Syntaxe : les emplois de l’article








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date de publication21.10.2016
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ANCIEN FRANÇAIS

SYNTAXE / MORPHOLOGIE

Syntaxe : Le complément du Nom

Intro : en français, une seule construction indirecte : de + nom. En Ancien Français, il y a trois manières différentes de le construire, chacun étant sémantiquement différentes.

I. Cas Régime seul = construction au cas régime absolu, issu du génitif, devenu datif en bas latin = subjectif

- Quand le complément désigne un nom propre, Dieu, un personnage puissant ou un nom accompagné d’un possessif. Le déterminé précédent le déterminant on peut trouver des constructions inversées (caractère épique, religieux).

- Avec des mots qui sont construits analogiquement sur « cui / celui »

II. La construction avec préposition « a + cas régime » : inconnu en latin, la préposition ad apparaît en bas latin accompagnée de l’accusatif.

- Il concurrence le cas régime seul sauf pour les noms propres. Dans tous les autres cas, il peut être employé

- Elle est préférée surtout quand le nom représente une personne déterminée qui n’est pas un grand personnage, pour une personne indéterminée ou pour plusieurs personnes).

III. La construction avec préposition « de + cas régime » : apparue en bas latin sous la forme de + ablatif  = objectif

- Elle peut concurrencer les deux autres.

- elle est préférée quand le nom représente un animal ou un inanimé.

Conclusion : la première construction ne s’est conservée en français que dans les expressions figées ou dans les composés. La deuxième est restée aussi mais est fortement populaire. Quant à la troisième, c’est notre construction habituelle.  En ancien français, les trois constructions se trouvent en concurrence lorsque le nom est déterminé. De nombreux emplois se recoupent, ce qui complique le système.
 
 

SYNTAXE : LES EMPLOIS DE L’ARTICLE


Rappel syntaxiques : la détermination
Opération qui consiste à faire passer le substantif de la langue au discours, c’est-à-dire dans une situation d’énonciation qui lui confère tout son sens. Le substantif peut être virtuel, c’est-à-dire non limité dans ses extensions (un homme) ; lorsqu’il est actualisé, il est individualisé, donc limité dans son extension (l’homme) ou bien il est totalement déterminé (l’homme au chapeau rouge).

Intro : en ancien français, les emplois de l’article peuvent se définir en fonction de la variation qu’opète la détermination. Si le substantif est actualisé et déterminé, on emploie l’article défini ; si le substantif n’est qu’individualisé, on emploie l’article indéfini  ; enfin, quand le substantif n’est pas actualisé, c’est-à-dire quand il est considérer dans toutes ses extensions, on emploie l’article zéro.

1 L’article défini = du démonstratif latin ille.
- Valeur anaphorique : le substantif est déterminé par un élément antérieur, le contexte, la syntaxe (complément du nom, proposition relative...), ou sa notoriété.
- Lorsqu’un syntagme est elliptique du substantif, l’article acquiert une valeur de démonstratif (son nom et le son pere).
- Avec la préposition de : de + le = du ; de même pour désigner plusieurs individus on emploie des : de + les.

2 Article indéfini = du numéral latin unum
- Quand le substantif est individualisé (début d’actualisation)
- Il peut prendre la valeur de « un seul » , « le même ».
- La forme pluriel uns indique d’un tout est formé de plusieurs éléments.

3.L’article Zéro
- Lorsque le substantif est actualisé par d’autres moyens
Causes syntaxiques
-- présence d’un actualisateur qui joue le rôle de déterminateur : adj poss, démo
-- présence d’un syntagme type {adv + adj}
-- apostrophe
-- substantif en attribut (il tire sa détermination du sujet)
-- aposition (le mot tire sa détermination du sujet auquel il se rapporte)
-- dans les locutions adverbiales (profite de l’actualisation du verbe)
Causes sémantiques
- Le substantif a toujours le même sens

- Lorsque le substantif relève du virtuel (mots abstraits, pluriels indéfinis, tournures négatives, phrases interrogatives ou hypothétiques, second membre d’une comparaison)

Conclusion : l’article se généralise au XVIème siècle mais sa valeur s’affaiblit, il est un simple signe de la grammaticalisation (la substantivation). Grâve à cette évolution, l’absence d’article acquiert une grande valeur : archaïsmes, proverbes, locutions, personnification (+ majuscules), aposition ou attributs.
 

