Marc Levy a publié huit romans








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Elle et lui, et puis repensant à sa matinée du lendemain, elle enclencha la seconde et accéléra en passant devant une vieille Ford 1961 qui était garée devant le vidéoclub.
*
Arthur étudiait un à un les titres de la section « Arts martiaux ».

– Je voudrais faire une surprise à une amis ce soir, que pourriez-vous me conseiller ? demanda-t-il à l’employé ;

Le vendeur disparut derrière son comptoir pour en ressortir triomphant avec un petit carton dans les bras. Il ouvrit l’emballage d’un trait de cutter et présenta un film à Arthur.

La fureur du dragon en édition collector ! Il y a trois scènes de combats inédites ! Il est arrivé hier, avec celui-là vous allez la rendre dingue !

– Vous croyez ?

– Bruce Lee est une valeur sûre, elle est forcément groupie !

Le visage d’Arthur s’éclaira.

– Je le prends !

– Votre amie n’aurait pas une sœur, par hasard ?

Il quitta le vidéoclub, ravi. La soirée s’annonçait bien.

En chemin, il fit une courte halte chez le traiteur, choisit entrées et plats, plus appétissants les uns que les autres, et rentra chez lui le cœur léger. Il gara la Ford devant le petit immeuble au croisement de Pacific et de Fillmore.

Aussitôt la porte de son appartement refermée, il posa le paquet de ses courses sur le comptoir de la cuisine, alluma la chaîne stéréo, inséra un disque de Frank Sinatra et se frotta les mains.

La pièce baignait dans la lumière rouge de ce soir d’été. Chantant à tue-tête l’air de Strangers in the night, Arthur dressait un élégant couvert pour deux sur la table basse du salon. Il déboucha une bouteille de merlot1999, réchauffa le gratin de lasagnes et disposa les assortiments d’entrées italiennes dans deux assiettes en porcelaine blanche. Enfin prêt, il traversa le living-room, sortit sur le palier en laissant la porte de son appartement entrouverte et traversa le couloir. Il tambourina à la porte et entendit se rapprocher les pas légers de sa voisine.

– Je suis sourde mais pas à ce point-là ! dit la vieille dame en l’accueillant avec un grand sourire.

– Vous n’avez pas oublié notre soirée ? demanda Arthur.

– Tu plaisante !

– Vous n’emmenez pas votre chien ?

– Pablo dort à poings fermés, il est aussi vieux que moi, tu sais.

– Vous n’êtes pas si vieille, Miss Morrisson.

– Si, si, crois-moi ! dit-elle en l’entraînant par le bras dans le couloir.

Arthur installa confortablement Miss Morrisson et lui servi un verre de vin.

– J’ai une surprise pour vous ! dit-il en présentant la pochette du film. Le délicieux visage de Miss Morrisson s’illumina.

– La scène de combat sur le port est un morceau d’anthologie !

– Vous l’avez déjà vu ?

– Un certain nombre de fois !

– Et vous n’en êtes pas lassée ?

– Tu as déjà vu Bruce Lee torse nu ?

*
Kali se leva d’un bond, elle attrapa sa laisse dans la gueule et commença à tourner en rond dans le salon en remuant la queue. Lauren était lovée sur le canapé, en peignoir et grosse chaussette de laine. Elle abandonna sa lecture pour suivre d’un regard amusé Kali qui faisait les « cents pattes », referma le traité de neurochirurgie et embrassa tendrement la tête de sa chienne. « Je m’habille et on y va. » Quelques minutes plus tard Kali gambadait dans Green Street ; Un peu plus loin, sur le trottoir de Fillmore, un jeune peuplier avait l’air de sentir drôlement bon, Kali y entraîna sa maîtresse. Lauren était songeuse, le vent du soir la fit frissonner.

L’intervention du lendemain l’inquiétait, elle pressentait que Fernstein la mettrait aux commandes. Depuis qu’il avait décidé de prendre sa retraite à la fin de l’année, le vieux professeur la sollicitait de plus en plus, comme s’il cherchait à accélérer sa formation. Tout à l’heure en rentrant, à la lumière de sa lampe de chevet, elle relirait ses notes, encore et encore.
*
Miss Morrisson était ravie de sa soirée. dans la cuisine, elle essuyait les assiettes qu’Arthur lavait.

