M. barrier n. Chef du Département Ressources Humaines des Etablissements d’Ile-de-France mm. M. Pacini X. Chef du Département Relations Sociales drh etablissements d’Ile-de-France M. Membres représentant le Personnel








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Applications potentielles
Avec ce système on s’ouvre un champ d'application très grand pour ce qui est du partage des voitures. Nous avons essayé de segmenter.
Les flottes, c’est tout ce qui est pools de véhicules. C’est le partage des pools de véhicules au sens large et plus largement de tous les véhicules d’entreprise qui sont facilités par ce système parce qu'il n'y a plus de système de clef, c’est plus fluide.
Ensuite, il y a tout ce que l’on appelle le partage de véhicules, ce que l’on trouve dans la presse sous le nom de car-sharing, et là il y a plusieurs formes de partage de véhicules :
Le P2P (Peer-to-Peer) est le partage de particulier à particulier. Il existe une entreprise Citizen Car en France, où des particuliers louent leur voiture à d'autres particuliers. Cela passe par une remise et une restitution des clefs. Cela permet de mettre sa voiture dans un système de location de particulier à particulier d'une manière beaucoup plus facile. Il se développe aussi des gens qui font des locations de véhicules entre particuliers à l'intérieur des entreprises ; une start up dont j’ai oublié le nom, à l’intérieur des entreprises organise des locations entre collègues de voitures et de tout autre chose.
B2C (Business-to-Customer), c’est le partage d’entreprise à particulier, c’est le genre Twizy Mobility, c’est toutes les entreprises qui louent des véhicules pour des durées très courtes, comme Autobib, etc., que ce soit en trajet direct, c’est-à-dire qu’il faut prendre et remettre la voiture exactement au même endroit, ou dans d'autres endroits comme je l'ai décrit pour Twizy.
Les loueurs pour une courte durée, comme Avis, Hertz,…
B2B (Companies pools), des entreprises qui se prêtent des voitures entre elles parce qu’elles ne les utilisent pas tout le temps.
Enfin, pour les individus, vous achetez une voiture et vous achetez cette option pour une somme modique de manière à ce que si un jour vous prêtez votre voiture, ce sera beaucoup plus simple de le faire. Il y a des familles qui utilisent à plusieurs la voiture et il y a toujours le problème de la clé qu’il faut se passer, et donc avec ce système on s’affranchit de cela.
Le premier projet que nous avions lancé l’année dernière était basé uniquement sur les flottes parce qu’il y avait un système embarqué un peu lourd. Avec ce système, comme on utilise ce qui est déjà présent dans la voiture, on a un spectre d’applications beaucoup plus large. Nous travaillons sur l’entrée en gamme. Cette proposition a été faite début avril en CPP2 et nous travaillons maintenant à la définition plus concrète sur quel véhicule et quand, et nous avons prévu de passer fin juillet.

