Note concernant les noms de personnes








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Gambe.

Le logement de Gambe se réduisait au minimum par ce qu’il préférait rester célibataire. Il travaillait en solitaire dans un poste de surveillance et regardait des écrans toute la journée. Policier, son rôle consistait à veiller à tout ce qui pouvait perturber les six carrefours qu’il devait garder en bon état de fonctionnement. Tout incident de circulation l’amenait à envoyer aussitôt une patrouille d’intervention qui prenait la situation en main. Plus grave, il envoyait deux ou trois brigades en libellules. Mais son rôle s’étendait aussi à la surveillance des gens qui déambulaient dans les espaces surveillés. Les vols, voire les crimes, devenaient rarissimes, mais pour parvenir à cela, il fallait que chacun sache que la police veillait en permanence. On la voyait intervenir en cas de bousculades, manifestations spontanées ou lorsque un ou plusieurs individus en importunaient d’autres. Les cas le plus fréquents concernaient des tentatives de rapprochements non acceptés entre des gens de sexes différents. Il fallait veiller aussi sur les gosses mal disciplinés qui chahutaient dans les lieux publics, ce qui déclenchait la réaction immédiate de Gambe. Lorsque la situation ne justifiait pas de déplacer ses collègues, il intervenait simplement en utilisant son micro et incitait les trublions a plus de calme. Cela arrivait plusieurs fois par jour. Le soir, et compte tenu de toutes ses autres occupations, il rentrait chez lui, fatigué, les yeux tirés et après un bref repas ne songeait qu’à dormir, seul de préférence.

Ne perdez pas de vue qu’à cette époque du début des années A.A., la quantité de travail que chaque citoyen devait à la communauté se tenait dans une fourchette de cinq à six heures par jour. Gambe donnait donc ce temps là au travail et s’arrangeait pour se maintenir en forme en pratiquant divers exercices physiques au cours de la journée. Le matin, au sortir de ses ablutions, il se rendait à un distributeur proche pour recevoir une ration standard de petit déjeuner équilibré. Cet appareil se trouvait au second étage de son immeuble lequel constituait le niveau dit « technique ». Là se concentraient tous les services communs et toutes les activités de groupes. Là, également se tenaient quelques réunions de tel ou tel association. Ajoutez-y quelques commerces de base, placés là pour que les habitants puissent trouver de quoi satisfaire à tous leurs besoins sans devoir sortir. Gambe, remis d’aplomb par sa collation, partait à pied vers le parc réservé aux gens de son bloc d’immeubles. Cet espace vert et arboré portait le numéro sept sur le plan de la cité. Chaque parc était aménagé, organisé, après de nombreuses réunions et moult discussions tenues durant des années par les habitants des douze immeubles de chaque bloc. Il ne faut pas s’étonner, dans ces conditions, que chaque parc possède un plan d’aménagement propre et parfaitement distinct de celui des autres parcs. Dans celui que Gambe fréquentait, les plans d’eau étaient de faibles dimensions et se comptaient sur les doigts d’une seule main. Par contre, il offrait une grande pelouse centrale d’environ quatre hectares d’un seul tenant, la plus importante de toute la ville, endroit privilégié qui se prêtait parfaitement aux assouplissements matinaux. Le taï-chi-huan, que les anciens chinois observaient pour maintenir leurs articulations en bon état jusqu’à leur dernier jour, comptait de nombreux adeptes dont Gambe.

Il y consacrait une demi heure chaque jour, puis il se dirigeait, à pied, vers son poste de travail. Au retour, il rejoignait sa salle de gymnastique et y pratiquait des sports de combat pour se tenir en état de réagir à toute nécessité de son métier. Puis, il rentrait chez lui et bavardait dans la coursive avec tout interlocuteur qui, comme lui, traînait là, espérant échanger un peu de chaleur humaine (dite chalum par commodité) avant de se mettre au lit.

