Licenciée ès-Sciences; Docteur ès-Lettres








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A quoi pensent nos médecins ?”2. Là, il s’agit de la menace directe de masses indéfiniment accrues, qui risquent de submerger et de dissoudre dans leur sein les futurs 

1. “Libres propos sur la Guerre et la Paix”, page 203.

2. “Libres propos sur la Guerre et la Paix”, page 203.

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colons allemands des Marches de l’Est et, en attendant, d’amollir les combattants de l’armée allemande les moins détachés de l’humain-trop-humain ; masses aryennes, sans doute, mais non germaniques, et que la fatalité de l’histoire a opposées aux Germains dès le Moyen-Age, et, plus tard, parfois métissées de sang mongol. Il s’agit d’un danger pour le peuple allemand et pour l’équilibre du monde nouveau que le Führer rêvait de fonder : l’Empire pan-européen, sinon pan-aryen, dominé par l’Allemagne.

Adolf Hitler voulait parer à ce danger, et il se doutait bien que l’interdiction des mesures d’hygiène préventive n’y suffirait pas. Aussi avait-il, si l’on en croit le reportage de Rauschning, envisagé des mesures plus radicales — toujours dans l’esprit de l’immémoriale Loi de la Jungle ; de la “lutte pour la vie”, que l’homme supérieur a à appliquer avant tout à d’autres hommes, de qualité inférieure à la sienne, car ce sont eux ses véritables rivaux sur terre : eux, et non les nobles fauves, aristocrates de la forêt, de la savane ou du désert, ses “équivalents” dans le monde privé du mot ; eux, et non les arbres, parure du sol. “La Nature est cruelle”, avait déclaré le Combattant “contre le Temps” ; “nous avons donc le droit de l’être aussi. Au moment où je vais lancer dans l’ouragan de fer et de feu la fleur du Germanisme, sans éprouver le regret du sang précieux qui va couler à flots, qui pourrait me contester le droit d’anéantir des millions d’hommes de races inférieures, qui se multiplient comme des insectes, et que je ne ferai d’ailleurs pas exterminer, mais dont j’empêcherai systématiquement l’accroissement ? — par exemple en séparant pendant des années les hommes des femmes”1. . . . Et encore : “Depuis tant de siècles qu’on parle de la protection des pauvres et des misérables, le moment est peut-être venu de préserver les forts, que menacent leurs inférieurs.”2

Enfin, il est à peine utile de rappeler que cette “économie dirigée des mouvements démographiques”3, au moyen de laquelle il espérait pouvoir, en dehors du monde germanique, enrayer cette tendance au surpeuplement caractéristique de l’Age Sombre, ne

1. Hermann Rauschning, “Hitler m’a dit”, treizième édition française, p. 159-60.

2. Hermann Rauschning, “Hitler m’a dit”, treizième édition française, p. 160.

3. Hermann Rauschning, “Hitler m’a dit”, treizième édition française, p. 160.

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représentait qu’un aspect de son activité à contre-courant des tendances de cet Age. Une action parallèle, plus visible et plus brutale, — comme celle, tant décriée et si mal comprise, des Einsatzgruppen, devait, plus tard la compléter. Tandis que toute la sagesse du Führer doit être présentée comme un retour aux Principes éternels, ses méthodes ne manquent pas de rappeler celles de l’Antiquité, par la totale absence de “cas de conscience” et partant, de remords, tarit chez lui, qui en était le responsable, que chez les hommes qui les appliquaient. La suppression des déchets humains au sein même de son propre peuple, fait penser au traitement sommaire réservé, à Sparte, aux nouveaux-nés mal-venus, que les éphores jugeaient indignes — d’être élevés. Et l’action de ses Einsatzgruppen en Pologne et en Russie, — parmi la pléthore des populations asservies et toujours prêtes à la révolte — rappelle singulièrement celle de l’impitoyable kryptéia spartiate parmi les Hîlotes. L’une et l’autre furent avant tout une action de défense préventive, contre un grouillement de vaincus que la seule conscience de leur nombre incitait à relever la tête, et qu’un rien pouvait pousser à s’ériger en force contre leurs conquérants.