Et ensuite ?
Le déploiement des offres de Twizy Mobility (2013 suite aux pilotes SQY et Twizy Busy en 2012) dans des villes ou dans d’autres entreprises.
Nous avons une réflexion sur l’intérêt d’une opération pilote autour de Cloud Carsharing (décision été 2012). Est-ce qu’on fait un pilote chez Renault ou dans une autre entreprise ?
Nous avons également une réflexion sur la « multimodalité » (décision lancement projet en juin 2012 pour un objectif 2014-15). La multimodalité est le mot tarte à la crème de la nouvelle mobilité. Vous allez d’un point A à un point B et il y a une intelligence quelque part qui vous dit quelle est la manière la plus fluide de vous déplacer. Par exemple, vous habitez dans l’ouest parisien et un vendredi soir vous devez aller à l’Opéra Bastille, il y a des embouteillages, vous partez et vous interrogez le service en lui demandant quelle est la meilleure façon de m’y rendre, et il pourrait y avoir plusieurs options : en dépensant le moins de CO2, en allant plus vite,… Le système va l’organiser pour vous et vous dira : prenez votre voiture jusqu’à tel point, garez-vous dans ce parking où il y a de la place et je vous la réserve, à ce moment-là prenez les transports en commun ou prenez une Twizy ou prenez un vélo, ou il sait que dans votre communauté il y a quelqu’un qui va aussi à l’Opéra Bastille et il vous proposera de faire du car-sharing jusqu’à l’Opéra Bastille, où il vous réservera une place de parking. C’est utiliser plusieurs modes de transport pour se déplacer d’une manière plus fluide, ce qui permet non seulement de gagner du temps mais aussi du CO2.
L’idée est : dans cette multimodalité quelle pourrait être la place de Renault dans une opération comme celle-là ?
J’en ai terminé et je suis prêt à répondre à vos questions.
M. BRESOLES (CFDT) : Je vous remercie de cette présentation. J’ai deux questions relatives à l'avenir de la première opération puisque je pense que l’intérêt principal est la première chose que vous voulez faire.
Dans quelle ville en 2013 êtes-vous en négociation ?
Combien d'entreprises avez-vous consultées pour le système Twizy Busy et combien de réponses espérez-vous dans ce domaine ?
M. VIADIEU : Nous n’avons pas commencé à discuter avec les villes parce que nous avons le temps, nous recherchons d’abord des partenaires pour déployer le système. En revanche, nous avons établi une liste de candidats potentiels pour Twizy Mobility, et les villes qui nous semblent intéressantes et que nous allons contacter sont en France : Nantes, Bordeaux, Toulouse, Montpellier.
Pour que l’opération soit intéressante il faut de l’ordre de 200 à 300 voitures, donc il faut un certain nombre de critères. Il faut des villes de 300.000 à 350.000 habitants. Il faut une mixité sociale au sens des étudiants, des personnes qui travaillent dans la zone, qui bougent dans la journée ; imaginons une ville de 200.000 habitants qui soit une ville dortoir cela ne marcherait pas parce que tout le monde va partir le matin et revenir le soir. Les villes que nous avons identifiées sont des grandes villes françaises avec en général une grosse université.
M. BRESOLES (CFDT) : Quand on voit que le système Autolib est en place dans un certain nombre d'endroits, je crains qu'on arrive un peu trop tard.
M. VIADIEU : Le système Autolib est en place à Paris.
M. BRESOLES (CFDT) : Pas seulement.
M. VIADIEU : Paris et région parisienne, c'est le même qui est connecté. Nous visons aussi d’autres villes. Nous ne sommes pas seuls sur le marché.
Le but de Twizy Mobility est double. On n'a pas vocation à envahir le monde avec Twizy Mobility, on a vocation à déployer un service dans certains endroits privilégiés mais c'est aussi quelque chose qui vient en cohérence avec la politique de Renault parce que cela permet de montrer que le véhicule électrique est un véhicule partageable, donc cela vient renforcer cette politique de déploiement des véhicules électriques, et cela a aussi un impact fort sur l'entreprise en montrant qu'on s'intéresse aux nouvelles mobilités, à la mobilité électrique, donc cela vient soutenir l’image de Renault.
Nous n’allons pas faire un déploiement à tout crin urbi et orbi, mais nous allons choisir quelques endroits stratégiques.
(M. HUET entre en séance à 8 heures 32.)
M. BRESOLES (CFDT) : Votre réponse ne me satisfait pas du tout. Un développement à tout crin, pour moi, ne veut rien dire. Ce qui est important, ce sont les contacts qui sont établis entre certaines villes que vous avez citées et qui répondent aux critères pertinents que vous avez mis en avant, pensez-vous qu’ils peuvent aboutir dans l'année qui vient ? La question de fond est là en ce sens que le développement du véhicule électrique sera d'autant plus important qu'on en verra pas mal dans les rues et surtout qu'il sera bien démontré qu'il est partageable et que ce n'est pas un véhicule totalement privé comme l’a été l'automobile d'une façon historique.
M. VIADIEU : Les contacts n'ont pas été pris. Nous voudrions d’abord lancer le pilote pour avoir de la visibilité sur le fonctionnement du système. Ensuite, notre temps de négociation par rapport à Autolib est beaucoup plus court que pour Autolib parce que nous n’avons pas d’infrastructures à implanter dans la ville. Dans ce cas d’Autolib il y a des stations à implanter ce qui demande l’autorisation du domaine public, des permis de construire,… Nous avons besoin de négocier avec la mairie pour pouvoir garer les voitures gratuitement sur les emplacements autorisés de parcmètres et éventuellement que certains emplacements soient matérialisés pour les réserver. Donc le temps de mise en œuvre dans une ville est assez réduit puisque l’on s’affranchit de tous ces problèmes.

