Période antique et pré-islamique








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L'éducation religieuse


L'école juridique du chiisme duodécimain est le jafarisme. C'est une école d'interprétation du Coran. Elle tient son nom de Jafar, le sixième imam. Elle diffère des quatre écoles sunnites surtout en matière d'héritage, de taxes religieuses, de commerce, de statut personnel et de contrat de mariage. Elle rassemble deux branches, l'usuli qui est la plus répandue et l'akhbari présente seulement en Irak et à Bahrein. Les étudiants usulis créent des lois en interprétant le Coran et dirigent des communautés tandis que les akhbaris limitent ces interprétations.
Les écoles religieuses qui étaient majoritaires auparavant ont vu leur nombre diminuer à partir des années 1920 en réponse aux réformes favorables à un système plus occidental. L'éducation nationale primaire et secondaire comporte toutefois des enseignements religieux. En 2005, un religieux proche du défunt et ancien Guide Khomeini prend pour la première fois la tête de l'université de Téhéran, la plus vieille, la plus grande et la plus prestigieuse du pays dont la plupart de l'élite politique est issue. L'université a en son centre une mosquée.
Les madresés, les écoles coraniques ne sélectionnent et n'examinent pas, ce qui attire de nombreux étudiants ne parvenant pas au lycée et à l'université. Les classes supérieures ne s'intéressent pas à ces formations. Ces écoles ont eu beaucoup de succès dans les années 1960. La ville de Qom accueille l'un des centres théologiques chiites les plus influents du monde. Cette école doit son prestige à l'ayatollah et leader Burujirdi qui y vit jusqu'à sa mort en 1960. Elle rivalise avec l'école de Nadjaf en Iraq.


    • Les lieux saints


Selon les enseignements du Prophète, aucun mausolée n'a été érigé sur les lieux funéraires des quatre premiers califes. Les sunnites orthodoxes considèrent que la croyance et la vénération de saints ne sont pas conforme au Coran. La réalité est toute autre, de même que le pèlerinage à La Mecque, les pèlerinages sur des lieux saints du chiisme, notamment les tombeaux des imams sont importants.

L'Iran n'accueille le mausolée d'un seul imam, celui de l'imam Reza à Mashhad tandis que les onze autres sont enterrés sur des terres sunnites, en Irak et en Arabie Saoudite. Cette curiosité s'explique par la peur des sunnites que ces imams ne fondent un califat concurrent, ils étaient alors maintenus sur place et assassinés pour la plupart. A partir du X ème siècle, ces mausolées deviennent des lieux de pèlerinage importants et une alternative au pèlerinage très onéreux de La Mecque. Ces lieux saints du chiisme ont souvent été détruits par des conservateurs sunnites mais ils sont reconstruits de manière encore plus grandiose.
Les lieux des mausolées des douze imams sont:


  1. Ali à Nadjaf en Irak

  2. Hasan à Médine en Arabie Saoudite

  3. Hussain à Kerbala en Irak

  4. Ali aux cotés de son oncle Hassan à Médine

  5. Muhammad aux cotés de son père Ali à Médine

  6. Jafar dans le même cimetière que son père Muhammad à Médine

  7. Musa à Kazimiya en Irak

  8. Reza (ou Ali) à Mashhad en Iran

  9. Muhammad aux cotés de son grand-père Musa à Kazimiya

  10. Ali al-Hadi à Samarra en Irak

  11. Hassan à Samarra

  12. Mahomet non mort mais caché


Les autres mausolées urbains majeurs en Iran se trouvent à Qom, Rey, Jam Karan, Mahan et Shiraz, ils accueillent des descendants, des membres de la famille ou des amis des douze imams. D'autres lieux sont sujets à des pèlerinages comme des arbres ou des puits qui sont associés aux visites d'un saint.
Ressemblant à des demeures majestueuses, les mausolées permettent aux fidèles de se sentir très proches des saints mais aussi d'Allah puisqu'ils sont considérés comme des intermédiaires entre les hommes et le Dieu unique. Les pèlerins espèrent recevoir des forces spirituelles et y vont souvent avec des intentions claires. Ces endroits seraient le siège de miracles mais prouvent être surtout reposants. Les imams seraient spécialisés dans certains types de miracles ainsi les mausolées seraient visités en fonction des différentes attentes. Souvent le pèlerin entretient une relation spéciale avec un imam en particulier pour plus d'efficacité. Certains mausolées accueillent des religieux ou intellectuels soufis.



