Essai sur L’Esprit de l’Azerbaïdjan








télécharger 436.16 Kb.
titreEssai sur L’Esprit de l’Azerbaïdjan
page2/7
date de publication03.04.2017
taille436.16 Kb.
typeEssai
ar.21-bal.com > loi > Essai
1   2   3   4   5   6   7

5 ­ § Précisions quant à l’ « objet » du présent livre



Chacun l’aura compris, le sujet de cet essai n'est pas réductible au résultat d'une objectivation scientifique : la solution serait peut-être de faire mention d'un « personnage principal », mais comme il ne s'agit ni d'un roman, ni d'une fiction, le mieux est d'évoquer une « Idée » dans l'acception philosophique : l'Idée dont il sera question est celle du « Pays du feu », celle de l’Azerbaïdjan.

C'est d'une Idée qu'il s'agit parce qu'il nous incombe de penser « quelque chose » qui domine le temps, qui persiste depuis un million d'années ou peut- être davantage ; c'est une Idée parce qu'elle a été et qu'elle est encore, mais c'est aussi une Idée parce qu'elle demeure en devenir, parce qu'elle est naturellement vivante, qu'elle est en essor, qu'elle est animée par un pouvoir constituant qui construit la liberté de la République d’Azerbaïdjan et ainsi accroît sa puissance.

C'est une idée qui existe, mais qui n'existe pas encore en toute plénitude ; le Pays du feu est en même temps une réalité et un idéal.

C'est une Idée qui, mutatis mutandis, se laisse comparer à celle qui s'est manifestée dans la Hollande du dix-septième siècle, lorsque la République des Sept Provinces Unies à peine sortie des griffes espagnoles luttait avec succès contre les monarchies de droit divin : sur terre contre la France et sur mer contre l'Angleterre.

L'Azerbaïdjan d'aujourd'hui, comme nous l’avons souligné dès les premières pages, eut à se libérer, au Nord, de la longue domination exercée par l'Union soviétique qui, comme elle l'avait fait à Budapest en 1956 et à Prague en 1968, envoya ses troupes envahir Bakou en 1990 afin d'y mater dans le sang la révolte de ceux qui manifestaient pour retrouver leur indépendance et leur liberté.
Les chars envoyés par Gorbatchev écrasèrent impitoyablement la chaîne humaine qui s'était formée dans l'espoir d'arrêter cette intervention militaire planifiée par l’ancienne puissance impériale.
A l'Ouest, le pays continue d'affronter son vieil et féroce ennemi, l'Arménie qui, au mépris de quatre résolutions de l'Organisation des Nations Unies, maintient depuis 1992 des troupes d'occupation dans le Haut-Karabakh, ce qui provoque dans le pays un dramatique afflux de réfugiés.
Enfin, l'Azerbaïdjan doit-il se garder au Sud de l'influence de l'Iran islamiste qui, pour sa part, ne laisse de tenir les trente millions d'Azerbaïdjanais vivant sur son propre territoire comme une réelle menace intérieure.

Il faut rappeler que l’Azerbaïdjan était une Province située au Nord de la Perse avant que la Russie tsariste, au tout début du dix-neuvième siècle, ne réussisse comme le précisent les Traités de Golestan (1813) et de Turkmantchaï (1828), l’annexion d’une partie des territoires persans, celle qui forme aujourd’hui le territoire de la République d’Azerbaïdjan.

Durant deux siècles, l’Azerbaïdjan proprement dit a donc connu une situation similaire à celle du Pays basque dont une partie est en Espagne et l’autre en France. Pour l’Azerbaïdjan, ce fut longtemps la Russie d’un côté et la Perse ou l’Iran de l’autre : nous aurons à revenir sur ce problème difficilement compréhensible aux personnes qui négligent l’importance de l’histoire et pêchent parfois par nominalisme dès qu’ils oublient que les frontières tracées par les Etats divisent parfois les peuples, mais que ceux-ci continuent à exister par-delà leur division.

