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PRIMATURE







REPUBLIQUE TOGOLAISE

Travail – Liberté - Patrie

Travail – Liberté – Patrie



CONSEIL D’ADMINISTRATION DE L’EAMAU

********
DISCOURS D’OUVERTURE DE

SON EXCELLENCE MONSIEUR LE

PREMIER MINISTRE, CHEF DU GOUVERNEMENT

Dr Komi Selom KLASSOU

Lomé, le 25 novembre 2016


Monsieur le Ministre de l’Enseignement Supérieur de la Recherche et de l’Innovation du Tchad, Président en exercice du Conseil d’Administration de l’EAMAU,
Monsieur le Ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche de la République Togolaise, Vice-Président statutaire de l’EAMAU,
Messieurs les Ministres d’Etat et Messieurs les Ministres des Etats membres
Mesdames et Messieurs les membres du Gouvernement Togolais,
Mesdames et Messieurs les représentants du corps diplomatique,
Mesdames et Messieurs les Représentants des Organisations Interafricaines et internationales,
Mesdames et Messieurs les Experts,
Monsieur le Directeur Général de l’EAMAU,
Distingués invités,
Mesdames et Messieurs à vos titre, grades et rangs, tout protocole respecté,
Au moment où s’ouvre la 35e session ordinaire du Conseil d’Administration de l’Ecole Africaine des Métiers de l’Architecture et de l’Urbanisme (EAMAU), je tiens à souhaiter, au nom du Président de la République, Son Excellence Monsieur Faure Essozimna Gnassingbé, et au nom du Gouvernement, la cordiale et chaleureuse bienvenue en terre hospitalière togolaise à vous toute et tous venus des Etats membres.
Il y a quarante et un (41) ans déjà, en 1975, à Kigali, des pays d’Afrique de l’Ouest et du Centre ont résolu de créer une institution interafricaine d’enseignement supérieur, de recherche et d’expertise dans le domaine de l’architecture et de l’urbanisme dont le siège est installé ici à Lomé, la capitale du Togo, déclarée Ville Messagère de la Paix en 1988 par l’ONU.
Cette école est un symbole, qui nous est cher, celui de l’intégration africaine et du brassage socioculturel. En effet, ce sont les représentants de quatorze (14) Etats membres qui siègent au conseil d’administration de l’EAMAU qui sont ici réunis. Le plus spectaculaire est que l’EAMAU est devenue un véritable pont de solidarité géographique, humaine, culturelle et d’expertise établi entre les zones UEMOA et CEMAC, c’est-à-dire entre l’Afrique de l’Ouest et l’Afrique Centrale.
Il s’agit du Bénin, du Burkina Faso, du Cameroun, de la Centrafrique, de la Côte d’Ivoire, du Congo, du Gabon, de la Guinée Bissau, de la Guinée Equatoriale, du Niger, du Mali, du Sénégal, du Tchad et bien sûr du Togo, formant un ensemble qui, d’une manière cumulative, couvre une superficie totale de six millions cinq cent vingt-neuf mille sept cent quarante-quatre (6.529.744) km² et où vivent aujourd’hui environ cent vingt-quatre millions (124) d’âmes.
Je voudrais donc saisir cette opportunité, qui m’est offerte, pour rendre un hommage mérité aux pères fondateurs de l’EAMAU, lesquels, dans leur la vision et leur volonté, ont su planter le décor, permettant à nos Etats de disposer en commun aujourd’hui d’une institution de formation très réputé en matière d’architecture et d’urbanisme où sortent des bâtisseurs et gestionnaires urbains de renoms.

Dans cette volonté, deux objectifs essentiels et stratégiques sont assignés à l’EAMAU. D’une part, « être la grande Ecole de la Ville Africaine  d’aujourd’hui et du futur…» et, d’autre part, « constituer un pôle international de compétences et d’expertises dans les réalisations architecturales et urbanistiques ».
Comme vous pouvez le constater aisément, la première mission assignée à l’EAMAU est de dessiner l’avenir territorial de l’Afrique, à travers le prisme de l’urbanisation, de la création et de la gestion des cadres de vie, en tenant compte des spécificités de notre continent notamment, des valeurs culturelles, des liens sociaux mais aussi de la dimension environnementale indispensable à l’épanouissement et au développement harmonieux de l’individu. 
Mesdames et Messieurs

Chers Participants
Comme le disait le célèbre Artiste, Ecrivain, Philosophe et Romancier français, du 20e siècle, Jean-Paul Sartre (1905-1980), je cite : « On ne met pas son passé dans sa poche ; il faut avoir une maison pour l’y ranger » fin de citation. C’est là où réside toute l’importance de l’EAMAU. Former des hommes et des femmes compétents, capables de comprendre la dynamique afin de concevoir des villes dans lesquelles les Africains se sentent heureux de vivre, détendus dans leurs relations avec leur voisinage et pas du tout complexés par rapports aux autres villes du monde.
Loin d’être une improvisation, les chefs-d’œuvre urbanistiques doivent être le fruit de tout un programme bien élaboré doublé d’un sens de responsabilité, de foi et d’engagement qui permettent aux filles et fils diplômés de l’EAMAU de donner corps à une vision architecturale africaine, capable de conserver les racines des citoyens, ancrés dans la terre et la culture, de mettre en exergue le sentiment d’appartenance à une communauté ceci, nonobstant les exigences de la concurrence liées à la globalisation des échanges et à leurs corollaires de changements de modes de vie.
La deuxième mission des créateurs dévolue à l’EAMAU vise à faire d’elle, un espace de créativité et d’émulation intellectuelles. Il s’agit, non pas seulement de reproduire ni de restaurer des édifices, mais d’innover en tenant compte des grands enjeux liés à la gestion des espaces afin d’apporter des réponses modernes et adaptées aux défis du développement de notre continent. Pour ce faire, rien de ce qui a trait à la ville ne doit pas être étranger à l’EAMAU, qu’il s’agisse de l’urbanisation, de la gestion du croît démographique, des infrastructures nécessaires à la fluidité des déplacements, de la question énergétique sans perdre de vue l’attractivité même des lieux de vie.
Mesdames et Messieurs,

