Thème n° 6 – Le cadre de vie








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G.R.S.B.
Thème n° 6 – Le cadre de vie


La défense de notre cadre de vie s'est matérialisée par des actions ponctuelles comme :

  1. Lutte contre la destruction de villas significatives du point de vue architectural, tantôt sans succès ("Les Tôttes"), tantôt avec succès (villa "Pavie" dont le permis de démolir déjà accordé a été annulé par le Maire à la suite de notre intervention )

  1. Annulation par le Conseil d'Etat du permis de construire délivré par le Maire de GUERANDE pour le 1er projet dit "La Ferme du Casino"; organisation avec la Fédération Presqu'île Environnement (ci-après = FPE) et un Collectif d’associations, de la lutte contre le nouveau programme « Vénétie » monté au même emplacement par le Groupe Orpéa ( instances judiciaires, actions près des élus, presse, saisine du Parlement européen,…) Voir ci-après

  1. Information sur la défense de l'architecture bauloise : En juillet 1998, le GRSB a organisé avec l’appui du Groupe Barrière, une exposition sur l’architecture bauloise. L’architecte baulois Alain CHARLES, très engagé dans l’étude et la défense de « l’architecture de villégiature », en a été l’animateur. Le GRSB soutient son action, et reprend à son compte la distinction faite entre l’architecture de villégiature, intégrée au paysage et conforme au mode de vie baulois, et " l’architecture financière, à base de béton, et soucieuse avant tout de profits".



Elle s'est manifestée aussi par des campagnes sur des objectifs plus généraux et ambitieux qui ont finalement abouti, ou sont en cours d'aboutissement : la plage, la ZPPAUP, le plan de circulation et de stationnement, la sécurité des personnes et des biens, la critique de la création d’un parc éolien sur le plateau de La Banche, puis sur le Banc de Guérande…

1 – La plage:
D’abord, la plage, dont la beauté et l’agrément sont menacés. Le problème des transferts de sable entre les différentes parties de la baie, n’est pas nouveau, mais il s’aggrave d’année en année comme on le voit clairement en contemplant lors des grandes marées d’équinoxe, les vastes étendues découvertes de la plage Benoît , ou, à marée haute, le flot tout proche du remblai en milieu de baie. Nous avons à plusieurs reprises appelé l’attention sur ce problème depuis 1996 (bulletin de mars 1997), et proposé des mesures concrètes après une étude approfondie de divers rapports d’experts ; le Maire nous a alors répondu que « cela ne constituait pas une priorité… » L’affaire est reprise dans « LA BAULE Flash » de mai-juin 2002 et les études de la Mairie – à qui nous avions remis un dossier technique en 1997 – ont exactement confirmé nos analyses et conclusions de l'époque, jusqu'au cubage de sable nécessaire. Les travaux ont été réalisés au 1er semestre 2004, et les résultats sont satisfaisants malgré quelques critiques ponctuelles. Des travaux d'entretien permanents sont nécessaires, par exemple pour corriger des effets de pente trop accentuée en certains points. Après l'hiver 2004/2005 on a pu constater avec satisfaction que les tempêtes n'avaient repris que 8.000 m3 au lieu des 12.000 attendus. Les transferts sur la plage de LA BAULE de sable repris sur la zone de PORNICHET devaient continuer à compenser les glissements annuels. Les phénomènes corrélatifs à la tempête Xynthia de 2009 ont remis le problème à l’ordre du jour avec un prélèvement de sable sur la plage estimé à 105.000M3 ; il n’est plus possible de renouveler une opération de même envergure que dans le passé en raison de son coût et de la disparition des financements extérieurs (Europe et département). En revanche il serait possible d’envisager la reprise d’une partie du sable déplacée sur le Banc des Chiens sous réserve que les différents services de l’Etat concernés donnent leur aval à cette opération.
La plage, c’est aussi le risque de pollution par la mer. On veut espérer que le naufrage de l’Erika reste un événement exceptionnel ; dans le cadre de la FPE nous avons exprimé notre solidarité avec nos voisins lourdement touchés par cette catastrophe. Cet événement démontre en tout cas la nécessité d’un travail en commun avec les communes voisines, de GUERANDE, LE POULIGUEN et PORNICHET, avec lesquelles nous partageons la baie et l’arrière pays, souvent avec des imbrications territoriales (Ex.: projets Ferme du Casino / Vénétie ou maintien de la tranquillité publique dans l’agglomération). Un tel rapprochement est d’autant plus nécessaire que les pouvoirs en matière d’environnement seront transférés à la Communauté de communes. Corrélativement nous avons commencé à engager des contacts avec les associations de défense de l’environnement de ces communes, sans beaucoup de succès, il est vrai. Mais la pollution par la mer a aussi d’autres origines, plus quotidiennes et sournoises : dégazages sauvages au large des côtes, rejets de déchets à la mer, déversements des boues de dragage de la Loire à proximité de La Lambarde… Si certains relèvent des autorités maritimes, pour les autres, des actions locales préventives peuvent être engagées auprès des plaisanciers qui fréquentent nos deux ports afin d’éradiquer les comportements irresponsables. A la lumière de l’étude scientifique menée par l’association ELV, et appuyée sur l’examen approfondi des laminaires en 2008/2010, il apparaît que les phénomènes de turbidité jouent un rôle important dans la qualité des eaux. Les conséquences d’éventuels travaux de construction d’un gigantesque parc éolien sur le Banc de Guérande aggraveraient considérablement cette situation… et pourraient aller jusqu’à rendre impropres à la baignade et aux activités nautiques les eaux de la baie et de la plage…
Dans l’ensemble le traitement mécanique du ramassage des déchets sur la plage est plutôt satisfaisant ; il a cependant été suggéré de renforcer encore les moyens d’information et de contrôle des usagers de la plage (déchets, animaux,…). Nous avons noté avec satisfaction en décembre 2008 qu'après une période de différends entre la Municipalité et TOTAL, un accord de partenariat est intervenu entre les 2 parties tant pour corriger les effets de pollution que pour soutenir l'image de la station. L’aggravation de la pollution par les « algues vertes » a été efficacement prise en charge par le concessionnaire de l’entretien (SAUR) qui procède en cas de besoin à un ramassage dès l’aube. Une action plus profonde visant les causes du développement de ces algues parasites est nécessaire ; toutefois l’Etat ne semble pas disposé à classer les côtes de Loire Atlantique, notamment celles de la Presqu’île Guérandaise, parmi les zones éligibles à son aide financière en ce domaine malgré l’importance des volumes collectés.