Syntaxe : L'emploi des cas


Intro : héritage simplifié des déclaisons latines puisqu’au nominatif correspond le Cas Sujet en ancien français auquel répond seul le Cas Régime, qui correspond à tous les autres cas latins.

1 Le Cas Sujet

- sujet
- attribut du sujet (parfois CR)
- Apostrophe (« sire,... »)
- Aposition au sujet
- avec les verbes impersonnels (parfois CR avec « (il) fait »)

2 Le Cas Régime

- Avec les présentatifs
- Dans la phrase nominale
- les compléments d’objets direct ou indirect, les doubles cas régime direct
- les compléments du nom
- les fontions circonstancielles (manière, attitude, circonstance)

3 Disparition de la déclinaisons

- Fin XIIème : extension des emplois du Cas Régime : aux noms propres, à l’apostrophe (parce qu’elle est hors-phrase, elle est considéré comme un régime du verbe en incise), à l’attribut du sujet postposé au verbe (place habituelle du régime), aux mots non réactualisés
- Fin XIIIème : le « -s » de flexion n’est plus prononcé. « -S » devient pourtant la marque des liaisons du pluriel. Le cas régime étant de plus en plus extensif dans ses emplois, le cas sujet est employé pour différencier : le genre, les significations, les fonctions grammaticales, les registres de langue.

Conclusion : la perte du système est due à son peu d’efficacité : deux cas doivent pouvoir distinguer de nombreuses fonctions syntaxiques. Pour pallier cette perte, l’ordre des mots se fige dans la phrase, de manière à ce que leur place puisse être l’indication de leur fonction.
 
 Syntaxe : L'expression de l'hypothèse

Intro : Beaucoup de tournures permettent d’exprimer l’hypothèse ; on peut utiliser des conjonctions de coordinations explicites (mes que, por que...), les relatives conditionnelles, ou les indépendantes corrélatives.
Le plus souvent, l’hypothèse s’exprime par un fort lien de dépendance logique ou temporelle avec la principale ; elles forment un système complet où se rejoignent la protase (la subordonnée introduite par la conjonction se) et l’apodose (la principale où le lien est souligné par la présence d’un corrélatif). Le mode de ses deux propositions dépend du degré de virtualité du conditionnant.

1 Le conditionnant posé dans le réel
Deux tours différents mais tous deux au mode indicatif. Ils expriment deux degrés :

a - le tour neutre : hérité du latin {pro. au présent + apo. au futur} = antériorité

b - le tour expressif : innovation romane {pro. + apo. au présent} = immédiateté

2 Le conditionnant envisagé hors du réel
C’est le subjonctif qui est attendu dans cette expression de l’hypothèse puisqu’il est le temps par excellence de la virtualité (grâce à l’actualisation qu’il opère sur le verbe). Pourtant, une innovation romane permet d’employer l’indicatif. Deux tours se trouvent encore en concurrence :

a - le tour étymologique : {pro. + apo. au subjonctif imparfait}
valeurs temporelles :
-- irréel du passé
-- irréel du présent
-- irréel du futur (potentiel)
Toutes ces possibilités s’expliquent par la nature même du subjonctif qui n’exprime pas de situation temporelle précise et le procès reste virtuel. D’autre part, la forme du subjonctif imparfait provient d’une fusion entre trois temps : l’imparfait, le plus-que-parfait et le parfait.

b - le tour roman (XIIème) : {pro. a l’ind. imparfait + Apo. au cond. Présent}
Deux valeurs temporelles qui ont pour même fonction de marquer le décalage temporel dans : l’iréel du présent et l’irréel du futur (potentiel)

c - évolution de ces deux tours
Lorsque, au XIIème, le tour roman fait son apparition, les emplois du tour étymologique au subjonctif imparfait se limitent à l’irréel du passé ou à quelques verbes réfractaires au conditionnel (les modalisateurs). En revanche, il exprime seul l’irréel du passé jusqu’au XVIème siècle (jusqu’à l’apparition des temps composés)

Conclusion : le subjonctif sert encore à exprimer l’hypothèse mais la langue peut exprimer plus de nuance grâce au mode indicatif.
 

