La récupération des matériaux de construction et le projet hétérogène de Bruxelles








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FORMATION « DECHETS DE CONSTRUCTION ET DE DEMOLITION » 2010
La récupération des matériaux de construction et le projet hétérogène de Bruxelles
par Bertrand TERLINDEN, architecte, docteur de recherche en composition architecturale de l’université de Venise, conseiller PEB, chargé de cours à l’ISACF La Cambre
« Dans la vie, y a ceux qui vivent dans le neuf, et y a ceux qui vivent dans la rècup ! »

Monsieur Jean, ancien chef d’atelier à l’arsenal du charroi, rencontré un dimanche matin, par beau

temps, devant chez lui à Heiligenborre (Coin du Balai à Boitsfort)

1. Récupérer les matériaux, c’est bien. Récupérer les bâtiments, c’est mieux

Le commerce du meuble d’occasion, du meuble de style comme celui du petit mobilier domestique, est aujourd’hui un commerce relativement florissant à Bruxelles. Nous pouvons en dire autant du commerce du vêtement d’occasion, La folie du neuf – grosso modo depuis la fin de la Seconde Guerre Mondiale – les avait pourtant un peu relégués au rayon du folklore. Mais, paradoxalement, de nombreux fabricants n’ont pas compris qu’un meuble neuf, s’il est bien construit, qu’un habit neuf, s’il est fait de bon drap, résiste à sa nouveauté, et, un jour ou l’autre, passe de main.

C’est le constat le plus amusant, le neuf, passée sa nouveauté, ne peut que tendre la main à une seconde main, pour autant qu’il soir bien fait, et pour autant que la seconde main ne se laisse pas ruiner par le démon courtisan : la mode.

Les braderies de quartier, à Bruxelles, n’ont, en réalité, jamais cessé de ressusciter la rue à sa vocation première : le marché.

Aujourd’hui, on voit même fleurir un peu partout à Bruxelles des magasins de vêtements de seconde main. Ces magasins se logent souvent le long des anciennes chaussées, comme la chaussée d’Alsemberg dans son tronçon saint-gillois, ou dans des quartiers commerçants parfois carrément un peu huppés, à Ixelles par exemple.

La seconde main n’est pas l’apanage du populaire. La récup est appréciée dans toutes les classes sociales. Seulement, ça ne porte pas le même nom, et ça ne se fait pas au même endroit. Le grand bourgeois s’offre une antiquité. Le petits bourgeois fait la brocante. Tous deux cependant, ils chinent, ils récupèrent, ils recyclent. C’est même plus compliqué que ça : certains antiquaires, comme quelques grands bourgeois, se lèvent parfois tôt et écument eux-aussi le marché aux puces. Du seul fait du rôle social de son « découvreur », un simple brol se mue parfois ainsi en une antiquité exclusive...

Pourquoi donc les matériaux de construction ne suivent-ils pas aujourd’hui l’exemple du meuble ou du vêtement ?

Même si personne ne semble la poser, la question paraît à première vue assez naturelle. Mais, à y regarder d’un peu plus près, il y a une différence profonde. Meubles et vêtements ne sont pas des matériaux, ce sont, le plus souvent, des objets manufacturés, façonnés, directement utilisables, directement réinscriptibles dans le rituel social. Les matériaux de construction quant à eux, ne sont que les petites pièces d’un grand objet. Et pour les remettre en oeuvre, pour recomposer l’oeuvre, c’est tout un programme : il faut d’abord détruire, puis reconstruire. C’est une vie d’effort. et rares sont parmi nous les Facteur Cheval.

En réalité, ce n’est pas d’abord le matériau de construction que nous devons chercher à récupérer. Le bien manufacturé, dans le domaine de l’immeuble, c’est le bâtiment. Et c’est sur le bâtiment que doit porter la comparaison avec le meuble, ou avec le vêtement. C’est d’abord sur le bâtiment que doit porter notre réflexion sur la récupération.

Si l’on y pense d’ailleurs un peu attentivement, le marché de seconde main, il existe aussi pour l’immobilier : c’est d’ailleurs la plus grande part du marché de l’immeuble ! Il y a à Bruxelles plusieurs centaines de milliers de maisons, qui passent ainsi de main en main, à chaque génération, et même plusieurs fois par génération !