2 – Sauvegarde de l’espace marin et maritime
Notre sensibilisation à cet aspect de notre environnement n’est pas nouveau (Erika), mais elle s’est trouvée renforcée par plusieurs facteurs :

  1. la qualité de l'eau soumise aux agressions des estuaires de la Vilaine (pollutions agricoles du bassin, chasses d'eau du barrage d'ARZAL) et de la Loire (circulation maritime assortie d'opérations condamnables telles que dégazage, dragage de l'estuaire et du Port, clapage des boues près de La Lambarde, turbidité croissante des eaux,...), voire des pollutions susceptibles de provenir de l'étier et du port du POULIGUEN-LA BAULE (dragage du port avec évacuation des boues par canalisation forcée, incidence des travaux du programme Vénétie sur l'étier,...)

  2. la sauvegarde des fonds marins (biodiversité des plateaux rocheux et de certains fonds sableux, envasement de la baie face à la plage Benoît, protection de sites de fouilles archéologiques recensés) : mise en oeuvre des actions Natura 2000 - Habitats (référence FR 5202011) et DRASSM (Département des Recherches Archéologiques Subaquatiques et Sous-marines)

  3. le maintien sécurisé d'activités de plaisance et de pêche de loisirs auxquelles de nombreux résidants de la Presqu'île sont très attachés.


Après l'intervention de MM. LAUVRAY & MENARD, plongeurs expérimentés, à notre AG du 7 août 2008 (voir le compte-rendu des débats de cette AG en passant par le Sommaire), le GRSB a soutenu leur initiative de créer une association "Estuaires Loire-Vilaine" consacrée à l'étude, la préservation, la réhabilitation des fonds marins et la qualité des eaux dans les estuaires et l'espace côtier associé. Contact de l'association "ELV" : claudine.vacher@free.fr  .
Plusieurs dossiers font l'objet d'actions simultanées et communes aux deux associations ELV et GRSB , notamment en limite de la baie trois zones particulièrement sensibles:

  1. La Lambarde : rejet des boues de dragage du PANSSN provoquant une détérioration avancée de la biodiversité du plateau (disparition des laminaires et d'une partie de la faune, turbidité des eaux,...)

