Au hameau de la Clapière, à peu de distance de Ceillac, existe une église dédiée à Sainte Cécile et qui parait remonter au xve siècle. La porte, à plein








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Répertoire archéologique

Joseph Roman

1887

CANTON DE GUILLESTRE.

(Chef-lieu: Guillestre)
CEILLAC.

Moyen Age. Au hameau de la Clapière, à peu de distance de Ceillac, existe une église dédiée à Sainte Cécile et qui parait remonter au XVe siècle. La porte, à plein cintre, est cantonnée de deux colonnettes engagées avec chapiteaux à feuillages à crochets. De chaque côté est une sorte de console ou de cul-de-lampe représentant un personnage ù cheveux longs, les bras pendants et sans jambes. Le ventre énorme de ces grossières sculptures leur donne tout l'aspect d'une momie péruvienne, la tète et les bras hors du vase qui la renferme. Peut-être supportaient-elles jadis un porche. L'intérieur, très délabré, n'est pas voûté, mais abrité par une charpente. On y remarque un bénitier ayant à chaque angle des saintes debout parmi lesquelles est la Vierge.

Renaissance. L'église paroissiale de Ceillac est dédiée à saint Sébastien; elle a été remaniée, mais date du XVIe siècle. Sur le linteau de la porte principale, on lit:
Anno d mi Vc i shaz tardini
Ce dernier nom est celui de l'architecte ou du desservant. -La mairie date également du XVIe siècle; sur la porte en accolade on lit la date 1558.

Epoque moderne. Sur un rocher, à peu de distance de la frontière italienne, on voit gravée l'inscription suivante surmontée d'un écusson de Savoie:
VICT. AME.

DVX. SAB.

HAEC FECIT S.FRIQVET

PRATTENCE REFVGIATVS

XII AGO° AN° D° 1710
Les maisons de Ceillac ne sont remarquables que par leurs énormes serrures; la pièce principale est généralement un grand verrou terminé par une tète de dragon. -Ceillac est de tout le département des Hautes-Alpes le lieu où l'on a conservé les plus anciens costumes et les plus anciens usages.
CHAMPCELLA.

Epoque gauloise. Vers 1870, on découvrit dans cette commune une petite grotte contenant les restes d'un squelette auprès duquel étaient une hache en bronze, une lame de poignard, un mince bracelet ou torques composé d'une feuille de bronze plate, ornée de stries gravées au trait formant un dessin géométrique, et une dent d'ours perforée. Vers la même époque, une hache en serpentine fut découverte dans le sol d'une autre caverne (Tournier, Essai d'un inventaire, p. 12).

Epoque romaine. La voie romaine de Briançon à Arles passait dans cette commune. La station de Rama est encore indiquée par le lieu dit Rame. Le bourg de Rame, chef-lieu jadis d'un important mandement, était assez considérable au XIIe siècle, pour que l'auteur du poème de Gérard de Roussillon pût en faire mention au même titre que Gap, Embrun et Briançon; il fut ruiné au XIIIe siècle par une inondation de la Durance.

Moyen âge et Renaissance. Le château et l'église paroissiale de Rame existaient encore au siècle dernier. Le premier fut acquis par la communauté, qui eut un grand procès à soutenir pour obtenir sa mise en possession. A peine en fut-elle la maîtresse que les habitants détruisirent l'édifice, de sorte qu'il n'en resta pas pierre sur pierre, et se partagèrent toutes les terres (Albert, Histoire géographique, t.1, p. 164). On ne voit plus actuellement sur le sol que le tracé de ce monument. C'était un quadrilatère flanqué sur chaque angle d'une tour ronde. Il parait dater du XIVe siècle.- L'église .de Rame, sous le vocable de saint Laurent, conserva son titre paroissial jusqu'en 1444; il fut alors transféré à l'église de la Roche de Briançon. On voit encore au milieu de la rivière de la Durance les restes de cette église, mais on ne peut leur assigner une date précise, car, transformée en simple chapelle, elle a été remaniée à plusieurs reprises, Les communes de l'Argentière, Champcella, Freyssinières et la Roche de Briançon s'y réunissent en procession le jour des Morts. -L'église paroissiale de Champcella est sous le vocable de saint Pierre et saint Paul; elle date du XVIe siècle, mais a été remaniée postérieurement. La porte et le chœur sont les seuls restes de l'église primitive. La porte est à plein cintre et soutenue par deux colonnettes en retraite successive avec chapiteaux à tètes humaines, Le chœur est voûté sur croisée d'ogives; la nef, plus moderne, est voûtée d'arête.
EYGLIERS.