La question de la récupération du matériau ne se pose donc pas aussi spontanément que celle du recyclage du vêtement ou du meuble. Dans l’histoire, - je veux dire ici tout au moins dans l’histoire de l’Europe - un immeuble, sauf cas de force majeure plutôt exceptionnel, n’est pas destiné à la destruction. Avant que l’espèce humaine ne généralise le recours à l’énergie fossile pour actionner ses outils, et que la manie de la diffusion urbi et orbi du produit ne s’empare de cet industrieux animal, seuls des événements exceptionnels ont pu le pousser à détruire, et donc peut-être à récupérer en masse les matériaux de l’oeuvre en ruine. Les maîtres d’oeuvre du Moyen-Age et la Renaissance en Italie utilisaient, certes, le marbre des édifices antiques. Ils le réduisaient d’ailleurs la plupart du temps en chaux. Mais cette pratique heurtait. Raphaël supplie Léon X de faire oeuvre pie, et d’assurer la protection des hauts faits antiques. Je me demande ce qu’ont bien pu faire les bourgeois des tonnes de briques qui composaient les murailles de leurs villes, après qu’ils les eurent détruites, à la fin de l’Ancien Régime.

L’actualité de la question de la récupération des matériaux de construction n’a, à mon avis, pas grand chose à voir avec ces situations anciennes. C’est que la destruction des édifices était autrefois exceptionnelle. Les humains de la première moitié du XXème siècle l’ont gardée exceptionnelle mais ils l’ont, fait sans précédent dans l’histoire, rendue systématique. A deux reprises, lors de deux grandes convulsions, deux campagnes de guerre en lesquelles l’humanité entière a été convoquée, des villes entières, des régions entières ont été détruites. Durant la seconde moitié du XXème siècle, la destruction des édifices, désormais systématique, a peu à peu perdu son caractère convulsif pour devenir capillaire, régulière et économiquement organisée. Non seulement systématique, c’est-à-dire, massive et come machiavéliquement planifiée. Mais aussi habituelle, c’est-à-dire cohérente à un mode d’organisation économique et idéologique. La destruction est peu à peu rentrée dans les moeurs, elle est même quasi devenue une sorte de cynique impératif moral. Qui s’élève encore aujourd’hui, à Bruxelles, alors que partout, indistinctement, des centaines de maisons et d’immeubles disparaissent chaque année sous la pioche du démolisseur, et que seuls les rares immeubles classés sont à peu près épargnés du risque de la destruction ? Aujourd’hui, l’édifice n’est plus un fait de construction, c’est un fait d’exploitation. L’incorporation du matériau dans l’ouvrage n’est pas un geste définitif. L’immobilisation du matériau n’est que provisoire. Aujourd’hui, le matériau, comme d’ailleurs toute autre ressource, est soumis à un processus de mobilisation générale.

La banalisation de la destruction n’est cependant pas née de l’expérience de la guerre mondiale. Le processus plonge ses racines plus loin dans l’aventure européenne. La motivation profonde de la destruction telle que nous en faisons systématiquement l’expérience aujourd’hui, celle qui tend à assujettir l’immeuble au cycle de destruction régulière, au cycle de la mobilisation générale des ressources, n’a en réalité rien à voir avec celle qui porte les japonais à reconstruire rituellement leurs temples, ni avec celle qui porte le nomade à reconstruire et à déplacer régulièrement sa maison.

La motivation qui porte aujourd’hui à détruire systématiquement est l’anticipation d’un accroissement de rente, ce que nous désignons souvent par le terme « spéculation ».

La tendance à la destruction systématique des biens immobiliers est liée à un mouvement de fond, qui a débuté il y a longtemps, et qui est intrinsèquement lié au progressif assujettissement du champ d’expérience du bâtir et de l’habiter collectivement à celui de l’ « appropriation » groupale ou individuelle du pouvoir et des moyens de subsistance.

Si nous admettons, comme l’admettent ceux qui restent lucides, que ce cycle – qui est cycle d’exploitation – épuise les ressources, et ne puisse rouler sa bosse éternellement, la question de la récupération des matériaux ne peut pas se poser aujourd’hui le coeur léger. Elle n’a rien à voir avec celle de la récupération des meubles ou des vêtements.

La question de la récupération des matériaux ne peut cacher, ne peut oblitérer la question, beaucoup plus cruciale, de la récupération des bâtiments.

Nous allons tenter ici de poser la question de la récupération des matériaux de construction dans la perspective d’une sortie progressive hors du règne de la mobilisation générale des ressources, et tenter d’indiquer comment y parvenir.

