Thèse de docteur en Pharmacie








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Particularités du climat tropical :(11, 41)


Elles sont à envisagées non seulement pour les circumnavigateurs (Antilles, Polynésie française) mais aussi, par bon nombre de ses aspects, pour le navigateur méditerranéen visitant la côte nord-africaine, la Grèce, la Turquie.

Le climat tropical est en principe bien toléré en mer (température moyenne de 25°C environ), du moins dans les zones où souffle l’Alizé (Mer des Antilles, Océanie, Océan Indien) ; un voilier étant un moyen de propulsion lent, l’adaptation s’étale sur plusieurs jours et pose donc peu de problèmes.

Certaines régions présentent un climat tropical aride, beaucoup plus éprouvant (température couramment supérieure à 45°C à l’ombre en Mer Rouge).

En Indonésie, dans la zone du canal de Panama, sur la côte Nord-est du continent sud-américain le climat est de type équatorial (très forte humidité permanente associée à une température moyenne de 25-30°C).

Déshydratation, insolation, coup de chaleur, ophtalmie restent en général aisés à prévenir. Mais les mers tropicales recèlent également un grand nombre d’animaux marins vulnérants, venimeux ou vénéneux qui seront traités dans un chapitre ultérieur.

Sous les tropiques, la diarrhée du voyageur, la chaleur et le manque d’hydratation favorisent les chutes de tension. D’autres maladies les plus spécifiques à ces zones de navigation comme le paludisme seront  également à envisager mais les risques sont probablement plus importants pour un coureur de brousse que pour un marin…Pour limiter le volume de cette thèse, elles ne seront donc pas abordées. Néanmoins, la prévention sera avant tout primordiale pour les navigateurs qui envisagent des escales dans ces zones à risque : un carnet de vaccination à jour, un minimum de précautions, les renseignements obtenus auprès des populations locales permettent une bonne protection.


      1. Cas particulier de la piraterie : (3, 166, 167)


C’est un réel danger, aujourd’hui, pour le plaisancier dans certaines parties du monde. En 2007, l’Organisation Mondiale Maritime Internationale a recensé 263 actes de pirateries dans le monde mais de très nombreux actes demeurent cependant non déclarés. Ces actions sont la plupart du temps violentes ; les pirates n’hésitent pas à se servir de lance-roquettes ou de fusils d’assaut, et se produisent aussi bien dans les ports et points de mouillage, qu’en pleine mer.

Le Ministère des Affaires Etrangères a émis des conseils généraux à l’intention des navigateurs qui doivent :

  • s’assurer que leurs moyens de communication (valises satellites, radio VHF…) et que leurs moyens électroniques de bord (GPS, balise d’alarme, radar…) fonctionnent de façon optimale,

  • s’informer auprès des ambassades et consulats français et des autorités portuaires ou maritimes compétentes avant d’entreprendre une navigation,

  • informer une personne à terre de la route qu’ils comptent emprunter,

  • maintenir une surveillance anti-piraterie 24h sur 24, assurer des tours de garde dans les ports les plus sensibles,

  • éviter de mouiller trop près des côtes dans des zones sensibles ; éviter le cabotage de nuit.


C’est un sujet d’actualité qu’il convient de ne pas négliger ! La Marine de la zone maritime de l’océan indien avait en effet fortement déconseillé à plusieurs reprises l’équipage de la Tanit, voilier de plaisanciers effectuant un tour du monde, de continuer leur route, même à bonne distance des côtes somaliennes. N’ayant pas suivi ce conseil, ils furent attaqués et leur libération aura entrainé le décès de Florent Lemaçon, un des membres de l’équipage.



      1. Les principaux animaux marins : (15, 42)


Hormis les plongeurs, parmi les plaisanciers, on trouve également des pêcheurs à pied, profitant de grandes marées pour s’échouer ou mouiller à proximité d’îlots propices à leur sport. D’autres seront adeptes des plages désertes. Il faut donc tenir compte de la faune aquatique pour la constitution d’une pharmacie de bord complémentaire.
Les animaux marins sont en général peu dangereux. Mais ils peuvent être responsables d’envenimations dues à des morsures, des piqûres ou à des contacts cutanés. Ces dermatoses peuvent également être provoquées par divers éléments présents dans l’eau de mer comme les bactéries, les parasites, les composés chimiques, les polluants. Il est donc utile de connaître les types d’agression qui peuvent se produire et les moyens de s’en prémunir.