Voilà comment il avait pu connaître Hans, l’apprécier et devenir son ami malgré leur différence d’âges. Plus tard, il s’attacha au jeune Giarou. Il prêta à ce gamin plusieurs livres imprimés, vieux de deux siècles, qu’il possédait et gardait jalousement un peu dans un esprit de collection. La lecture de textes imprimés sur papier ne se pratiquait plus au commencement des années A.A. Cela relevait à la fois de raisons écologiques (ne pas détruire les ressources végétales) et de son absence totale de nécessité puisque les écrans se consultaient en direct et sans inconvénients. Mais, pour d’obscures raisons, que nous ne devons pas analyser ici, Giarou aimait le contact physique des livres et rêvait volontiers en regardant leurs illustrations.

Durant les quatre années qui séparent la première rencontre entre Hans et Gambe et la date de la cérémonie du souvenir, décrite ci-dessus, l’amitié de ces deux hommes se renforça. Depuis la première rencontre de Gambe et de Giarou jusqu’à la date du départ de ce dernier vers son destin, ils se croisèrent et échangèrent quelques propos onze ou douze fois, tout au plus !

Giarou empruntait un livre, le parcourait rapidement dans la coursive pour savoir s’il était intéressé par sa lecture, puis, le cas échéant, demandait à Gambe de le lui confier jusqu’à leur prochaine rencontre. Lorsque le gamin finissait sa première lecture suivie de plusieurs relectures, il se branchait sur Gambe pour convenir du moment où il viendrait le lui rendre et, si possible, en emprunter un autre.

Cette fréquence convenait parfaitement au policier car elle n’interrompait pas trop souvent sa routine. Giarou savait que, le week-end, Gambe se rendait à l’assemblée des célibataires des deux sexes. Le gamin ignorait qu’ils se rencontraient en un lieu prévu à cet effet et portant de nom évocateur de Copclub. Le nom venait d’une contraction entre « copinage » et « club » car il permettait à des gens de s’y rencontrer et, éventuellement d’y nouer des relations amoureuses ou de simples amitiés. Certains prétendent, qu’en fait, la véritable étymologie de cop venait de copulation et non de copinage ! Qu’importe ! Nous devons seulement considérer la manière dont ceux qui les fréquentent en usent. Cela tenait du club de vacances, de la piscine et de l’hôtellerie. Leur but affiché prétendait diminuer les stress des personnes solitaires qui devaient pouvoir ainsi assouvir leurs besoins élémentaires d’affectivité et/ou de sexualité. Il en existait deux par ville standard. Gambe s’y rendait alternativement avec la régularité d’un métronome.

De retour au domicile familial, Giarou ne cachait pas son livre bien qu’il perçoive un certain étonnement de ses parents à chaque fois. Au contraire, il se plaisait à le lire lentement, un peu chaque soir, avant de s’endormir, ainsi que Hans le lui avait conseillé. Son sommeil se voyait agrémenté de rêves dans lesquels des personnes des temps anciens tenaient un grand rôle. Son imaginaire en sortait renforcé. Comme ses résultats scolaires étaient largement au dessus de la moyenne, les parents avaient accepté le fait que leur gamin développe un goût particulier pour le passé et ils n’y attachaient aucune connotation négative. Cela lui passerait comme l’époque des Yo-yo ou celle des jeux de constructions ! Il leur semblait positif qu’un gosse trouve un ou des terrains propres à son développement et venant de ses propres choix.

Un jour, Giarou ramena un petit opuscule consacré au jeu de bille. La première partie expliquait que ce jeu remontait à la préhistoire et en décrivait toutes les évolutions jusqu’au début du vingtième siècle. La seconde moitié du livre concernait toutes les façons d’y jouer et décrivait, en les illustrant, les règles applicables à chacune de ces manière. Giarou apprit ainsi que, dans la plupart des jeux, il fallait des billes de terre cuite ou de verre de petites dimension (huit à dix millimètre de diamètre) et des plus grosses nommées « calots ». Une troisième et dernière partie de l’opuscule se voulait didactique et exposait comment le lecteur devait s’y prendre pour devenir un bon joueur.

