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Les pensées du peintre qui s'adressent à l'esprit ou au sentiment, sont tantôt des faits purement historiques, tantôt des vérités morales et philosophiques présentées sous les traits de l'allégorie ou avec le secours de l'exemple, tantôt des sujets destinés à émouvoir Ie spectateur par les divers genres de plaisirs on de sentimens pénibles que leur vue est capable de faire naître. Examinons d'abord ces peintures dans leurs effets sur l'homme privé.

Pour observer ces effets, il faut suivre [177] l'homme dans les diverses occasions ou les productions de la Peinture viennent frapper ses yeux. L'occasion n'est pas indifférente : elle peut ajouter aux sensations, comme elle petit affaiblir celles dont telle autre circonstance aurait doublé la vivacité. Les tableaux étaient moins multipliés chez les Grecs que parmi nous ; les artistes étaient moins nombreux et les moyens de l'Art moins féconds. D'ailleurs les peintures en petit étaient peu en usage ; ce qui le fait présumer, c'est qu'on cite comme une particularité les tableaux de Calliclès qui n'avaient que quelques pouces de dimension . Chez les Romains [178] les petits tableaux furent moins rares. Ce qui contribua encore il faire passer des peintures entre les mains d'un plus grand nombre de personnes, ce fut le genre de portraits dessinés que Varron introduisit ; il ne paraît pas cependant que cet usage se soit fort répandu dans la suite. Au reste ni les Grecs ni les Romains n'eurent la source féconde de la Gravure, pour multiplier les peintures de toute espèce, comme il est arrivé chez les modernes. Nous ne croyons pas devoir tenir le même compte des ouvrages de sculpture qui étaient plus multipliés chez les anciens que parmi nous. Quoique la Sculpture soit aussi une peinture, les effets de l'une et de l'autre diffèrent presque autant que leurs moyens. Il y a beaucoup de naturel dans une statue ou un bas-relief, tout est art dans un tableau ; ceux-là surprennent moins, à raison de leurs formes qui ne sont que copiées, celui-ci étonne par la magie qu'il présente et par le peu d'analogie de ses matériaux avec les objets de la nature.

[179] Il suit de ces faits que l'impression que produisait la Peinture chez les anciens dut être plus vive : les observateurs en connaissent la raison ; d'ailleurs on sait que les productions des arts affectent d'autant plus faiblement qu'on est plus éloigné de l’instant de leur naissance, et que, par une étrange fatalité, l'indifférence, comme nous l'avons remarqué, semble être le fruit nécessaire de leur perfectionnement. Nous ne reverrons plus cet enthousiasme que manifestèrent les villes de la Grèce et de l'Etrurie, à moins que l'ignorance ou la barbarie n'étendent de nouveau leur voile funèbre sur la terre, et que de nouveaux Cimabués ne viennent retirer l'Art de dessous les ruines où il aura été enseveli. Faut-il donc proscrire et éteindre les arts pour en ranimer le goût et pour revivifier leur empire ? L'homme se lasse de tout. Les statues lourdes et barbouillées de rouge de l'ancienne Egypte excitèrent plus d'admiration que n'en produit parmi nous la sublime tragédie du Laocoon ; et les [180] épreuves grossières du burin de Baldini causèrent plus de sensaiion que les productions de Morghem. C'est ainsi que la fleur grêle du printems, qui s'élève sur une terre encore morte et dépouillée, produit plus d'effet sur nous que n'en exerce plus tard le spectacle de la nature dans toute sa fraîcheur.

Les productions de la Peinture se présentent à chaque instant sous nos yeux, sur les places publiques, dans les portefeuilles des amateurs, dans les cabinets, dans les galeries, dans nos vestibules, dans nos appartemens, sur nos meubles et jusque dans nos vêtemens. La tendresse filiale, l'amour, l'amitié, tous les sentimens du cœur trouvent dans les secours de cet art des soulagemens aux peines de l'absence, des moyens de multiplier les jouissances ou de rendre une sorte d'hommage à la personne chérie ; la douleur même y rencontre l'espèce de plaisir qu'elle cherche, celui de se nourrir sans cesse. Le luxe y trouve des ressources nombreuses ; la corruption y cherche avi- [181] dement des alimens à ses goûts dépravés et ne manque pas de les multiplier avec une funeste profusion.