Renaissance. L'église paroissiale d'Eygliers date du XVe siècle; elle est dédiée à saint Antoine et a la forme d'un parallélogramme avec cœur rectangulaire en retraite. Le portail est précédé d'un porche composé d'un simple toit incliné reposant sur deux colonnes. La porte, à plein cintre, est accostée de chaque côté d'une colonne engagée; le tau de saint Antoine parait sculpté sur les chapiteaux et l'imposte. La porte principale est sur le coté droit de l'église. Le clocher occupe la façade opposée au chœur; il est surmonté d'une flèche octogonale accostée de pyramidions et ornée de deux étages de lucarnes ogivales. A côté s'ouvre une petite porte dont l'imposte, décorée d'une croix, est soutenue par des sommiers sculptés en forme de têtes de bélier, L'intérieur est voûté en berceau à arc brisé et divisé en trois travées par des piliers dont les chapiteaux sont ornés d'écus aux deux clefs de saint Pierre et au chevron accompagné de trois roses. Le chœur est voûté sur croisée d'ogives; l'un des arcs porte la date 1630, qui est celle d'une restauration, -A coté de l'église est la chapelle des Pénitents, qui parait dater de la fin du XVIe ou du commencement du XVIIe siècle. Le linteau de la porte est soutenu par des sommiers; les fenêtres sont à plein cintre,
FREYSSINIÈRES.

Époque gauloise. Vers 1870, on a trouvé dans un champ une hache en pierre polie (serpentine).- Vers la même époque, on a exhumé dans une vigne voisine du hameau de Pallon un épais bracelet en bronze orné de stries en forme de chevrons, sans qu'il y eut aux environs de traces de sépultures. -Près du même hameau, il a été découvert un torque en argent de la plus grande beauté; il fait partie aujourd'hui de la collection de M. le pasteur Tournier, à Genève. Il mesure 0,16 m de diamètre et est formé d'un arc à section carrée; les extrémités sont ornées de triples rondelles, alternant avec des renflements striés et à chaque bout est une grosse sphère déprimée. C'est le seul bijou d'argent de l'époque gauloise trouvé dans les Alpes (Tournier, Essai d'un inventaire, p. 15). -L.église paroissiale de Freyssinières est sous le vocable de sainte Marie-MadeleÏ1le.
GUILLESTRE.

Époque gauloise. Il existe à Peyre Haute quartier de la commune de Guillestre, un important cimetière de l'époque gauloise. En 1849, un orage, ayant fait ébouler les berges d'un ruisseau, mit à jour un certain nombre de bracelets de bronze qui furent recueillis par une bergère. Le père de cette enfant, ayant fait quelques fouilles dans cet endroit, y trouva environ cinq livres pesant de bracelets, fibules, boutons plats ou mamelonnés, chaînettes, épingles ou pendeloques, le tout mêlé à des ossements humains. Pendant plus de vingt ans, ce cultivateur, nommé Pascal, recueillit chaque année un certain nombre d'objets du même genre au même endroit; la plupart, ayant été achetés par M. Edward Barry, font partie du musée de Toulouse, auquel ce savant a cédé sa collection.

-En 1869, M. le pasteur Tournier, ayant acquis le droit exclusif de fouille; découvrit dans une tombe enfouie à 3,50 m deux fibules, une trentaine de boutons, quatre bracelets ouverts très ornés, trente minces bracelets et les restes d'une chaînette, le tout en bronze.