Syntaxe : l'adverbe "si"


Introduction
« Si » est un adverbe hérité du latin « sic ». « Si » peut également être la forme analogue de la conjonction de coordination « se », dans ce cas héritée de la conjonction latine « si ». Nous pouvons classer leur emploi pour distinguer quelles sont leurs différences syntaxiques.
 
 

1 Adverbe de manière : « si » est incident à un verbe.

Dans ce cas, si a une valeur forte = « ainsi, dans ces conditions... ».
Son contexte peut aider à définir un de ses sens plus précisément :

a - sens consécutif (« c’est pourquoi »)

b - un sens adversatif (« pourtant, cependant... »)

L’adverbe précise la manière dont se déroule le procès du verbe. Si sur un plan syntaxique l’adverbe est vide de sens, sur le plan sémantique, il peut jouer un rôle cataphorique ou anaphorique dans plusieurs cas :

a - dans une comparative introduite par « si com » (« comme, ainsi que... »)

b - dans une consécutive introduite par « si que » (« de telle sorte que... »)

En français moderne, « si » est resté traduit par « ainsi » dans la plupart des cas. Mais il s’est tout de même conservé dans le cas d’une réponse à une question négative. Si cette réponse est aujourd’hui elliptique du verbe, « si » était pourtant bien incident à lui au moyen âge.

2 Adverbe de degré : « si » est incident à un adjectif ou à un autre adverbe.

Dans cette situation, « si » précise le degré d’intensité selon lequel doit être interprété l’adjectif ou l’adverbe auquel il est incident. Le degré peut resté indéterminé (pour créer un effet de suspens  suggestif) ou bien préciser par :

a - une proposition comparative : adjectif + com : « le meilleur... »

b - une proposition consécutive : adjectif + que : « si... »

En français moderne, la construction ancienne n’est restée que dans les consécutives du type

{ Si grand que + proposition }. Dans les comparatives, l’emploi a également subisté mais il a subi quelques changements : que s’est substitué à com et si a été remplacé par aussi.

3 Adverbe de phrase : incident à un mot ou à toute la phrase.

« Si » peut faire partie des « adverbes du dit », c’est-à-dire les verbes qui ont une incidence sur un seul mot, les adverbes du dire ou toute la phrase.

A. « Si » en tête de phrase

- Toujours placé en tête de phrase, « si » adverbial peut relier deux propositions coordonnées sans la conjonction « et ».

- Le plus souvent, « si » en tête de phrase introduit une proposition principale après une subordonnée hypothétique ou temporelle.

- Entre deux propositions indépendantes, « si » fonctionne comme un anaphorique et rappelle le contenu  de la première proposition.

B. Les rapports entre « si » et « et »

Dans tous les cas, « si » est un adverbe de phrase puisqu’il ne peut relier que des propositions. A la différence de la conjonction de coordination, « si » entraîne une inversion de l’ordre des mots dans la phrase : inversion du sujet.

Tandis que « et » place deux propositions sur le même plan, « si » étage les deux propositions qu’il relie (lien temporel, logique...).

Lorsque « et » et « si » sont associés, « et » marque l’addition et « si » situe l’élément ajouté.

4 « Se » : conjonction

- Conjonction de subordination qui introduit la protase
-- {se + indicatif imparfait} + conditionnel : prise de distance du locuteur, l’hypothèse prend sur le présent futur.
-- {se + présent} + subjonctif : le procès est orienté vers le futur, l’hypothèse est présentée da façon catégorique.

- Conjonction de subordination qui introduit une interrogative indirecte totale
 

Conclusion
Gérard Moignet pense que « si » et « se » sont le même terme pris à des stades différents. Si le principe de subduction peut transformer « qui » en « que », il peut faire passer « se » à « si ». Des théories plus récentes s’appuient sur la situation d’énonciation : « si » et « se » deviennent des moyens de poser l’énoncé comme vrai, d’insister sur l’authenticité de ce qui est dit par l’affirmation. Les théories unitaires semblent être confirmées par l’évolution de « si » et de « se » qui se confondent en « si ». Il n’en reste pas moins que les dictionnaires font la différence entre « si » adverbe et « si » conjonction.
 