Mettrons-nous dans la balance, les avantages et les maux que la Peinture peut introduire parmi les hommes ? Dirons-nous que parce qu'elle peut leur devenir funeste en certains cas ils doivent proscrire en général toutes ses œuvres ? Non sans doute. La Peinture, comme tous les arts, comme les biens les plus précieux, peut devenir un instrument dangereux dans les mains de l'homme, parce que l'homme abuse de tout ; mais le mal n'est pas en elle-même ; ce n'est pas la faute de l'Art, c'est celle de l'artiste qui en prostitue l'emploi. Que ne proscrirait-on pas aujourd'hui, s'il fallait condamner tout ce qui a enfanté des abus ? Les plus grands bienfaits de la nature ne sont-ils pas devenus des armes funestes ou de dangereux poisons ? Vérité humiliante pour l'espèce humaine ! L'homme est-il donc destiné à flétrir ou à corrompre tout ce qu'il touche ? Jamais un bien s'offre-t-il à nous sans que [182] le mal ne se présente presque au même instant ? Un usage heureux s'introduit-il dans la société ; l'abus est là qui marche à sa suite : avons-nous fait une découverte utile ; nous nous livrons sur-le-champ à des applications fausses ou à des excès qui en corrompent les effets . La plantation de la vigne a introduit l'ivresse ; l’imprimerie a produit les excès de la presse, les arts ont enfanté le luxe, la chimie a indiqué l’usage des poisons ; les jeux inventés pour procurer quelques délassemens ont détruit le repos des hommes, renversé les fortunes et enfanté tous les crimes ; la science a produit l'orgueil, et celui-ci les écarts les plus funestes de la raison humaine ; la religion a introduit le fanatisme ; l'amour a conduit à la débauche ; l'amour de soi, le père de toutes les vertus, a engendré le froid et dur égoïsme, le vil intérêt, l'avarice...... à quels [183] vices n'a-t-il pas donné le jour ? il n'y a pas jusqu’aux vérités les plus pures de la morale qui n'aient donné lieu aux conséquences les plus absurdes et les plus darigereuses. Combien la vraie philosophie, celle qui s'intéresse de bonne-foi au bonheur des hommes, combien, de son côté, la politique vigilante des législateurs des nations, combien toutes les ressources de la sagesse éclairée et de l'autorité qui commande aux hommes, doivent s'occuper des moyens propres à atténuer les effets des tristes abus qui découlent des mêmes sources d’où peuvent sortir la félicité privée de l'homme et, la prospérité des Etats ! Il faut en ceci imiter Platon qui, au lieu de bannir les arts de sa république, s'occupe d'en régulariser l'influence et n'en proscrit que ce qui lui paraissant dangereux, ne présente d'ailleurs aucune utilité. Il est souvent plus sage de réformer que de détruire, et il est plus facile de diriger l'influence des choses dont on connaît les effets, que de remplacer ce qu'on a détruit. A quoi bon faire rétrograder l'intel- [184] ligence et la raison de l'homme, quand on peut tirer parti des conceptions et des œuvres auxquelles elles peuvent s'élever ? La perfectibilité de l'esprit humain est dans la volonté de la nature ; appartient-il à l'homme de lui opposer une barrière ? La nature a voulu qu'il arrivât à une telle hauteur ; est-ce a lui de dire : L'homme ne doit pas remplir sa destination, il faut tromper le vœu de la nature qui a voulu en faire un être supérieur ; sa raison se maintiendra dans son enfance primitive, il doit lui suffire de surpasser de quelques degrés le niveau de l'instinct de la brute ? Tout ce qui peut honorer l'espèce hamaine, tout ce qui peut alléger le poids de ses misères et procurer à l'homme de bien des jouissances que la raison et les mœurs avouent, doit être respecté par le législateur. Il doit plus faire encore en faveur de ce qui peut aider ses vues et contribuer à donner aux hommes les impressions les habitudes, les pensées, les goûts et les mœurs conformes au plan de sa législation. Or nous verrons bientôt que la [185] politique peut tirer quelque parti de la Peinture. Voyons auparavant celui qu'en retire l'homme privé.

