Tout sur l'egypte ancienne première partie : les époques de formation








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TOUT SUR L'EGYPTE ANCIENNE

PREMIÈRE PARTIE : LES ÉPOQUES DE FORMATION



Chapitre I : De la Préhistoire à l’Histoire Cadres Généraux L’Egypte présente une unité géographique : une longue bande de terres cultivables dont la largeur ne dépasse guère 40 km, étirée sur plus de 1000 km depuis Assouan et la frontière nubienne au Sud jusqu’à la Méditerranée, entre le plateau libyque et la chaîne arabique. A l’Oldowayen, il y a un million d’année, jusqu’à la période historique, c’était l’endroit d’Afrique orientale le moins impropre à la vie. La formation Le début du peuplement devrait dater de la fin de la période pluviale abbassienne, au Paléolithique moyen, c’est-à-dire vers 120 000-90 000 avant notre ère. Les premiers habitants Durant le pluvial abbassien la culture acheuléenne se diffuse probablement dans les zones occidentales. La fin de l’Acheuléen marque une révolution technique nette : le passage du biface à l’éclat. Cette période s’étend jusque vers 30 000 av. JC et correspond aux civilisations moustérienne et atérienne à l’économie de chasse. Chasseurs et agriculteurs Une civilisation naît au Paléolithique moyen vers 45 000 avant notre ère et disparaît au Paléolithique récent vers 20 000, le Khormusien (du nom de Khor Musa, non loin de Ouadi Halfa). La désertification des zones sahariennes semble avoir poussé les hommes vers la vallée. Ce groupe combine la nourriture de la savane (bœuf sauvage, antilope, gazelle) et le produit de la pêche. C’est à cette époque que se fondent dans la vallée du Nil les éléments de la future civilisation des pharaons. Entre 15 000 et 10 000, la culture du Dabarosa prend le relais du Khormusien et le passage au microlithe s’accomplit avec le Ballanien. Parallèlement en Nubie le Gemaïen a remplacé le Halfien pour arriver à la culture qadienne où l’on trouve traces d’une tentative d’agriculture qui ne survécut pas au tournant du Xe millénaire (le réel passage se fera au milieu du VIe millénaire peut-être sous l’influence du Proche Orient). Le type de sépulture et le matériel retrouvé dans les tombes appréhendent un style de vie présentant de nombreux points communs avec les civilisations du Néolithique. Vers le Néolithique La coupure essentielle entre Préhistoire et Histoire se fait à la charnière du VIIe et du VIe millénaire, période mal connue qui sépare l’Epipaléolithique du Néolithique. Tout semble concourir à une modification radicale de la civilisation. Une nouvelle période subpluviale favorise l’élevage et l’agriculture, les techniques du tissage (lin), de poterie et de vannerie. L’armement se perfectionne : fines pointes de flèches en silex poli, harpons d’os. L’organisation de la société se fait sur une base agricole : l’habitat se fixe sous forme de fermes destinées aussi bien à l’élevage (bœufs, chèvres, porcs) qu’à la culture (silos conservant le blé et l’orge). Les sépultures s’installent hors du monde des vivants, à la limite des terres cultivables. Le mort reçoit des offrandes alimentaires et emporte avec lui mobilier et armes. L’exploration des sites néolithiques est loin d’être achevée, ce qui ne permet pas de démontrer s’il existait un clivage entre le Nord et le Sud du pays. Les sites du Nord possèdent une industrie de la pierre supérieure (armes, vases) alors que les sites du Sud se distinguent par la qualité de la poterie incrustée et rouge à bord noir. Mais ces différences sont peut-être dues au hasard des découvertes. Si toutefois on postule pour une