Tout sur l'egypte ancienne première partie : les époques de formation








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titreTout sur l'egypte ancienne première partie : les époques de formation
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Chapitre XII : Le domaine d’Amon Le temple de Karnak Le site a abrité le temple de Montou, le dieu local, probablement dès l’Ancien Empire et est attesté sous Antef Ier sous le nom de " la demeure d’Amon ". L’aire historique couverte par l’ensemble des temples de Karnak va de la XIe dynastie à la fin de l’époque romaine. Le site comprend trois ensembles : le temple d’Amon-Rê Montou (Karnak-nord), celui d’Amon-Rê et celui de Mout (Karnak-sud) qui reçoit un culte en tant que mère de Chonsou. Il faut y ajouter Louxor qui est son " harem méridional ". A l’origine, le temple était compris dans un espace situé entre la future salle des fêtes de Thoutmosis III et le sanctuaire de la barque sacrée, la " cour du Moyen Empire ". Il devait comporter, outre le sanctuaire proprement dit, deux salles en enfilade, qui constituaient les éléments minimum du temple. Le temple s’est agrandi vers l’ouest et concurremment vers l’est par la création et le développement d’un " contre-temple " solaire orienté vers le soleil levant. Dans le même temps, l’allée processionnelle nord-sud qui relie les enceintes de Montou, d’Amon-Rê et de Mout s’est étendu également. La disposition d’origine ne semble guère évoluer jusqu’au règne de Thoutmosis Ier qui commence à le transformer avec l’aide de son architecte Inéni. Thoutmosis Ier a enclos le sanctuaire dans une cour fermée par un pylône (V) contenant une salle hypostyle et des colosses royaux. Le tout était fermé par une seconde enceinte dans laquelle s’ouvrait un second pylône (IV). Devant la face occidentale, il dispose deux obélisques dont un subsiste encore aujourd’hui. L’ensemble constitue l’Ipet-Sout, " Celle qui recense les places " proprement dit. La principale étape suivante correspond au règne d’Hatchepsout et de Thoutmosis III, le second défaisant ou modifiant ce qu’avait fait la première. Hatchepsout installe contre la façade occidentale du sanctuaire des chambres d’offrandes qu’elle fait précéder d’un reposoir de barque, " la chapelle rouge ". Au milieu de la salle hypostyle de Thoutmosis Ier, elle fait ériger deux obélisques de granit rose d’Assouan dont seul subsiste celui du nord, en avant du Ve pylône. Elle accole à l’enceinte orientale de Thoutmosis Ier un sanctuaire consacré au soleil levant, pourvu de deux obélisques qui sera remplacé par la salle des fêtes de Thoutmosis III. Elle entreprend probablement la construction du temple de Mout et remplace, dans l’allée processionnelle, le VIIIe pylône de briques par une construction en pierre. Thoutmosis III construit un nouveau pylône (VI) où il fait figurer la bataille de Meggido. Il triple la colonnade de Thoutmosis Ier et remplace le plafond en bois par un plafond de pierre. Il sépare en trois la salle à l’est du VIe pylône pour en faire une salle centrale et deux salles latérales. Il remplace le sanctuaire au soleil levant d’Hatchepsout par un temple de régénération appelé Akh-menou où il recevra, lors de la fête-sed, la puissance divine. Il enferme ces constructions dans deux enceintes. A l’est de cette dernière enceinte, il érige un contre-temple à l’occasion de son jubilé. Amenhotep II travaille également à Karnak mais des modifications importantes ne sont apportées que par Thoutmosis IV et surtout Amenhotep III. Elles ne bouleverseront plus l’aspect d’Iset-Sout. L’essentiel porte désormais sur les parties avant du temple, c’est-à-dire vers l’ouest, la voie processionnelle ou des constructions extérieures au sanctuaire proprement