Chers Participants,
Comment ne pas s’interroger sur la problématique de la ville quand on sait que : « la moitié de l’humanité soit 3,5 milliards de personnes vit aujourd’hui dans les villes ; qu’en 2030, environ 60% de la population mondiale vivra en zone urbaine et surtout que 95% de la croissance de la population urbaine dans le monde sera le fait des pays en développement y compris l’Afrique ? ».
De surcroit, l’urbanisation rapide non maitrisée telle que observée dans nos pays, exerce une pression sur la flore, la faune, les réserves d’eau douce, les systèmes d’approvisionnement en eau et d’évacuation des déchets, le cadre de vie et la santé publique.
Pour toutes ces raisons, l’EAMAU doit inscrire plus que jamais sa réflexion et ses recherches dans la problématique du développement durable en faisant particulièrement sien l’objectif n° 11 des ODD tels que adoptés en septembre 2015 à New York par l’Organisation des Nations Unies et qui stipule que, je cite : « Faire en sorte que les villes et les établissements humains soient ouverts à tous, sûrs, résilients et durables ».
Pour ma part, il est impérieux que les architectes, urbanistes et gestionnaires urbains, accompagnent davantage les efforts de nos gouvernements, des collectivités locales, des promoteurs privés en immobiliers, des particuliers de sorte que, l’avenir que nous voulons pour notre continent soit celui des villes qui promeuvent nos patrimoines tout en offrant à tous et à toutes de grandes possibilités, grâce à un accès facile au logement décent, aux services de base, à l’énergie, aux transports, etc.
Au regard des nombreux intrants nécessaires à la promotion et à l’aménagement de la ville d’aujourd’hui et du futur, on est en droit de dire que la ville constitue un secteur à fort potentiel de croissance.
Aussi, dans sa volonté de contribuer à donner plus de possibilité à l’école inter-Etats en termes de capacité au niveau des structures d’accueil et de fonctionnalité voire d’ouverture de nouvelles offres de formation, le Togo a-t-il mis gracieusement à la disposition de l’EAMAU un terrain d’une grande valeur urbanistique pour construire, moderniser et agrandir le campus.
J’appelle solennellement tous les pays membres à contribuer, à la mesure de leurs moyens, afin de faire de ce Campus un lieu, internationalement reconnu, conservatoire des savoir-faire africains et laboratoire de recherche et d’innovation, qui, à son tour, apportera à notre continent des solutions nouvelles de développement urbanistique et architectural adapté.
En outre, je vous demander de ne ménager aucun effort pour promouvoir l’EAMAU dans vos pays respectifs, en donnant leur place aux nouveaux diplômés dans les divers échelons de vos administrations nationales. Ces lauréats ont fait la preuve de leurs capacités de bâtisseurs, de leur connaissance des problématiques de l’aménagement des villes. Il est du devoir de chacun des partenaires de proclamer, haut et fort, la valeur des formations dispensées dans cette école.
Pour ce faire, le Gouvernement togolais veut, à l’avenir, intégrer beaucoup plus de diplômés de l’EAMAU dans les administrations publiques pour bénéficier de leur savoir-faire dans la conception et la réalisation des projets d’édifices publics et d’infrastructures socio-collectives.
Comme disait l’architecte, urbaniste, décorateur, peintre, sculpteur et homme de lettres Charles-Edouard Jeanneret-Gris, beaucoup plus connu sous le pseudonyme de Le Corbusier, je cite : « On met en œuvre de la pierre, du bois, du ciment, on en fait des maisons, des palais, c'est de la construction. L'ingéniosité travaille. Mais, tout à coup, vous me prenez au cœur, vous me faites du bien, je suis heureux, je dis : c'est beau. Voilà l'architecture. L'art est ici. », fin de citation.
Les propos de ce grand visionnaire, de ce bâtisseur génial, sont toujours actuels. Mesdames et Messieurs les membres du Conseil d’Administration, donnez les moyens à l’EAMAU de faire œuvre architecturale, urbanistique et artistique. L’Afrique vous attend, l’Afrique a besoin de vos décisions courageuses pour se donner les conditions d’un développement durable.
C’est sur ces mots d’encouragement que je déclare ouverts les travaux du Conseil d’Administration de l’EAMAU, travaux auxquels je souhaite pleins succès.
Vive l’intégration africaine,

Vive les 40 ans de l’EAMAU
Je vous remercie de votre aimable attention.

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