        1. Les piqûres d’oursins : (25, 43)

Lors des escales, le plaisancier pourra être confronté aux oursins, qui nichés près des rochers, sont redoutés par leurs nombreuses épines qui pénètrent profondément dans la peau. La piqûre douloureuse en raison d’une substance libérée par les pédicelles, survient par contact direct avec des épines très friables.
Outre ces problèmes, les complications sont le plus souvent liées à la surinfection sur inclusion de fragments d’épines. Ces lésions ne guérissent qu’après élimination de celles-ci. Leur extraction reste néanmoins délicate du fait de la profondeur des blessures et de la friabilité des épines.
Hormis les surinfections par les germes banaux, il faut souligner le risque d’infection par Erysipelothrix rhusiopathioe, présent sur les oursins comme sur de nombreux coquillages et poissons. Ainsi, après une période d’incubation très courte (24h), survient érythème infiltré, surélevé, violacé, et parfois une lymphangite et des arthralgies.
Le traitement symptomatique, comprend, outre l’extraction des épines (qui pourra se faire à l’aide d’huile alimentaire ou de vaseline), une désinfection locale très soigneuse avec dans les cas graves de surinfections, une antibiothérapie générale. En cas d’atteintes articulaires, un traitement par corticoïdes pourra être également envisagé.


        1. Raies venimeuses, vives, rascasses, murènes, poissons pierre : (11, 25, 31, 43, 44, 45)

Les accidents se produisent quand on marche sur l’animal, quand on le pêche ou quand on le prépare.

  • Les vives :

Elles se trouvent en Méditerranée et le long des côtes Atlantiques européennes. Peu actives, les vives se tiennent enfouies dans le sédiment et ne laissent apparaître que leurs épines dorsales érigées et le sommet de leur tête. La vive peut rester vivante quelques temps en dehors de l’eau et même morte, ses épines gardent leur pouvoir venimeux. Ce venin est très toxique, il est riche en enzymes (phospatases, lipases, osidases, protéases) et en amines vasoactives. Il aura des propriétés hémolytiques et neurotoxiques et agit sur les systèmes cardiovasculaires et neuromusculaires.

Les ptéroïs, ou « poissons de feu », « rascasses volantes », provoque une envenimation comparable à celle-ci.

  • Les raies venimeuses

Les espèces hostiles de nos côtes sont la pastenague (famille des dasyatidés) (Atlantique jusqu’à baltique, Méditerranée), l’aigle de mer (famille des myliobatidés) (Atlantique jusqu’en mer du Nord, Méditerranée) et la mante (famille des molubidés) (Atlantique tropical jusqu’au Portugal, Méditerranée).
De dimensions très variables, elles vivent sur des fonds sableux parfois à très peu de profondeur. L’animal peut projeter violemment l’aiguillon vers la jambe ou le pied. La blessure est alors souvent profonde et dilacérée.


  • Les synancées ou « poissons pierres » :

Ce sont les plus redoutables dans toute la zone indo-Pacifique et aux Antilles (« crapaud de mer ») : lors d’une blessure, une douleur atroce apparaît et un œdème ecchymotique puis une ischémie et une nécrose avec un syndrome général très marqué se succèdent.


  • Rascasses ou Scorpènes (genre Scorpoena) :

Ces poissons sont présents dans toutes les eaux chaudes et tempérées (Méditerranée et Atlantique jusqu’au Golfe de Gascogne). Ce sont des poissons de roche au corps irrégulier et de couleur vive. Les accidents se produisent en plongée ou à la pêche, au moment de la prise en main du poisson.


  • Murènes, congres

Ces poissons serpentiformes et démunis d’écailles vivent dans des trous jusqu’à 15mètres de profondeur (Méditerranée et Atlantique). Le pouvoir d’envenimation des espèces européennes est peu important. Leur large bouche est pourvue de dents pointues gainées de glandes de la muqueuse palatine à l’origine du venin. La morsure est le seul mode de propagation du venin.