dit. Thoutmosis IV élève un obélisque dans le contre-temple oriental de Thoutmosis III, le tekhen wâty, " l’obélisque unique ". Faisant plus de 33 mètres, c’est le plus haut obélisque connu qui sera transporté à Rome pour décorer le cirque Maxime. A l’ouest du IVe pylône, Thoutmosis IV implante un monument à piliers dont une partie sera réutilisée par Amenhotep III pour la construction du IIIe pylône. Amenhotep III édifie en brique le Xe pylône qui sera remplacé par un de pierre sous Horemheb. Pendant la révolution amarnienne, les seuls travaux concernent le temple d’Aton qu’Amenhotep IV fait édifier à l’est. L’activité reprend timidement sous Toutankhamon qui consacre, outre les deux statues d’Amon et Amaunet de la cour du VIe pylône, peut-être quelques-uns des criosphinx, sphinx à tête de bélier, le long de la voie d’accès. Horemheb construit trois des dix pylônes du temple : le IXe, le Xe qu’il rebâtit en pierre et le II qui sera achevé sous Ramsès Ier. Il décore de criosphinx l’allée reliant le Xe pylône au temple de Mout. Ses constructions lui permettent de faire disparaître la plus grande partie des monuments d’Amenhotep IV qui sont réutilisés pour bourrer les IIe et IXe pylônes. Séthi Ier dote le temple de la spectaculaire salle hypostyle nommée " le temple de Séthi-Mérenptah est lumineux dans la Demeure d’Amon " dont Ramsès II achève la décoration. Deux fois plus large que profonde, elle consiste en deux travées de soixante-six colonnes monostyles réparties en sept rangées de part et d’autre de la colonnade centrale campaniforme formée de deux fois six colonnes édifiées par Amenhotep III . Les murs extérieurs visibles par le peuple sont décorés par les campagnes militaires de Séthi Ier au nord et de Ramsès II au sud. Ramsès II aménage la voie d’accès en avant du IIe pylône par un dromos de criosphinx, le " chemin des béliers " conduisant au quai-débarcadère. Séthi II flanque le débarcadère de deux obélisques et fait élever un reposoir de barque en avant du IIe pylône. Ramsès III en construit un à son tour, de l’autre côté de l’axe : c’est un modèle réduit de temple avec son propre pylône précédé de colosses royaux, une cour à péristyle, une hypostyle et un sanctuaire. Les murs extérieurs sont décorés de scènes de procession des barques divines vers Louxor lors de la fête d’Opet. Chéchonq Ier borde l’espace de la future cour du Ier pylône par deux portiques et la ferme par un portail qui sera remplacé par le Ier pylône ; il repousse alors les criosphinx de l’allée centrale sur les côtés nord et sud de cette nouvelle cour. Puis Taharqa, à la XXVe dynastie, construit un kiosque en avant du vestibule du IIe pylône. Les murs d’enceinte ont été restaurés par Montouemhat sous le règne de Taharqa mais l’enceinte telle qu’elle se présente aujourd’hui date de la XXXe dynastie comme probablement le Ier pylône qui est resté inachevé. Elle couvre un périmètre de 480 m sur 550 m et est constituée de murs d’environ 12 m d’épaisseur pour 25 m de haut. Ils sont faits de lits de briques crues alternativement convexes et concaves de façon à reproduire l’ondoiement des flots de Noun qui limitent l’univers représenté par le temple, lieu de la création. L’évolution est loin de se limiter aux grandes lignes de celles de l’axe est-ouest. Il y a encore, au nord, le temple de Ptah construit par Thoutmosis III et restauré sous les Ptolémées. A l’est, les sanctuaires orientaux d’Amon-Rê Horakhty. On peut encore citer, entre autre, le temple de Chonsou, les chapelles d’Osiris…
QUATRIÈME PARTIE : LES DERNIERS TEMPS