réelle séparation, on peut penser que le processus d’unification se serait fait en quatre étapes, des débuts du Chalcolithique à l’époque thinite. Le prédynastique " primitif " La première étape, le prédynastique "primitif ", du milieu du VIe au milieu du Ve millénaire, voit le dernier stade de l’évolution du Fayoum A dans le Nord et du Badarien (d’après le site de Badari) dans le Sud. Les populations du Fayoum vivaient davantage de la pêche et semblaient posséder une meilleure technique dans la fabrication des vases de pierre et des armes et outils en silex. On remarque, durant cette période, une amélioration du mobilier et du matériel agricole ainsi qu’une évolution sensible des pratiques funéraires. Le défunt est enterré à l’abri d’une peau animale et sa tombe prend un aspect de plus en plus architectural. Les formes plastiques naissent : les céramiques du Nord atteignent un stade très achevé, des objets d’or et d’ivoire apparaissent (peignes, cuillères à fard, figurines, bijoux, amulettes à figures humaines ou animales). Le prédynastique ancien Vers 4 500 avant notre ère, l’Amratien, deuxième étape du processus d’unification, se fait sans modifications profondes. Elle correspond à la première phase connue du site d’El-Amra à environ 120 km au sud de Badari, en plein cœur de cette région qui, d’Assiout à Gebelein, recèle les gisements prédynastiques les plus riches. Cette phase a pour correspondant, 150 km encore plus au sud, la première occupation du site de Nagada (dite Nagada I). La céramique connaît une double évolution : dans la forme et dans le décor, avec des motifs géométriques tirés du règne végétal et animal peints ou incisés. La vallée s’ouvre sur l’extérieur par besoin de matières premières : en Nubie, probablement par caravanes, à l’Ouest en passant par les oasis, au bord de la mer Rouge, dans le Sinaï… L’exploitation des carrières, localisées dans des zones éloignées des terres cultivées, oblige les Egyptiens à organiser de véritables expéditions au cours desquelles ils doivent s’assurer le contrôle des lieux d’extraction et des voies de transit. Cette contrainte déterminera l’un des aspects majeurs de la politique extérieure des pharaons afin de garantir ces zones contre les incursions de peuples étrangers. La vaisselle de pierre trouvée à El-Amra prête à penser que les relations entre les groupes culturels du Nord et du Sud se sont intensifiés. Le Gerzéen La découverte de la culture d’El-Gerzeh a permis de déterminer une troisième période, le Gerzéen, qui correspond à la seconde phase de Nagada (ou Nagada II). Par rapport à la culture précédente (l’Amratien), le Gerzéen diffère par la production d’une céramique qui développe des motifs stylisés : géométrisants pour reproduire des thèmes végétaux ; naturalistes pour représenter la faune (autruche, bouquetins, cervidés). De plus, les poteries et les palettes de fard s’animent de personnages et de barques transportant des emblèmes divins. Les tombes deviennent des répliques des demeures terrestres comportant meubles, amulettes, figurines et objets d’apparat décorés de thèmes représentant des animaux (lions, taureaux et bovidés, hippopotames, faucons…) qui symbolisent les divinités. La quatrième étape mesure l’influence du Nord sur le Sud jusqu’à produire une culture mixte, le prédynastique récent (Nagada III), qui précéda immédiatement l’unification du pays et que l’on situe aux environs de 3 500 à 3 150 av. JC. Ainsi, les données archéologiques montrent que le passage de la Préhistoire à l’Histoire est le résultat d’une lente évolution et non d’un brusque bouleversement.