  2. La Banche : étude approfondie du projet de parc éolien prévu par EDF-Energies Nouvelles au plus près de la bordure Nord-Est du plateau avec de multiples risques pour la biodiversité exceptionnelle de cette zone.



  1. Enfin depuis le printemps 2009, le Banc de Guérande sur lequel plusieurs promoteurs voudraient construire une énorme usine d’éoliennes industrielles, et que le Ministère de l’Environnement envisagerait de classer en zone prioritaire pour la construction d’éoliennes offshore. Nous remarquons avec beaucoup de regrets que les "Verts" de la Presqu'île aveuglés par leur idéologie antinucléaire soutiennent avec détermination ces projets malgré les atteintes dont ils menacent notre environnement, la biodiversité marine, la qualité intrinsèque de la mer, voire l’adéquation aux besoins balnéaires et aux activités nautiques, de nos côtes et de nos plages. Le GRSB a décidé de prendre les initiatives nécessaires pour lutter contre ces projets en collaboration avec la Fédération Presqu’île Environnement et de nombreuses autres associations.


3 - La ZPPAUP

Depuis 1996 nous soutenons que la création d'une ZPPAUP (Zone de Protection du Patrimoine Architectural, Urbain et Paysager) est indispensable à LA BAULE comme à DINARD, BIARRITZ ou LE POULIGUEN, pour limiter notamment la destruction des villas de caractère qui peuvent encore être sauvées : la Direction Régionale des Affaires Culturelles en a recensé alors 254 . (voir bulletins de 1997,1999 et Lettre d'information n° 2 de mai 2002). Les limitations imposées par la ZPPAUP auraient pour effet secondaire de freiner la densification des immeubles collectifs. Il est clair que de telles constructions sont une incomparable source de profits, pour les promoteurs d’abord, pour la commune ensuite : elles apportent de nouvelles recettes fiscales, sans charges nouvelles d’écoles, crèches, équipements collectifs,….Mais la densification atteint des limites à ne plus dépasser (Cf. photos comparatives du front de mer en 1960 et en 1990 réalisées et publiées par Alain CHARLES). Nous ne voudrions pas que LA BAULE devienne une extension des banlieues résidentielles de NANTES et/ou de SAINT-NAZAIRE....

La procédure de création de la ZPPAUP (annoncée en 2002) est longue et complexe:

  1. le diagnostic a d'abord été effectué ( Cf. LA BAULE Flash n° 42 de juillet-août 2004 ), et a permis de dénombrer 19 villas exceptionnelles, 470 villas remarquables, et 1114 villas dites "d'accompagnement".

  2. un rapport d'étape soumis à une Commission de pilotage ( Mairie, Architecte des Bâtiments de France, DRAC, ...) a abouti à un cahier des charges soumis au Conseil Municipal pendant l'hiver 2004/05. L'objectif affiché était à la fois de protéger le patrimoine, et d'éviter que des contraintes excessives, voire irréalisables, ne découragent par exemple la rénovation d'éléments significatifs.

  3. La Commission des Sites a été saisie au printemps 2005. les procédures d'information et d'enquête publiques ont été menées d'avril à août 2005 (pour permettre en particulier aux résidants secondaires de s'exprimer), et le rapport d'enquête publique finalisé en septembre / octobre 2005.

  4. La décision d'approbation du Préfet est intervenue en 2007, et la réglementation locale immédiatement appliquée.

Toutefois, sans attendre l'issue de cette procédure, en s'appuyant sur les modifications du P.O.S. intervenues en 1999, le Maire a été très attentif aux projets immobiliers qui lui étaient soumis; il a consulté systématiquement l'Architecte des Bâtiments de France, et n'a pas hésité à refuser des permis de démolir.

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La ZPPAUP à LA BAULE répond à la volonté de la municipalité de protéger le caractère architectural et paysager de la Ville et participer ainsi au concept de "ville–jardin ouverte sur la mer" exprimé de façon claire et détaillée dans un "Flash Spécial" publié en août 2002 Elle s'inscrit dans le cadre de la loi n°93-24 du 8/1/93 relative à la protection et la mise en valeur des paysages et modifiant certaines dispositions législatives en matière d'enquêtes publiques. Le périmètre de la ZPPAUP est délimité à l'Ouest et à l'Est par les limites des communes du POULIGUEN et de PORNICHET, au Nord par l'avenue du Maréchal de Lattre de Tassigny et la voie SNCF, et au Sud par les voies bordant l'océan.