    • Les fêtes religieuses


Aux fêtes musulmanes traditionnelles s'ajoutent la naissance et le martyr des imams. Les fêtes religieuses ont lieu tous les ans selon le calendrier musulman, le calendrier hégirien qui commence en 622 à partir de l'Hégire. Il est fondé sur les cycles de la lune et compte 354 jours par an, les jours varient donc tous les ans par rapport au calendrier occidental. Les fêtes les plus importantes sont en l'honneur de Mahomet, d'Ali et surtout de son fils Hussein.
L'Achoura qui a lieu le dixième jour du premier mois commémore le martyr d'Hussain, petit fils du Prophète et troisième imam des chiites, mort lors de la bataille de Kerbala en 680 face à l'armée du calife omeyyade. Le martyr d'Hussain marque la rupture entre les chiites et les sunnites. Cette célébration est un deuil de dix jours accompagné de processions de fidèles, de lamentations, de musique, de bannière et pour certains d'autoflagellation. Des pièces de théâtre ont lieu, rappelant l'épisode de la mort de Hussein et de ses disciplines. Ce genre de représentation remonte avant l'ère Qajars (fin XVIII ème siècle) et fut ensuite soutenu par un pouvoir en quête de popularité. Après la Seconde Guerre Mondiale, il y eu un regain important d'intérêt. Selon les endroits, ces représentations peuvent être petites et modestes mais aussi avoir lieu dans des stades. L'histoire du martyr est conté dans les maisons autour d'un repas et d'un conteur ou dans les mosquées accompagnée de chants religieux et de lectures du Coran.
Les 19, 21 et 23 ème jours du ramadan, les chiites commémorent avec tristesse Ali.
Les chiites célèbrent aussi le jour du Ghadir-è Khom, l'endroit où Mahomet aurait annoncé, en revenant de son dernier pèlerinage à La Mecque, qu'Ali était aussi un guide et l'autorité. C'est une fête importante.

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Dans tout le pays et tous les 4 juin est commémorée la mort en 1989 de l'ayatollah Khomeini, le fondateur de la République islamique d'Iran de 1979. Des centaines de milliers de personnes affluent à son mausolée près de la capitale Téhéran. Des processions de flagellants parcourent le mausolée en se frappant la poitrine et le dos de chaînes.
Le 8 septembre est un jour férié en honneur aux martyrs de la Révolution islamique de 1979.



    • Les pratiques sociales



Dès la dynastie Pahlavis, la polygamie est abandonnée par les classes supérieures alors que cela restait légale. Avant l'époque moderne, les femmes urbaines tendaient à être voilées et à hériter tandis que les femmes rurales n'étaient pas voilées et n'héritaient pas. Les classes supérieures avaient plus de liberté dans le choix d'un partenaire et avec le temps cette pratique se généralisa et s'amplifia. Les classes basses ont souvent recourt aux alliances inter-familiales, les partenaires sont choisi par les parents, la polygamie est très limitée et ne concerne le plus souvent que deux femmes.
Les villageois, les migrants urbains et les marchands considèrent comme des pratiques justes les prescriptions islamiques comme le port du voile, la discrimination envers les femmes, la loi coranique sur le mariage, les coutumes et l'organisation familiale. Ceci permettait aux anciens d'avoir de l'autorité sur les plus jeunes et aux hommes de contrôler les femmes. Les classes basses ne changent pas leurs habitudes religieuses pour des raisons pratiques en accord avec leur mode de vie. Elles participent plus que les classes supérieures aux fêtes religieuses. Les pressions populaires sur les classes aisées sont fortes concernant l'occidentalisation.
Le chiisme a la particularité d'avoir recours à des contrats de mariage avec une notion temporelle, cette pratique peut rendre le divorce virtuellement impossible si la durée est de 100 ans par exemple ou peut être utilisée à des fins détournés comme de la prostitution légale, comme cela est souvent le cas dans les villes de pèlerinage.