L’Écriture L’étude des représentations nagadiennes sur vases permet de voir le cheminement de la stylisation des végétaux en passant par les animaux pour aboutir aux enseignes divines qui sont déjà des hiéroglyphes. Il est possible que les premières inscriptions procèdent par représentation directe, la notation phonétique ultérieure pouvant alors être considérée comme un progrès technique. L’écriture égyptienne associe idéogrammes, phonogrammes et déterminatifs. Les hiéroglyphes sont réservés aux inscriptions lapidaires et plus généralement murales et sont gravées, incisées ou peintes. Pour les documents administratifs, comptables, juridiques ou l’archivage des textes en général, on a recours à une écriture cursive appelée "hiératique " dont dériva, vers le VIIe siècle av. JC une nouvelle forme appelée "démotique ". Le hiératique est l’écriture utilitaire, la première que le jeune scribe apprend à l’école en formant ses lettres à l’aide du calame sur un tesson de poterie appelé "ostracon " ou sur une tablette d’argile avec un stylet. Le papyrus, plus coûteux, est réservé aux textes importants. Sous l’influence grecque et romaine, l’écriture évolue vers le copte, notation phonétique qui deviendra l’écriture de l’Eglise et se maintiendra jusqu’à nos jours comme langue liturgique. L’unification politique Le débat sur la constitution de la civilisation pharaonique est loin d’être clos. D’un côté, les sources égyptiennes semblent parler d’un triomphe du Sud sur le Nord. D’un autre, les données archéologiques permettent de suivre l’influence croissante des cultures du Nord sur la Moyenne et la Haute Egypte. La documentation directe est essentiellement constituée de palettes. Objets votifs, elles sont de deux types. Le premier est fait de figures zoomorphes simples, le contour de la palette représentant le corps de l’animal (tortues, poissons, hippopotames…). Le second commémore des événements et combine des figurations symboliques et des notations historiques dans lesquelles l’homme apparaît. Les palettes Dans toutes les compositions, il s’agit d’animaux redoutables symbolisant la puissance animale que l’homme doit affronter et dominer. En exemples : la palette "aux autruches " (Manchester), la palette "de la chasse " (British Museum et Louvre). Deux palettes de Hierakonpolis (musée du Louvre) sont délimitées par deux chiens affrontés entre les corps desquels évoluent lions, cervidés, taureaux… dans un enchevêtrement inextricable. La palette "aux vautours " (British Muséum et Ashmolean Museum) relate un affrontement purement humain de manière symbolique : un lion, image du pouvoir royal tout comme le taureau, et des vautours, divinité tutélaire d’Hierakonpolis, massacrent des guerriers de type nubien. De même, la palette "aux taureaux " met en scène un taureau en train d’écorner un individu de l’ethnie du Nord. Les deux témoins de la phase ultime de la conquête proviennent également de Hierakonpolis. Le premier est une tête de massue appartenant à un roi coiffé de la couronne blanche du Sud qui aménage un canal à l’aide d’une houe. Le nom du roi est indiqué par un pictogramme figurant un scorpion. La palette de Narmer (musée du Caire) donne la dernière étape. Au verso, le roi, dont deux hiéroglyphes écrivent le nom – le poisson nar et le ciseau mer – fracasse la tête d’un homme explicitement désigné comme appartenant au royaume du Nord. Le recto affirme le triomphe de Narmer : en bas, un taureau défonce une enceinte crénelée en piétinant l’ennemi vaincu ; en haut, le roi est coiffé de la couronne rouge du Nord. Une autre tête de massue confirme cette victoire : on y voit le roi recevoir l’hommage des captifs. Ces documents, appuyés à leur tour par d’autres, comme la palette "du tribut libyen ", confortent l’hypothèse de la constitution d’un état où l’on retrouve déjà tous les éléments du pouvoir pharaonique, de la religion à l’écriture en passant par l’économie, l’habitat et les structures du gouvernement. Chapitre II : Religion et Histoire Les emblèmes Dès l’époque prédynastique, les emblèmes ont représenté les provinces composant le pays : un oryx sur un pavois représente la région de Beni Hassan, un lièvre la province voisine d’Achmounein, un dauphin celle de Mendès… Ils symbolisent peut-être la divinité locale (les flèches et le bouclier de la déesse Neïth pour Saïs, le sceptre-ouas pour Thèbes, le reliquaire de la tête d’Osiris pour Abydos) ou une structure politique (" muraille blanche " figurant l’enceinte