Note concernant les noms de personnes








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Chapitre Deux

Le ver qui naît dans un radis noir…

Reste persuadé que le radis noir, c’est bon !

(Les belles phrase de Léa.)
Une tempête aussi violente que la Méditerranée peut en produire lorsque les vents la prennent en travers, rejeta vers la côte espagnole de nombreux débris et quelques épaves de navires, abandonnés par les pêcheurs qui s’étaient réfugiés dans des embarcations de secours. Certaines jouèrent leur rôle et permirent aux marins de trouver une rive hospitalière. D’autres se renversèrent et flottèrent, quille en l’air, jusqu’à ce qu’elle se brisent en touchant les rochers côtiers. Clarina et Giarou repérèrent ainsi une barcasse pas trop abîmée qu’avec beaucoup de travail, ils espéraient rendre à nouveau utilisable.

Tout, d’après eux, devant être réalisé dans le plus parfait secret, ils opérèrent de nuit et menèrent, par temps calme, tantôt avec un reste de voile, tantôt à la godille, leur futur bateau vers leur « base ». Puis ils consacrèrent tout leur temps libre et la partie non indispensable de leurs crédits à réparer et aménager l’esquif. Ils ramassaient tout ce qui pouvait se révéler utile pour leur projet parmi tous les débris qui arrivaient presque chaque matin sur la côte. Ils disposèrent, après quatorze mois de dur travail, d’un bateau ventru et quillard d’une longueur de huit mètres. Imaginez ici, pleine page, une barcasse construite de bric et de broc… Cette embarcation possédait, fort heureusement, une petite cale aménagée en cabine et elle devrait naviguer sans recourir à un moteur. Ils installèrent un petit mât de quatre mètres de haut et découpèrent, en biais, une voile carrée ‘récupérée, en deux surfaces inégales. La petite deviendrait un foc et la grande servirait de grand-voile. Ils apprirent, auprès des pêcheurs, les rudiments pratique de la navigation et commencèrent à se promener, de nuit, autour de Gibraltar, pour se familiariser avec l’utilisation de leur futur moyen d’évasion. Les prévisions de Nounou se vérifiaient et les autorités du centre laissèrent courir sans intervenir autrement que pour les aider ! Voilà pourquoi ils trouvèrent, un matin et comme par miracle, une ancre avec sa chaîne (préalablement soigneusement oxydée et incrustées de coquillages) qui semblait les attendre auprès de leur coque …

Maximus réunissait les Magisters tous les trois mois et ils examinaient ensemble les progrès réalisés par les malades dans la voie de la guérison. À cet égard, deux années après l’arrivée de Giarou, ils devaient constater un quasi échec. Certes, par amour, le patient acceptait de garder un portable sur lui, mais il continuait à refuser tout casque. De plus, dans un premier temps, il ne voulait utiliser que la possibilité de communiquer en permanence avec Clarina. Un an de discussions et de persuasions le convainquirent d’accepter d’enregistrer sur la mémoire de l’appareil les coordonnées de Maximus. Les objectifs actuels du groupe des soignants tendaient à ce qu’il accepte maintenant que l’on complète cette très courte liste par une possibilité de liaison avec au moins l’un des membres de sa famille. L’expérience antérieure montrait que si l’on parvenait à ce que le patient accepte, de bon gré, sept liens/adresses, on le considérerait à juste titre, comme sauvé.

Mais Giarou allait allègrement vers son quinzième anniversaire et il ne restait qu’une courte année pour le sortir de son socio autisme. Il continuait à préférer la bibliothèque et le contact des livres en papier aux facilités offertes par l’écran. Il évitait tous les jeux sur consoles et s’il lui arrivait, de temps à autres, de jouer une partie d’échecs contre un programme, jamais il ne participait à un jeu collectif. Il n’utilisait l’écran de sa chambre que pour suivre les prescriptions obligatoires du bon citoyen : le vote matinal, les réponses à des sondages ou la lecture des programmes qui organisaient sa journée.

Si là, sur son traitement, la thérapie semblait échouer, les Magisters étaient emplis de fierté au plan de ses études. Car le système des leçons données en petit comité -ou même privées- se montrait d’un rendement exceptionnel. Giarou venait de terminer ce que l’on nommait le second cycle, ce qui représentait deux ans au moins d’avance sur les jeunes de sa génération !