– Je peux te poser une question ?

– Toutes celles que vous voulez ?

– Tu n’aimes pas le karaté, et ne me dis pas qu’un jeune homme comme toi n’a trouvé qu’une vieille femme de quatre-vingts ans pour partager son dimanche soir.

– Il n’y avait pas de question dans ce que vous venez de dire Miss Morrisson.

La vieille dame posa sa main sur celle d’Arthur et fit la moue.

– Oh si, il y avait une question ! Elle était induite et tu l’as très bien comprise. Et puis arrête avec ton Miss Morrisson, appelle moi Rose !

– J’aime passer ce dimanche soir en votre compagnie pour répondre à votre question induite.

– Toi, mon grand, tu as la tête de quelqu’un qui se cache à l’abri de la solitude !

Arthur dévisagea Miss Morrisson.

– Voulez-vous que je promène votre chien ?

– C’est une menace ou une question ? reprit Rose.

– Les deux !

Miss Morrisson alla réveiller Pablo et lui passa son collier.

– Pourquoi l’avez-vous appelé ainsi ? demanda Arthur sur le pas de la porte.

La vieille dame se pencha à son oreille pour lui confier que c’était le prénom du plus mémorable de ses amants.

– … J’avais trente huit ans, lui cinq de moins ou dix peut-être ? A mon âge la mémoire fait défaut, quand ca nous arrange. L’original était un sublime Cubain. Il dansait comme un dieu et il était bien plus éveillé que ce Jack Russel, crois-moi sur parole !

– Je vous crois volontiers, dit Arthur, en tirant sur la laisse du petit chien qui freinait de toutes ses pattes dans le couloir.

– Ah, la Havane ! soupira Miss Morrisson en refermant sa porte.

Arthur et Pablo descendaient Fillmore Street. Le chien s’arrêta au pied d’un peuplier. Pour une raison qui échappait totalement à Arthur, l’arbre éveillait soudain chez l’animal un vif intérêt. Arthur mit ses mains dans ses poches et s’adossa au muret, laissant Pablo profiter de ce rare moment d’éveil. Son téléphone portable vibra dans sa poche, il décrocha.

– Tu passes une bonne soirée ? demanda Paul.

– Excellent.

– Et là, qu’est-ce que tu fais ?

– A ton avis, Paul, combien de temps un chien peut-il rester à renifler le pied d’un arbre ?

– Je vais raccrocher, dit Paul perplexe, je vais vite aller me coucher avant que tu me poses une autre question.
*
A deux blocs de là, au deuxième étage d’une petite maison victorienne perchée sur Green Street, la lumière de la chambre d’une jeune neurochirurgienne s’éteignit.


5.


Le réveil posé sur la table de nuit tirait Lauren d’un sommeil si profond qu’il lui éta it douloureux d’ouvrir les yeux. La fatigue accumulée au long de l’année la plongeait certains matins dans l’humeur grise des premières heures du jour. Il n’était pas encore sept heures quand elle gara sa Triumph sur le parking de l’hôpital. Dix minutes plus tard, vêtue de sa blouse, elle abandonnait le rez-de-chaussée des urgences et se rendit chambre 307. Le petit singe reposait sous le coup protecteur d’une girafe. Un peu plus loi, un ours blanc veillait sur eux. Les animaux de Marcia dormaient encore sur le rebord de la fenêtre. Lauren regarda les dessins accrochés au mur, habiles pour une enfant qui depuis quelques mois ne voyait que de mémoire.

Lauren s’assit sur le lit et caressa le front de Marcia, qui s’éveilla.

– Coucou, dit Lauren, c’est le grand jour.

– Pas encore, répondit Marcia, en ouvrant les paupières. Pour l’instant c’est encore la nuit.

– Plus pour longtemps, ma chérie, plus pour longtemps. On va venir te chercher très bientôt pour te préparer.

– Tu restes avec moi ? demanda Marcia, inquiète.

– Le dois aller me préparer aussi, je te retrouverai à l’entrée du bloc.

– C’est toi qui va m’opérer ?

– J’assiste le professeur Fernstein, celui qui a la voix très grave comme tu dis.

– Tu as peur ? Questionna la petite fille.

– tu m’as prise de vitesse ? C’est moi qui voulais te poser la question. L’enfant dit qu’elle n’avait pas peur, puisqu’elle avait confiance.