-En 1874, M. Chantre, cessionnaire du droit de fouille de M. Tournier, découvrit trois tombeaux composés de pierres brutes et enfouis à une profondeur de 3 à 5 mètres. L'un d'eux renfermait le squelette d'une femme qui avait été ensevelie dans un manteau dont l'étoffe avait laissé des empreintes sur les ossements; une rangée de quarante-six boutons coniques était placée sur le squelette de la tète aux pieds; au-dessus du crâne, une énorme fibule en forme de disque était reliée par une chaînette à une agrafe placée à droite de la tète; à côté se trouvaient deux pendeloques. Le cou était entouré d'un collier de neuf perles d'ambre, dix-sept de verre et onze de bronze. Sur la poitrine étaient trois fibules, dont deux en spirale; la troisième était garnie d'un mastic blanchâtre; sur le ventre se trouvait une quatrième fibule en fer. Les bras étaient garnis de trente-quatre bracelets ornés de stries extérieures. Une autre tombe a fourni trois bracelets, un collier fait d'une chaînette et de petits fragments de bronze. La troisième tombe contenait un squelette d'enfant avec un collier et trois bracelets. Le produit de cette fouille est au musée de Lyon. D'autres objets provenant de cette nécropole sont disséminés un peu partout; on n’y a trouvé ni poteries ni armes. -Au quartier de Moreisse, en 1832, M. Garnier, en labourant un champ, ramena, enfilés au soc de sa charrue plusieurs bracelets de bronze. -En 1874, le même propriétaire découvrit en creusant un fossé cinq bracelets qu'il céda à une personne inconnue.- Au quartier nommé Champ Chevalier, en 1853, M. Court, voulant arracher du milieu de son champ un bloc erratique assez volumineux, mit à jour une excavation dans laquelle il aperçut un squelette étendu portant des bracelets, ayant autour de lui des armes et d'autres objets paraissant en bronze. Cette excavation fut comblée sans qu'on touchât à ce qu'elle contenait. Il paraît que cette sépulture n'était pas isolée. -A peu de distance de Guillestre, un mamelon rocheux nommé le Pain de Sucre et des blocs erratiques nommés les Pierres vertes, sont considérés, mais à tort, comme des menhirs (Roman, L'Epoque préhistorique, p. 18 et 30; Chantre, Les Nécropoles des Alpes).
Moyen âge et Renaissance. L'église paroissiale de Guillestre, dédiée à l'Assomption, a été reconstruite au XVIe siècle; toutefois une petite chapelle située à gauche de la porte principale est du XVe siècle. L'architecte était italien et se nommait maître Gallé ou Galéas et les entrepreneurs furent Jean Gerbon et Jacques Brun, d'Embrun; l'église, commencée par eux en 1507, fut consacrée en 1539 seulement; elle coûta 2,630 florins. Les actes qui constatent ces faits sont encore conservés duits les archives de l'église. En 1542, on construisit sur le côté gauche une petite nef latérale. Le portail est précédé d'un porche soutenu par quatre colonnes en façade, celle du milieu reposant sur le dos de lions accroupis, les autres sur des piédestaux.