Nonobstant donc son indépendance reconquise le 18 octobre 1991, soit très récemment et après plus de soixante-dix ans de colonisation soviétique, l'Azerbaïdjan actuel se construit et se renforce dans un contexte géopolitique qui demeure particulièrement tendu et complexe.
Ces vingt premières années de liberté politique furent pourtant jalonnées de quelques très grands succès : en 1993, le Président Heydar Aliyev, le père de la nation, équivalent azéri d’Atatürk pour la Turquie ou du général de Gaule pour la France a négocié le retrait des troupes russes ; en mai 1994, la guerre contre l'Arménie a débouché sur un cessez-le-feu et surtout en septembre de la même année a-t-il été conclu ce qu'il est convenu d'appeler le « Contrat du Siècle », lequel a établi l'autonomie énergétique du pays en même temps que l'internationalisation effective de toute sa politique pétrolière ; l'Azerbaïdjan a dès lors grandement atténué sa dépendance à l'égard de la Russie en liant les Etats- Unis, la Grande-Bretagne, la Norvège, le Japon, la France, l'Italie, la Turquie, l'Arabie Saoudite …la Russie elle-même à l'exploitation des gisements.
Ce contrat fabuleux a notamment permis la diversification des voies d'exportation de l'énergie pétrolière en complétant l'oléoduc russe par une liaison directe avec le port géorgien de Soupsa et surtout par l'installation d'une troisième route reliant Bakou, Tbilissi et Ceyhan, port situé au sud-est de la Turquie. Cette voie baptisée BTC relie ainsi le pétrole de la mer Caspienne à la Méditerranée et au marché mondial en évitant soigneusement les territoires russes, iraniens et bien entendu arméniens.

6 § La Constitution de l’Azerbaïdjan

. La liberté d'un peuple passe par son économie, mais comme pour un être humain, elle passe aussi par sa santé, par ce qu'il convient d'appeler une fragile ou une bonne « constitution » : ce terme en effet doit toujours être entendu dans son acception quasi médicale ; une Constitution établit et parfois formule par écrit l'ordre global d'un Etat, autrement dit, elle lie la vie des individus à la vie du pays ou encore à l'ordre politique qui détermine l'identité collective à laquelle chacune et chacun participe.

Le 12 novembre 1995, l'Azerbaïdjan s'est ainsi doté d'une Constitution républicaine et démocratique, s'entend d'une Constitution qui prévoit, un peu sur le modèle français, l'élection au suffrage universel d'un Président qui dirige le gouvernement, nomme le Premier Ministre ainsi que les membres du cabinet ministériel.

Parmi les Ministères composant l’institution gouvernementale azérie, il en est un qui nous semble réclamer une attention particulière, car il ne figure comme tel dans aucun des systèmes exécutifs de l’Union européenne : celui des affaires urgentes.

Il s’agit au fond d’un Ministère de toutes les crises et de toutes les difficultés réclamant des réactions immédiates. Non seulement est-il une manière d’inscrire l’exception au cœur même du dispositif ordinaire (ceci arrive en toute Constitution, si libérale fût-elle, car la guerre par exemple réclame sinon la suppression, au moins la suspension de certaines libertés fondamentales), mais encore s’agit-il du Ministère le plus important et le plus richement doté.

On trouve à sa tête l’homme qui, après le Président Ilham Aliev, est sans doute le plus puissant de la République d’Azerbaïdjan : Kamaladdin Heydamov.

Fils de Fattah Heydamov qui originaire du Nakhchivan comme l’était Heyder Aliev, le vrai père fondateur de la République, Kamaladdin Heydamov joue auprès du Président ilham Aliev un rôle assez semblable à celui que joua son père auprès de Heyder Aliev.
Kamaladdin Heydamov, Ministre des Affaires urgentes étend ses prérogatives à quasiment tous les secteurs de la vie azérie ; elles concernent les catastrophes naturelles, les services de santé et d’incendie, l’urbanisme et tout le secteur immobilier, la construction des matériaux tels que l’asphalte ou les briques, les industries chimiques et alimentaires, le tourisme et l’agriculture, les banques et les assurances sans parler des activités paramilitaires, du contrôle sur les ressources poissonnières de la mer Caspienne ou même de ses prises de participation financière dans des firmes étrangères telles que Pepsi Cola ou les tabacs américains et japonais.

Ses fils diplômés de la London School of Economics dirigent à Londres un important cabinet d’affaires internationales « La Société Européenne d’Azerbaïdjan » et son épouse d’origine coréenne joue un rôle majeur dans la vie culturelle et scientifique du Pays.

En d’autres termes, sur ce simple exemple, il apparaît que les pouvoirs politiques et économiques de la très jeune République d’Azerbaïdjan ne sont pas « mesurables » à l’aune du juridisme libéral et des dispositions anti-monopolistiques qui prévalent dans l’Union Européenne.

Le problème majeur en Azerbaïdjan est celui concrètement politique du statut même d’un Etat nouveau en phase de construction, en quête d’une énergie capable de structurer son unité globale.