de Memphis). Les cosmologies Elles sont au nombre de trois mais représentent les variations politiques d’un seul et même thème : la création par le soleil à partir de l’élément liquide. La cosmologie héliopolitaine est la plus ancienne. Au début était le Noun, élément liquide incontrôlé ou "chaos " qui, après la création, reste cantonné aux fanges du monde organisé qu’il menace d’envahir si l’équilibre de l’univers est rompu. Il est le séjour des forces négatives et de ce qui échappe aux catégories de l’univers : les âmes en peine qui n’ont pas bénéficié des rites funéraires appropriés ou les enfants mort-nés. De ce chaos est issu le soleil "qui est venu à l’existence de lui-même ". Son apparition se fait sur une butte de terre émergeant de l’eau, symbolisée par la pierre benben, objet d’un culte à Héliopolis. Ce dieu, qui est son propre créateur, est alternativement Rê, le soleil proprement dit, Atoum, l’être achevé par excellence ou encore Khepri, représenté sous la forme d’un scarabée. Le démiurge, en se masturbant, met au monde un couple, le dieu Chou, le Sec, et la déesse Tefnout, l’Humide. De l’union du Sec et de l’Humide naît un deuxième couple : le Ciel Nout et la Terre Geb. Ils ont quatre enfants : Isis et Osiris, Seth et Nephtys. Le second couple est stérile. Le premier, qui est fertile, constitue le prototype de la famille royale. Osiris, roi d’Egypte, est assassiné par son frère Seth, contrepartie négative et violent de la force organisatrice symbolisée par le pharaon. Il s’empare du trône après sa mort. Isis, modèle de l’épouse et de la veuve, aidée de sa sœur Nephtys, reconstitue le corps dépecé de son mari. Anubis, le chacal né des amours illégitimes de Nephtys avec Osiris, embaume le roi défunt. Puis Isis donne le jour à un fils posthume, Horus, homonyme du dieu solaire d’Edfou et, comme lui, incarné par un faucon. Elle le cache dans les marais du Delta à proximité de la ville sainte de Bouto avec la complicité de la déesse Hathor, la vache nourricière. L’enfant grandit, et après une longue lutte contre son oncle Seth, obtient du tribunal des dieux présidé par son grand-père Geb d’être réintégré dans l’héritage de son père qui lui se voit confier le royaume des morts. A ce schéma du règne des dieux se greffent de nombreuses légendes secondaires. Il est peu question de la création même des hommes qui semble contemporaine à celle du monde. Une exception, la légende de "l’œil de Rê ". Le soleil perd son œil. Il envoie ses enfants Chou et Tefnout à la recherche du fugitif mais le temps passe sans que ceux-ci ne reviennent. Il décide donc de remplacer l’absent. Entre-temps, l’œil fugitif revient et se voit remplacé. De rage, il se met à pleurer et de ses larmes (remout) naissent les hommes (remet). Rê le transforme alors en cobra et l’accroche à son front : il est l’ur³ us chargé de foudroyer les ennemis du dieu. Le thème de l’œil endommagé ou remplacé connaît plusieurs développement. Il sert aussi à expliquer la naissance de la lune, second œil de Rê confié à Thot, le dieu scribe à tête d’Ibis. Il évoque également l’œil "sain " d’Horus. Celui-ci en effet perdit un œil lors du combat qui l’opposa à Seth pour la possession du royaume d’Egypte ; Thot le lui aurait rendu et en aurait fait le prototype de l’intégrité physique. C’est la raison pour laquelle il figure d’ordinaire sur les cercueils où il garantit au mort le plein usage de son corps. Rê, roi des dieux, doit lutter pour conserver son pouvoir que tentent de lui ravir chaque nuit lors de sa course dans l’au-delà des ennemis acharnés conduits par Apophis, personnification des forces négatives. D’autres tentatives sont menées contre le roi des dieux. Par exemple, Isis, la Grande Magicienne, tente de prendre le pouvoir sur Rê en le faisant mordre par un serpent. Pour être sauvé, il doit révéler à la déesse ses noms secrets. L’Egypte possède aussi le mythe de la révolte des hommes contre leur créateur qui décide de les détruire. Il envoie sur terre son œil sous la forme de la déesse Hathor. Celle-ci dévore en un jour une partie de l’humanité puis s’endort. Rê, jugeant la punition suffisante répand de la bière qui, mêlée aux eaux du Nil, à l’apparence du sang. A son réveil, la déesse lape ce breuvage et s’écroule, ivre. L’humanité est sauvée mais Rê, déçu par elle, se retire dans le ciel, sur le dos de la vache céleste qui sera soutenue par le dieu Chou. Il remet l’administration de la Terre à Thot et les serpents, insignes de la royauté, à Geb.

