Licenciée ès-Sciences; Docteur ès-Lettres








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IX

LE RENVERSEMENT DES VALEURS ANTHROPOCENTRIQUES.
Eveillez, secouez vos forces enchaînées,

Faites couler la sève en nos sillons taris ;

Faites étinceler, sous les myrtes fleuris,

Un glaive inattendu, comme aux Panathénées.”

Leconte de Lisle (“L’Anathème” : Poèmes Barbares)

L’accroissement démographique est, comme j’ai essayé de 1e montrer plus haut, à la fois conséquence et cause toujours renouvelée du développement des techniques, — conséquence de la conservation, grâce aux perfectionnements de la médecine et de la chirurgie, d’un nombre de plus en plus considérable de gens qui, normalement, ne devraient pas vivre ; et cause des efforts d’esprits inventifs, en vue de créer des moyens de satisfaire les besoins, réels ou supposés, d’une population qui se multiple, souvent malgré l’absence d’hygiène protectrice, à plus forte raison si une telle hygiène s’y répand. C’est un cercle vicieux, et d’autant plus tragique qu’il ne peut vraissemblablement être rompu qu’à l’échelle mondiale. Il serait criminel, en effet, d’encourager, chez les peuples les plus nobles et les plus doués, une dénatalité qui les exposerait, à armes égales, — ou simplement dans la paix fatale d’une “société de consommation” indéfiniment étendue, au fur et à mesure des progrès techniques — à s’effacer devant des variétés humaines qualitativement inférieures à eux, mais dangereusement prolifiques, et dont la démographie échappe à tout contrôle.

Personne n’était, plus qu’Adolf Hitler, conscient de ce fait, auquel il accorde, dans sa politique, une place qu’il n’avait jamais eue sous aucun régime, même raciste, du passé. Et c’est peut-être en cela plus qu’en tout autre chose qu’apparaît l’opposition flagrante du Troisième Reich allemand aux tendances maîtresses du monde moderne.

Ces tendances s’expriment dans le précepte cent mille fois

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rabâché : “Live and let live” — “Vivre et laisser vivre” — appliqué (et cela est à souligner) aux hommes de toutes races comme de tous degrés de santé ou de maladie physique ou mentale, mais à l’homme seul. C’est le précepte contraire que nos protecteurs du sacro-saint mammifère à deux pattes appliquent aux quadrupèdes, cétacés, reptiles, etc, ainsi qu’à la gent ailée et à la sylve. Là, il s’agit de “laisser vivre” tout au plus ce qui ne gêne pas l’expansion indéfinie de n’importe quelle variété d’hommes et même, à la limite, uniquement ce qui favorise cette expansion — comme c’est, semble-t-il, le cas, en Chine communiste, où n’ont “droit de vivre” que les animaux “utiles”, c’est-à-dire exploitables.

L’éternelle gloire d’Adolf Hitler, — et, peut-être, le signe le plus éclatant qu’il était, par excellence, l’homme “contre le Temps” ; l’homme de la dernière chance de redressement non plus partiel, mais total — est, justement, d’avoir renversé cet ordre de choses. C’est sa gloire à tout jamais d’avoir, — et cela, jusque dans un pays en pleine guerre, où tant de problèmes urgents s’imposaient en priorité, — “laissé vivre” la Nature : protégé (dans la mesure du possible) les forêts et leurs habitants ; pris nettement position contre la vivisection ; repoussé, pour lui-même, toute nourriture carnée et rêvé de supprimer graduellement les abattoirs, “après la victoire” (quand il aurait eu les mains libres)1. C’est sa gloire d’avoir, bien plus, raillé le zèle déplacé des amateurs de chiens, chats, ou chevaux “de race”, indifférents à la pureté de leur propre descendance, et appliqué cette fois-ci, à l’homme au nom de l’élite humaine, le principe même qui avait, pendant des millénaires, réglé le comportement de l’homme vis à vis de la bête et de l’arbre : “laissé vivre” seulement ce qui ne gênait pas l’épanouissement de cette élite ; à la limite, seulement ce qui le favorisait — ou du moins fait tout ce qui était matériellement possible dans ce sens, dans un monde où, malgré son pouvoir, il devait encore compter avec une opposition constante.