2. Pourquoi récupérer les bâtiments, plutôt que leurs matériaux ?
Je voudrais exposer ici qu’il y a deux raisons fondamentales pour préférer, à la destruction des bâtiments, leur entretien, leur réparation, leur remise en usage, voire leur transformation. Je voudrais exposer ici qu’il y a donc deux raisons fondamentales pour reconnaître que ce n’est pas un luxe que de continuer à nous offrir le choix de vivre dans le neuf ou de vivre dans la récup.

La première de ces raisons est d’ordre éco-systémique. La deuxième de ces raisons est d’ordre politico-symbolique.
2.1. Raison éco-systémique de la récupération des bâtiments
La première de ces raisons est bien d’ordre éco-logique. La fabrication d’un immeuble, beaucoup plus encore que celle d’un meuble ou qu’un vêtement, exige la libération – mais aussi la captation - d’une quantité d’énergie considérable. Il est une immense somme de labeur. Il requiert de longues études préliminaires. Il requiert le concours d’un grand nombre d’humains. Ses matériaux sont assemblés en grandes quantités. La production de chacun des matériaux, et ensuite l’incorporation de ces matériaux dans l’ouvrage, représentent des centaines, voire des milliers d’heures d’exercice. Elles requièrent une quantité énorme de ressources, de moyens, de machines, de combustible. Et ceci, quelles que soient les matériaux ou les systèmes employés. Détruire un immeuble, c’est éco-logiquement, occasionner au moins une double perte énergétique : perte de l’immense capital énergétique tout à la fois dispersé et concentré lors de l’édification, et perte de l’immense capital énergétique strictement dépensé lors de la démolition. J’ignore si les calculs ont été faits. Ils l’ont probablement été. Et je suis sûr qu’ils confirment cette certitude empirique.
2.2. Raison politico-symbolique de la récupération des bâtiments
2.2.1. Forme et relation d’objet – participation par l’objet construit à la reconnaissance de l’humanité de l’humain

Il y a cependant cette seconde raison. Et, à mon sens, cette seconde raison est si cruciale qu’elle nous exonèrerait presque de l’exercice fastidieux qui consisterait à prouver par le calcul le bien-fondé de la première raison.

Le bâtiment, comme fait physique, comme fait énergétique, - les anciens auraient dit : comme artifice, comme fait d’art, ou comme fait technique - n’est pas seulement une réalité écologique et, partant, une partie de l’écosystème. Il est aussi une réalité formelle, autrement dit configurative, ou configurationnelle. Par cette caractéristique, il recueille, il concentre et il diffuse un type d’énergie que l’humain sent bien, mais qu’il explique mal, et qu’il est malheureusement bien en peine de mesurer, par quelque forme de calcul que ce soit. Cette énergie, c’est celle que donne l’objet par sa forme, quand l’humain investit la forme de l’objet du pouvoir de se reconnaître à travers elle, du pouvoir de se reconnaître lui-même, expression que je préférerai ici à « s’approprier », ou à « s’identifier », et nous verrons pourquoi ensuite. C’est là un processus psychique, de l’ordre de la relation d’objet, qu’un psychanalyste exposerait bien mieux que je le saurais faire.

Dans ce sens, le bâtiment – comme ouvrage, comme artifice - ne participe pas seulement à l’équilibre (ou au déséquilibre) écologique de l’humain mais aussi à son équilibre (ou à son déséquilibre) psychique.

Nous avons posé ici le pré-requis de la seconde raison pour laquelle la récupération d’un bâtiment est préférable à sa destruction.