M. CORROYER (CGT) : En préambule, ce que l'on a vu au CE a bien entendu été présenté en Commission Transport, j'ai simplement dû rater une commission et donc je ne l’ai pas vu en Commission Transport.
M. PACINI : Non, cela n'a rien à voir.
M. LE PRESIDENT : Cela ne concerne pas le Technocentre.
M. CORROYER (CGT) : Si cela ne concerne pas le Technocentre, pourquoi est-ce inscrit à l’ordre du jour du CE de Guyancourt ?
M. LE PRESIDENT : Parce que nous vous informons sur l’activité générale de l'entreprise. C’est le rôle du CE.
M. CORROYER (CGT) : Lorsque nous aurons des questions d'ordre général vous pourrez tout à fait répondre.
M. LE PRESIDENT : C'est ce que nous faisons à chaque CE.
M. CORROYER (CGT) : Parfois il y a des points qui sont rejetés en disant que c’est d’ordre général, qu’ils sont vus en CCE et qu’ils ne concernent pas Guyancourt précisément.
M. LE PRESIDENT : Vous considérez que cette présentation n'est pas intéressante pour vous ?
M. CORROYER (CGT) : Non, je considère que la présentation aurait dû être faite en Commission Transport parce que l’utilisation de Twizy Mobility peut être une solution à l'absence de transports en commun pour venir au Technocentre si les salariés sont dans l’agglomération du Technocentre.
M. PACINI : On était dans le cadre d'un projet. J'ai donné la primauté au CE par rapport à la nouveauté du projet mais rien n'empêche d'en discuter ensuite en Commission Transport, l’un n'est pas incompatible avec l’autre.
M. CORROYER (CGT) : Merci, Monsieur Pacini, d'ouvrir cette porte.
Les commissions sont là pour préparer le CE et elles doivent se tenir en principe en amont du CE.
Pour répondre à Monsieur Barrier, je suis intéressé par cette présentation et c’est bien parce que je suis intéressé par ce projet que j’aurais souhaité qu’il soit présenté en Commission Transport.
Le système de flash pour savoir où est situé le Twizy ou, comme vous l'avez évoqué, que ce flash est présent sur certains abribus, qu’attend la Direction pour utiliser ce même flash sur les bus qui desservent le Technocentre. C’est un point que nous avons déjà remonté en Commission Transport avec M. Rollin, pour que les salariés soient informés si le bus est à l’approche et à quel moment il va arriver.