Il comporte deux secteurs de protection :

¤ Le secteur n°1 du quartier des villas correspond à tous les immeubles et villas situés entre l'océan et la bordure Nord du périmètre.

¤ Le secteur N°2 dit secteur du front de mer correspond à la quasi-totalité des immeubles donnant directement sur l'océan.
Depuis 1996, ce thème était abordé à chaque entrevue avec le Maire. Au surplus la création de la ZPPAUP s'insère dans un ensemble qui vise à améliorer la qualité de vie à LA BAULE : "ville-jardin", réaménagement du centre-ville, plan pinède, plan de circulation et de stationnement, etc.
Les règles de la ZPPAUP constituent une servitude d'utilité publique qui s'impose aux règles des autres documents d'urbanisme (POS ou PLU) notamment pour la hauteur des constructions et l'aspect extérieur ; elles sont complétées par un "cahier des recommandations architecturales et paysager". Un exposé détaillé des dispositions de la ZPPAUP figure dans la Lettre d'information n° 9 de janvier 2006 (voir à la rubrique "Lettres d'information" accessible par le Sommaire).
Il est inévitable que l'instruction des dossiers connaisse des délais supplémentaires, notamment pour l'obtention de permis de construire, l'avis de l'architecte des Bâtiments de France étant sollicité. La surveillance par la ville du respect des prescriptions de la zone est un point fondamental du succès ; cela suppose une vigilance particulière et un renfort d'effectif du service d'urbanisme à cette fin, notamment pour les déclarations de travaux (à titre d'illustration sur 900 permis de construire délivrés par la ville, 30 dossiers sont en infraction). Les infractions les plus sérieuses sont notifiées au Procureur de la République. Il appartient aux associations, notamment au GRSB, et à leurs membres, d'être vigilants pour signaler toutes atteintes à ces règles, et les faire sanctionner (prévenir le GRSB).
C'est à ce titre qu'à partir de son AG 2008 (voir compte-rendu ), le GRSB s'est vigoureusement élevé contre un projet annoncé par le Maire de construire une nouvelle tour à LA BAULE sur le terrain des Roches Rouges. Même si d'après ses dires, son propos n'était qu'un "ballon d'essai", cette idée méritait de mobiliser les réactions, ce qui fut le cas. Un "collectif" de refus orchestré par un membre du Conseil d'administration a pris ce dossier en charge. Des réactions de nos membres nous parviennent régulièrement et sont relayées vers l'adjoint chargé de l'urbanisme. Il semble que le projet de « tour » a été abandonné au profit d’un autre, à échelle humaine, dont le cœur serait une réalisation de type hôtelier.

Créée par une loi du 2 juillet 1996, la Fondation du Patrimoine est un organisme privé indépendant à but non lucratif, dont la vocation est de défendre et valoriser un "patrimoine de proximité", en particulier lorsque sa conservation paraît compromise, et s'il n'est ni protégé par un classement, ni inscrit à l'inventaire supplémentaire ( lois des 31 décembre 1913 et 2 mai 1930 ). La Fondation du Patrimoine est soumise aux règles relatives aux fondations reconnues d'utilité publique. Son action très décentralisée, et proche du terrain s'appuie sur un réseau de délégués régionaux et départementaux; elle comporte diverses modalités, selon les partenaires avec lesquels la Fondation s'engage.

La création de la ZPPAUP rend la Ville de LA BAULE et les propriétaires inclus dans la zone, éligibles à différentes formes d'aides dispensées par la Fondation, et à certains avantages fiscaux. Voir le détail dans la Lettre d'information n° 8 de juin 2005 (Rubrique "lettres d'information" du site). Il est clair pour ce qui concerne LA BAULE que l'aboutissement de la création de la ZPPAUP est fondamental, en ce qu'il permet aux propriétaires concernés de bénéficier de l'aide financière de la Fondation et des déductibilités fiscales. A titre d'exemple, un immeuble du POULIGUEN situé dans la ZPPAUP de cette commune ( "Villa Christiane" sur le quai traditionnel du vieux port ) a bénéficié du label décerné par la Fondation à titre de "bâtiment d'intérêt architectural" . Les travaux visent à restaurer les façades dans leur état d'origine.
4 – Circulation et stationnement

Nous réclamons depuis 1996 une politique cohérente en ce domaine ; à notre connaissance, il n’existe pas encore de vue d’ensemble, même si le sujet paraît désormais à l'ordre du jour des travaux de la Municipalité.