Leurs chapiteaux, avec feuillages à crochets, sont ornés aussi de tètes grimaçantes. Les ouvertures sont à cintre brisé, les voûtes sur croisées d'ogives, Le portail est à plein cintre avec nervures cylindriques reposant de chaque côté sur trois colonnettes en retraite successive, et imposte chargée d'entrelacs gothiques; les vantaux de la porte sont ornés de panneaux en bois sculpté figurant des draperies et des entrelacs gothiques, La serrure, du temps, représente des tètes barbues et des oiseaux, Le clocher s'élève sur l'angle droit de l'église; il empiète sur le porche, dont il englobe une partie; la flèche est octogonale et ornée aux angles de sections de pyramidions triangulaires, La grande nef est voûtée sur croisées d'ogives, ainsi que la petite nef, placée le long de son côté gauche; sur un pilier de cette dernière, on lit: 1542 A. D, Le chœur, quadrangulaire, est voûté en étoile avec liernes et tiercerons. Dimensions intérieures: longueur, 36,50 m ; largeur de la nef principale, 10 mètres; des deux nefs, 18 mètres. Un tableau d'un autel latéral porte l'inscription suivante, contenant un chronogramme qui donne la date de 1739 : Fait par Philippe Niollet, peintre, en l'année que voici escrite en plus grosses lettres. Beaucoup la regardent, bien peu la comprennent. -Guillestre était entouré de murailles; on en voit encore de nombreux vestiges, ainsi que des tours. Elles sont de plusieurs époques; une tour ronde à pied très taluté parait du XIVe siècle; un autre demi-tour ronde, sa voisine, est seulement du XVIe siècle. Les fortifications de Guillestre avaient été réparées et refaites de 1392 à 1398. Des maçons, nommés Agnus Delmas et Albert Réotier, avaient pris part à ces travaux et avaient construit l'une des tours nommée la tour d'Eygliers (Archives de Guillestre), Il subsiste encore cinq tours rondes et une tour carrée placée à un angle. Les quatre portes par lesquelles on entrait dans le bourg existent également; deux, celles du Saint-Esprit et de Sainte-Catherine, sont à are brisé, construites en solides pierres de taille; elles datent du XIVe siècle; deux autres, celles de Saint-Sébastien et de Saint Jean Baptiste ou Fontloube, datent du XVIe siècle et sont en simple maçonnerie. Sur le haut d'un mamelon voisin, autrefois relié au bourg par des murailles, on voit les restes d'un château fort qui parait du XIVe siècle. Il n'en existe plus qu'un indice d'enceinte et quelques pans de murs. Il n'a été démoli qu'au XVIIIe siècle. -Sur la place principale, on remarque quelques anciennes maisons portant les dates de 1549, 1551, 1556, 1561,1594. A côté de l'église, l'une d'elles possède une petite tourelle à escalier, et la porte est ornée de panneaux à draperies du XVIe siècle. Sur une maison à l'extrémité de la place, on voit encore un écusson mutilé de la famille de L'Olivier de Bonne, qui posséda la terre de Réotier, voisine de Guillestre. -Dans la chapelle des Pénitents, on conserve un coffre sculpté représentant saint Sébastien, deux archers et saint Blaise. Il date du XVIe siècle.
MONT-DAUPHIN.

Moyen âge. Au hameau de Saint Guillaume, placé au bas de l'escarpement sur lequel se dresse la forteresse de Mont-Dauphin, est une chapelle dédiée à ce saint; elle date de la fin du XVe ou du commencement du XVIe siècle, est construite en blocs de tuf bien appareillés et est percée d'une porte dont le linteau est soutenu par des sommiers. Les fenêtres sont étroites et à plein cintre. La voûte est en berceau et bien proportionnée, C'était autrefois le siège d'un hôpital et d'un prieuré appartenant à l'abbaye d'Oulx.

Epoque moderne. Mont-Dauphin, qui par concession royale porte le titre de ville quoiqu'il ne compte pas plus de 355 habitants, n'existait pas avant 1691. Vauban comprit l'importance stratégique du plateau de Mont-Dauphin, inaccessible de trois côtés, et y construisit un fort qui est, parait-il, un chef-d'œuvre. Les défenses en ont été augmentées à plusieurs reprises et jusque dans ces dernières années (Albert, Mont-Dauphin).- L'église paroissiale, dédiée à saint Louis., roi de France, est incomplète; elle devait avoir des proportions immenses, mais le chœur seul a été terminé, et il suffit aux besoins de la population. Actuellement cette église menace ruine et ne tardera pas à être remplacée par un autre édifice. -Le village est régulièrement bâti; deux rues qui se coupent à angle droit le divisent en quatre îlots. La plupart des maisons datent du XVIIIe siècle.
RÉOTIER.

Moyen âge. La paroisse de Réotier comprenait au XIVe siècle les communes actuelles de Réotier et de Saint-Clément. Les ruines de l'ancienne église paroissiale, sous le vocable de saint Pancrace, existent encore sur les limites de ces deux communes. Il en subsiste les murs latéraux et ceux du chœur, qui était quadrangulaire. Les murs latéraux sont ornés, dans leur partie la plus rapprochée du chœur, de deux faux arcs â plein cintre. Le chœur est percé d'une petite fenêtre également â plein cintre. Les deux communes de Réotier et de Saint-Clément se réunissent en procession le vendredi saint près de ces ruines, qui paraissent dater de la fin du XIIIe ou du commencement du XIVe siècle. -Au lieu dit Saint-Thomas, restes d'une petite chapelle également du XIIIe ou XIVe siècle.

-L'église paroissiale de Réotier est sous le vocable de saint Michel archange; elle est moderne, mais a remplacé un édifice du XVe siècle dont quelques chapiteaux ont été utilisés dans les constructions voisines. A l'intérieur on remarque des fonts baptismaux et un bénitier monolithe ornés d'arcatures sur leur pourtour.
RISOUL.