  • Symptomatologie clinique commune :

La gravité des signes est relative à la quantité de venin injecté. L’aspect de la blessure ne permet pas de présager de la gravité des signes cliniques.
Signes locaux : La douleur est immédiate et constante, très violente avec la vive, elle est moins intense avec la rascasse et la morsure de murène. La douleur irradie dans tout le membre en une trentaine de minutes. Elle peut persister 12 à 48h avec des poussées paroxystiques. Elle peut provoquer malaise, troubles de conscience et paralysie du membre touché. Ces symptômes peuvent mettre en difficulté un plongeur. L’aspect de la blessure est en général rassurant. Une blessure large et frangée, située au niveau des jambes et du dos du pied oriente plutôt vers une rascasse. Une blessure punctiforme, saignotante, localisée à la plante des pieds ou aux mains oriente vers une piqûre de vive. L’évolution peut se compliquer d’une réaction inflammatoire avec destructions des tissus cutanés, hémorragies localisées et formation de petites bulles ou vésicules à la surface de la peau remplies d’un liquide rosé. L’œdème secondaire, dur et douloureux peut être suivi d’une inflammation des canaux lymphatiques avec gonflement des ganglions à la racine du membre.
Signes généraux : La douleur provoque angoisse, accélération du rythme cardiaque, chute de la tension artérielle, gêne respiratoire, nausées et vomissements. Cet état de choc d’intensité variable peut parfois provoquer une perte de conscience transitoire. Les signes neurologiques sont variables à type de fourmillements dans les doigts et les pieds, contractures musculaires permanentes ou par spasmes, vertiges, convulsions, délires. Si l’envenimation se déroule dans la zone européenne, l’évolution est spontanément favorable.


  • Conduite à tenir

La douleur et les lésions dues à la piqûre de vive étant liées à la présence d’un venin protéique thermolabile à 50°C, il est licite d’appliquer une source de chaleur au niveau de la plaie. La douleur disparaît alors d’au moins 50%, voire disparaît au bout de quelques minutes. En pratique, un bain dans une eau à 40°C pendant 20 minutes ou l’application à proximité de la plaie du bout incandescent d’une cigarette pendant 3 à 4 minutes sont suffisants. . Il existe même maintenant, un petit appareil à pile produisant une chaleur intense : THERAPIK®.
Les autres traitements habituels sont bien sûr nécessaires : désinfection, ablation des débris éventuels et éventuellement l’administration d’antalgique (aspirine ou paracétamol) .
Dans uns second temps, si cela est possible, il sera conseillé d’appliquer une poche de glace ou un coussin réfrigérant pendant quelques minutes sur la plaie, puis d’appliquer une pommade à base d’antihistaminique associée à un dermocorticoïde ou à un anesthésique local dans le but de limiter l’inflammation. Une crème cicatrisante et protectrice peut également être utile.


        1. Les méduses : (25, 31, 32)


Elles sont caractérisées par la présence de nématocystes, aux propriétés urticantes et adhésives, qui sont de véritables sacs à venin renfermant un filament urticant érectile enroulé en spirale dans une capsule remplie de liquide incolore toxique et présentant à leur surface un cil sensitif, le cnidocil dont le moindre effleurement provoque la dévagination du filament munie d’épines. Celles-ci s’implantent très rapidement dans la peau et au même moment, les substances adhésives sont excrétées et le liquide urticant libéré.

Ce venin provoque une sensation immédiate de brûlure intense, suivie de lésions d’abord urticariennes (en moins de 30 minutes) puis vésiculo-bulleuses ou d’aspect de flagellation linéaire inflammatoire ou purpurique (jusqu'à un mois après l’accident). La douleur parfois très forte, peut entrainer un malaise général, potentiellement grave, s’il survient lors d’une baignade ou encore un choc anaphylactique.