Le stationnement qui pose des problèmes, est celui des non-résidants venus pour quelques heures : la meilleure solution serait de l’organiser en limite de l’agglomération, (secteur des gares, voire au-delà…à négocier éventuellement avec les communes voisines) et de les dissuader de rechercher un stationnement au plus près de la plage ; à cet effet, ces parcs de stationnement devraient être assortis de navettes desservant les centres commerciaux et la plage. En tout cas seraient à proscrire des parcs en silos hors sol à proximité de la plage (Cf. projet de modification du POS au Bois des Aulnes, qui après consultation publique a été définitivement abandonné). Pour les «deux roues » motorisés, la création provisoire d’un parc gardé dans l’îlot 6 bis avant sa construction a été une initiative intéressante, même si elle n’a pas totalement dégagé le trottoir du front de mer. Cette idée devrait être reprise, étendue à d’autres secteurs du front de mer, en l’appuyant de sanctions vraiment dissuasives contre le stationnement anarchique sur les trottoirs (amendes, enlèvement des engins, contrôle du niveau sonore). L’expérience menée en 2010, d’une navette entre le parc des Salines et le centre-ville paraît prometteuse au vu de son succès ; elle pourrait être poursuivie et renforcée grâce à une extension de capacité du stationnement dissuasif lorsque les services techniques municipaux auront pu être déplacés dans un terrain plus éloigné de la voie ferrée

Les problèmes de circulation à LA BAULE semblent abordés au coup par coup : le front de mer, l’avenue de Gaulle, le secteur du marché et bientôt la ZAC Victoire. Or le dessin du réseau de voirie, l’importance du trafic avec ses pointes liées à la fréquentation de la plage pendant la saison d'été, le stationnement anarchique dans les allées secondaires, exigent les compétences particulières, et les moyens appropriés des services spécialisés du Ministère de l’Equipement et des Transports. Le recours à une société privée de conseil qui a été engagé, est intéressant, mais il pourrait être utilement complété par le recours aux compétences publiques. Au surplus une telle étude, et la mise en œuvre d’un plan de circulation, ne peuvent être envisagés sans y associer PORNICHET, LE POULIGUEN et même GUERANDE...dans le cadre de CAP Atlantique. Par ailleurs certaines mesures (dissuasives et répressives) propres à éviter les excès de vitesse dans les voies intérieures sont indispensables.
Le problème a fait l’objet d'une analyse approfondie dans la Lettre d'information n° 7 de décembre 2004 ( voir Rubrique des Lettres d'information). Il a peu évolué depuis lors. La Commission créée à cet effet, et à laquelle nous avons participé, n'a pu trouver de consensus sur les mesures proposées par le consultant, chacun restant fermement attaché à ses intérêts particuliers. Le dossier a donc été mis en sommeil pendant la période électorale...Les éléments d'analyse exposés en décembre 2004 sont toujours d'actualité. On peut y ajouter cependant quelques réflexions complémentaires:

  1. circulation et sécurité des piétons : L'une des particularités de LA BAULE est qu'une partie non négligeable des voies à grande circulation n'est pas équipée de trottoirs. Il y a virtuellement une zone réservée aux piétions le long des propriétés, mais le fait qu'elles ne comportent pas de bordures de trottoirs conduit les automobilistes à se les approprier en totalité pour stationner. En conséquence les piétons, et surtout les poussettes et voitures d’enfants, se trouvent dans l'obligation d'emprunter la chaussée. La première des règles qui devrait être respectée par les résidants est d'utiliser leur garage, leur parking privé, ou le jardin de leur villa, pour le stationnement de leur véhicule, et non pas de le laisser dans la rue par négligence, ou sous prétexte que le garage sert à tout autre chose que sa fonction d'origine….On doit noter par ailleurs que la réalisation de trottoirs ne constituerait pas une solution au problème dans de nombreuses voies: les normes imposées pour les personnes à mobilité réduite seraient incompatibles avec la largeur totale de la voie…