Epoque gauloise. On a découvert à plusieurs reprises dans le territoire de cette commune des sépultures en pierres brutes contenant des squelettes ayant aux bras et aux jambes des anneaux semblables comme matière et comme forme à ceux que l'on trouve à Peyre Haute (Voir au mot Guillestre); des fibules et des pendeloques ont été également trouvées au même endroit. Moyen âge. Encastrée dans le mur d'une maison, on lit l’inscription suivante sculptée en creux dans un bloc de grès:
l'an de jhu xpi nostre senhor

corrent mil cccc° l que you peyre

pinatel e mon fihl sandrou nos

feson aquest otal. ihs.ma
Au hameau de la Place s’élevaient dernièrement les ruines d'une ancienne tour; l'administration des forêts en a fait renverser la plus grande partie. Il existe toutefois encore quelques pans de murs qui paraissent remonter au XIVe siècle.

Renaissance. Avant d'atteindre le village de Risoul, on rencontre la chapelle de Saint-Sébastien, datant de la fin du XVe ou du commencement du XVIe siècle. Elle a été mutilée; on a condamné la porte et ouvert une vaste baie dans l’un des murs latéraux. Cette chapelle était entièrement décorée de peintures datant de l'époque de la construction. A l'extérieur, de chaque coté de la porte aujourd'hui condamnée, était un ange volant tenant une banderole. Sur le coté où l'on a ouvert la porte était le Christ en croix entre saint Jean et la Vierge; le bas de ce tableau a disparu. A l’intérieur on remarquait les quatre évangélistes dans des cadres ornés de fleurs de lis; l'un d'eux tient une banderole sur laquelle on voit encore une inscription illisible en minuscules gothiques. Au-dessous, dans une série de cadres, étaient plusieurs scènes de la vie d'un saint, aujourd'hui très mutilées. Ces compositions, peintes à fresque, comme l'indique leur contour dessiné en creux, n'étaient pas sans mérite; elles sont l'œuvre d'un artiste italien.- L'église paroissiale de Risoul, dédiée à saint Nicolas et à sainte Luce, date du commencement du XVIe siècle. Sa forme est un parallélogramme avec chœur rectangulaire. A droite est un porche en charpente et en maçonnerie soutenu par trois colonnes. Là s'ouvrait autrefois la porte, mais on l'a transférée, il y a quelques années, sur la façade principale; elle est à plein cintre avec deux colonnes en retraite; les chapiteaux sont ornés de cœurs, feuilles lancéolées, coquilles, etc. La nef est voûtée d'arête; la voûte a été probablement refaite. Des piliers divisent la nef en deux travées dans lesquelles s'ouvrent, par des arceaux à cintre brisé, trois chapelles voûtées sur croisées d'ogives. Le chœur est voûté de même. Le clocher est surmonté d'une flèche octogonale avec pyramidions et deux étages de lucarnes ogivales à crochets.
SAINT-CLÉMENT.

Époque gauloise. Vers 1860, M. Guillaume, propriétaire, en cultivant sa vigne, trouva une hache en bronze. Moyen âge. Saint-Clément est dominé par une haute tour quadrangulaire qui parait être de la fin du XIIIe siècle ou du commencement du XIVe siècle. Elle n'était pas voûtée, mais elle était divisée intérieurement en trois étages par des retraites du mur. La porte et une fenêtre sont à plein cintre, et en outre les murs sont percés de quelques étroites meurtrières. -La maison la plus ancienne du village porte la date 1558 sculptée sur le linteau de sa porte. -L'église, dédiée à saint Clément, pape, est toute moderne,
SAINT-CRÉPIN.

Cette commune se subdivise en deux paroisses: Saint-Crépin et le Villard Saint-Crépin.

= SAINT-CRÉPIN.

Epoque gauloise. En 1836, au quartier de Chante/aube, on découvrit une sépulture contenant un squelette avec un bracelet de bronze passé à l'une de ses jambes (Roman, L'Epoque préhistorique, p, 26).