Chapitre XIII : La Troisième Période Intermédiaire Smendès et Pinedjem A la mort de Ramsès XI, Smendès se proclame roi et légitimise probablement son pouvoir en épousant une fille de Ramsès XI. Son autorité est reconnue à Thèbes. Il transfère la capitale de Pi-Ramsès à Tanis où il se fera enterrer après vingt-cinq ans de règne. A Karnak, à la fin du règne de Ramsès XI, Piânkh avait remplacé Hérihor. Son fils Pinedjem lui succède comme Grand Prêtre et commandant en chef des armées de Haute Egypte en 1070. Ce dernier adopte la titulature royale, s’arroge les compétences du pharaon tout en reconnaissant le primat de celui-ci et, devenu roi, délègue la fonction de Grand Prêtre à son fils Masaharta puis à un autre fils, Menkhéperrê. Pinedjem épouse Hénouttaouy, qui est de sang royal, dont il aura quatre enfants : Psousennès Ier, le pharaon, Masaharta et Menkhéperrê, les Grands Prêtres successifs, et une fille Maâtkarê qui prendra la fonction de Divine Adoratrice, épouse exclusive du dieu. Auparavant, il existait une stricte correspondance entre famille divine et famille royale. Dorénavant, le Grand Prêtre revendique pour lui-même le pouvoir temporel d’Amon, distinct de celui de pharaon accordé par Amon. La politique des Grands Prêtres d’Amon va donc consister à soutenir le pouvoir du Pharaon, mais en le soumettant à la volonté d’Amon. Ainsi, le pays est partagé de fait en deux, entre le Grand Prêtre et le Pharaon, le premier exprimant la volonté d’Amon qui mandate le second. Lorsque Smendès meurt, le pouvoir est réparti entre deux corégents : Néferkarê Amenemnesout, " Amon est le roi ", probablement fils de Hérihor et Psousennès Ier qui lui survit et règne jusqu’en 993. Amenemnesout est contemporain des premiers temps du pontificat de Menkheperrê qui prend des mesures d’apaisement envers les grandes familles thébaines du clergé qui, choquées de se voir dépouillées de leurs prérogatives par la lignée de Hérihor, avaient enflammé Thèbes d’une guerre civile. Thèbes et Tanis En 1040-1039, Psousennès réalise en sa personne la synthèse religieuse et politique du pays. Il affirme nettement son appartenance thébaine et consolide ses liens avec le clergé d’Amon en mariant sa fille Asetemkheb au grand Prêtre Menkhéperrê. Lui-même, comme ses successeurs, exerce le pontificat d’Amon à Tanis. La passation de pouvoir a lieu à peu près en même temps à Thèbes et à Tanis. A Thèbes, Smendès II succède à son père Menkhéperrê avant la mort de Psousennès Ier. Il est probablement âgé lorsqu’il prend la charge de Grand Prêtre : au bout de deux ans, il cède la place à son jeune frère Pinedjem II. A Tanis, Aménémopé succède à Psousennès Ier qui est peut-être son père. Son successeur, Aakhéperrê Sétépenrê, probablement le premier Osorkon (Osochor), appelé Osorkon l’Ancien, est peu connu. Le roi suivant, Siamon est l’une des figures illustres de la XXIe dynastie même si c’est sous son règne que se produit le dernier grand pillage de la nécropole thébaine qui conduisit le Grand Prêtre d’Amon à ensevelir les momies royales dans la tombe d’Inhâpy. Siamon construit à Tanis, à Héliopolis et à Memphis. Il favorise également le clergé memphite de Ptah mais son activité se limite à la Basse Egypte. Sous son règne, l’Egypte retrouve une politique extérieure plus dynamique. Les Philistins menaçant le trafic avec la Phénicie, l’Egypte doit intervenir en prenant et ravageant Gezer. Elle établit une nouvelle alliance avec le royaume de Jérusalem, alliance consacrée par un mariage. Mais l’union se fait dans un sens nouveau pour les Egyptiens : c’est Salomon qui épouse une Egyptienne, ouvrant une tradition de mariages non royaux pour les princesses de la vallée. Psousennès II, probablement allié par mariage à la famille royale, est le dernier représentant de la XXIe dynastie qui s’éteint peut-être dans un relatif dénuement à Tanis. Le pouvoir échoit à sa mort à la lignée des grands chefs des Mâchaouach, dont le règne de