Thèse de docteur en Pharmacie








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Hormis, un rôle aggravant sur de nombreuses dermatoses courantes, il sera également responsable de :


  • Lucites estivales :

C’est une éruption localisée au décolleté et aux membres exposés au soleil, qui respecte le visage. Elle démange beaucoup et est composée de papules ou de vésicules. Elle récidive à chaque exposition au soleil. Elle est plutôt féminine, le plus souvent entre 25 et 35 ans.
En cas de première poussée, il faudra :

    • Eliminer parfums, cosmétiques et tous produits photosensibilisants,

    • Se protéger avec un écran total,

    • Prendre un antihistaminique type AERIUS®.

En cas d’échec, il existe des traitements préventifs (antipaludéens de synthèse…).


  • Lucites chroniques :

Ces lucites concernent les peaux exposées au soleil depuis des années avec apparition de télangiectasies (dilatation des vaisseaux éloignés du cœur), d’hyperkératoses (caractérisés par une hyperplasie de la couche cornée de l’épiderme), de dyskératoses (trouble de la kératinisation des téguments cutanés ou muqueux), évoluant vers une polyépithéliomatose cutanée.



  • L’urticaire solaire :

C’est l’une des causes (exceptionnelles) des crises d’urticaires. La crise démarre 5 minutes après l’exposition au soleil et disparaît à l’ombre, contrairement aux lucites qui nécessitent une exposition plus prolongée et un délai d’apparition de quelques heures.


  • Les cancers cutanés :

Le rayonnement solaire et sa réverbération sur l’eau seront aussi source de cancers cutanés et de mélanomes. La peau vieillira prématurément avec perte d’élasticité, rides et tâches cutanées. Des expositions itératives seront également source de dommages cutanés liés à la formation de radicaux libres produit sous l’action des UVA essentiellement au niveau des cellules. Ces radicaux libres dégradent progressivement les fibres de collagène et d’élastine et il apparaitra alors après 10 ou 20 ans d’exposition :

    • des tâches pigmentaires de couleur plus ou moins foncée sur le dos des mains et le visage,

    • des épaississements localisés de la peau (kératoses actiniques) : la peau desquame et si les lambeaux de peau sont arrachés, un saignement survient,

    • à d’autres endroits un amincissement du derme et de l’épiderme,

    • des pétéchies et des pseudo-cicatrices,

    • une accentuation de la sécheresse cutanée et des rides.

Les mesures préventives seront donc primordiales pour limiter ces effets.


        1. Les principales affections dues au froid : (1, 23, 31)




  • Les crevasses :

Ce sont des fissures de la peau touchant les mains, la tête, cicatrisant très mal, étant en contact permanent avec l’eau de mer. La conduite à tenir sera d’assécher les lésions et d’enduire les zones exposées d’un protecteur cutané gras type Bepanthene® ou Dermophil indien®.


  • Les engelures :

L’engelure correspond à une sensation de froid aux zones exposées, suivie de douleurs, puis de rougeurs, de tuméfactions, de sensations de picotements. Elles surviennent lors d’expositions répétées et prolongées à des températures situées entre 0° et 16°C. Les sensations de froid et de douleur s’atténuent ensuite malgré la poursuite de l’exposition au froid. Ces manifestations sont réversibles après réchauffement des zones atteintes. Le traitement reposera sur l’application de compresses vaselinées et des pansements protecteurs aidant à la cicatrisation et de bains chauds.



  • Les gelures : (1, 13, 16, 23, 30, 37)

Ce sont des engelures profondes. Ces lésions causées par l’action directe du froid au cours d’une exposition plus ou moins longue à une température inférieure à 0°C. Certaines circonstances favoriseront également leur apparition : l’immobilité prolongée, les vêtements trop serrés ou humides, le vent.
Cette affection peut comporter trois stades, où vasoconstriction et vasodilatation se succèdent.
La première phase se signale par la sensation de membre mort, due à une vasoconstriction intense. Elle est le plus souvent indolore. La deuxième correspond au réchauffement des parties anesthésiées par le froid, avec apparition d’œdèmes. Le réveil se fait ensuite de manière douloureuse. Le membre présente alors une coloration rouge violacée et est retrouvé chaud en regard. La troisième et la dernière phase est d’évolution plus lente mais plus grave, avec gelure définitive des parties atteintes. Ce phénomène est d’ailleurs non réversible.
Les engelures du visage sont insidieuses car l’anesthésie n’est pas perçue par le sujet. Elles peuvent aussi atteindre les mains, les pieds, les yeux, en affectant la cornée.
Les gelures sont classées en 4 degrés de gravité croissante :