Autre consolation pour l’équipe soignante : La guérison de Clarina qu’ils n’espéraient plus ! Nounou, consultée régulièrement, exprimait que le programme actuel concernant la guérison ou l’affectation future de Giarou, se déroulait comme prévu. Il fallait maintenant attendre la petite fugue des deux jeunes, la favoriser et même, si elle ne se produisait pas assez vite, la provoquer. Maximus demanda, lors de la plus récente consultation, comment obtenir une accélération du processus ? Nounou répondit qu’il fallait jouer sur la date du retour à la vie normale de Clarina dans son milieu Berlinois. La menace d’une séparation inciterait les deux jeunes à partir sans attendre que l’ensemble de leurs préparatifs soit effectivement finalisé.

Ainsi, trois jours plus tard, les amoureux embarquèrent au petit jour et mirent le cap vers le continent Africain. Par correction et même par affection, Giarou laissa un petit mot manuscrit sur son bureau avant de partir. Ce procédé de communication manifestait l’importance de son attitude passéiste mais obtenait également que vingt heures au moins, s’écouleraient avant que quiconque ne puisse le lire :

« Cher Magister,

Dans très peu de temps, Clarina et moi,nous devrons nous séparer et cette perspective nous semble odieuse. Alors décidons-nous de partir à l’aventure en bateau pour continuer à vivre ensemble. Puisque dans six semaines, arrive normalement notre période de congés annuels, nous souhaitons que vous ne vous inquiétiez pas pour nous et que vous nous considériez comme simplement partis en vacances plus tôt que prévu. Nous resterons très prudents et ne songeons absolument pas à mettre nos vies en danger. Avec toute notre amitié et tout notre respect »

Ils espéraient cabotiner le long de la côte atlantique du Maroc et vivre en toute liberté les quelques semaines précédant leur séparation. Ils ne possédaient que quinze jours de provisions de bouche et ne manqueraient pas d’eau pour une période équivalente. Ensuite, ils aviseraient. Après tout, à quinze ans, il reste encore une forte immaturité dans les esprits de tous les adolescents, Maximus pensait que, dans deux ou trois semaines, ils appelleraient au secours et devraient bien communiquer avec le monde extérieur, pour l’obtenir.

Par le passé la plus longue des fugues enregistrées ne dépassa pas les quatre semaines et si le procédé se montrait un peu violent il se révélait souvent comme salutaire. Rien de tel que le besoin de secours, de nourriture, de soins ou de compassion pour ramener un socio autiste sur le droit chemin ! De toute manière l’ancre, abandonnée sur la grève pour que les jeune l’utilisent, dissimulait une balise qui signalait la position du bateau à tout instant. De plus, les portables des deux jeunes gens comportaient obligatoirement le dispositif les reliant au réseau des satellites géostationnaires qui enveloppaient la Terre. Certes, ils courraient de graves dangers ainsi abandonnés seuls dans l’Océan, mais ce risque de perte entrait dans les statistiques. Une personne de quinze ans doit savoir s’entourer des précautions nécessaires à sa propre survie, sinon il restera un danger permanent pour lui-même et pour ceux qui le fréquentent …

Le calme apparent de l’océan masquait l’arrivée d’une forte tempête, le bateau des amoureux dut réduire sa toile et ils perdirent assez rapidement toute notion de direction. Ils pensaient trop à rester en vie et à garder leur bateau en état pour s’en préoccuper d’avantage. Ce grain assez violent ne dura que quelques heures mais, le calme revenu, ils ignoraient totalement où ils se trouvaient. Le vent les poussait vers l’Ouest et il ne leur restait que le foc pour tenter de naviguer ! Impossible de remonter au vent vers l’Est. La seule possibilité consistait, pour eux, à se laisser porter en espérant rencontrer un pêcheur ou un navire de ligne sur leur route. Sinon ils tiendraient le plus longtemps possible en prenant du poisson et en récupérant les eaux de pluie. L’optimisme de la jeunesse constitue sa principale force …