Moyen âge. L'église paroissiale, placée sous le vocable du saint dont le village porte le nom, date du XVe siècle. La façade est bâtie en pierres de taille appareillées avec soin; la porte est à plein cintre et accompagne de chaque coté de deux colonnettes en retraite successive avec chapiteaux ornés de feuillages; des tètes monstrueuses ornent les intervalles des chapiteaux. Sur l'imposte, on lit :
IHS .V. M. M° CCCC° LII DIe XVI AVGVSTI
En majuscules gothiques. Le clocher est surmonté d’une flèche octogonale accostée de pyramidions triangulaires. La sacristie, où est percée une porte s’ouvrant sur l'extérieur, est datée de 1550; à coté est sculpté un écu à trois besants, placés, deux et un, surmontés de deux fasces jumelées. L'intérieur a subi des remaniements. La voûte est sur croisées d'ogives. Un beau bénitier de pierre du XVe siècle, d'un style très tourmenté, a été placé dans cette église il y a peu d'années; il vient de la chapelle de Saint Hugues, dans l'église cathédrale de Grenoble. -On remarque dans les murs mêmes de l'église de Saint-Crépin et dans ceux de quatre maisons du village des fragments de frises d'un style beaucoup plus ancien que celui de l'église actuelle et qui paraissent remonter au moins au XIIe siècle. Ces sculptures ornaient probablement l'église qui a précédé celle du XVe siècle. Au bord de la route, à peu de distance du village, on aperçoit sur un tertre les restes de cette ancienne église; elle était dédiée à Notre-Dame et servait aux deux communes actuelles de Saint-Crépin et d'Eygliers, qui furent divisées en deux paroisses au XVe siècle seulement (Albert, Histoire géographique, t. 1, p, 176). Le chœur, quadrangulaire avec arceau à cintre brisé, est seul intact.

Renaissance. Une maison possède une porte à plein citre d'un assez beau style; de chaque côté est sculpté un écu armorié aujourd'hui mutilé,chargé d'un lion. -Deux autres maisons portent les dates de 1564 et 1570. Sur la porte de cette dernière est sculptée une main tenant un rouleau déployé sur lequel on lit textuellement:

1570

VIVE IESV

CHRIST LA

PAIX DE DIEV

SOIT SEANS

= VILLARD-SAINT-CRÉPIN (LE). L'église paroissiale du Villard Saint-Crépin est dédiée à saint Michel archange; elle est moderne et la paroisse elle-même a été créée par décret du 6 août 1854.

VARS.

Cette commune se subdivise en deux paroisses : Vars et Escreins.

= ESCREINS.

Epoque gauloise. De temps immémorial, les habitants de la commune de Vars vont en procession une fois l'an à une belle source située dans la vallée d'Escreins et nommée la Font Sainte. Cet usage parait dater de l'époque gauloise. La paroisse d'Escreins a été créée en 1843; l'église, dédiée à saint Jean-Baptiste, est toute moderne.
= VARS.

Epoque romaine. On a trouvé quelques médailles romaines dans le territoire de cette commune. Moyen âge. Au hameau nommé le Château, il existait un château fort destiné à défendre le passage du col de Vars. II n'en reste plus que des vestiges insignifiants. Un dessin du XVIe siècle appartenant à M. Chaper, de Grenoble, nous le montre sous la forme d'une tour ronde à pied très taluté, entourée d'une enceinte circulaire.

Renaissance. Avant le XVIIe siècle, Vars formait deux paroisses: Saint-Marcellin et Sainte-Marie. Les deux églises paroissiales ont été en partie détruites en 1691 par les troupes du duc de Savoie. Celle de Saint-Marcellin était précédée d'un porche soutenu par des lions qui existent encore. La porte est à plein cintre, ornée de chaque côté de deux colonnes en retraite successive, les chapiteaux accusés par de simples moulures. Sur le linteau sont les lettres IHVS en monogramme. Le chœur est pentagonal, les nervures reposant sur des colonnettes. A droite est une chapelle voûtée sur croisée d'ogives. Le reste est moderne. L'église de Sainte-Marie, située dans le hameau de ce nom, a été remaniée. II n'y subsiste plus d'ancien que le chœur, quadrangulaire, voûté sur croisée d'ogives, et une porte latérale en accolade surmontée du monogramme du Christ et de la date 1539. Ces deux monuments sont de la première moitié du XVIe siècle.

© 2009 Pays-Guillestrin


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