- Gelures du premier degré : la gelure est érythémateuse et œdémateuse ; le sujet se plaint d’engourdissement, de sentiments de cuisson, de fourmillements et la peau devient violacée. il faudra alors réchauffer progressivement la peau en alternant les bains froids d’une durée de 30secondes et des bains chauds de température croissante dans lesquels on aura dilué un antiseptique doux. Les frictions et massages seront à éviter. La guérison s’effectuera alors en quelques jours.
- Gelures du second degré : la peau de la partie gelée reste d un blanc cireux, insensible à la chaleur et au toucher. Dans les cas graves la peau se couvre de phlyctènes claires et séro-hématiques. Avant l’apparition des phlyctènes, il convient d’appliquer des pansements gras stériles de type tulle gras sur ces phlyctènes. Le réchauffement est identique. Il est également possible d’administrer par voie générale des vasodilatateurs périphériques à forte dose (Praxilène, Fonzylane) pour réamorcer la circulation sanguine. Ce phénomène étant extrêmement rare pour un plaisancier, ces derniers ne seront pas recommandés à bord, les mesures préventives sont préférables. Un traitement antibiotique à large spectre peut en revanche être fortement recommandé.

- Les troisième et quatrième degrés correspondent à des gelures extrêmement étendues et très graves, apparaissant lors de navigations polaires et nécessiteront une évacuation médicale…
Alors que les gelures du premier degré guérissent en quelques heures, la guérison des gelures du second degré prendra au moins deux semaines, et pourra laisser substituer des séquelles telles que fragilité de la peau, sensibilité au froid, raideur articulaire, névralgie. Une mutilation sera à craindre pour les gelures les plus graves.


      1. Principales pathologies ophtalmiques : (56, 58)


Ces affections sont très redoutées par les navigateurs, car une observation vive et précise est un temps gagné sur la manœuvre et évite souvent les catastrophes. Les yeux sont mis à rude épreuve par les conditions climatiques, comme la réverbération du soleil, le vent, le froid ainsi que par la violence des embruns. L’activité à bord peut parfois engendrer de graves accidents traumatiques.
Il y aura suspicion de gravité s’il existe :

- des douleurs sévères de l’œil,

- une baisse de l’acuité visuelle,

- un cercle rouge empiétant sur l’iris de l’œil,

- une déformation de l’iris, de la pupille,

- une plaie pénétrante,

- une hernie de l’œil.

Dans tous ces cas, un appel radiotéléphonique sera nécessaire.


        1. Pathologies de l’œil rouge : (41, 56)

  • Les conjonctivites :

Cliniquement, on observe une rougeur de l’œil avec picotement, larmoiement, sensation de grains de sable dans les yeux. Elle peut éventuellement se compliquer en kérato-conjonctivite, ce qui entrainera une baisse de l’acuité visuelle.
Le traitement consistera à faire des lavages oculaires, puis administrer un collyre antiseptique et si besoin un collyre antibiotique (ex : Rifamycine®), de préférence après avis médical.

  • Les ophtalmies : (13, 24, 25, 27, 64, 162)

Elles sont dues à une brûlure par les UV, le port de lunettes teintées est indispensable pour s’en protéger.

. Les causes favorisantes sont :

    • la pureté de l’atmosphère,

    • la réflexion sur la surface de l’eau des rayonnements,

    • la durée d’exposition,

    • la réflexion sur le pont blanc ou les voiles blanches en particulier lorsque l’on barre au bord d’attaque du foc, ou qu’on observe ses drisses à la jumelle au cours de longues traites sous spi.