J’ai rappelé plus haut2, l’encouragement que donnait le Führer à la natalité allemande. Le peuple allemand, à la fois

1. Déclaration d’Adolf Hitler à J. Goebbels, le 26 Avril 1942. (Voir plus haut, p. 104)

2. Pages 177, 178, 179.

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le plus doué d’Occident, le plus discipliné et le plus dur à la guerre, devait être le principal réservoir de la future aristocratie européenne. (N’avait-il pas déjà été celui de l’ancienne aristocratie du continent ? le peuple d’où étaient sortis, avec les Francs, tous les seigneurs de l’Europe du Moyen-Age ?)1. Il fallait que ce réservoir demeurât inépuisable. Or, “l’être d’exception, dans une famille, est souvent le cinquième, le septième, le dixième ou la douzième enfant”2 et la limitation des naissances amène, à plus ou moins longue échéance, la chute des peuples les plus forts, — comme elle a, remarquait le Führer3, entraîné la fin du monde antique en affaiblissant numériquement ses maisons patriciennes, en faveur d’une plèbe qui se multipliait sans cesse et fournissait de plus en plus de fidèles au Christianisme niveleur. Il fallait donc honorer les mères de familles nombreuses.

Mais il ne s’ensuit pas qu’à l’instar de nos amis de l’homme, Adolf Hitler ait contemplé avec satisfaction l’idée d’une Terre indéfiniment exploitée par une population indéfiniment accrue. Loin de là ! Même en Allemagne, l’encouragement systématique de la natalité ainsi que la protection de l’enfant sain et de bonne race, étaient doublés d’une sévère politique de sélection que, dès avant la prise de pouvoir, la diffusion de “Mein Kampf” avait révélée au public4. Expression même de cette politique, la loi du Troisième Reich prévoyait la stérilisation des malades incurables, des tarés, des déficients, ainsi que des Allemands plus ou moins métissés de sang non-aryen, — juif, ou autre, — qui risquaient de transmettre leurs infirmités, physiques ou mentales, ou leur infériorité raciale, à des descendants. Elle interdisait formellement, sous peine de travaux forcés, aussi bien tout mariage que toutes relations sexuelles extra-conjugales entre Juifs et Allemands on gens “d’un sang apparenté”5 (artverwandt), c’est-à-dire aryen, et plus spécialement germanique.

Stricte, comme on le voit, pour l’ensemble du peuple, elle l’était encore bien davantage pour les membres de ce corps

1. Sauf ceux d’origine scandinave, eux aussi, d’ailleurs, des Germains.

2. “Libres propos sur la Guerre et la Paix’ page 74.

3. “Libres propos sur la Guerre et la Paix”, page 254.

4. “Mein Kampf”, en particulier les pages 279-280 des éditions ultérieures (1935, 1936, etc.).

5. Lois de Nuremberg, de Septembre 1935.

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d’élite — véritable aristocratie nordique, à tous les points de vue, — que représentait la S.S. Ceux-ci étaient tenus de se marier. C’était, pour eux, un devoir envers la race, — et aussi un ordre du Reichsführer S.S., Heinrich Himmler1. Et on leur demandait d’avoir le plus d’enfants possible. Mais ils ne pouvaient choisir leur épouse qu’avec l’autorisation du “Bureau S.S. des races” (S.S. Rassenamt) qui examinait avec la dernière rigueur l’arbre généalogique de la jeune fille, ainsi que son état de santé et celui de ses antécédants.

Et, s’ils devaient donner la vie à profusîon, ils devaient aussi se montrer prodigues de leur propre sang, sur tous les champs de bataille. C’est à eux qu’étaient confiées les missions, qui exigeaient le courage le plus soutenu, l’endurance la plus surhumaine, le mépris le plus total de la souffrance et de la mort. Il suffit de comparer les pertes subies par ces hommes sur tous les fronts, mais surtout sur le front de l’Est, à celles des autres unités militaires allemandes et des meilleures armées étrangères, pour sentir combien la vie d’un individu d’élite, et à fortiori celle d’un individu quelconque, comptait peu, en Allemagne nationale-socialiste, quand il s’agissait du service du Reich. Certes, la natalité y était encouragée, et cela d’autant plus que la qualité — physique et psychique — des parents était plus parfaite. Certes, aucun Allemand et aucune Allemande de sang pur ne devait chercher à tromper la nature en se servant de contraceptifs, et risquer ainsi de priver la race d’un sujet exceptionnel2. Mais, d’autre part, la guerre, dont le Führer prévoyait, même “après la victoire”, la quasi-permanence en bordure des territoires conquis, comme autrefois aux frontières mouvantes de l’Empire romain ; la guerre, “état naturel de l’homme”3 — comme il disait lui-même, se chargeait, et continuerait de se charger de la limitation du nombre des adultes, tant et si bien qu’une famile de S.S. ne pouvait entrevoir de probabilité de survie, . . . que si elle comptait au moins “quatre fils”4.