Je n’ai pas bien noté la date de fin de test.
M. VIADIEU : Nous démarrons le pilote mi-juin avec les beta testeurs jusqu’à fin septembre. Fin septembre, il y aura ouverture au grand public. La phase de test va durer un an. On verra avec Saint-Quentin s’ils souhaitent garder le pilote un an ou deux ans et on discutera avec eux sur l'avenir, tout dépendra du succès du service.
M. CORROYER (CGT) : Vous allez « suivre » ce succès. Et comme l’a évoqué M. Pacini, serait-il possible au niveau de la Commission Transport de ne pas attendre la fin de la phase test pour nous donner les résultats ? Je veux bien pour ce faire vous inviter en Commission Transport, soit que vous relayiez les informations à M. Rollin pour qu’il présente le suivi de ce projet en commission.
M. SARPAUX (CFE-CGC) : Monsieur le Président, je vous pose une question : dans la Commission Transport il doit y avoir quoi ?
M. LE PRESIDENT : L'objet de la Commission Transport est d'examiner les problématiques de transport des salariés du Technocentre, ce sont les modes d'accès, tout ce qui concerne la mobilité des salariés du Technocentre.
Le projet qui est présenté (c’était le sens de mon observation) n’est pas un projet qui concerne directement et immédiatement les salariés du Technocentre, même s’il est vrai qu'à terme cela pourrait être le cas.
M. VIADIEU : Le Technocentre n'est pas sur la zone.
Je comprends vos remarques mais il faut avoir en tête que ces services de mobilité évitent les situations que vous décrivez, sinon il y a le phénomène pendulaire, c’est-à-dire que le matin toutes les voitures arrivent au Technocentre et y passent toute la journée, et le soir les salariés reprennent les voitures, elles ne bougeront pas de la journée, donc pas de revenu.
Je prends l’exemple de Vélib : il n’y a pas de station Vélib à proximité des gares parisiennes, exactement pour cette raison, pour éviter les phénomènes pendulaires.
Ce qui est très important dans les services de mobilité, c'est la gestion des voitures dans la journée et d’éviter les phénomènes pendulaires. Si le Technocentre veut absolument qu'on mette le Technocentre dans la zone on le mettra. Mais si vous êtes opérateur de mobilité, vous allez éviter les zones qui vont générer des phénomènes pendulaires sinon vos voitures seront stockées toute la journée devant la porte et elles repartiront le soir : revenu = 0. Economiquement cela ne marche pas.
M. CORROYER (CGT) : Il avait été évoqué en Commission Transport que la localisation du Technocentre était telle qu’il n’y avait pas la possibilité pour les personnes de se restaurer le midi dans l’agglomération. Il me semblait que la Direction avait comme projet de mettre à disposition des véhicules électriques à partir du Technocentre pour faciliter ces déplacements le midi. Je pensais que ce projet pouvait être une alternative à ce point.
M. VIADIEU : C’est possible.
M. CORROYER (CGT) : Pour répondre à M. Sarpaux, ce projet, même s’il n’a pas été décliné comme ceci, peut être étudié en Commission Transport pour regarder les points que je viens de citer.
M. SARPAUX (CFE-CGC) : En tant que Secrétaire du CE il est important de rappeler le rôle des commissions. Je suis d'accord avec toi que cela n'a pas été évoqué en commission ; si la Direction entre ce projet dans une problématique de politique de transport, vu sous cet angle effectivement cela peut être discuté en commission. Mais la présentation en CE était la présentation d’un projet qui n'avait rien à voir avec le transport du personnel.
M. PACINI : Je rappelle que l’on devait présenter un projet ici il y a quelque temps autour du car-sharing, ce qui n’a pas pu être fait. Il y a des éléments de modèle économique qu’il faut vérifier avant de décider de déployer ou non. L’objet de la présentation d’aujourd'hui était de dire : voilà ce qui existe en termes de projet, avant d’en parler en Commission Transport, éprouvons un modèle économique sur une zone avant de décider si on la déploie ou si on l'étend à un ensemble plus large.
M. SARPAUX (CFE-CGC) : Je tiens à préciser que dans l’ordre du jour le projet n'a rien à voir avec une présentation préalable en commission.
M. CORROYER (CGT) : Je vais reprendre ce que j’ai dit.
M. PACINI : J’ai entendu le message.
M. SARPAUX (CFE-CGC) : Je suis d’accord sur le fond.
M. PACINI : Rien n'empêche par ailleurs de traiter ce point en Commission Transport.
M. CORROYER (CGT) : Il y a différents projets comme campus, visites de musée, on aurait très bien pu ajouter une étude avec la Commission Transport pour une utilisation au Technocentre et la commission aurait amené au CE une utilisation potentielle de ce mode de transport.
M. SARPAUX (CFE-CGC) : C’est un sujet différent de la présentation de M. Viadieu.
M. CORROYER (CGT) : C’est un projet qui aurait pu être présenté.

Dernier point, lorsque vous parlez de partage de véhicule, vous évoquez une application potentielle en véhicules de pool. Est-ce que cette application potentielle Renault y a réfléchi pour gérer son pool de véhicules, ou est-ce totalement quelque chose d'ordre général et Renault n'a rien à faire dans ce mode d'application ?
M. VIADIEU : Justement, nous allons commencer à discuter avec les gens du pool. Une des possibilités est de faire un pilote chez Renault, il n’est pas encore décidé parce qu’aujourd'hui il y a une problématique de budget.
(M. MARCIANO entre en séance à 8 heures 45.)
M. CORROYER (CGT) : Le Technocentre est concerné par votre proposition.
M. VIADIEU : Je parle du Technocentre en particulier, cela se prête bien à cela.