Une déclaration enthousiaste du Führer montre, d’ailleurs, mieux que de longs commentaires, son attitude éminemment révolutionnaire et son mépris du monde moderne, qu’il savait, de toute façon, condamné, et qu’il rêvait de détruire : “Eh bien, oui, nous sommes des Barbares, et nous voulons être des Barbares. C’est un titre d’honneur. Nous sommes ceux qui rajeuniront le monde. Le monde actuel est près de sa fin. Notre seule tâche est de le saccager.”1

De le saccager afin de construire sur ses ruines un monde en accord avec les valeurs éternelles ; avec le sens original des choses.”2
* * *
On peut rapprocher l’action enterprise, en Allemagne et dans les pays occupés par les armées du Troisième Reich, contre les Juifs, de celle des Einsatzgruppen dans les territoires de l’Est.

1. Hermann Rauschning, “Hitler m’a dit”, treizième édition française, p. 160.

2. Adolf Hitler, “Mein Kampf”, édition allemande de 1935, p. 440.

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Dans les deux cas il s’agissait, selon les instructions transmises par Reinhardt Heydrich, en Mai 1941, aux chefs de ces dernières, de “détruire sans merci toute opposition passée, présente et future au National-socialisme”1, c’est-à-dire d’éliminer le plus possible d’ennemis actuels ou potentiels de la nouvelle foi et du nouvel Empire germaniques. Dans les deux cas, l’action révèlait une échelle de valeurs en parfaite opposition avec tout anthropocentrisme, — ou encore, une échelle de valeurs complètement dénuée d’hypocrisie. Car la guerre est en soi la négation de toute foi ou philosophie anthropocentrique, — surtout la guerre entre hommes de race et de civilisation différentes, dont les uns considèrent l’habitat des autres comme nécessaire, ou favorable, à leur propre développement. Himmler faisait remarquer que les pionniers anglo-saxons en Amérique du Nord avaient “exterminé les Indiens qui ne demandaient qu’à vivre sur leur terre natale”2. Et les plus farouches anti-Hitlériens sont bien forcés d’admettre qu’il disait vrai, et qu’il n’existe aucun “respect de la personne humaine” dans l’attitude des fondateurs des U.S.A. vis à vis des véritables Américains. Il est trop facile, après-coup, quand on a installé sa démocratie sur toute la surface d’un continent pratiquement vidé de ses habitants, dont on a détruit la race de la manière la plus lâche : — par l’alcool, il est facile alors, dis-je, de proclamer que l’ère de la violence est révolue ; d’interdire à d’autres de se tailler un “espace vital” comme on s’en est soi-même taillé un et, au cas où leur effort se solde par un échec, de les faire comparaître devant un “Tribunal international” de parodie, en tant que “criminels contre l’humanité”. C’est facile. Mais cela accuse le mensonge ; la mauvaise foi. Cela accuse aussi une secrète et sordide envie : — celle du nain, à l’égard du géant ; celle du ploutocrate en quête de nouveaux marchés, à l’égard du guerrier capable de violence franche et détachée ; celle, aussi, de tous les fiers citoyens de puissances coloniales branlantes, à l’égard du Troisième Reich conquérant, au faîte de sa gloire.

Dans ces deux actions, — celle des Einsatzgruppen en Pologne et en Russie, et celle contre les Juifs, partout, — les responsables du Troisième Reich ont fait traiter ou laissé traiter des hommes

1. Cité par André Brissaud dans “Hitler et l’Ordre Noir”, édition 1969, p. 319.

2. Confidences à Kersten (Voir le livre de Kersten : “Les mains du miracle”, p. 319.)

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de pays conquis comme les fondateurs des U.S.A. avaient traité les Peaux-Rouges, mais avec la tartuferie en moins. Ils ont ouvertement admis que “la tragédie de la grandeur est de créer une vie nouvelle en foulant des cadavres”1 — cadavres dont peu importe le nombre, si la “vie nouvelle” est plus près de son prototype divin, si elle est plus fidèle aux valeurs suprêmes, que la vie qui disparaît. Et ils ont sincèrement cru qu’elle l’était, ou le serait. (Et elle l’aurait, en effet, été, si l’Allemagne avait gagné la guerre.)

De plus, ils ont agi et fait agir sans haine et sans sadisme.