Chéchonq l’Ancien avait annoncé la montée. La domination libyenne commence. Les Libyens Lorsque Chéchonq Ier (945-924) monte sur le trône, il est déjà l’homme fort du pays : général en chef des armées et conseiller du roi, il est aussi son gendre puisqu’il a épousé sa fille, Maâtkarê. Avec lui commence l’ère des chefs libyens originaires de Bubastis qui va redonner au pays une nouvelle puissance avant de s’éteindre dans de nouvelles luttes intestines à partir de Chéchonq III. Il fait de son fils Ioupout le Grand Prêtre d’Amon en même temps que le général en chef des armées et le gouverneur de Haute Egypte. Il se ménage un contre-pouvoir en Moyenne Egypte en donnant à un autre de ses fils, Nimlot, le commandement d'Hérakléopolis. Chéchonq Ier tente de reprendre une politique d’expansion et, en 925, mène en Palestine une campagne victorieuse au cours de laquelle il pille Jérusalem. Il entreprend un programme de construction ambitieux dans le temple d’Amon-Rê de Karnak où il fait représenter le triomphe de l’Egypte sur les deux royaumes juifs de Juda et d’Israël. Dans les premières années de son règne, Osorkon Ier (924 – 889) poursuit la politique de son père envers les domaines divins, fournissant abondamment les grands clergés du royaume à Memphis, Héliopolis, Hermopolis, Karnak et Bubastis. Il poursuit les travaux commencés par Chéchonq Ier autour d’Hérakléopolis. A Karnak, il remplace dans la charge de Grand Prêtre d’Amon son frère Ioupout par un de ses propres fils, le futur Chéchonq II (890 –889) qu’il prendra comme corégent vers 890. Ce dernier meurt avant son père qui ne lui survécut que quelques mois, laissant le trône à un fils qu’Osorkon Ier avait eu d’une épouse secondaire, Takélot Ier. Takélot Ier règne de 889 à 874 sans que l’on puisse lui attribuer avec certitude le moindre monument. Son autorité ne semble pas respectée par son frère Iouwelot, qui remplit la charge de Grand Prêtre à Thèbes. Il semble que seule la présence de la garnison militaire installée par Osorkon Ier à proximité de Hérakléopolis empêche Iouwelot d’étendre son autorité plus loin vers le nord. Petit à petit, l’équilibre relatif instauré par les premiers rois tanites et repris par les bubastides se dégrade comme le montre le règne parallèle des deux petits-fils d’Osorkon Ier, les cousins Osorkon II, fils de Takélot Ier, et Harsiesis, fils de Chéchonq II. Osorkon II (874 – 850) accepte qu’Harsiesis succède à son père Chéchonq II dans la charge de Grand Prêtre d’Amon, créant un précédent dangereux de transmission héréditaire. Harsiesis (870 –860) se proclame roi dès la quatrième année du règne de son cousin. A la mort d’Harsiesis, Osorkon II installe à sa place à Karnak l’un de ses fils, Nimlot. Il impose un autre de ses fils, Chéchonq, comme Grand Prêtre à Memphis et Hornakht à Tanis comme Grand Prêtre d’Amon. Sous le règne d’Osorkon II, la XXIIe dynastie brille de son dernier éclat. Le roi embellit le temple de Bastet dans sa ville de Bubastis. Il est également présent à Léontopolis, Memphis et Tanis. A l’extérieur, il poursuit la politique d’alliance avec Byblos mais doit tenir compte du pouvoir montant de l’Assyrie où Assurnasirpal II, roi conquérant, puis son fils Salmanazar III ne cessent d’étendre l’empire, du nord de la Mésopotamie au Moyen Euphrate jusqu’à la Syrie, l’Oronte et la côte d’Amourrou. Lorsque l’Assyrie tente de conquérir la Syrie du Nord, les royaumes d’Hamath, Damas et Israël s’allient en 853 pour faire front contre l’envahisseur. Byblos et l’Egypte envoient chacun un contingent. La bataille a lieu à Qarqar sur l’Oronte et stoppe l’avance de Salmanazar III. Une nouvelle phase de la politique extérieure égyptienne commence : celle d’un appui aux royaumes de Syro-Palestine, l’ultime