L’actuel gouvernement est composé comme suit :

Président de la République, M. Ilham ALIEV (31.10.03)
Le Gouvernement du 26 novembre 1996 a été remanié le 24.06.97, en 07.97, le 02.09.97, en 01.98, le 05.03.98, 25.03.98, 26.10.98, 27.10.98, 05.11.98, 17.11.98, 06.12.98, en 01.99, le 12.02.99, en 04.99, le 11.07.99, 26.10.99, 17.01.00, en 02.00, le 18.04.01, 30.04.01, 23.05.01, 04.08.03, 02.04.04, 07.02.06, 18.04.06

Premier ministre, M. Artour RASSIZADE (05.11.03)

Premiers Vice Premier ministres

Agriculture, Relations avec la CEI : M. Abbas ABBASSOV

Energétique, Constrution des machines, Industrie de Défense : M. Yagoub EYYOUBOV

Vice-Premiers ministres

Agriculture, Relations avec la CEI : M.Abbas ABBASSOV

Energie, Construction des machines, Industrie de Défense : M.Yagoub EYYOUBOV

Ministres

Ministre des Affaires étrangères : M.Elmar MAMEDIAROV

Ministre de l’Intérieur : Général de Brigade Ramil USSUBOV

Ministre de la Sécurité nationale : Général Major Eldar MAHMOUDOV

Gardes Frontières : Général Eltchine GOULIEV

Ministre de la Défense : Général de Division Safar ABIEV

Ministre de l’Industrie de Défense : M.Yavar DJAMALOV

Ministre des Situations d’Urgence : M.Kamaleddine HEYDAROV

Ministre de la Justice : M.Fikret MAMEDOV

Ministre des Finances : M.Samir SHARIFOV

Ministre des Impôts : M.Fazil MAMEDOV

Ministre du Développement économique : M.Chahin MUSTAFAYEV

Ministre de l’Industrie et de l’Energie : M.Natik ALIEV

Ministre du Travail et de la Protection sociale : M.Fizouli ALEKBEROV

Ministre de l’Agriculture : M.Ismet Dursun Oglu ABBASOV

Ministre de l’Environnement et des Ressources naturelles : M.Husseïngoulou BAGUIROV

Ministre de la Culture : M.Polad BULBULOGLU

Ministre de l’Education : M.Missir MARDANOV

Ministre de la Santé : M.Oktay CHIRALIEV

Ministre des Communications : M.Ali Mahmed ABBASSOV

Ministre de la Jeunesse et des Sports : M.Araz RAHIMOV

Ministre des Transports : M.Ziya MAMEDOV

Comités d’Etat

Titres : M.Gündüz MAMMEDOV

Construction, Architecture : M.Chaïr HASSANOV

Douanes : M.Kamaleddin HEYDAROV

Terre et Cartographie : M.Garib MAMEDOV

Sécurité industrielle : M.Tofik ALIEV

Comité d’Etat pour les Problèmes de la Famille, de la Femme et de l’Enfant : Mme Hijran HUSEYNOVA

Statistiques : M.Arif VELIEV

Construction des Machines spécialisées : M.Sabir ALEKBEROV

Organisations religieuses : M.Rafik ALIEV
Ce pouvoir exécutif est complété par le parlement où siègent différents partis : Le parti du front populaire d’Azerbaïdjan, le parti de la mère patrie, le parti de l’égalité, le parti de la solidarité civique, le nouveau parti de l’Azerbaïdjan et un nombre important de députés siégeant comme indépendants.

Lors des dernières élections, Il y eut 4 841 631 électeurs inscrits dont seuls 2.409129 ont vu leur vote validé.
Sur les 125 sièges composant l’Assemblée parlementaire, 72 sont occupés par le nouveau parti de l’Azerbaïdjan, 48 par les indépendants qui dans une large mesure soutiennent le parti majoritaire, 3 vont au parti de la solidarité civique et 2 au parti de la mère patrie tandis que le parti du front Populaire d’Azerbaïdjan et le parti de l’égalité ne sont plus représentés.
Les pouvoirs exécutif et législatif n'exercent pas le pouvoir judiciaire : celui-ci relève de la « Cour suprême de la République ».
L'adoption par referendum de la Constitution fut un acte éthico-politique de très grande portée : en se donnant pour mission explicite de protéger les droits fondamentaux, ce texte constitutionnel a très certainement favorisé en 2001 l'adhésion de l'Azerbaïdjan au Conseil de l'Europe. Cette organisation inter- gouvernementale fondée en 1949 à Londres comporte aujourd'hui 47 membres ; son siège est situé à Strasbourg ; ses objectifs sont la stabilité politique sur l'ensemble du continent européen ainsi que la défense de la démocratie et des valeurs éthiques qui lui sont généralement associées.

En démocratie, le pouvoir vient d'en bas, il monte, il émane du peuple, du « demos », mot qu'il convient d'entendre sans l'amputer de la notion de « dème » laquelle rappelle la dimension locale de tout pouvoir politique effectivement exercé.