 
 

Syntaxe : L’ordre des mots


Intro : En français moderne, l’ordre des mots est intrinsèquement lié à leur fonction dans la phrase ; l’ordre sujet + verbe + complément est habituel en phrase assertive . en revanche, on inverse le sujet et le verbe dans une interrogation. En ancien français, la fonction étant exprimée par le cas (ce qui est surtout vrai pour le sujet), l’ordre des mots est beaucoup plus libre. Cependant, cette liberté est relative et la phrase obéit tout de même à quelques lois.

1 Les lois rythmiques

- la proposition commence par un mot tonique, qui fait position : les pronoms personnels sujets, les adverbes. Les mots atones sont exclus de cette position, ainsi que les interjections, exclamations, apostrophes, toutes considérées hors phrase.

- le verbe occupe la deuxième position. Le présence d’un complément, d’un attribut ou d’un adverbe en première position déclenche une inversion du sujet (qui est souvent omis quand il est post-posé)

2 L’ordre des mots

Si le verbe occupe la deuxième position, le sujet ou les compléments peuvent se placer à sa droite ou à sa gauche. On observe cependant des places prédéfinies selon les types de proposistions

- En proposition principale ou indépendante : {Cpt + sj + vb}.

--La séquence {Sj + vb} est plus rare mais l’emporte en moyen français.

-- On trouve également le verbe en première position pour :
les prop. Interrogatives,
les prop. Incises,
les phrases annonciatrices de discours direct,
certaines hypothétiques dépourvues de subordonnant

- En proposition subordonnée : {Sj + vb + Cpt}.

-- dans les relatives, on peut trouver {sj + cpt + vb}
 

SYNTAXE : LE PRONOM PERSONNEL SUJET


Intro : Le rôle des pronoms personnels sujets en français est d’indiquer la personne à laquelle est conjugué le verbe. Ce rôle était assuré en latin par des morphèmes intégrés dans le verbes, les désinences personnelles. Il existait des pronoms personnels mais ils n’étaient employer que dans le but de produire une mise en relief. En ancien français les désinences permettent toujours de distinguer la personne, bien que quelques confusions se créent. Cette évolution en fait un stade intermédiaire entre le latin et le français puisque le pronom personnel sujet n’est ni omis tout le temps ni obligatoire.

1 Non expression du pronom personnel sujet

- Quand il y a coordination entre deux verbes à agent unique,
- Quand on observe la présence d’un adverbe de discours (si, einsi lors) qui rejette le pronom personnel sujet derrière le verbe et provoque souvent son omission.
-Après une conjonction de subordination (rare parce que la conjonction de coordination ne peut occuper la position ø

2 Expression du pronom personnel sujet

La distinction entre formes faibles et formes fortes telle qu’elle s’opère en ce qui concerne le pronom personnel régime ne se fait sentir que de manière très sporadique dans la catégorie des pronoms personnels sujets. Seule une opposition entre je et gié apparaît parfois. On peut expliquer cela par le fait que les pronoms personnels sujets latins étaient toujours toniques. En ancien français aussi ils sont toniques et prédiactifs mais ils perdent rapidement ce statut sans se transformer morphologiquement. Les mêmes formes peuvent alors être employées de manière prédicative ou non.