Après quelques heures sans protection solaire, le sujet va éprouver un picotement, une impression de sable sous la paupière, qui va en s’accentuant et qui, la nuit, entrainera éventuellement une insomnie. Une exposition poursuivie le lendemain entrainera une recrudescence de la douleur. Le sujet aura alors l’impression de nombreux corps étrangers et une photophobie s’installera. Le larmoiement est abondant, accompagné d’un spasme des paupières extrêmement douloureux. L’œil présente un myosis, est rouge, très vascularisé et enflammé. Le risque est une lésion de la rétine qui entraine une cécité plus importante. Mais elles sont le plus souvent bénignes avec amendement des symptômes en 48 heures.
L’utilisation d’anesthésique local est déconseillée car il gène la cicatrisation. Quant aux collyres contenant des corticoïdes, ils peuvent être redoutables, s’il ne s’agit pas d’une ophtalmie solaire et n’ont pas leur place dans la pharmacie de bord.

Les collyres Uveline® et Uvicol® n’étant plus disponible, le seul traitement possible sera alors la prise d’antalgique per os et si l’ophtalmie est importante, il faudra mettre le sujet dans l’obscurité pendant deux jours grâce à des compresses appliquées sur les yeux et appliquer éventuellement un collyre cicatrisant cornéen. L’absence d’amélioration dans les 48 heures impose une consultation médicale.


        1. Pathologies des paupières : (11)




  • La blépharite :

Il s’agit de l’inflammation du bord libre des paupières avec formation de croûtes à la racine des cils. Le traitement sera le même qu’en cas de conjonctivite avec si besoin des gels ophtalmiques à appliquer sur la paupière également.


  • L’orgelet :

C’est une formation kystique contenant du pus. On utilisera le même traitement que précédemment. Il est également conseillé de nettoyer la région infectée avec des compresses imbibées d’eau chaude.


        1. Traumatismes : (14, 65)


Tout traumatisme au niveau de l’œil ne doit pas être pris à la légère. Il ne faut en aucun cas utiliser une pommade ophtalmique ou un collyre mydriatique ou myotique. De plus, il ne faut pas mettre en œuvre une thérapeutique par voie générale sans avoir de diagnostic précis. Ces traumatismes pourront engendrés différents symptômes :


  • Contusions ou traumatismes oculaires à globe fermé

Un trouble de l’acuité visuelle, une diplopie, des douleurs oculaires pouvant irradier dans la région périorbitaire, un hématome palpébral et/ou périorbitaire, une kératite traumatique, une photophobie, un larmoiement et quelquefois des nausées et des vomissements peuvent être observés. Les lésions peuvent atteindre le segment antérieur (hémorragie sous-conjonctivale, ulcère cornéen, déchirure de l’iris…).

La conduite à tenir sera d’administrer un collyre antiseptique afin de prévenir l’infection, de faire fermer l’œil à la victime pour calmer la douleur et éventuellement donner un antalgique. Le globe oculaire sera protégé par un pansement stérile qui pourra être fabriqué à l’aide de compresses classiques. Des collyres antibiotiques et anti-inflammatoires pourront être parfois nécessaires après avis médical.


  • Les plaies oculaires ou palpébrales et corps étrangers intraoculaires

Une rougeur oculaire, une douleur importante, une baisse brutale de l’acuité visuelle, un larmoiement ou encore un blépharospasme pourront être observés.

Dans ce cas, le plaisancier ne devra surtout pas instiller quoique ce soit, ni nettoyer l’œil. Un pansement stérile non compressif pourra être posé avant d’attendre une évacuation médicale.
Ces affections des yeux, traumatisantes en elles-mêmes compromettent une vision correcte et multiplient les risques d’accidents.



      1. Les principales pathologies génito-urinaires : (23, 56, 58, 66)


Elles sont favorisées par les changements de vie, les mictions moins fréquentes, la constipation, une hygiène plus sommaire…C’est le sexe féminin qui sera le plus touché par ces affections. Le contact médical radio s’imposera pour toutes douleurs violentes abdominales.