A ce point, se pose cependant la question épineuse de savoir ce qu’est au juste cette reconnaissance de l’humain par lui-même à travers le fruit de son industrie, et, pour ce qui nous intéresse ici, à travers le bâtiment.
2.2.1. La définition libérale – ou restrictive – de la relation au bâtiment
La pensée libérale interprète la relation d’objet comme « appropriation ». La relation psychique, qui se noue avec l’objet à travers sa forme, apparaît alors comme pour conforter la relation, économique, de propriété, qui est en d’autres mots relation illusoire de « privation », de dé-liaison à la plus ample réalité. La pensée libérale, qui pose l’appropriation comme condition de la reconnaissance de l’humain à travers la relation d’objet, tend à substituer à la considération de la dimension écologique du bâtiment - à cette dimension par laquelle le bâtiment peut apparaître par sa forme comme médiateur d’une liaison à la réalité - une relation qui, au contraire, prétend séparer le bâtiment de la réalité dans toute son ampleur pour ne vouer sa forme qu’à la reconnaissance du pouvoir d’appropriation d’un groupe, voire d’un individu, son « propriétaire ». Pas étonnant, dans ce contexte interprétatif, que le bâtiment – mais ceci vaut aussi pour le sol - devienne l’enjeu d’une lutte constante pour l’appropriation, et que les questions d’identité soient instrumentalisées à cette finalité exclusive.
2.2.2. Une définition libératrice – ou amplificatrice – de la relation au bâtiment
C’est que le bâtiment, par sa forme, par sa structure formelle, par sa configuration, peut aussi être investi du pouvoir psychique de participer à la reconnaissance de l’humain comme humain au-delà toute restriction au groupe ou à l’individu. Autrement dit, le bâtiment possède le pouvoir, par sa forme, de participer à la construction de l’unité de l’expérience humaine sans restriction, de l’unité du monde.

La participation de la forme du bâtiment à la construction de l’unité du monde implique tout à la fois une attitude, un type d’attitude que nous nommons historique, c’est-à-dire une existence humaine activement attelée au partage, à la reconnaissance progressive et heureuse, de l’unité du genre humain.

La participation de la forme du bâtiment à la construction de l’unité du monde implique aussi plusieurs conditions techniques, que nous allons exposer maintenant.
2.2.2.1. La permanence de la forme dans le lieu physique
La forme d’un bâtiment, comme d’ailleurs celle de tout bien fonds, possède une caractéristique que ne possèdent ni celle du meuble ni celle du vêtement : elle s’associe durablement à un lieu physique, à un lieu naturel, et associe par cette fondation un pan de nature à l’écoumène. Ce pan de nature devient tout à la fois partie de la nature et partie de l’écoumène : il devient lieu. La permanence de la relation entre la forme du bâtiment et celle d’une partie de nature est, la condition fondamentale de l’architecture comme processus historique, c’est-à-dire, de l’architecture comme geste d’élaboration progressive à travers le temps. Comment serait-il possible de continuer quelque chose dont toute trace a complètement disparu ? Mais la permanence du lieu, du lieu déjà institué, est aussi la condition de l’architecture comme processus de transformation, de ressaisie de l’ensemble précédent comme partie de l’ensemble, plus ample, à venir.
2.2.2.1. L’appartenance du bâtiment à une structure formelle d’ensemble de l’écoumène
La forme du bâtiment, comme forme élémentaire de cette recherche d’unité de l’expérience humaine, peut être comprise comme partie, comme petite partie d’une forme beaucoup plus ample, d’une réalité anthropique beaucoup plus étendue, que nous appelons le monde. Si l’humain est capable de reconnaître le monde comme formation progressive, comme fruit d’une élaboration formelle poursuivie réellement à travers le temps dans la recherche de l’unité de l’humanité, il est capable de se reconnaître comme humain au-delà de toute « privation », au-delà de tout regard parcellaire, mais aussi au-delà de toute tentation à une quelconque unification forcée et, notamment, au-delà de toute tentation à l’homogénéisation.

Ces considérations nous portent à affirmer la nécessité de reconnaître le caractère définitif des configurations que les humains ont édifiées à travers le temps dans leur recherche incessante de reconnaissance de l’unité du genre humain. Elles nous portent aussi à continuer dans ce sens, c’est-à-dire à accorder le plus haut intérêt à la recherche d’un partage des objectifs formels d’un ouvrage futur qui devra contenir dans sa forme le résultat formel déjà partagé.

Voilà donc exposée la seconde des deux raisons pour lesquelles vivre dans le neuf et vivre dans la récup sont nécessairement indissociables, et pour lesquelles il nous faudra toujours préférer maintenir et réparer les bâtiments qui – par leur forme – disent leur participation à la configuration déterminante d’une réalité formelle plus ample, que ceux qui se signalent par leur volonté d’autonomie et de séparation, ou que par l’allégeance de leurs dispositions à des logiques dont elles ne seraient que les résultats déterminés (fonctionnalisme). Et cela, même si ceux-là sont plus anciens et fragiles et ceux-ci plus récents et plus solides.

En ce sens, le bon mot de M. Jean cité en exergue, typiquement bruxellois, est d’abord une profession de foi, une affirmation positive.
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