A) Les emplois prédatifs
- Il peut être séparé du verbe, et recevoir l’incidence d’un adverbe, d’un adjectif
- Il peut apparaître dans une phrase elliptique du verbe (oïl = o + il)

B) Emplois non prédicatifs
Pendant l’ancien français, le pronom personnel sujet perd sa prédicativité et ne devient qu’une marque de personne et permet de saturer la première position. Cependant, de sa prédicativité latine, le pronom personnel sujet conserve son rôle d’ouvreur de la phrase, on le trouve alors dans trois positions :
- A l’intiale aboslue : devant le verbe, place fréquente
-A l’initiale relative : après une conjonction de coordination, après un mot subordonnant,
- Après l’apostrophe : (qui est hors-phrase).
- Après le verbe : dans le cas d’une interrogative
 

Conclusion : le pronom personnel sujet reste relativement indépendant par rapport au verbe ; il n’en reste pas moins qu’il a subi son attraction et son emploi conjoint au verbe est de plus en plus fréquent. C’est d’ailleurs ce qui lui vaudra de devenir au cours du Moyen Age un simple morphème de la personne qui prend le relai des désinences personnelles de plus en plus usées phonétiquement. Pour éviter une confusion dans le système entre les emplois prédicatifs ou non, on fait appelle à de nouvelles formes.
 

Syntaxe : QUI / QUE


Intro : qui et que font partie des morphèmes en [k-] qui prolongent des formes latins réduites pour former un système dont les linguistes montrent la cohérence. La simplification qu’il a subie lui a conférer une unité que le système latin ne possédait pas. Les emplois de ces morphèmes est conditionné par divers facteurs : s’ils jouent un rôle de subordonnants, un rôle sémantique de représentant, s’ils assument ou non une fonction au sein de la phrase ou s’ils adoptent plusieurs de ces rôles.

1 Pronom relatif : subordonnant, représentant, fonctionnel
complexe car cumule des trois rôles

a. Le pronom relatif sujet QUI : fonction sujet, représentant de l’antécédent animé ou non, il introduit une subordonnées adjectivales.

b. Le pronom relatif complément QUE : c.o.d, représentant de l’antécédent animé ou non, introduit une proposition subordonnée relative restrictive.
 

2 Pronom interrogatif QUI
Pronom nominal qui vise « un référent en l’absence de tout phénomène de représentation anaphorique (ou cataphorique) d’un élément du contexte ».

a. QUI dans l’interrogation directe : indice de la modalité interrogative, introducteur d’une question partielle, suppose un référent animé. Il peut être sujet ou attribut du sujet.

b. QUI dans l’interrogation indirecte : mot subordonnant qui introduit une complétive (puisque interroagtive = cod du verbe). Il est aussi l’indice d’une question.
 

3 QUE pur subordonnant
conjonction de coordination qui limite son rôle à celui de subordonnant. Il introduit une conjonctive pure (complétive), le plus souvent COD du verbe de la régissante.
  Conclusion : Selon les théories unitaires guillaumienne, dans le système des morphèmes en [k-], qui occupe la position d’agent, essentiellement en ce qu’il assume une fonction active mais aussi parce qu’il ne peut se référer qu’à l’animé quand il s’agit d’une interrogative directe. Que, quant à lui, occupe la position de patient, de par sa fonction syntaxique de complément et parce qu’il se réfère à l’inanimé. De ce fait, que est soumis à la « subduction », phénomène qui le fait muter du statut de pronom relatif au statut de pur subordonnant.
 

Syntaxe : les propositions subordonnées


Intro : Contrairement à la phrase qui est définie sémantique, la proposition a une définition morpho-syntaxique puisqu’elle est déterminée par une association {gpe sj + gpe vb}. La subordination est donc un mode de composition de la phrase complexe et elle souligne le lien de la principale avec la subordonnée. Elle est introduite par un mot subordonnant qui indique sa fonction et sa nature par rapport au verbe régisseur.

1 Les relatives
- Ordre des mots canonique {sj + vb plus cpt}
- Introduites par : qui / que = sujet / COD (représentants)
- Fonction adjectivales (sauf substantive) : détermine ou explique l’antécédent

2 Les complétives (ou conjonctives pures)
- Ordre des mots canonique {sj + vb + cpt}
- Introduites par : que (pur subordonnant)
- Fonction : COD (mais aussi remplacer un GN et assumer ses fonctions)

3 Les propositions de sens circonstanciel
Elles appartiennent au groupe des circonstants et ont plusieurs sémantismes (temps, manière, lieu...). Elles sont caractérisées par le fait qu’elles sont supressibles et mobiles dans la structure de la phrase. L’ordre des mots y est canonique.