– Je monte et je te retrouve très bientôt.

– Ce soir j’aurai gagné mon pari.

– Qu’as-tu parié ?

– J’ai deviné la couleur de tes yeux, je l’ai écrite sur un papier, il est plié dans le tiroir de ma table de nuit, nous l’ouvrirons toutes les deux après l’opération.

– Je te le promets, dit Lauren en partant. Marcia se pencha, ignorant totalement la présence de Lauren qui s’était retournée sur le pas de la porte pour la regarder, silencieuse. L’enfant glissa sous son lit.

– Je sais bien que tu t’es caché quelque part, mais tu n’as aucune raison d’avoir peur, dit la petite fille. Sa main tâtait le sol, à la recherche d’une peluche. Ses doigts effleurèrent la fourrure du hibou, elle l’installa face à elle.

– Tu dois sortir d’ici, tu n’as aucune raison d’avoir peur de la lumière, dit-elle. Si tu me fais confiance je te montrerai les couleurs ; Tu as confiance en moi, n’est-ce pas ? Maintenant c’est chacun son tour, tu crois que je n’avais pas peur du noir, moi ? Tu sais, c’est difficile de te décrire le jour, c’est juste beau. Je préfère le vert, mais j’aime bien le rouge aussi, les couleurs ont des odeurs, c’est comme cela qu’on les reconnaît, attends, ne bouge pas, je vais te montrer.

La petite fille sortit de son abri et se dirigea du mieux qu’elle le pouvait vers sa table de nuit. Elle prit une coupelle et un verre qu’elle avait cachés là. Une fois réinstallée sous le sommier, elle présenta fièrement une fraise à son hibou et dit d’une voix déterminée « voilà le rouge » « et puis ça c’est le vert » dit-elle en avançant le verre de menthe. « Tu vois, comme les couleurs sentent bon ! Si tu veux, tu peux goûter, moi je n’ai pas le droit, c’est à cause de l’opération, je dois avoir le ventre vide ».

Lauren avança vers le lit.

– A qui parles-tu ? demanda-t-elle à Marcia.

– Je savais que tu étais là. Je parle à un ami, mais je ne peux pas te le montrer, il se cache tout le temps parce qu’il a peur de la lumière et qu’il a peur des gens aussi.

– Comment s’appelle-t-il ?

– Emilio ! Mais toi tu ne peux pas entendre ce qu’il dit.

– Pourquoi ?

– Tu ne peux pas comprendre.

Lauren s’agenouilla.

– Je peux venir sous le lit avec toi ?

– Si tu n’as pas peur du noir.

La petite fille s’écarta et laissa Lauren se faufiler sous le sommier.

– Je peux l’emmener avec moi là-haut ?

– Non, c’est un vieux règlement idiot, les animaux ne sont pas admis dans les salles d’opération, mais ne t’inquiète pas, un jour tout cela changera.
*
La journée s’annonçait radieuse. Arthur avait préféré marcher jusqu’à son cabinet d’architecture sur Jackson Street. Paul l’attendait dans la rue.

– Alors ? lui demanda Paul dont le visage hilare venait d’apparaître dans l’entrebâillement de la porte.

– Alors quoi ? interrogea Arthur en appuyant sur le bouton de la machine à café.

– Combien de temps pour le chien ?

– Vingt minutes !

– J’envie tes soirées, mon vieux ! J’ai eu nos deux amies de Carmel au téléphone, elles sont rentrées et assez partantes pour un dîner à quatre ce soir, amène le toutou si tu as peur de t’ennuyer.

Paul tapota sur le cadran de sa montre, il était temps de partir. Tous deux avaient rendez-vous chez un important client de leur étude.
*
Lauren entra dans le sas de stérilisation. Bras tendus, elle enfila la blouse que lui présentait une infirmière. Une fois passées les manches, elle noua les cordons dans son dos et avança vers la vasque en acier. Le trac au ventre, la jeune neurochirurgienne commença le nettoyage minutieux de ses mains. Après les avoir séchées, l’infirmière lui saupoudra les paumes de talc et ouvrit une paire de gants stériles que Lauren passa aussitôt. Le calot bleu pâle posé sur sa tête, le masque sur sa bouche, elle inspira à fond et entra dans la salle d’opération.