Lorsqu’il en termina la lecture, Giarou ressentit comme un déclic et les paroles que Hans lui avait adressées (par l’intermédiaire de Gambe) lui revinrent subitement en mémoire ! Il avait, jusque là, complètement occulté la fin de la Cérémonie du souvenir à laquelle il avait assisté naguère ! Ainsi, son grand-père lui conseillait de jouer aux billes et précisait même qu’il devait porter son attention particulièrement sur les calots ! Le jeu de bille existait encore et existera toujours sous une forme ou sous une autre. Dans le développement de l’enfant il faut une phase durant laquelle il doit s’exercer à la précision de ses lancements et au calcul instinctif des trajectoires.

Giarou possédait donc, dans l’un de ses tiroirs, quelques billes et peut-être un calot en acier. Il chercha et contempla son butin qui se composait de cinq billes en terre cuite toutes peintes en rouge terne, trois billes en verre incolores, mais possédant chacune un « jardin » de stries multicolores, un calot d’acier de trois centimètres de diamètre (un véritable bulldozer) et un autre en verre dont la surface semblait dépolie à force de cogner.

A partir de ce moment là, Giarou abandonna un peu la lecture pour consacrer une grande partie de ses loisirs à s’entraîner aux différents jeux de billes. Il pratiquait dans sa chambre et lorsque ses parents s’étonnèrent qu’il en revienne à des jeux pour petits, il répondit que l’idée lui venait de Hans. Ils se souvinrent de la cérémonie et respectèrent cette fantaisie qui semblait devoir se substituer à celle de la lecture des livres imprimés.

Ce que Hans espérait se produisit au bout d’une vingtaine de jours. Le calot d’acier heurta fortement la plinthe qui émit un son de creux. Giarou s’en étonna et sonda toute la longueur de cette plinthe pour finir par comprendre que la partie qui sonnait autrement que les autres ne mesurait qu’un demi mètre de long. L’enfant n’éprouva aucune peine à soulever la latte de plastique imitant le bois et y découvrit le legs de son aïeul : un cahier très mince ne comportant que quelques pages écrites, mais qui l’influencèrent fortement.
Journal de Hans.

Le vingt octobre de 172 A.A …

Aujourd’hui je décide de procéder comme les anciens et de noter dans un document ce qui marque les points importants du déroulement de mon existence. Puisque les autres montrent une tendance de plus en plus visible à me classer comme différent d’eux, je l’accepte et, sans chercher pour autant à me justifier, je noterai ici, ce que mon esprit échafaude. S’ils se trompent, cela pourra servir à une sorte de réhabilitation des valeurs qui conduisent mon existence. Dans le cas contraire, il reste possible que ces notes puissent servir à la médecine pour traiter des cas semblables au mien.

Je peux envisager, (pourquoi pas ?), que la vérité se trouve quelque part entre ces deux façons de voir. Il ne me reste, alors, qu’à espérer qu’un de mes descendants trouve ce cahier et le lise par simple curiosité. Je le garde et le cache donc dans un lieu peu accessible que seul un enfant fouineur pourra trouver. Dans mon bureau, qui deviendra un jour plus que probablement, une chambre, puisque l’espace habitable tend à se réduire régulièrement, il existe une plinthe au ras du sol. Elle ne conduit plus aucun fil électrique, l’installation se trouvant remise aux normes actuelles. Je l’ai soulevée et j’ai aménagé, juste derrière, sur une longueur de cinquante centimètres, un creux dans lequel je dissimule mon petit cahier enroulé sur lui-même. Hormis un balai ou un aspirateur, rien ne touche jamais cette latte de bois. Mais les enfants aiment jouer avec des véhicules miniaturisés ou avec des billes et je me figure qu’un jour, dans des années, voire des décennies, l’un deux cognera assez fort pour se rendre compte que dessous cette plinthe, il existe un creux. Sinon, tant pis, je me contente de reconnaître, alors, que j’écris uniquement pour moi !

On me considère comme un passéiste car j’envie mon arrière grand-père qui vécut avant les années A.A. et qui menait le genre de vie qui me conviendrait. Je ne peux le nier ! Notre longévité actuelle va de quatre-vingt dix à cent cinq ans, et nos actuels arrières grands parents assument le rôle jadis dévolu aux grands parents. Ceux-ci passent trop de temps en voyages et en loisirs pour s’occuper des tout petits. Quant à moi, j’ai pu bénéficier d’une très grande chance ! En effet, mon aïeul, Mike, le père de ma mère, vécut dans notre logement dit « home » durant toute mon enfance et cet homme adorait se raconter. De mon côté, je trouvais un réel plaisir à lui demander de m’expliquer les années avant A.A. et en particulier de me décrire l’époque des dix dernières années du millénaire (selon l’ancien calendrier).