1. Ordre An° 65. du 31 Décembre 1931.

2. “Sait-on ce qu’on perd du fait de la limitation des naissances ? L’homme tué avant sa naissance, c’est l’énigme.” (Mots prononcés par Adolf Hitler dans un entretien du 19-20 Août 1941. “Libres propos sur la Guerre et la Paix”, p. 29.

3. Rauschning, “Hitler m’a dit”, p. 22.

4. “Libres propos”, p. 74.

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En d’autres termes, au rêve de paix perpétuelle dans un inonde rabougri, où l’homme aurait fait de la Nature la servante de ses petits plaisirs et de sa petite santé, Adolf Hitler a opposé celui de la lutte permanente — de la “révolution perpétuelle” — à la fois joie et devoir des Forts, seuls debout au milieu de l’universelle déchéance. A la confortable loi du moindre effort, il a opposé la vieille Loi de la Jungle : l’idéal de la vie à la fois débordante et précaire ; de la vie dangereuse. A la formule qu’une jeunesse dépenaillée, vidée, prétentieuse et pouilleuse, devait bientôt diffuser dans le monde de cauchemard qui a suivi l’effondrement du Reich : “Make love ! Don’t make war !”, il a opposé d’avance la loi de l’aristocratie anglaise d’autrefois : “To breed ; to bleed ; to lead”, — “procréer ; verser son sang ; être les chefs.”

Mais ce n’est pas tout. Un des traits les plus déprimants de l’Age Sombre tirant à sa fin est, certes, le pullulement désordonné de l’homme. Malthus en avait, il y a plus a de cent cinquante ans, déjà signalé les dangers, mais en se plaçant du seul point de vue économique. Nos optimistes d’aujourd’hui tentent de lui zépondre en évoquant les nouvelles possibilités d’exploitation de la terre, et même de la mer, qui permettraient, selon eux, de voir sans inquiétude quintupler, voire décupler, la population humaine de la planète. Mais les dangers subsistent, et s’affirment de plus en plus, car l’accroissement global du nombre d’hommes s’effectue aujourd’hui en progression non plus “arithmétique” mais géométrique. Et il semble bien que maintenant, — plus d’un quart de siècle après la défaite de l’Allemagne nationale-socialiste, — le point ait été atteint au-delà duquel rien, sinon une gigantesque intervention extérieure, humaine ou . . . divine, ne saurait l’arrêter, — à plus forte raison faire décroître la population du monde jusqu’au niveau où elle cesserait de mettre en péril l’équilibre naturel.

Or, plus que tout autre, le Führer était conscient de la catastrophe que représentait déjà, (et que représente de plus en plus), le surpeuplement de certaines régions de la terre — et pas seulement en raison de l’inévitable poussée à plus ou moins brève échéance, des “affamés” contre les “nantis”. Ce qu’il redoutait surtout, c’était la disparition graduelle des élites naturelles, des élites raciales, sous la marée montante de multitudes biologiquement inférieures même si, çà et là, quelque digue pouvait

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être érigée afin de les protéger. Car ii est à noter que, du moins à notre époque, ce sont, en général, les races les moins belles et les moins douées et, au sein d’un même peuple, les éléments les moins purs, qui sont les plus prolifiques.