M. CAZADAMONT : Monsieur Viadieu, merci pour cette présentation. Elle a un double intérêt : le premier est d'avoir un retour sur le projet, donc c'est du concret pour les salariés du Technocentre ; le second intérêt, c'est un projet innovant et on l'espère ambitieux en vue de conquête commerciale et de vente de véhicules.
Venons-en aux faits.
Premier point, au niveau de la transition, le but de ce projet innovant est de satisfaire le client, de satisfaire le marché, donc on apprend en marchant. Comment êtes-vous maillé vis-à-vis de l’Ingénierie Véhicule et des équipes sur place pour avoir un retour d’expérience, une réactivité, une mise dans les gènes de la voiture des besoins qui auraient pu apparaître ? Vous avez très bien montré les contraintes d’architecture électronique. Comment gérez-vous ces évolutions ? Aujourd’hui en vie série les projets sont réduits au maximum ou il y a un handover vers les RTx ? Là on est face à des cœurs de métiers qui sont plus du niveau du Corporate.
Deuxième point, il y a bien entendu derrière un objectif de conquête commerciale. Sans dévoiler tous les projets de l'entreprise et avoir une vision monde, si l’on se réfère modestement au marché français, où est le centre de gravité du pilotage du projet ? Est-ce qu’aujourd'hui on est maître d'œuvre ou est-ce qu’on soumet tout simplement en tant que fournisseur, ce qui veut dire qu'à terme vous pouvez être mis en concurrence et consulté, ce qui fait que toutes les bonnes idées lors de la phase d'apprentissage seraient transférées au maître d'œuvre et donc les autres constructeurs qui emporteraient le marché en bénéficieraient ? Le but étant quand même d’occuper le marché et d’occuper la place.
Le troisième point est un retour d’expérience sur aujourd’hui les projets équivalents type Vélib. Il s'avère que les plus grands maux qui frappent ces projets sont les vols ou les dégradations. Comment êtes-vous armés face à cela pour réagir, non pas au sens pénal mais au sens remise en état des véhicules et mise en état de fonctionnement, ou comment éviter ces dysfonctionnements ?
M. VIADIEU : Pour répondre à la première question, nous sommes une direction de programme atypique mais nous sommes une direction de programme classique, nous travaillons avec la DIESE sur l'électronique, le boîtier INVERS est sous la responsabilité de l’Ingénierie, tout a été fait sous la responsabilité de l'Ingénierie Renault, donc c'est un mode de fonctionnement qui est atypique parce que ce sont des choses particulières mais en termes de fonctionnement et d’autorité et de responsabilité c’est comme un programme véhicule sous la responsabilité de l’Ingénierie Renault, il n’y a rien de nouveau par rapport à cela.
M. CAZADAMONT (CFE-CGC) : Les ETP sont bien présents en face côté Ingénierie ?
M. VIADIEU : Oui. C’est un développement qui a été fait chez Renault.

Concernant l’opération du service, aujourd'hui pour le pilote c’est Renault qui va opérer ce service en collaboration avec RRG. Nous sommes en train de réfléchir à cogérer le pilotage du déploiement, nous cherchons un partenaire qui va nous apporter des choses que nous n'avons pas, à savoir le déploiement sur des collectivités locales, les discussions avec les collectivités locales, ce n’est pas le cœur de métier de Renault, donc nous cherchons une entreprise qui ne soit pas dans le même genre de domaine.
Je peux donner des exemples parce que cela n'engage pas mais pour vous donner le spectre de ce qui est possible. Cela peut être Veolia Transport, une entreprise de Télécom, un Vinci,… des gens qui ne sont pas dans l'automobile mais qui s'intéressent fortement aux problématiques de mobilité. C’est avec des gens comme cela que nous discutons et avec qui nous aimerions bien conclure un accord pour opérer ce service-là.

Quant au vandalisme, c'est LA question que tout le monde se pose, donc dans le business model nous avons fait des provisions. Nous nous heurtons au fait que Twizy est un véhicule ouvert par définition, mais les solutions techniques ont tenu compte de cela.
Si je prends l’exemple de l’IHM, dans tous les services de car-sharing il y a une IHM, il y a une navigation à l’intérieur et la communication se fait par cet écran. Ce n’est pas possible pour Twizy à moins de développer quelque chose qui soit complètement intègre, blindé, etc., ce qui était beaucoup trop coûteux.
Il ne faut pas oublier que de plus en plus il y a deux IHM dans la voiture : celle dans la voiture et celle qui est dans la poche du client qui s’appelle Smartphone. C’est cela que l’on va utiliser pour le service.
Le vandalisme est une donnée majeure, mais hélas on ne le saura que par l'expérience, de combien on va être vandalisé on n’en sait rien. Qu’on soit vandalisé c’est sûr, mais de combien on n’en sait rien.
Il faut avoir en tête que tous ces services de mobilité qu'on voit un peu partout dans le monde et en particulier en Europe, aujourd'hui personne ne gagne d’argent, sauf une entreprise qui s’appelle Mobility … avec qui nous travaillons pour le service d’information parce qu’ils sont installés depuis 20 ou 25 ans.
Il faut savoir que c’est un business qui est récent et qui se cherche encore en termes de business model.