Mike obtint son premier ordinateur en économisant durant longtemps et put se l’offrir seulement au moment de sa retraite. Rien ne le prédisposait à en maîtriser le maniement, mais, de formation ingénieur, il s’y mit comme tant d’autres et en épuisa vite les joies. Durant les trois premières années il passa son temps à charger tous les programmes qu’il pouvait trouver et dut maintes fois recourir à un spécialiste pour tout formater et ramener son disque dur à zéro. Il faut savoir, bien que cela dépasse notre imagination, que son premier appareil ne possédait qu’un disque dur de deux gigas octets ! Très rapidement les prix baissèrent en même temps que montaient les performances. Il se trouva bientôt équipé d’un engin cinquante ou cent fois plus performant dès les années deux mille de l’ancienne façon de compter le temps.

Il commença donc à devenir sélectif et ne chargea que les programmes indispensables. Ceux-ci se rapportaient principalement aux traitements de textes et à ceux des images. Un jour, il sauta le pas et prit un abonnement sur Internet. Il s’agissait d’un embryon de ce qui se nomme de nos jours la grande toile. Peu de gens, en l’an mille neuf cent quatre-vingt-dix-sept, en Europe, s’inscrivirent à ce service fort coûteux et, de plus, entraînant pour eux de gros frais téléphoniques.

Je sais qu’il peut sembler difficile d’imaginer cela à mon époque où tout un chacun possède (obligation légale) un terminal minimum par famille et pour lequel nous ne payons rien de particulier puisque cette charge est incorporée dans la Taxe Générale. Pour Mike, non seulement cela entraînait une dépense mais encore il devait mesurer et compter en permanence son temps de branchement lequel se trouvait limité par son forfait mensuel. Il m’expliquait que, néanmoins, huit heures par mois suffisaient à ses besoins.

Bref, il en connut les avantages et, très vite, les inconvénients ! Il me racontait, qu’en ces temps là, peu de particuliers possédaient leur site privé et que seuls ceux qui voulaient commercer directement ou indirectement avec leurs semblables en créaient. Il exagérait certainement ! Nous savons tous que des sites, de rencontres ou de regroupements par affinités, existaient et prospéraient.

Mais, si nous prenons le terme « commercer » dans son acception économique sans oublier son sens étymologique (= entretenir des rapports avec quelqu’un) nous pouvons dire que Mike voyait juste.

Des fois, je pense à agir comme Mike bien qu’aucune des raisons qui le conduisirent à se couper du monde n’existe plus de nos jours. Lorsque je lui demandais de me raconter à nouveau le pourquoi de la chose il émettait un petit rire sec, ses yeux bleus très clairs se plissaient de malice et il développait ce thème en se délectant. Je résume ses propos :

« En dehors des sites où les utilisateurs pouvaient échanger des idées ou des informations, il existait une messagerie qui, progressivement, remplaça une grande partie des services que fournissaient les anciens bureaux des Services Postaux. Mike, au début, trouva très pratique de pouvoir communiquer instantanément avec les membres de sa famille dispersés sur l’ensemble du globe. Il en usa et en abusa. Mais, des gens vivant à des milliers de kilomètres les uns des autres, qui mènent des existences sans se rencontrer sauf en cas de décès ou de mariages, finissent rapidement par ne plus rien trouver à se dire. Au bout de quatre ou cinq ans Mike trouva plus agréable et aussi plus économique de téléphoner une fois tous les deux ans sans oublier d’envoyer ses vœux de « bonne année » à une liste de ce qu’il considérait comme son cercle de relations amicales et familiales.

Entre-temps, par manque d’intérêt et suite aux inconvénients de ce système, il osa se désabonner de l’Internet ! On ne peut même pas envisager ce que cela peut bien vouloir dire à mon époque, mais de son temps, rien ne s’y opposait, quitte à s’infliger à soi-même une grande frustration.