… Dix-neuf jours plus tard ils arrivèrent en vue d’une petite île volcanique et ils décidèrent de s’y établir. Il pleuvait des cordes depuis trois jours, l’eau ne leur manquerait donc pas. La végétation vert émeraude se développait luxuriante dans le lointain, mais sur une très petite surface seulement : Une oasis de verdure dans du basalte noir. Ils débarquèrent là où ils le purent, ils traînèrent leur bateau jusqu'au pied de la zone verdoyante, et le coincèrent au mieux entre quelques cocotiers …

Maximus et les Magisters suivaient, sur écran, la route zigzagante empruntée par l’esquif. Lorsque les jeunes touchèrent terre, ils surent qu’ils venaient de poser le pied sur l’île de Corvo. Un cailloux désert et isolé appartenant aux Açores. Les données concernant cet endroit précisaient que, suite à l’éruption de soixante dix sept A.A., la population, déjà très réduite à l’époque, avait définitivement quitté l’île. Hors d’une petite zone qui se trouva épargnée par les laves, plus rien ne permettait à un village de vivre ni à sa population de se multiplier. Par contre la zone épargnée, une étroite bande triangulaire qui suivait le cours d’un ruisseau, possédait tout ce qu’il fallait pour que deux jeunes un peu débrouillards puissent tenir le coup jusqu’à ce qu’ils se décident à communiquer. Ils en éprouvèrent un certain soulagement mais Nounou réagit plutôt négativement à leurs réactions sur ces informations. Elle exprima que la fugue risquait de durer plus bien longtemps que prévu mais que cela restait tout de même conforme à ses plans à moyen terme ! Une écoute de type N.S.A. suivrait les messages émis et reçus par les fuyards à tout instant. Nounou enregistrerait directement et communiquerait les éléments utiles aux Magisters. Ainsi, sans le savoir, les jeunes gens restaient sous bonne garde …

Après avoir déjeuné de leurs provisions et d’une noix de coco, les deux amoureux entreprirent d’explorer leur nouveau domaine. Le sommet du volcan ne s’élevait qu’à mille six cents mètres et, en suivant le lit du petit cours d’eau, ils l’atteignirent en une dizaine d’heures. D’en haut, ils pouvaient contempler leur royaume ! La partie la plus large, sur la grève, mesurait environ deux cents mètres et, près de la source, à cent mètres avant le cratère, se réduisait à une dizaine de pas de chaque côté. Il existait un renfoncement côtier se présentant comme une sorte de tache blanche située à moins de trois cent mètres de leur bateau. Aucune végétation n’y poussait ! Clarina émit l’hypothèse qu’il puisse s’agir de cendres volcaniques agglomérées et encore trop alcalines pour recevoir des plantes. De nombreux oiseaux de mer nichaient dans les anfractuosités du haut et ils ne manqueraient ni d’œufs ni de chair (bien que, par la suite, celle-ci se révèlera trop coriace et fortement parfumée au poisson !). Les baies poussaient nombreuses sur des buissons que la jeune fille cherchait à identifier de son mieux. Certaines devaient pouvoir se classer parmi les plantes comestibles. Sur la grève de leur lieu d’arrivée, les fruits de mer à eux seuls pouvaient les nourrir. Il suffisait de prélever les huîtres, moules, escargots de mer, berniques, qui croissaient abondamment sur les blocs basaltiques. Le sable de la grève contenait des palourdes, des couteaux et quelques coques. Sous les entassements rocheux, crabes et crevettes se reproduisaient sans prédateur humain depuis plus d’un siècle et ils ne se dissimulaient même plus. À marée basse, avec un crochet improvisé ou en utilisant un bout de filet de pêcheur, Giarou et Clarina ne manqueraient jamais de protéines animales. Les cocotiers poussaient assez mal car le climat semblait trop pluvieux pour qu’ils étendent leur petite zone d’implantation, mais le complément alimentaire en graisses viendrait de leur coprah.

La question de la survie semblant acquise, ils se contentèrent d’une vie à la Robinson Crusoé durant un peu plus d’une semaine. Ils dormaient dans le bateau, employaient une partie de leur temps à ramasser des coquillages ou des baies et des œufs, car le soleil brillait quelques heures par jour avant de disparaître dans le brouillard ou dans la pluie. Puis, ils se dirent qu’il fallait maintenant songer à un domicile un peu plus confortable que la cabine du bateau. Plusieurs solutions s’offraient à eux et ils envisagèrent consécutivement les possibilités suivantes :

- Tirer le bateau plus avant sur la grève et compléter les aménagements en couvrant le pont qu’ils garniraient d’une pièce restant aérée mais à l’abri des pluies assez fréquentes.