  • Les minorités religieuses


La tolérance envers certaines minorités religieuses remontent au VII ème siècle. L'Iran compte de nombreuses minorités religieuses représentant 10% de la population: des sunnites (8%), des chrétiens syriens et arméniens, des zoroastriens, des juifs, des hindous, des adeptes de la secte mandéiste, des bahais et des yarsans.
Les trois religions dites «révélées» ou «du Livre» que sont la chrétienté, le judaïsme et le zoroastrisme représentent en tout moins de 2% de la population. Elles sont officiellement reconnue par l'article 11 de la Constitution iranienne de 1979 comme celle de 1906. Quatre sièges au Majles, le Parlement, sont réservés pour ces trois religions: 2 pour les chrétiens arméniens, 1 pour les chrétiens syriens, 1 pour les juifs et 1 pour les zoroastriens. Les chrétiens, les juifs et les zoroastriens qui sont formés par leur coreligionnaire à l'étranger, font partis des groupes les plus éduqués et les plus aisés de la société.
Les sunnites sont majoritairement des kurdes à l'ouest, des turques au nord et des balouchis au sud-est. Les sunnites ainsi que les autres groupes religieux ne bénéficient pas de représentation parlementaire. Les plus de 300.000 bahais sont depuis toujours persécutés et n'ont jamais étaient reconnus comme minorité religieuse malgré le fait qu'ils appartiennent au groupe non-musulman le plus important.
L'émigration des minorité fut importante entre 1978 et 1979. Après 1979, les minorités sont évincé des services publics, des écoles, de l’armée et d’autres institutions de l’État. Un bureau des minorités religieuses est créé par le gouvernement afin de les surveiller et de les contrôler. En 1993, le Parlement adopte une loi rendant obligatoire la mention de la religion sur les cartes d’identité, ce qui permet au gouvernement de contrôler plus facilement les minorités.
IV - Lexique
Abbassides dynastie de califes sunnites arabes qui gouvernèrent le monde musulman de 750 à 1258, triomphant des Omeyyades et établissant leur capitale à Bagdad en Irak.
Achéménides premier empire perse (-559-331) s'étendant de la Mer Noire jusqu'en Afghanistan comprenant le Pakistan, l'Irak, la Syrie, l'Égypte, le nord de l'Arabie saoudite, la Jordanie, Israël, le Liban et le nord de la Libye.
Allah Dieu unique (en arabe), terme employé par les musulmans et chrétiens arabophones.
Ascèse discipline de vie, ensemble d'exercices physiques et moraux pratiqués en vue d'un perfectionnement spirituel.
Ayatollah titre suprême des chefs religieux chiites.
Babisme doctrine du chef religieux Bab, instigateur d'une réforme de l'Islam dans un sens mystique, libéral et égalitaire.
Bahaisme mouvement syncrétique religieux.
Califat territoire soumis à l'autorité d'un calife.
Calife chef suprême de la communauté islamique.
Chah titre porté par des souverains d'Iran, d'Asie centrale ou d'Inde.
Charia loi canonique islamique régissant la vie religieuse, politique, sociale et individuelle.
Coran livre sacré des musulmans qui contient les révélations d'Allah transmises à Mahomet.
Esotérisme partie de certaines philosophies anciennes qui devait rester inconnue des non-initiés.
Extrémisme comportement politique consistant à défendre les positions les plus radicales.
Fondamentalisme tendance de certains adeptes d'une religion à revenir à ce qu'ils considèrent comme fondamental, originel.
Gnosticisme doctrine de sectes chrétiennes des I er, II ème et III ème siècles. Défend un dualisme radical, le rejet de la matière soumise aux forces du mal et la connaissance supérieure des choses divines.
Hadith (en arabe, conversation) recueil des actes et des paroles de Mahomet et de ses compagnons à propos de commentaires du Coran ou de règles de conduite.
Hégire ère de l'Islam qui commence en 622 après J-C, l'année où Mahomet s'enfuit de La Mecque pour Médine.
Hérésie doctrine qui s'oppose à l'orthodoxie dans toute religion établie.
Hindouisme religion répandue surtout en Inde, dont la base philosophique est la thèse de l'identité du soi individuel au soi universel, ou absolu.
Imam religieux musulman qui dirige la prière dans une mosquée.
Incarnation acte par lequel un être spirituel, une divinité s'incarne, prend les apparences d'un être animé.
Indo-européen ensemble de peuples d'Europe et certains d'Asie qui parlent des langues issue d'une probable langue préhistorique.
Islamisme terme apparu dans les années 1970 désignant les courants les plus radicaux de l'Islam, qui veulent faire de celui-ci non plus essentiellement une religion, mais une véritable idéologie politique par l'application rigoureuse de la charia et la création d'États islamiques intransigeants.
Mandéisme religion à caractère gnostique.
Manichéisme religion fondée par Mani, au III ème siècle, qui professe un strict dualisme opposant les principes du bien et du mal.
Martyr personne qui a souffert la mort pour sa foi religieuse.
Mausolée monument funéraire de grandes dimensions, à l'architecture somptueuse.
Mazdéisme religion dualiste de l'Iran ancien où le bien et le mal sont en lutte.
Medresé école religieuse islamique (en persan).
Messianisme croyance en la venue d'un sauveur ou d'un libérateur qui mettra fin à l'ordre présent, considéré comme mauvais, et instaurera un ordre nouveau dans la justice et le bonheur.
Modéré partisan d'une politique généralement conservatrice éloignée des solutions extrêmes.
Mollah titre donné aux personnalité religieuses musulmanes, aux docteurs de la charia, particulièrement en Turquie, Iran et Inde.
Mysticisme attitude religieuse qui affirme la possibilité d'union avec Dieu dans la contemplation ou l'extase.
Nationalisme doctrine qui affirme la prééminence de l'intérêt de la nation par rapport aux intérêts des groupes, des classes, des individus qui la constituent.
Omeyyades dynastie de califes sunnites qui gouvernèrent le monde musulman de 661 à 750, établissant leur capitale à Damas en Syrie.
Orthodoxie qui est conforme au dogme, à la doctrine d'une religion.
Radicalisme doctrine qui veut une rupture complète avec le passé institutionnel et politique.

Sassanides empire arabe (224-651) comprenant l'empire achéménide sans l'ouest de la Turquie mais avec le Yemen et l'Oman en plus.
Seljoukides membres d'une tribu d'origine turque qui a émigré d'Asie centrale vers le Proche-Orient avant de régner sur les actuels Iran et Irak ainsi que sur l'Asie mineure entre le milieu du XI ème siècle et la fin du XIII ème siècle.
Shah monarque (en persan).
Soufisme courant mystique et ascétique (voir ascèse) de l'Islam.
Sunna ensemble des paroles, des actions de Mahomet et de la tradition qui les rapporte.
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