Au procureur américain Walton, qui l’interrogea durant son procès, après le désastre, le Gruppenführer S.S. Otto Ohlendorf, Commandant en chef de l’Einsatzgruppe D, déclara qu’un homme “qui montrait du plaisir à ces exécutions, était renvoyé”2 — ce qui veut dire que ces exécutions étaient considérées en haut lieu, ainsi que dans les rangs de la S.S., comme une désagréable nécessité ; comme une tâche à accomplir sans hésitation certes, mais sans joie comme sans dégoût, avec une sereine indifférence, dans l’intérêt du Reich allemand et bientôt pan-aryen, qui était aussi “l’intérêt de l’Univers”3. En effet, dans l’esprit du Chef suprême, Adolf Hitler, l’expansion et la transformation du Reich devaient amorcer un “redressement” mondial, au sens traditionnel du mot.

Mais si, dans la pratique, un “Commissaire du Peuple”, Communiste slave4, était tué comme “ennemi du Reich”, aussi bien qu’un Juif, il reste vrai qu’il y avait une nuance, — une différence de signification — entre ces deux actions. Le Communiste slave était, — de même que tout Communiste ; de même que bon nombre de non-Communistes, tels que ces nationalistes de l’intelligentsia polonaise, eux aussi fusillés par les commandos des Einsatzgruppen, — considéré comme personnellement dangereux. En le tuant, on éliminait un ennemi, vrai ou supposé. (On n’avait pas le temps d’examiner chaque cas particulier et de voir si, peut-être, quelques individus de valeur n’auraient pas pu être, à la longue, amenés à donner leur adhésion à la nouvelle Europe dominée par l’Allemagne). Le Juif, — en plus du danger qu’il pouvait représenter, et qu’il représentait souvent, personnellement,

1. André Brissaud, “Hitler et l’Ordre Noir”, édition de 1969, p. 309.

2. Cité par André Brissaud, “Hitler et l’Ordre Noir”, p. 324.

3. La Bhagawad-Gîta, III, verset 25.

4. Beaucoup de Commissaires du Peuple en Russie soviétique étaient alors Juifs, mais ils me l’étaient pas tous, tant s’en faut.

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— était, lui, tenu pour dangereux dans son essence même : de par son appartenance au peuple dont le rôle historique a été de répandre dans le monde les contre-vérités et les contre-valeurs, source de subversion, source d’“Anti-nature” ; le peuple “élu” des Puissances d’En-bas (exacte antithèse de l’Aryen et surtout de l’Allemand), sans lequel n’auraient vu le jour ni le Marxisme, ni le Jacobinisme, ni le Christianisme — ce “Bolshevisme de la société antique”, comme l’a si bien dit le Führer, — ni aucune des formes de la superstition de “l’homme” et de son “bonheur” à tout prix. Il symbolisait la victoire de l’Age Sombre, que les initiés savent inévitable, mais qu’ils s’efforcent, malgré tout, de repousser le plus longtemps possible, s’ils ont une âme éprise de combat. Son élimination était, plus encore que celle des gens de toutes races qui avaient cru à ses mensonges, un défi jeté aux Forces de désintégration. Car il était l’élémént “impur”. Himmler l’a, dans plus d’un discours, assimilé aux insectes parasites dont la présence dégrade la chevelure la plus belle, le corps le plus robuste. Et il voyait dans sa suppression “non une question d’idéologie, mais une affaire de propreté.”

Et cependant . . . S’il existe un ordre aux chefs des Einsatzgruppen d’éliminer sans merci “les ennemis du National-socialisme” (y compris les Juifs, cela s’entend), il n’existe aucun document allemand prouvant que la “solution finale du problème juif” signifiait la “liquidation physique totale des Juifs”. Dans le fameux Protocole de la Conférence de Wamsee, du 18 Janvier 1942, dont un auteur aussi impartial qu’André Brissaud met d’ailleurs en doute l’authenticité1, on a, au cours des procès échaffaudés après la guerre, avec la mauvaise foi qu’on sait, à l’égard de la S.S, du S.D. (Sicherheitsdienst), de la Gestapo, etc., traduit par “extermination des Juifs dans l’espace vital allemand” la phrase qui signifie en réalité “refoulement des Juifs hors de l’espace vital allemand” : — Zurückdrângung der Juden aus dem Lebensraum des deutschen Volkes2. Et il semble bien que, d’abord, ce soit seulement de “refoulement” et non d’extermination indiscriminée qu’il se soit agi, et cela, malgré la hargne