Il faut comprendre que dans cette préhistoire du monde A.A., le logiciel qui permettait la complète traçabilité des messages envoyés ou reçus, n’existait pas encore. Alors arrivaient, au milieu du courrier électronique, des « virus » informatiques et des spams. Quand ils parlaient de virus, ils évoquaient des programmes destinés à mettre votre configuration en panne. Pourquoi ? Mike m’expliquait que pour se protéger des virus il fallait acheter des antivirus et, qui plus est, s’abonner à des mises à jour perpétuelles qui coûtaient très cher. Mis à part quelques malfaisants intervenant chroniquement, il devenait évident que les virus étaient créés par les vendeurs d’antivirus ! Mais l’utilisateur de l’informatique de communication retardait toujours d’un train, et, ouvrant son ordinateur sans précautions, par une simple inadvertance ou par une mise à jour tardive, il se retrouvait devant un ordinateur inutilisable ! Il devait le formater entièrement et perdre ainsi toutes les données non encore sauvegardées. Ainsi, avant d’éteindre son écran, tout usager consciencieux devait sauvegarder son travail sur disquettes ou par gravure sur disques compactes ou par transfert vers un autre appareil non relié à l’Internet.

Mais là ne s’arrêtaient pas les inconvénients ! Vous receviez énormément de publicités commerciales ou d’offres dans tous les domaines (ils nommaient cela : les spams) par des messages non sollicités et qui remplissaient leur messagerie. Je demandai à Mike s’il ne pouvait pas filtrer ? Il me répondit que cette possibilité existait, se trouvait inscrite dès l’origine dans le logiciel de la messagerie, mais que les gens qui vous adressaient les spams, changeaient de noms pour passer ces barrages. Il précisait, de plus, que lorsque le filtre se saturait de noms et d’adresses irrecevables, il bloquait le système. Le vider d’une partie des adresses refusées, remettait ces expéditeurs en piste et que rien d’autre ne pouvait s’envisager, sauf le formatage complet du logiciel de la messagerie. Certes, il restait possible de payer un service qui recevait vos messages et ne vous réexpédiait que ceux exempts de propositions sexuelles ou commerciales. Mais ce service se payait également à prix d’or ! De nos jours ces inconvénients n’existent plus. Ce type de message reste formellement interdit et, grâce à la totale traçabilité, tout contrevenant éventuel se verrait aussitôt démasqué et puni.

Comme si tous ces ennuis ne suffisaient encore pas, l’indiscrétion de certains internautes, des techniciens pointus, se révéla vite comme sans bornes. Par l’intermédiaire de ce cheval de Troie, n’importe qui pouvait pénétrer dans votre ordinateur et se balader dans vos dossiers pour les lire ou les modifier. Les plus astucieux se nommaient les Hackers et ils se promenaient dans les comptes des établissements bancaires en se créditant de ce qu’ils voulaient. Les mêmes irresponsables, souvent des adolescents inconscients, violaient les secrets militaires ou bien dévoilaient au grand public les arcanes des services de police. On les pinçait après de longues enquêtes mais le mal déjà accompli ne pouvait pas aisément se réparer ! »

Donc, Mike en revint à son « statut quo ante » et il renonça à utiliser cet outil qui se montrait un excellent serviteur mais, à la longue, se révélait comme produisant un ensemble de dangers permanents. En ce temps là, celui qui connaissait bien le maniement de l’Internet pouvait utiliser les terminaux qui se trouvaient à la disposition du public dans des lieux comme les bureaux de postes ou des clubs dédiés à ce travail ou même, si j’ai bien compris, dans des cafés ou débits de boissons qui offraient aux jeunes des jeux et des possibilités de messageries.

Moi-même je réduis autant que possible mon asservissement à cet outil. Je n’y place aucun dossier personnel, je n’y tiens aucune sorte de comptabilité et ne lui réserve principalement que les applications d’un traitement de texte. Quelque fois je l’utilise, pour me distraire, avec quelques jeux de réflexions ou d’arcanes qui existent dans tous les programmes de base.
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