Les arts qui, dans leurs productions, tendent à imiter la nature dans ses beautés, doivent, suivant les réflexions judicieuses de Sulzer, l'imiter aussi dans les fins qu'elle se propose et dans la manière dont elle dispose de ses moyens pour y parvenir. C'est par l'attrait du beau qu'elle nous attire au bien ; si je pouvais ajouter un trait aux belles images que nous présente à cet égard cet observateur éclairé, je dirais que le beau est chez elle l'étiquette du bon : c'est l'enseigne aimable que cette bonne mère a placée au-devant de tout ce qui peut contribuer à notre conservation et à la plénitude de notre existence. Elle nous mène ainsi vers le bien par un chemin semé de fleurs et nous lui devons une double reconnaissance. La nature n'a point fait de beautés stériles : tout ce qu'elle a produit de grand annonce et recèle une destination conforme à sa physionomie ; et ces beautés [186] n'eussent-elles d'autre but que d’élever l’ame de celui qui les contemple, la nature aurait assez fait. Qui ne sait pas cormbien le spectacle du vrai beau est propre à exalter les pensées de l'homme y à agrandir ses faciiltcés, à l'éloigner de tout ce qui est indigne d'occuper sa raison ou qui tend à l'avilir ? La beauté, dit Mengs, élève l’ame au-dessus de l'humanité. ll faut bien que le beau soit le chemin, qui conduit au bien, puisque c'est celui qu'a pris la nature et que par-tout elle a étalé sous les regards de l'homme, dont elle voulait faire un être sensé et bon, des tableaux dont les variétés ne sont jamais que des beautés nouvelles. Voyez comme elle a relégué loin de lui, dans les rochers, sous les eaux, au fond des bois, les êtres qui, quoique anneaux nécessaires dans la grande chaîne, ne pouvaient procurer à l'homme aucune jouissance immédiate et n'auraient fait que troubler son repos on fatiguer ses regards. Elle a eu une autre attenlion non moins remarquable, celle de donner à chaque objet un caractère exté- [187] rieur analogue à son essence ; elle a voulu que l'homme ne fût pas trompé par les apparences. Jetez les yeux sur ces plantes funestes dont les livides couleurs et l'odeur fétide annoncent le poison dont elles se nourrissent, et que l'observateur juge au premier coup-d'œil, comme le physionomiste lit sur le visage de l'homme. Voyez les traits que la nature a donnés à la colombe, voyez ceux qu'elle a donnés au tigre. Quelquefois, il est vrai, elle a caché l'épine sous la fleur ; mais ici c'est, une utile leçon qu'elle nous donne. Le hasard ne pouvait que nous préparer une foule de dangers dont mille accidens pouvaient nous cacher la présence ; la nature nous en offre l’emblème et nous avertit par-là de nous tenir sur nos gardes. Au reste, c'est l’histoire de l'homme qu'elle semble lui présenter : nous ne l'avons, hélas ! que trop prouvé ; nous avons appris de la nature la route qui mène au cœur nous avons appris d'elle à exercer un empire puissant sur les facultés de notre semblable, et nous nous servons de cet [188] empire comme d'un moyen de trahison pour verser le poison dans son ame, égarer sa raison et dépraver tous ses goûts.

Si la nature a cherché à captiver l'homme par l'attrait du plaisir, c'est qu'en mère sage elle nous a traités comme des enfans chéris dont elle connaissait toute la faiblesse. L'homme qui veut l'imiter doit donc se proposer les mêmes vues qu'elle ; c'est d'elle qu'il apprend à embellir tout ce qu'il veut offrir aux regards.de ses semblables, et comme elle il ne doit employer ces moyens puissans, mais critiques, que pour entrainer l'homme vers un but utile. Les beaux-arts considérés dans leur essence, tels qu'ils doivent être dans les mains de l’homme, sont donc les vrais enfans de la nature ; et ils se sont livrés à une vaine déclamation, ceux qui ont avancé légèrement que les arts ne sont que les enfans du luxe ; ils en deviennent plutôt les instrumens, lorsqu'on cesse de connaître leur destination et qu'on en détourne le véritable emploi. Il n'est donc point autant philosophique [189] qu'on a pu le croire, ce dédain pour les arts et leurs chefs-d'œuvre, que quelques hommes ont affecté dans les divers âges. Sans doute que si le bien n'avait qu'à se montrer aux hommes pour maitriser leurs facultés et commander leur amour, il faudrait bien se garder de le décorer d'ornemens étrangers ; et l’austère philosophie dicterait alors de sages leçons en préchant aux hommes les maximes d'une extrême simplicité. Mais l'homme institué par la nature ne peut profiter utilement des leçons qui se trouvent en contradiction avec elle. Sa sensibilité, le besoin qu'il a d'être ému, le sentiment de sa faiblesse qui le ramène toujours auprès des objets agréables propres à le distraire, ce besoin du bonheur qui le fait tendre continuellement vers une sorte de bien-être quelconque et auprès de tout ce qui semble lui promettre des jouissances, toutes ces impulsions naturelles sollicitent en faveur de l'homme les mêmes ménagemens et les mêmes moyens de service que la nature bienfaisante a pris [190] à son égard ; et une philosophie sage doit maintenir entre ses préceptes et l'institution naturelle de l'homme, cette harmonie, cette relation absolument nécessaire, pour que l'une puisse exercer utilement son influence sur l'autre et prévenir ou ramener les écarts où elle peut quelque fois conduire.