M. PIBOULEAU (CGT) : Renault fait beaucoup d’efforts pour se donner une image verte. Elle a peut-être des efforts à faire plus importants concernant l'ensemble de la population pour éviter d'être l'un des grands pollueurs sur notre planète, en particulier avec les affectations de véhicules qui sont très peu affectés en France et on met quand même énormément de camions ou de transports sur la route alors qu'on aurait pu développer le multimodal pour le transport de nos pièces et de nos véhicules.
Vous avez parlé de jockey et vous avez dit que c’est très coûteux. Justement, une bonne image citoyenne de l'entreprise dans les temps actuels c'est justement de continuer à avoir des jockeys, ce qui pourrait créer des emplois pour les personnes qui en ont besoin. Si on veut se donner une image de développement durable, d'écologie, de développement vert, en créant des emplois ce serait très intéressant. Donc c’est peut-être une idée à retenir dans l'analyse et, comme le disait mon camarade Eric Corroyer, cela résoudrait le problème, s'il y a beaucoup de véhicules qui arrivent ici le matin les jockeys pourraient les rapporter sur Saint-Quentin, et puis la zone de Villaroy qui est assez importante et où il y a beaucoup de mouvements.
Je voudrais savoir comment s'inscrit cette opération mobilité avec le projet qui a été présenté en CCE sur la mobilité des personnes en très forte difficultés sociales. Renault propose par l'intermédiaire d'un GIE des locations de véhicules. Vous inscrivez-vous dans ce projet de location de véhicules pour des personnes en très fortes difficultés qui ont besoin de se rendre à un rendez-vous professionnel ?
M. VIADIEU : Concernant la première question, nous allons créer de l'activité parce qu’il n’y a pas que les jockeys, il y a les superviseurs, la boutique, etc., donc nous créons quelques emplois, et ensuite il y a un équilibre économique. Il y aura toujours des jockeys mais s'il y a des infrastructures de recharge cela permettra d’en avoir un peu moins, et je peux vous dire que l’impact sur le business model est important.
La réponse à la deuxième question est oui. Nous avons déjà discuté avec l’association avec laquelle travaille Renault, nous n’avons pas encore abouti mais il est possible que ce service s'intègre dans leur offre de mobilité dans des conditions particulières puisque cela répond bien à leur demande. Nous avons arrêté les discussions parce que l’on démarre et nous nous reverrons à la rentrée une fois que nous aurons démarré et qu’eux auront démarré à l'automne, nous serons plus à l'aise à ce moment-là pour discuter.

Mme VIGUIE (CGT) : Une phrase me choque un peu « c'est un projet où l'on ne gagne pas d’argent ». Combien de projets scientifiques, combien d’inventions scientifiques n'ont pas été développées parce qu'à très court terme on ne gagnait pas d'argent ? Je trouve cela dommage.
Quand j'ai vu dans l'ordre du jour nouvelles mobilités, comme mes camarades de la Commission Transport et Jean-François j’ai pensé que c’était une bonne idée à soumettre et que cette présentation pourrait être faite à la Commission Transport.
Le car-sharing est aussi une bonne idée et ce serait à développer aussi. Il faut vraiment que le Technocentre soit dans la zone d'application de ce programme parce qu’il y a quelque chose qui s’appelle l’intérêt général, cela échappe peut-être à certains dirigeants de Renault, mais je pense que c'est important. On parle d'écologie, on parle de la planète, c'est une bonne chose. Et si on ne gagne pas d'argent, de toute façon si la population s’en sert il y aura un retour d'investissement ne serait-ce que par le fait de pas de stress, pas de pollution, rapidité de transport, donc effectivement on vient plus tôt au boulot.
M. VIADIEU : Je me suis sûrement mal exprimé.
Mme VIGUIE (CGT) : C’est la phrase que vous avez prononcée.
M. VIADIEU : C’est un pilote, donc d’une taille restreinte, il n’a pas vocation à gagner d'argent, c’est un démonstrateur. Quand je suis passé à …, j’ai expliqué que c’était un pilote, j’ai montré qu’on ne gagnait pas d’argent puisque par définition c’est un pilote et il n’a pas la taille qu’il faut, et on m’a donné l’autorisation de le faire. Les choses sont claires, pour Saint-Quentin-en-Yvelines c'est un pilote, on ne déploie pas le business.
M. PACINI : On teste la faisabilité du business.
M. VIGUIE (CGT) : Ce modèle économique à vérifier avant son déploiement, on en est là et je trouve cela dommage parce que ce serait une bonne chose s’il était déployé sur le Technocentre.