- Construire, au sol, en un lieu propice, et avec des matériaux naturels, une cabane qu’ils agrandiraient au fur et à mesure de leurs besoins.

- Trouver une grotte ou un creux restant au sec dans lequel ils monteraient un foyer pour cuire et sécher. Quelques meubles bricolés ou une utilisation rationnelle des lieux pouvaient les aider à y installer leur couchage et le stockage de leurs provisions.

- Visiter un peu mieux l’îlot pour voir s’il ne resterait pas des vestiges d’habitations construites et ensuite délaissées par les autochtones après l’éruption dont les traces encore fraîches affichaient l’évidente historique ?

En effet, la vue d’ensemble qu’ils obtenaient en montant jusqu’au cratère ne permettait pas une visite détaillée des côtes. La lave qui se jeta en bouillonnant dans l’océan venait de plusieurs coulées successives se dirigeant dans plusieurs directions. Certaines s’étaient chevauchées. Il semblait, qu’en fin de période éruptive, seule la bande de verdure longeant le ruisseau avait échappé à une destruction totale ! Mais cela valait la peine de tenter un tour de la côte en bateau. Ils espéraient découvrir ainsi quelques ruines ou des vestiges utilisables. En prenant comme esquif leur petit canot pneumatique et ses pagaies, ils espéraient pouvoir accomplir le tour complet de l’îlot en trois jours.

Le temps brumeux ne leur permit pas de partir dès le lendemain de cette décision. Ils durent se tenir calfeutrés dans le bateau et passer une bonne partie de leur temps à discuter et à tenter de mieux se connaître. Une divergence assez nette existait entre eux. Giarou était très heureux de ne plus devoir se brancher sur le reste de l’humanité. Il lui semblait qu’un carcan se desserrait sur sa poitrine ! Tout à l’inverse, Clarina n’en pouvait plus de solitude sociale ! Maintenant qu’elle pouvait parler à peu près normalement, elle brûlait de l’envie de communiquer avec sa famille, de dire à Maximus dans quelle aventure ils se trouvaient lancés, de connaître les dernières nouvelles et potins du monde, de l’immeuble, de ses amis, et même des groupes emboîtés auquel appartenait sa famille ! Depuis leur fugue, ils ne remplissaient plus leurs obligations légales de votes matinaux et cela gênait la jeune femme. Certes, avant de fuir, ils avaient déclaré qu’ils prenaient leur mois de congés annuels et ils pouvaient donc se dispenser, durant encore un ou deux jours, de reprendre le contact. Mais il faudrait bien choisir entre se comporter en adultes responsables ou déserter définitivement la civilisation.

Giarou optait évidemment pour cette seconde branche de l’alternative, sans bien en mesurer les conséquences ni les répercussions. Clarina préférait reprendre le minimum des contacts officiellement imposés, mais elle devait admettre que, en agissant ainsi, elle indiquerait automatiquement leur position géographique à la grande toile. Donc, toute personne qui désirerait connaître celle-ci, pourrait le savoir en posant la bonne question à Nounou.

Giarou, se comportant comme tous les individus libres et égaux en droits qui constituaient la trame sociale, restait très libéral dans ses attitudes de pensées. Il exprima qu’il ne voyait aucun inconvénient à ce que Clarina utilise normalement tous les instruments pouvant la relier au reste du monde mais, concernant leur fugue, il déclara que la bonne question préalable qu’ils devaient se poser concernait la crédibilité que leur fuite puisse échapper à l’énorme stockage d’informations et de logiciels qui constituaient Nounou. Sans tomber dans la paranoïa, tout le monde savait que la vie des humains se déroulait sous la surveillance constante de la grande toile et donc de ceux qui l’utilisaient pour obtenir des réponses. Par conséquent : Ou bien Maximus et Nounou savaient déjà tout les concernant, ou bien cela leur échappait encore mais très provisoirement. Donc et très logiquement, il confirma son accord.

