elles n’avaient pas de liens directs avec cette même cour centrale de laquelle elles s’étaient à dessein détachée”.1
Jusqu’à ce jour l’OUA s’est amputé de prendre position contre une rébellion aussi véhémente d’un des Etats membres. Ce qui justifie les affirmations de VANGU à propos des visées Tutsi et du complot international y afférent contre le Congo que “ certaines initiatives peuvent aussi partir de l’OUA, sans que l’ONU ne s’y oppose ouvertement. L’OUA, poursuit-il, est une des montagnes qui cachent la forêt. En effet, sur demande de Mr Salim Hamed Alim, Secrétaire Général de l’OUA, le Professeur MAZRUI (Professeur dans une université américaine) a mené des études dont les conclusions devaient indiquer à l’OUA que les voies et moyens d’établir ou de rétablir une paix durable dans la région des Grands Lacs consistent à revoir nécessairement les tracés des frontières des Etats actuels et les reconstituer sur base des affinités, notamment les aspects culturels, et morphologiques ; et aboutir ainsi à rattacher le Rwanda, le Burundi, la Tanzanie et l’Est de la République Démocratique du Congo en un seul Etat. On mettrait alors les bantous ensemble et les hamites entre eux ”.2
La garantie du succès d’une telle entreprise se trouve être à ce jour l’Accord de Lusaka qui permet aux Tutsi sous le prétexte de la poursuite des interahamwe de demeurer au Congo et d’obtenir à travers le fameux dialogue inter-congolais l’autodétermination pour la création d’un état autonome dans le Kivu en faveur des vrais faux congolais d’origine Banyamulenge.

Ce que confirme le même Kagame en ces termes : “ Nous avons un problème de sécurité qui vient du Congo et nous ne pouvons pas que cela continue. Notre intervention au Congo peut continuer des années sans problème. Nous sommes habitués à combattre sans dépenser beaucoup d’argent. Nos hommes vont à pied et mangent peu ”.1 ou encore Ndahiro, le porte parole de son armée : “ La paix est impossible sauf si les interahamwe sont désarmés et dissous ”. 2
Il allègue du reste que “ les Banyamulenge installés au Zaïre ne pourraient regagner le Rwanda qu’avec leurs terres dont ils auraient été dépossédés ou que la Conférence de Berlin II s’imposait pour recomposer les frontières des Etats africains ”.3
Pour le Lieutenant-Colonel Rutayisire de la même armée rwandaise “ Les forces génocidaires des ex-FAR et interahamwe doivent être désarmées et neutralisées avant même de chercher à négocier le retrait de nos troupes régulières au Congo.4
Quant au dialogue prôné par l’Accord, c’est le rendez-vous fixé pour la sécession par consensus ; le dialogue inter-congolais pris dans le contexte de l’Accord, c’est la rencontre de tous les dangers pour la RDC et de tous les espoirs pour les tenant de l’empire Hima Tutsi et leurs commanditaires américano-britanniques. C’est ce que l’on peut comprendre d’un rapport spécial américain que cite Ludo Martens et qui affirme que “ Le dialogue national sera une grande opportunité pour aborder les questions de reconstruction de l’Etat … Le RCD va développer un certain nombre des questions lors du dialogue, y compris celle du fédéralisme, de l’autonomie générale et des droits des citoyens pour les populations banyamulenge”.5
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