Assis derrière son pupitre, Adam Peterson, spécialiste en neuro-imagerie fonctionnelle, contrôlait le bon fonctionnement du système d’échographie préopératoire. Les clichés IRM du cerveau de Marcia était déjà dans la machine. En comparant ces images à celles qui seraient acquises en temps réel par l’échographe, l’ordinateur pourrait établir avec précision la portion de la tumeur enlevée au cours de l’opération.
*
Au fil du processus, le système d’imagerie renseigné par Adam délivrerait de nouvelles images, révisées, du cerveau de la petite fille. Le professeur Fernstein entra quelques minutes plus tard, accompagné de son confrère, le docteur Richard Lalonde, qui avait fait le déplacement depuis Montréal.

Le docteur Lalonde salua l’équipe , s’installa derrière l’appareil de neuronavigation et en saisi les deux poignées. Manipulés savamment par le chirurgien, les bras mécaniques couplés à l’ordinateur principal trancheraient au millimètre près la masse tumorale. Tout au long de l’intervention, la précision de l’acte chirurgical serait critique. Une infime déviation de trajectoire pouvait priver Marcia de la parole ou de la capacité de marcher, et, à l’inverse, un excès de prudence rendrait l’opération vaine. Silencieuse et concentrée, Lauren, revoyait dans sa tête chaque détail de la procédure qui ne tarderait pas à débuter et pour laquelle elle se préparait sans relâche depuis plusieurs semaines.

Apprêtée dans une salle voisine, Marcia arriva enfin au bloc allongée sur un lit civière. Les infirmières l’installèrent avec beaucoup d’attention sur la table d’opération. La poche de perfusion reliée à son bras fut suspendue à la perche.

Norma, la doyenne des infirmières de l’hôpital, raconta à Marcia qu’elle venait d’adopter un bébé panda.

– Et vous l’avez ramenez comment ? Vous avez eu le droit ? demanda Marcia.

– Non, répondit Norma en riant, il va rester chez lui, en Chine, mais c’est nous qui donnons de quoi le soigner jusqu’à ce qu’il puisse être sevré.

Norma ajouta qu’elle n’avait pas réussi à trouver un prénom à l’animal ; quel nom fallait-il donner à un panda.

Pendant que la petite fille réfléchissait, à la question, Norma relia les pastilles collées sur son thorax à l’électrocardiographe et le médecin anesthésiste piqua une minuscule aiguille à son index.

Cette sonde lui permettrait de contrôler en temps réel la saturation des gaz sanguins de sa patiente. Il fit une injection dans la poche de perfusion et assura à Marcia qu’elle pourrait réfléchir au nom du panda après l’opération, il fallait maintenant compter avec lui jusqu’à dix. L’anesthésiste descendit le long du cathéter et pénétra dans la veine. Marcia s’endormit entre les chiffres deux et trois. Le réanimateur vérifia aussitôt les constantes vitales sur les différents moniteurs. Norma referma le cerclage sur le front de Marcia afin de prévenir tout mouvement de sa tête.

Tel le chef d’un orchestre savant, le professeur Fernstein fit un tour d’horizon de son équipe. Depuis son poste, chaque intervenant répondit qu’il était prêt. Fernstein donna le signal au docteur Lalonde et ce dernier appuya alors sur les poignées de l’appareil de neuronavigation, sous le regard attentif de Lauren.
L’incision initiale fut pratiquée à 9 h 27, un voyage de douze heures dans les régions les plus profondes du cerveau d’une enfant venait de débuter.
*
Le projet présenté par Paul et Arthur semblait plaire à leurs clients. Les directeurs du consortium qui les faisaient concourir pour la réalisation d’un nouveau siège social étaient réunis autour de l’immense table en acajou de la salle du conseil. Après qu’Arthur eut détaillé toute la matinée les perspectives du futur hall d’entrée, celles des espaces de réunion et de parties communes, Paul prit la relève à midi. Il commentait dessins et tableaux projetés sur un écran derrière son dos. Lorsque la pendule accrochée au mur de la salle indiqua seize heures, le président de séance remercia les deux architectes pour le travail qu’ils avaient accompli. Les membres du directoire se réuniraient d’ici à la fin de la semaine pour décider lequel des deux projets finalistes remporterait le marché.
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