M. DELAINE (SUD) : Bonjour. Dans votre business plan en démarrage combien avez-vous prévu de personnel à Buc pour s’occuper de la flotte de véhicules ? Combien y aura-t-il de véhicules sur Saint-Quentin-en-Yvelines ?
M. VIADIEU : 50.
M. DELAINE (SUD) : Combien de personnes vont s'occuper de l'entretien, de la charge, de la déconcentration ? Même si vous avez décrit des phénomènes pendulaires il y aura quand même un stationnement libre, donc vous allez apprendre au cours de l'évolution de ce test.
Quels sont les moyens prévus pour recharger les véhicules ?
M. VIADIEU : Comme je l’ai dit, nous travaillons avec la succursale de Buc où nous avons des surfaces, des bureaux, et c’est là que les véhicules seront rechargés.
Pour ce qui est des emplois, nous démarrons avec une population restreinte puisqu'on vise 150 à 200 beta testeurs, ce qui veut dire que nous aurons peu de mouvements. Nous commençons avec un personnel limité : deux superviseurs et un jockey, nous sommes à la recherche d’un deuxième jockey, et nous aurons une personne à la boutique à temps partiel parce que la boutique n'est pas terminée à la gare donc au syndicat d’initiative on n'a que deux demi-journées par semaine au début. A l'ouverture, en fonction de l’activité, nous ajusterons le nombre de personnes, en particulier de jockeys. Typiquement nous aurons au début quatre ou cinq personnes.
Nous sommes déjà passés ici pour des problèmes d'horaires. Dans les premiers mois, c'est nous DPNM, moi inclus, qui allons participer en faisant des roulements, parce que nous avons besoin de ce retour d’expérience, du contact avec les clients,… avant de transférer l'activité à … opérationnelle.
M. DELAINE (SUD) : Si un véhicule est déchargé sur une place de parking, que faites-vous ?
M. VIADIEU : La personne a un état de contrôle et voit l’état de charge, et dès qu’elle voit que la charge diminue, elle prend un Twizy chargé, se rend à la place, change le Twizy et revient à la succursale de Buc.

M. DELAINE (SUD) : Quel est le montage économique avec la Communauté d’agglomération ? Ce sont des véhicules qui sont vendus à la Communauté, qui sont mis en location, qui sont prêtés ?
M. VIADIEU : La Communauté ne met pas un sou, elle nous aide. On ne va pas payer pour le syndicat initiative mais on paiera pour la boutique, on paiera la peinture sur le sol, etc.
M. DELAINE (SUD) : Donc tout ce qui est financement c’est par les réservations, par les 15 €/h.
M. VIADIEU : Les 200 personnes sûrement pas.

M. CEMBRZYNSKI (CFE-CGC) : Bonjour Monsieur Viadieu. Je reviens toujours sur Twizy Mobility sur la commune de Saint-Quentin-en-Yvelines. Je me souviens qu’en 1998-1999 il y avait déjà eu un projet de véhicule électrique sur la commune de Saint-Quentin-en-Yvelines qui s’appelait Praxitèle, et certains articles étaient passés dans Libération à l’époque. Je voudrais savoir si la commune de Saint-Quentin-en-Yvelines cette année n’envisage pas d’abandonner le projet ?
M. VIADIEU : Lequel ?
M. CEMBRZYNSKI (CFE-CGC) : Le projet Twizy.
M. VIADIEU : Je ne connais pas le détail du montage de Praxitèle. Pour Twizy c'est nous qui avons la main, nous avons signé une convention, ils nous donnent l’autorisation de le faire pour une durée, après si on veut se retirer on se retirera et si on veut continuer on continuera. Nous avons des réunions assez souvent avec eux, ils sont très preneurs du projet.