La cosmologie hermopolitaine : Hermopolis, aujourd’hui Achmounein à environ 300 km du Caire, capitale du XVe nome de Haute Egypte a élaboré sa propre cosmologie. Le point de départ est le même qu’à Héliopolis : un chaos liquide dans lequel s’ébattent quatre couples de grenouilles et de serpents qui s’unissent pour créer et déposer un œuf sur une butte émergeant de l’eau. Ces couples sont chacun composé d’un élément et de sa parèdre : Noun et Naunet, l’océan primordial, Het et Hehet, l’eau qui cherche sa voie, Kekou et Keket, l’obscurité, Amon, le dieu caché et Amaunet. La troisième cosmogonie est connue par un document unique et tardif (règne du souverain kouchite Chabaka à la charnière du VIIe et VIe siècle av. JC). Il s’agit d’une dalle en granit provenant du temple de Ptah à Memphis et conservée au British Museum. Elle combine les éléments des deux précédentes tout en reconnaissant au dieu local Ptah le rôle de démiurge. La création se fait par combinaison de la pensée et du verbe. Du mythe à l’Histoire L’intégration du mythe à l’Histoire est connue par les listes royales qui reproduisent les données des cosmogonies (plus particulièrement celle de Memphis) et évoquent l’Age d’Or durant lequel les dieux ont régné sur Terre. Au départ se trouve le fondateur Ptah dont le rôle est proche de celui de Khnoum le potier qui a créé l’humanité sur son tour avec de l’argile. Rê lui succède. Il est le prototype de la royauté qu’il cédera à Chou, l’air, séparateur de la Terre et du Ciel. Suivront Geb puis Osiris. Enfin, c’est Horus qui monte sur le trône. Le Canon de Turin donne ensuite une séquence de trois dieux : Thot, Maât, représentant l’équilibre, et un Horus dont le nom est perdu. Neuf dieux leur succèdent et assurent la transition vers le pouvoir des fondateurs humains. Le Canon de Turin cite le premier "roi de Haute et de Basse Egypte " : Meni (Ménès chez Eratosthène et Manéthon) qui est peut-être Narmer ou le roi Scorpion. La pierre de Palerme parle du roi Aha qui serait peut-être le "nom d’Horus " de Narmer-Ménès.

Chapitre III : La Période Thinite Les premiers rois Les deux premières dynasties (3150-2700) qualifiées de thinites par Manéthon, du nom de leur ville d’origine supposée, This, non loin d’Abydos, commencent avec Aha. On n’en connaît que ce que nous révèlent la Pierre de Palerme et les tombes trouvées à Memphis et à Abydos. Si Aha ne fait qu’un avec Narmer, c’est lui qui a fondé la ville de Memphis et qui a introduit le culte du crocodile Sobek dans le Fayoum ainsi que le culte du taureau Apis. On suppose qu’il a organisé le pays nouvellement unifié en menant une politique de conciliation avec le Nord. Si son règne fut pacifique, il inaugure une série de guerres qui mèneront ses successeurs contre les Nubiens et les Libyens et entreprend le commerce avec la Syro-Palestine. Le règne de Djer amplifie la politique extérieure du pays : expéditions en Nubie jusqu’à Ouadi Halfa, peut-être en Libye et au Sinaï. Il poursuit l’organisation du pays sur le plan économique et religieux, fonde le palais de Memphis et se fait inhumer à Abydos. A en juger par le mobilier funéraire trouvé dans les tombes de ses contemporains, son règne a dû être prospère. Calendrier et datation Il est probable que dans un premier temps, les Egyptiens utilisaient un calendrier lunaire avant d’opter pour un calendrier fondé sur un phénomène facilement observable, la crue du Nil. Ils répartirent l’année en trois saisons de quatre mois correspondant au rythme agricole déterminé par la crue. La première est l’inondation (Akhet), la deuxième la germination (Peret) et la troisième la récolte (Chemou).Or le début de la montée des eaux est observable à Memphis au moment du lever héliaque de Sirius (le 19 juillet). Le phénomène était déjà observé sous le règne de Djer : une plaquette d’ivoire datant de son règne, sur laquelle est représentée une vache couchée portant entre ses cornes une pousse de plante, symbolise la déesse Sothis, l’étoile de Sirius. La fin de la dynastie Le successeur de Djer, Ouadji (Serpent) mena une expédition vers la mer Rouge, dans le but probable