1. A. Brissaud, “Hitler et l’Ordre Noir”, édition 1969, p. 309.

2. Citée in extenso par Hans Grimm, “Warum ? Woher ? Aber Wohin ?”, édition 1954, p. 187.

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des Juifs du monde entier, malgré la retentissante “déclaration de guerre au Reich allemand” lancée de New-York, dès le début d’Août 1933, par Samuel Untermayer, Président de l’“International Jewish Economic Federation to combat the Hitlerite oppression of Jews” . . . alors qu’il n’y avait encore eu, en Allemagne, ni “oppression” ni persécution ; malgré l’appel de Wladimir Jabotinski, — futur chef de l’organisation terroriste juive Irgoun Zwi Leumi, — dans la revue juive Masha Rietsch de Janvier 1934, à “l’extermination de tous les Allemands”.

Cela semble d’autant plus vrai qu’avant la guerre, le sous-groupe IV 134 du Reichssicherheitshauptamt (R.S.H.A.) lui-même s’occupait, en collaboration étroite avec la Haganah, organisation sioniste clandestine, de l’envoi des Juifs du Reich en Palestine, alors sous mandat britannique, et cela, malgré l’opposition du Gouvernement de Londres. C’est ainsi que, en 1938 et durant les premiers mois de 1939, près de quatre cent mille Juifs quittèrent le territoire allemand, en plein accord avec les autorités nationales-socialistes.1 Je ne parle pas de ceux qui le quittèrent sans y être forcés, de 1933 à 1938, ou avant 1933.

Bien plus, les célèbres “Lois de Nuremberg”, de Septembre 1935, qui reflètent on ne peut mieux l’esprit de la révolution hitlérienne et du racisme aryen le plus pur, tout en niant aux Juifs (comme d’ailleurs à tous les non-Aryens) la possibilité d’acquérir la nationalité allemande et en leur interdisant “d’arborer les couleurs allemandes ou de hisser le drapeau national du Reich”, leur donnait le droit “de hisser les couleurs judaïques”. L’exercice de ce droit, il était spécifié, était “placé sous la protection, de l’Etat”2, ce qui prouve bien qu’à cette époque encore, les Israëlites étaient — et cela, malgré leur rôle historique de “ferment de décomposition”, — considérés en Allemagne national-socialiste, certes comme des étrangers, dont il convenait de se méfier et qu’il fallait tenir à distance, mais non pas comme “une vermine” à détruire.

Les choses vont changer en 1941 et surtout en 1942, et de plus en plus à mesure que la Seconde Guerre mondiale deviendra plus implacable, plus “totale,” et cela, grâce surtout à ces “millions de Non-Juifs, amis des Juifs”, dont Samuel Untermayer

1. A. Brissaud, “Hitler et l’Ordre Noir”, p. 307.

2. Article 4 de la Troisième Loi de Nuremberg.

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avait prévu, presque dix ans auparavant, la bienveillante collaboration avec ses frères de race, dans leur lutte à mort contre le Troisième Reich.

Car dès Mai 1940, commence l’attaque massive de l’aviation anglaise, dirigée délibérément contre la population civile allemande. Le général anglais Spaight s’en vante assez dans son ouvrage “Bombing vindicted” (“Le bombardement justifié”). Et le déluge de phosphore et de feu ne fait que s’intensifier après l’entrée en guerre des U.S.A. jusqu’à transformer, nuit après nuit, des villes allemandes entières en brasiers. On évalue à environ cinq millions le nombre de civils allemands, femmes, vieillards, enfants, qui sont morts au cours de ces bombardements féroces : écrasés sous les décombres fumants ; ou brûlés, vifs dans leurs abris envahis par l’asphalte liquide, en flammes, qui s’y déversait des rues en fusion.

Le Führer n’avait pas, dès 1933 au lendemain de la “déclaration de guerre” de plusieurs des leurs au nom d’eux tous, fait interner
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