rempart protégeant la Vallée des appétits grandissants de l’Assyrie. " L’Anarchie libyenne " La succession d’Osorkon II (874 – 850) n’est pas facile : le prince héritier Chéchonq meurt avant son père et c’est son frère cadet, Takélot II, qui monte sur le trône de Tanis. Son règne n’a laissé que des traces minimes à travers le pays. Il n’en va pas de même des pontifes d’Amon. Le demi-frère de Takélot II, Nimlot, avait réuni sous son autorité Hérakléopolis et Thèbes et marié sa fille à Takélot II. Une paix relative se maintient entre Thèbes et Tanis jusqu’à la mort de Nimlot. Ce dernier avait choisit comme successeur le prince héritier Osorkon que les Thébains n’acceptèrent pas. Les hostilités éclatent et la révolte est matée par la force. Une guerre civile éclate ensuite en l’an 15 et dure une dizaine d’années. Moins de deux ans après une première trêve, les Thébains reprennent la lutte et Osorkon perd pied en Haute Egypte. Le temps pour lui de regagner Tanis, Takélot II est mort et la place est occupée par le jeune frère du roi : Chéchonq III (825 – 773). Cette prise de pouvoir qui fausse le jeu de la succession déclenche une nouvelle querelle dynastique. Dans les premières années de son règne, Chéchonq III semble accepté par les Thébains autant parce qu’il a spolié Osorkon du trône qui lui revenait et qui aurait dangereusement augmenté son autorité que parce qu’il laisse manifestement le clergé de Karnak décider lui-même du choix du Grand Prêtre d’Amon : Harsiesis réapparaît comme pontife en l’an 6 de Chéchonq III. La scission vient de la famille royale elle-même. En l’an 8, le prince Pétoubastis Ier (818 – 793) se proclame roi et fonde une nouvelle dynastie à Léonpolis, la XXIIIe de Manéthon. Les deux pharaons vont régner concurremment : la coupure n’est plus entre le Nord et le Sud mais dans le Delta même. La situation dans le Delta devient assez confuse. A Léontopolis, Chéchonq IV a succédé à Pétoubastis Ier en 793 mais son règne est éphémère. Osorkon III lui succède en 787. Son autorité est reconnue par la chefferie de Mâ de Mendès. Il apparaît également à Memphis et est plus présent en Moyenne Egypte que Chéchonq III. Il associe au trône son fils, le Grand Prêtre Takélot qui lui succède six ans plus tard sous le nom de Takélot III (764 – 757). A Tanis, à la mort de Chéchonq III, Pimay (773 – 767), après un règne éphémère laisse le trône en 767 à Chéchonq V (767 – 730). Son autorité ne dépasse guère Tell el-Yahaudiyeh. Son fils Osorkon IV, dernier représentant de la XXIIe dynastie ne gouvernera plus que Tanis et Bubastis. Vers 767 se constitue à Saïs une chefferie Mâ, dirigée par un Osorkon, qui étend son pouvoir vers l’ouest au détriment des chefs libyens, vers le nord en absorbant Bouto et vers le sud en direction de Memphis. Vers 730, Saïs est gouvernée par Tefnakht qui s’est proclamé " Grand Chef des Libou et Grand Prince de l’Ouest " et dont l’autorité couvre tout l’ouest et la moitié du Delta central. En Moyenne Egypte, Roudamon (757 – 754) succède à son frère Takélot III en 757 pour un règne tout aussi bref et donne sa fille en mariage à un nommé Peftjaouaouibastet. Son fils Ioupout II n’a plus de pouvoir qu’à Léontopolis et à Thèbes. Par ailleurs, Peftjaouaouibastet adopte également à Hérakléopolis la titulature royale, tout comme son collègue d’Hermopolis, Nimlot. Au bout du compte, le pays se retrouve partagé entre cinq personnes prétendant au rang de roi, tandis que, dans les provinces du Nord, une bonne dizaine de grands chefs reconnaissent, au mieux, la suzeraineté sacrale d’un de ces pharaonicules. La conquête de l’éthiopien Piânkhy va mettre fin à l’une des périodes les plus confuses de l’histoire égyptienne.
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