Clarina comprit que le meilleur moyen consistait à adresser une information directe à Maximus avant qu’elle n’envisage d’émettre un ou plusieurs messages vers sa famille. Il lui semblait normal de rassurer leur Magister et mentor sur leur sort. Giarou observa que quelque personne humaine qu’elle contacterait en premier, la question à laquelle elle devrait répondre immédiatement concernerait le lieu exact où ils se trouvaient ? Or elle ignorait la réponse ! Il suggéra donc d’adresser une première demande à Nounou mais en utilisant la réserve de la clause de confidentialité. Clarina opina dans ce sens et donna son accord.

Dehors, la pluie redoublait et le pont du bateau émettait le bruit d’un tambour sur lequel un musicien s’exercerait aux roulements. Ils attendraient donc le changement de climat que la marée amenait régulièrement. Ils savaient, qu’au début des basses eaux, le brouillard remplacerait la pluie et qu’ensuite, en principe, le ciel se dégagerait durant quelques heures. Ils s’endormirent, tendrement blottis l’un contre l’autre, en un sentiment de complétude et de bonheur partagé.

Bien plus tard, Clarina se brancha sur Nounou et, sans s’embarrasser d’aucun préalable, posa sa question :

- Pouvez-vous me donner des précisions sur le lieu exact d’où ce message vous parvient ? Réponse à fournir en clause 152 -

- Votre message provient d’un îlot situé dans l’archipel des Açores. Il se situe à l’extrémité de cet archipel et se nomme Corvo. En principe, ce lieu n’a conservé aucune population stable et seuls de rares pêcheurs l’utilisent parfois comme escale. Mais ils n’y viennent seulement que contraints et forcés car de nombreux brisants en rendent l’accès très difficile. Carte demandée ?

- Afficher carte et préparer historique -

La carte de l’île minuscule s’afficha sur l’écran du portable et Clarina en prit un enregistrement sur son minidisque. Son appareil lui permettrait les zooms et les prises de détails ultérieurement.

Puis elle lança le résumé historique dont elle surligna les passages qui les intéressaient :

-/…Au cours de cette éruption saccadée il se produisit d’abord une forte explosion avec émission intense de poussières volcaniques qui, pour la plupart se trouvèrent emportées par le vent vers le large. Malheureusement le seul hameau qui abritait la faible population se trouva entièrement recouvert de ces cendres. On estime que l’épaisseur du ciment qui se forma avec les pluies successives doit s’établir aux environ de un mètre (voir Santorin). Trente deux personnes purent se sauver à temps et la population ne déplora la perte que de trois individus frappés en mer par les explosions du magma au cours des tempêtes consécutives aux éruptions. En effet, une seconde éruption se produisit deux jours plus tard et recouvrit toute l’île de basalte noir. Seule un ruisseau et ses berges se trouvèrent épargnés. Le reste de l’îlot, aride et non cultivable, ne peut suffire à la nourriture d’une population envisageant de s’y installer. Puis se produisirent encore six petites coulées de lave et, ensuite, tout redevint calme…

Clarina mémorisa à nouveau pour pouvoir consulter ultérieurement sans devoir recourir à Nounou.

Giarou lisait son écran en même temps qu’elle et devait s’avouer qu’il appréciait de pouvoir ainsi obtenir toutes les informations utiles sur n’importe quel sujet, simplement en consultant la grande toile. Plus, il en redemanda en priant sa compagne de lire le corréla concernant Santorin. Ils apprirent ainsi qu’en Méditerranée, une explosion antique recouvrit entièrement la civilisation de Santorin et que des fouilles, menées un siècle avant A.A., exhumèrent toute une ville enfouie sous des dizaines de mètres de cendres et remirent en lumière la façon dont vivaient ces gens à l’époque où Moïse lançait ses anathèmes contre le pharaon.

Ils songèrent immédiatement que, là où ils se trouvaient, la tache blanche pouvait recouvrir quelques maisons. Et pourquoi pas une demeure qu’ils sauraient rendre habitable et accueillante ? S’il ne fallait que creuser sur un mètre en moyenne il restait possible que certaines maisons mieux situées affleurent à la surface de la cendre transformée en mortier sous l’influence des pluies et du temps. Ils décidèrent donc, avant de s’embarquer pour un long et difficile tour de l’île d’aller, à pied, vérifier de plus près cette intéressante hypothèse et de « creuser » à la fois cette possibilité et quelques décimètres de cendres, le cas échéant.
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