Un groupe de méduses tropicales : les cuboméduses (chironex en particulier) est responsable d’accidents mortels (grande barrière de corail et côte Nord-Est de l’Australie).
Le traitement est basé sur l’ablation des filaments. Puis la lésion sera rincée à l’eau de mer (si possible chaude car le venin est thermolabile), sans frotter pour éviter de faire éclater les nématocystes (l’eau douce hypotonique sera déconseillée : elle relargue le venin par éclatement des nématocystes). Il est également possible d’appliquer du sable, de la mousse à raser, de la farine, du talc sur lesquels vont s’agglomérer les éléments venimeux. L’ensemble sera éliminé avec un carton rigide (carte de crédit) en raclant tangentiellement la peau. Enfin, l’application d’antiseptiques locaux puis de dermocorticoïdes, l’administration d’antalgiques et d’antihistaminiques aideront à la disparition des lésions.
Si la lésion est étendue, et seulement après avis médical, un éventuel traitement antibiotique peut être envisagé afin de limiter les surinfections.


        1. Les animaux marins vulnérants :




  • Les requins

Hormis certains requins du large (« Tapete » polynésien) qui franchissent parfois les passes, ce sont surtout les petits requins gris surtout (« Raïra ») qui sont à craindre ; et à un moindre degré, les requins à aileron noir ( « Maori », « Black-Trip ») ; les requins à aileron blanc (« Torire ») sont peu redoutés.

Ces petits requins attaquent souvent sans directement tourner autour du plongeur, attirés par les battements d’un poisson agonisant, le sang, le simple bruit de la détente d’une arbalète ; de simples baigneurs ont néanmoins été attaqués.

Les blessures sont toujours très graves, profondes, arciformes à bord crénelé, avec souvent arrachement de paquets vasculo-nerveux, ruptures tendineuses, lésions ostéo-articulaires ; le risque infectieux est très important.


  • Les barracudas :

Il ressemble à de grands brochets ; ils foncent droit sur le plongeur sans prévenir (en stoppant en général leur attaque à un ou deux mètres…). Ils sont surtout redoutés aux Antilles, quand ils sont de grandes tailles, en groupe de deux ou trois, en eau trouble. Les blessures sont propres et nettes.


  • Les murènes :

Les accidents sont fréquents : récupération d’un poisson blessé dans un trou de corail abritant une murène, pose d’un pied à proximité d’un trou ; en principe, la murène n’attaque pas en eau libre. Les plaies sont souvent contuses, de 5 à 6 cm de diamètre ; le mucus toxique qui enduit les dents accroît leur gravité (retard de cicatrisation, surinfection).


  • Les aiguillettes :

Elles sont proches des « poissons volants » ; leur mâchoire est très effilée et comparable à un rostre ; le poisson mesure environ un mètre. C’est en pêchant les exocets au lamparo que des accidents peuvent survenir, les aiguillettes sautant hors de l’eau pouvant percuter le pêcheur (plaie transfixiante) ; le navigateur à voile est peu menacé ; on signale une quinzaine d’accidents par an en Polynésie française.


  • Les poissons chirurgiens

Cet animal n’est pas agressif, mais on peut se couper assez sérieusement si on le manipule sans précaution (forte épine érectile articulée à la manière d’une lame de canif pointée vers l’avant, de chaque coté du pédoncule caudal).


  • Autres exemples

Une petite pieuvre australienne est mortelle ; c’est la pieuvre à anneaux bleus ; à la morsure ressentie, comme une simple piqûre douloureuse, peut se succéder une gêne à la déglutition, signe avant coureur de la détresse respiratoire.

Les cônes sont les coquillages les plus dangereux (risque mortel) en particulier le cône géographe (Polynésie) et les variétés Textile, Tulina, Striatus, Marmoreus.

Les serpents marins, proches des cobras et des mambas sont très peu agressifs et les accidents sont exceptionnels : leur venin est neurotoxique.

Une variété d’étoile de mer de la zone indopacifique, est parfois mortelle : Acanthester planci.

Les coraux, même peu venimeux, occasionnent des plaies longues à cicatriser, se surinfectant et suppurantes facilement, avec possibilité de lymphangite et d’abcès à distance ; « les coraux de feu » provoquent des brûlures comparables à celle des méduses et des anémones de mer.


        1. Les intoxications par ingestion :
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