Cette influence salutaire, les beaux-arts peuvent l'exercer avec succès. « J'ai toujours cru, dit le philosophe de Genève, que le bon n'était que le beau mis en action et qu'une ame bien touchée des charmes de la vertu, doit à proportion être aussi sensible à tous les autres genres de beautés ». De cette observation ne peut-on pas induire la proposition réciproque et dire que le sentinient du beau doit nécessairement donner celui du bien ? Si l'un tient essentiellement à l'autre, et que, comme le dit Rousseau, ils aient tous les deux une source commune, l'un peut-il se montrer sans l'autre, ou sans y conduire infailliblement ? Mais comment Rousseau qui [191] sentait ces vérités, a-t-il pu se laisser entraîner si loin dans son indignation contre le vice, en accusant les arts d'être les auteurs des maux dont il a fait une peinture si énergique ? Si le bon dérive du beau, comment celui-ci peut-il être la cause réelle et première du mal ? comment les arts qui procèdent envers l'homme comme la nature elle-même, peuvent-ils être essentiellement des fléaux pour le genre humain ? De grands maux ont accompagné de tout tems la culture des arts, cela n'est que trop vrai ; mais encore une fois, ce sont les hommes qu'il faut en accuser : s'ils ont abusé d'une chose bonne en elle-même, ce n'est pas à cette chose que la philosophie doit s'en prendre.

Comme il serait dangereux pour l'homme de suivre toujours aveuglément l'impulsion du plaisir, vu que sa sensibilité dégénère bientôt en faiblesse, et que la pente qui mène à la dépravation étant excessivement rapide, l’homme n'est plus le maître de s'arrêter dans sa chute, les [192] arts doivent fuir tout ce qui peut égarer le sentiment : ils peuvent, dit Sulzer, devenir des Sirènes dangereuses qui n'attirent l'homme auprès d'elles que pour le perdre. Voilà pourquoi Platon bannit de la musique le mode lydien qui ne lui semble propre qu'à détruire le courage en disposant l'ame à la douleur, et le mode ïonien qui lui paraît capable de la corrompre par sa mollesse, tandis qu'il en conserve deux autres qu'il juge propres à exciter un noble enthousiasme ou une tranquillité douce.

C'est en considérant les beaux-arts sous ce juste milieu, que l'on aperçoit de quelle utilité ils peuvent devenir parmi les hommes. En les conduisant au bien, comme le fait la nature, par l'impulsion la plus douce, et ne leur faisant acheter leur bonheur que par des plaisirs, quelle reconnaissance ne mériteront -ils pas de l'homme sensible et heureux qui leurdevra presque tout ce qu'il goûtera de jouissances pures et de délassement journalier aux peines de la vie ! Ils seront sans cesse [193] à ses yeux des miroirs réfléchissant cet ensemble de beautés harmoniques qui constituent l'ordre fondamental ; ils deviennent le supplément de la nature : en réunissant ses beautés éparses qui auraient pu ne frapper que rarement, ils les mettent en évidence sous les sens du plus grand nombre, et renforcent souvent utilernent celles qui n'auraient agi que faiblement sur des organes imparfaits ou peu exercés . En répétant le beau [194] naturel, ilsle rendent familier, ils accou. tument les ames à ce sentiment, à ce tact [195] qui sait le découvrir par-tout où il est ; ainsi les arts, en formant le goût, mettent [196] peu à peu l’ame dans une telle situation qu’elle ne petit plus supporter des disconvenances sans être choquée par le sentiment qu'elle éprouve de l'absence de l’ordre. Or qu'est-ce que le mal moral, sinon une disconvenance, une faute contre l'ordre fondamental des choses ? Ainsi le goût moral dérive du goût ordinaire, et le sentiment du beau, mène, comme nous l'avons dit, à celui du bien ; l'on ne peut désirer l'un sans souffrir de l'absence de l’autre. Le méchant est un homme dont le sentiment s'est dépravé et qui a cessé de [197] goûter cet ordre naturel et cette harnionie fondamentale qui font l'essence des beautés de tous les genres. D'après ces réflexions, je croirais pouvoir dire que le méchant sera rarement un homme de goût, même en fait des productions de la nature et des arts. La pensée de J. Jacques est profonde, et de quelque côté qu'on étende les observations que l'on peut faire à cet égard, cette vérité réparaît sans cesse et toujours avec une force nouvelle. Combien de secours il a prêté à la cause des beaux-arts par une seule maxime ! il ne s'est pas douté qu'avec deux mots seulement il avait renversé tout le systéme d'accusation qu'il a soutenu si éloquemment contre eux.
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