d’exploiter les mines du désert oriental. Den (Ousaphaïs chez Manéthon), le quatrième roi, a laissé le souvenir d’un règne glorieux et riche. Il mena une politique extérieure vigoureuse tournée vers le Proche-Orient et une politique intérieure active. Il est le premier à ajouter à sa titulature le nom de " roi de Haute et de Basse Egypte (nysout-bity). Le règne de Den est évalué à près d’un demi-siècle, ce qui explique la relative brièveté de celui de son successeur Adjib , suivi par Selerkhet puis par Qaâ qui clôture la Ire dynastie. La IIe dynastie Le pouvoir semble s’être déplacé vers Memphis. Les trois premiers rois de la IIe dynastie se font enterrer à Saqqara : Hotepsekhemoui (" les Deux Puissants sont en paix "), Nebrê (" Rê est (mon) maître ") et Nineter (" celui qui appartient aux dieux "). Les successeurs de Nineter , Ouneg et Senedj ne sont guère connus que par les listes royales et des inscriptions sur vases provenant de la tombe de Djoser. Il se pourrait que leur pouvoir se soit limité à la région memphite. Le dernier a été contemporain du roi Peribsen dont on connaît la sépulture à Abydos, que lui aménagea son successeur local Sekhemib (" l’homme au cœur puissant "). Ces éléments invitent à penser que les relations entre les deux royaumes se sont détériorées vers la fin du règne de Nineter. Les choses changent avec Khâsekhemoui (" les Deux Puissants sont couronnés ") qui réunifie le pays, et entame une vigoureuse politique de construction. A la suite de Manéthon, on arrête la période thinite à son règne sans raison particulière. La dynastie est déjà davantage memphite que thinite et le règne de Khâsekhemoui voit la fin des affrontements entre le Nord et le Sud ainsi que la mise en place définitive des structures économiques, religieuses et politiques du pays. La monarchie thinite L’essentiel des institutions est déjà en place. Le principe de la transmission du pouvoir par filiation directe sur lequel repose l’institution pharaonique fonctionne déjà. De même, le roi porte désormais les trois noms qui constituent la base de la titulature : le nom d’Horus qui exprime la nature de l’hypostase du dieu héritier du trône, celui du roi de Haute et Basse Egypte (nysout-bity) et, depuis le roi Semerkhet, un nom de nebty qui est probablement le reflet de la carrière du prince héritier antérieure à son couronnement. L’organisation de la maison royale est désormais ce qu’elle sera dans les siècles qui suivent. Le palais, construit en brique, abrite en même temps les appartements privés, le harem, et l’administration. Le roi assume théoriquement l’ensemble du pouvoir et est assisté par de hauts fonctionnaires. Une double institution, la chancellerie de Basse Egypte et celle de Haute Egypte, se charge par l’intermédiaire de scribes, du recensement, de l’organisation de l’irrigation et tout ce qui touche au cadastre. Elle s’occupe de la collecte des taxes et de la redistribution des biens qui sont versés à des " trésors " et des " greniers " spécialisés dans les céréales, les troupeaux, la nourriture en général. Ces organes du pouvoir central traitent avec des rouages locaux qui sont répartis en provinces que les Grecs ont appelées " nomes " et les Egyptiens sepat puis qâh (22 nomes pour la Haute Egypte, 20 pour la Basse Egypte) sous la responsabilité des nomarques. On ne sait rien de l’organisation militaire du pays mais on peut supposer que le système en vigueur par la suite est déjà en place. On peut se faire une bonne idée de l’architecture d’après les représentations de forteresses, le plan de la partie fortifiée d’Abydos ou l’enceinte archaïque de Hierakonpolis. Pour l’architecture civile, on est réduit essentiellement aux pions de jeux représentant des maisons et aux représentations des façades de palais trouvées dans les tombes. Ces dernières constituent la principale source d’information de l’art thinite : objets d’ivoire et d’os, la " faïence égyptienne ", la céramique et les vases en pierre. La petite statuaire est abondante et variée. La grande statuaire, elle, est encore rugueuse et figée.
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