        1. Les infections urinaires :


La plupart du temps ces pathologies se manifestent par un besoin fréquent d’uriner avec brûlures à la miction (c’est la cystite, inflammation de la vessie). S’il y a des douleurs lombaires avec fièvre, des urines troubles avec ou sans présence de sang, des frissons, des sueurs, on peut suspecter une pyélonéphrite.
En cas d’infection, il faudra faire boire au malade au moins deux litres d’eau par jour. Si au bout d’un jour, il n’y a pas d’amélioration, une antibiothérapie sera entreprise sur les conseils d’une consultation radio-médicale.


        1. Les coliques néphrétiques :


Heureusement c’est une pathologie très peu rencontrée. Elles sont dues à la migration d’un calcul (concrétion pierreuse formée de substance organique et inorganique), du rein vers la vessie à travers les uretères. Ce phénomène est favorisé par le manque hydrique et les mouvements brusques du bateau. Le syndrome est caractérisé par une violente douleur de la région lombaire irradiant vers la vessie et la cuisse, accompagnée de constipation, de vomissements. Il existe souvent en même temps, une rétraction du ventre et des organes abdominaux ainsi que des modifications du pouls.
Le malade devra être mis au repos et un antispasmodique lui sera administré. Si une résistance à la douleur aux AINS est observée une hospitalisation sera nécessaire.

        1. La douleur de règles :


Du fait du changement d’hygiène de vie, la femme peut être sujette à des modifications de son cycle menstruel. On pourra observer des retards de règles, avec parfois des métrorragies (saignement en dehors de sa période menstruelle) ou des ménorragies (règles très abondantes).
Il sera donc conseillé à une femme qui se destine à une navigation en cabotage ou au long cours, et qui est sujette à ces affections, de prévoir de quoi traiter la douleur et l’hémorragie éventuelle


        1. Les mycoses génitales :


Elles sont dues le plus souvent à Candida albicans sont relativement fréquentes sous l’effet du frottement des vêtements, de l’humidité, de la chaleur ou du manque d’hygiène. Ces infections se traduisent par des pertes blanches, épaisses, grumeleuses, accompagnées de démangeaisons sévères, de brûlure vulvaires, de rougeurs, de plaques rouges, de gonflement douloureux de la vulve et du vagin, de boutons rouges, parfois suintants, débordant vers l’anus et l’intérieur des cuisses. Les récidives sont très fréquentes favorisées entre autre par l’absence de traitement simultané des partenaires sexuels.
La toilette intime se fera alors avec un savon à pH élevé type Hydralin® ou Solubacter® dilué au dixième. . Si les sécrétions vaginales de la femme deviennent épaisses et blanchâtres avec irritations et brûlures, il faudra associer un traitement antifongique local voire oral ; bien qu’il soit difficile d’envisager que chaque pharmacie de bord en soit doté. Néanmoins, les femmes sensibilisées à cette pathologie pourront en emporter préventivement.


        1. La rétention aiguë d’urine :


Elle sera quant à elle plutôt masculine. Elle est le plus souvent due à un blocage de l’urètre prostatique par une inflammation (et parfois une infection) de la prostate, qui était déjà adénomateuse. Lors de la rétention, le sujet ressent une impérieuse envie d’uriner qu’il ne peut plus satisfaire, tandis que se constitue un gonflement douloureux au dessus du pubis, très douloureux : le globe vésical. Cette situation imposera un appel radiotéléphonique.
Dans l’attente un antispasmodique et un anti-inflammatoire pourront être administrés. Pour les navigations lointaines, il sera utile de posséder alors des aiguilles afin de pouvoir évacuer l’urine.


        1. Les maladies sexuellement transmissibles :


La transmission interhumaine a souvent son origine chez des personnes apparemment saines, ne montrant pas de symptômes de la maladie, mais capable néanmoins de transmettre l’infection sans le savoir.

Il n’existe aucun traitement qui soit efficace contre toute la gamme de maladies. Sans vouloir brimer les marins on leur conseillera l’utilisation de préservatifs lors d’escales tumultueuses.



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