M. DELAINE (SUD) : J’ai une dernière question. Pourquoi dans les zones tests n’avez-vous pas choisi d'équiper toutes les usines Renault ? Il y a des sites qui sont plus ou moins grands mais il aurait été très facile de mettre ce véhicule en autopartage dans les usines Renault, avec un système test également pour avoir des retours d'utilisation.
M. VIADIEU : Oui, cela aurait été possible. Les discussions ont été commencées avec mon prédécesseur. C'est un joli projet. Ce n'est pas que l'entreprise. Je ne peux pas vous en parler mais en fait la zone autour est une grande zone européenne avec beaucoup de laboratoires de recherche, et nous visons non pas simplement l’équipement de ce site mais l’équipement de la zone, et si nous le faisons cela nous donnera une exposition médiatique énorme. Il y a des milliards d'euros qui sont investis sur cette zone de recherche, ils veulent refaire tout le plan mobilité, donc si nous arrivons à placer les véhicules électriques c’est « bingo ».
M. DELAINE (SUD) : Rien n'empêche en parallèle de développer ces zones tests dans nos usines parce que cela ne coûte rien, avec des utilisateurs internes, avec des retours d’utilisation. Il faut que cela fonctionne très bien et qu’il n’y ait pas de défaillances.
M. VIADIEU : Les sollicitations qui viennent de la Direction Commerciale, de communes,… c’est au moins une par semaine. Aujourd'hui notre faculté dépend de notre faculté à prendre. J'ai les ressources pour faire ces deux pilotes. Nous devons démontrer que cela fonctionne. Une fois que nous aurons démontré que cela fonctionne, nous serons plus à l’aise pour déployer. C'est la condition nécessaire pour la suite.
Nous mettons toute notre énergie pour que ces deux projets réussissent et après nous déploierons. J’ai des ressources limitées donc nous avons défini des priorités, et pour le reste pour l’instant je passe mon temps à dire non.
M. PACINI : Je crois que la réponse est claire.

M. CORROYER (CGT) : A la fin de l'année lorsque vous allez arrêter la phase test, quels sont vos critères pour statuer si, oui ou non, cela va fonctionner ou pas ? Je pense que vous avez dû vous fixer des critères pour statuer si, oui ou non, on est en ligne ou si ce n'est pas possible.
M. VIADIEU : Nous aurons des critères comme le vandalisme, les coûts d’entretien, le degré de fréquentation, la fiabilité du système.
M. CORROYER (CGT) : Vous devez avoir des données chiffrées.
M. VIADIEU : Sur le taux de service oui, sur la fréquentation pas vraiment parce que la zone de Saint-Quentin-en-Yvelines a plein de qualités mais sur cet aspect-là c’est plus sur le taux de satisfaction des clients, donc nous ferons des enquêtes de satisfaction des clients par rapport au service et nous regarderons aussi la fréquentation selon les zones parce que cela dépend aussi des zones dans lesquelles on opère à l'intérieur de la zone.
M. CORROYER (CGT) : Vous vous cherchez encore, vous n'avez pas quelque chose de défini disant on vise tel objectif et telle cible, et on voit ce qu’il en est à la fin de l’année.
M. VIADIEU : Nous avons fixé un nombre en termes d'adhérents mais ce qui nous paraissait plus intéressant sur la zone de Saint-Quentin-en-Yvelines c’est plus du qualitatif que du quantitatif parce que la zone n'est pas assez dense urbainement. On n’est pas au centre-ville de Toulouse, Bordeaux ou Nantes, en termes de densité de population ce n’est pas tout à fait la même chose.

M. LE PRESIDENT : Merci pour cette intervention très intéressante, et vu le nombre de questions je pense que cela a beaucoup intéressé les élus et nous aussi, donc un grand merci. Il sera intéressant de voir le bilan de cette expérience dans quelques mois.
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