4 Les propositions subordonnées interrogatives (complétives)
Deux sortes de proposition, toujours COD du verbe de la régissante :
- Totale : introduite par la conjonction « se » qui porte l’interrogation sur toute la phrase.
- Partielle : introduite par des pronoms relatifs, des adjectifs, des adverbes...

5 Les propositions infinitives
Leur existence est contestée. Cependant, les linguistes lui trouvent les mêmes propriétés syntaxiques que les autres propositions : elle a un sujet propre. Il faut tout de même noter que ce sujet n’est pas pronominalisable. Cette proposition se présente : après les verbes de perception, les présentatifs et laissier.

6 Les propositions hypothétiques
Fort lien logique avec la proposition principales : elles se regroupent dans un système. L’une forme la protase (la subordonnée de condition), l’autre l’apodose (la principale). La protase est introduite par « se » et on trouve dans la principale un corrélatif qui souligne le lien.

Conclusion : Beaucoup de propositions subordonnées dans Merlin = la langue est fortement articulée et la syntaxe est élaborée. L’ordre des mots y est similaire de celui du français moderme, ce qui favorise l’expression du pronom personnel sujet.

Syntaxe : Les emplois du subjonctif

Intro : Le subjonctif ne peut être étudié que par opposition avec l’indicatif. L’antagonisme de ce deux verbes provient de la manière radicalement différente dont ils actualisent le procès du verbe. L’indicatif apparaît lorsque le verbe est parfaitement actualisé, lorsqu’il est situé par rapport aux trois repères fondamentaux que sont le moi, le ici et le maintenant. Le subjonctif, quant à lui, apparaît lorsque le verbe est personnalisé mais que le procès reste virtuel, dans une durée indifférencier. Le subjonctif est donc un mode qui n’exprime pas le temps ; en analysant dans quel type de propositions il est employé, nous pouvons mieux comprendre pourquoi le procès reste virtuel.

1 Dans les principales ou les indépendantes
Il est rare mais il peut cependant être le moyen, par la médiation, d’exprimer :
- le regret, le souhait (tournure de prières : Si m’aïst Diex) ou
- les difféfents degrés de la modalité jussive. Il faut à attribuer l’ordre est exprimé par le biais du subjonctif une valeur différente de celle de l’impératif ou de l’indicatif. Le locuteur l’emploie seulement lorsqu’il pense l’effet possible (tournures : saichent..., et einsi...)

2.Dans les propositions complétives
Le verbe régisseur influe largement sur le verbe de la proposition subordonnée ; elle lui est intrinsèquement liée par sa fonction de COD. Le subjonctif permet d’exprimer :
- la volonté et ses variantes (s’acorder que, proiier que, loer que, comander que, voloir que, demander que, covenir que, atendre que, voloir mielz que...),
- l’interdiction (garder que, desfandre que + négation),
- la peur (avoir grant paor de)
- une opinion (le procès remet en cause le procès) : estre droit que, estre voir que, estre miaudre que, estre avis que, sembler que, se poiir estre que, cuidier (au subjonctif seulement quand le locuteur n’exprime que son opinion propre)
- l’extériorisation d’un sentiment (faire semblant que)

3 Dans les propositions interrogatives indirectes
La proposition interrogative indirecte peut être chargée d’une pesée critique du locuteur (je ne sai que, je ne sai coment...), c’est donc le subjonctif qui intervient.

4 Dans les propositions de type circonstanciel
La distribution entre Indicatif et Subjonctif n’a pas beaucoup varié ; le subjonctif apparaît une virtualisation du procès par la circonstancielle
- dans les consécutives (introduites par tant que, tel que, si que, si...que, que)
- dans les temporelles : qui marquent un aboutissement seulement envisagé (tant que, tant com, jusque, que) ou qui marquent l’antériorité (ainz que, devant que)
- les concessives : Si... = le procès est refusé par le locuteur (hypothèse)

5 Dans les propositions relatives
Le subjonctif apparaît en fonction du statut de l’antécédent :
- virtuel, indéterminé (un, tel, poi)
- dans une phrase dont la modalité est la négation
- dans une proposition interrogative - accompagné un superlatif
 

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