  1. usage des voies cyclables: c'est un thème récurrent qui démontre la difficulté du partage de l'espace urbain entre les différentes formes de circulation.... Malgré le développement de ces voies, notamment sur les boulevards de mer, les cyclistes et rollers se plaignent souvent d'un chantier inachevé (tracés au sol discontinus, conflits avec la circulation ou le stationnement automobiles...). Mais par ailleurs, l'usage des voies cyclables de plus en plus développé ne crée pas de droits nouveaux pour les cyclistes qui restent totalement soumis aux règles du code de la route et doivent en respecter toutes les prescriptions ( priorité des piétons, respect des feux de circulation, des sens interdits, des "stop",etc). Le développement des cycles sur le "remblai" crée de réels problèmes de partage de l'espace à la fois pour leurs déplacements et pour leur stationnement. Un effort d'éducation est indispensable mais aussi une plus grande sévérité pour la sanction des comportements abusifs et/ou dangereux.


5 – Sécurité des personnes et des biens
En août 2001, le Commissaire de Police de LA BAULE avait pris l’initiative d’une enquête d’opinion auprès des usagers. Bien qu’elle n’ait pas bénéficié d’une publicité suffisante, elle a le mérite d’exister, et nous nous sommes en son temps rapprochés de son auteur. Il est patent que la « petite délinquance » : vols à la roulotte, agressions physiques, détériorations volontaires de biens (voitures en particulier), comportements menaçants et/ou injurieux que certains appellent bizarrement des « incivilités », s’est développée à LA BAULE de façon significative, et s'est encore aggravée depuis lors. Ce développement n ‘est pas comme on veut nous le faire croire un « fait de société » (sic) mais la conséquence d’un laxisme des autorités chargées de faire appliquer la loi et les règlements. Nous ne voulons pas croire que ce laxisme ait pu être encouragé, voire recommandé dans le passé ( « Ces jeunes se défoulent ; il ne faut pas les contrarier… »). Voir les développements à cet égard dans les Lettres d'information n° 1 & 2 de janvier et mai 2002 . On peut y voir aussi la forme locale d’une dégradation générale des comportements dans l’ensemble de la France.

Si l’on ne veut pas que la qualité de la vie à LA BAULE se dégrade significativement, il faut d’abord une réelle volonté de faire respecter les règlements, ensuite se fixer un objectif de « zéro tolérance » , en se donnant au moins pendant des périodes limitées, mais judicieusement choisies , les moyens d’y parvenir : renforcement des effectifs des deux polices, consignes de sévérité, utilisation de la procédure de flagrant délit…En tout cas on ne peut plus se contenter de nier qu’il y a détérioration de la situation… Il est heureux que ce point de vue semble être désormais celui de la Municipalité.

Des mesures opportunes ont été prises : renforcement des effectifs de police, création d'une patrouille VTT, installation de caméras de surveillance dans les zones sensibles, patrouilles de nuit de la BAC, formation de deux policiers municipaux à la lutte contre le bruit,…Il est également nécessaire que toute personne victime d'un acte délictueux s'en plaigne auprès des services de police même si elle pense n'avoir que peu de chance d'en obtenir réparation : c'est indispensable pour mesurer l'exacte dimension du problème, et justifier l'octroi d'effectifs ou de moyens matériels supplémentaires.
Le quartier de la gare de PORNICHET pose des problèmes spécifiques (bars et alcoolisme sur la voie publique, concentration de groupes venant de toute la région, troubles divers,...) Le nouveau Maire de PORNICHET s'est engagé dans la voie de la répression avec l'aide des forces de police, mais aussi dans la voie de la prévention en réduisant les heures d'ouverture des débits de boissons. Ses décisions, même prises à titre expérimental, ont soulevé une tempête de protestations des professionnels... et des usagers (nombreux articles de presse en octobre 2008). Le lobby des professions hôtelières a engagé une action judiciaire pour faire annuler les arrêtés Municipaux... Nous approuvons et soutenons l'action du Maire de PORNICHET par principe et dans la mesure où les résidants baulois de l'autre côté de la voie ferrée sont très concernés par cette affaire. En décembre 2008 à l'expiration de la période "expérimentale", il semble que des accords aient été négociés entre les parties intéressées; on verra à l'usage ce qui en résulte, et notamment si les débordements en tous genres sur la voie publique sont en diminution. Début janvier 2009 les réactions dans la presse sont toujours vives, les commerçants insistant sur la nécessité d'une réglementation claire et stable. A suivre.

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