Ce que le Défenseur de l’élite aryenne redoutait aussi, c’était l’abaissement du niveau physique, intellectuel et moral — la perte de qualité — des générations à venir. C’est là, en effet, un résultat, statistiquement fatal, de l’accroissement illimité du nombre des humains, même “de bonne race”, dès que la sélection naturelle est battue en brèche par l’application généralisée de la médecine, de la chirurgie, et surtout de l’hygiène préventive, facteurs de sélection à rebours. Aussi, son programme d’assainissement du peuple allemand, (et, s’il avait gagné la guerre, des peuples d’Europe) comportait-il, parallèlement à la stérilisation des incurables, capables, malgré tout, de justifier leur propre existence par quelque travail utile, la pure et simple suppression physique (sans souffrance, cela s’entend,) des êtres n’ayant d’humain que la forme — et encore ? — tels que les monstres, les idiots, les débiles mentaux, les fous, etc. Il était conçu dans le sens d’un retour définitif à la saine Nature, qui pousse l’oiselle à jeter l’oisillon mal-conformé hors du nid ; aussi, dans l’esprit de l’éleveur qui, des portées de ses chiennes ou de ses juments, retire et supprime sans hésitation les sujets difformes, ou trop faibles pour survivre sans des soins constants. Il était conçu dans l’esprit du divin Lycurgue, législateur de Sparte. Et l’on sait que les lois de Lycurgue lui avaient été dictées par l’Apollon de Delphes, — “l’Hyperboréen.”

Malheureusement, ce programme n’a connu qu’un début d’application. L’opposition farouche des Eglises chrétiennes, tant catholique que protestantes, a résulté en une “remise à plus tard” des mesures draconiennes qu’il comportait. Adolf Hitler était trop réaliste pour heurter de front, en pleine guerre, les préjugés que onze cents ans d’anthropocentrisme chrétien avaient ancrés dans le psychisme de son peuple, — et pour braver les sermons indignés de quelques évêques, tel von Galen, de Münster. Il aurait été difficile de mettre ces prélats (et, on particulier, celui-ci) en état d’arrestation, sans risquer de provoquer, chez leurs ouailles, une désaffection on ne peut plus inopportune, à l’égard du régime. C’est ainsi que (entre autres) les quelque dix-mille débiles mentaux de l’asile de Béthel, près de Bielefeld,

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ont survécu à la chute du Troisième Reich, — je le répète : malheureusement.

Il reste vrai que l’élimination physique des déchets humains était, avec la stérilisation des malades incurables mais encore “utilisables” à titre de “facteurs économiques”, un aspect essentiel de la lutte d’Adolf Hitler contre la décadence. La suppression pure et simple de la médecine et de l’hygiène préventive, devait, logiquement, en être un autre aspect. Et elle en aurait, sans doute, été un autre aspect, dans une Allemagne victorieuse qui aurait dominé l’Europe, et n’aurait plus rien eu à craindre de la menace de multitudes prolifiques, massées à l’Est, sous le commandement de chefs qui avaient identifié la vieille cause du Panslavisme avec celle du Marxisme-Léninisme. Mais, vue la tragique réalité de cette menace, — et de celle que représentait, à plus longue échéance, et pour de tout autres raisons, le surpeuplement de la Terre entière — c’était d’abord à cette prolifération étrangère qu’il fallait mettre un frein.

Dans un entretien du 15 Janvier 1942, le Führer fait allusion à l’augmentation “alarmante” de la population des Indes ; augmentation de cinquante-cinq millions en dix ans1 — d’autant plus alarmante, devrait-on dire, que, dans ce lointain et dernier bastion d’une tradition, religieuse et métaphysique proprement aryenne, ce sont les basses castes, les aborigènes et les Eurasiens, — les non-Aryens et les métisses, — qui se multiplient à la cadence la plus folle, tandis que les quelques millions d’Aryens qui ont réussi, soixante siècles durant, à survivre, plus ou moins. purs, dans une vaste ambiance multiraciale, représentent une minorité de plus en plus restreinte, et jouissent (et jouissaient déjà en 1942), grâce au parlementarisme introduit par les Britanniques, de moins en moins d’influence politique. Mais cette tragédie ne concernait pas l’Allemagne en guerre. Le Führer poursuit ; “Nous assistons au même phénomène en Russie ; les femmes y ont chaque année un enfant. La principale raison de cette augmentation, c’est la diminution de la mortalité, due aux progrès de l’hygiène.
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