Aucun pouvoir ne s'exerce sur tout le monde ; il n'a jamais force de droit que sur un territoire limité et sur le groupe d'hommes dont il est en charge.

La politique en effet n'est pas universelle ; elle est au contraire pluriverselle, multilatérale et elle n’est aucunement un sous-ensemble de l’activité juridique ; « les droits de l'homme » ont toujours besoin d'être protégés par une puissance publique, par un pouvoir armé, par une « cratie » dont leur survie dépend.

Un droit qui n'a pas la force de se faire respecter et appliquer n'est pas un droit ; il n'est au mieux qu'un voeu pieux, qu'un souhait moraliste ou l'une de ces bonnes intentions qui pavent, dit-on, « le chemin de l'enfer ».

L'article XII de la « Déclaration universelle des droits de l'homme et du citoyen » formule ceci on ne peut plus clairement : « la garantie des droits de l'Homme et du Citoyen nécessite une force publique. Cette force est donc instituée pour l'avantage de tous, et non pour l'utilité particulière de ceux auxquels elle est confiée ».

La démocratie est un régime politique parmi d'autres ; elle ne doit pas être confondue avec une puissance désarmée dont l'unique vocation serait morale. On peut seulement affirmer que la démocratie est un régime politique conscient de ce que tout n'est pas politique, de ce qu'il est d'autres activités continues telles que l'économie ou l'éthique. Celle-ci porte certes sur le respect des dialectiques spécifiquement politiques ( lesquelles sont le commandement et l'obéissance, le public et le privé, les alliés et les ennemis), mais elle concerne avant tout le vaste archipel des relations interhumaines caractérisant ce que Hegel appelait « l'Esprit du peuple », c'est-à-dire la manière dont les hommes de tel ou tel Etat vivent et pensent, la manière dont ils agissent et évaluent leurs actions. C'est pourquoi ce portrait de l'Azerbaïdjan comprendra en fait trois dimensions distinctes, mais, fondamentales et interactives, un peu comme en politique le sont toujours les pouvoirs exécutif, législatif et judiciaire qui certes sont séparés et parfois amenés à se contrebalancer, mais cette division n'est au fond qu'apparente car elle ne fonctionne qu'au sein d'une même maison, sous un même toit, qu'au bénéfice donc d'une entité qui forme l'unité qui leur est supérieure et au service de laquelle chacun des « divisés » ou des « séparés » demeure afin que la nation et l' Etat atteignent et conservent le meilleur équilibre possible au sein des mutations et dangers qui sont le moteur et l'ordinaire de l'Histoire humaine.

Les individus naissent, vivent et meurent ; les Etats et les civilisations aussi, mais ce n'est pas du tout au même rythme. Quoi qu'il en soit de cette vérité élémentaire, reconnaissons que l'éthique, à l'instar de la politique et de l'économie, relève toujours de ces deux rythmes, qu'elle concerne, disait Platon les «grandes lettres de la Cité », mais aussi les « petites lettres des vies individuelles ».

7 § La spécificité de l’Ethique

L'éthique est toujours politique et économique, mais elle détient une spécificité irréductible, inséparable de la nature terrienne de l'être humain, c'est-à-dire d'un processus de territorialisation, d'appropriation collective d'un sol et d'un sous-sol conditionnant quasiment tout le reste.

L'éthique touche directement à la nature humaine, aux relations de celle-ci avec la nature toute entière dont elle n'est elle-même qu'un fragment et surtout touche-t-elle aux relations interhumaines, aux amours et aux haines, aux désirs et aux répulsions, aux savoirs et aux ignorances ; elle concerne les joies et les tristesses, les jouissances et les douleurs, les augmentations et les diminutions de vitalité.

Ecrire un livre dont le but est de ‘tirer le portrait de l'Azerbaïdjan ne saurait passer sous silence cette dimension en faisant comme si tout était politique ou bien tout économique. En ces domaines d'une importance tout à fait considérable, l'éthique joue un rôle essentiel, mais celui-ci est souvent mal aisé à percevoir. Il n'est ni politique, ni économique, nous l'avons largement souligné, mais il ne saurait être tenu pour antipolitique ou antiéconomique : au vrai, pour se donner chance de le porter jusqu'au concept, il faut peut-être « commencer » par admettre l'existence de son action singulière, de son effective et continuelle présence.

Les valeurs de l'éthique ne sont pas économiques ; elles ne sont pas de celles que l'on peut vendre en les mettant sur le marché ; elles sont inséparables de ce que c'est que d'être pour un être humain ; elles sont en un mot parties intégrantes de notre vie et du sens que nous pouvons parvenir à lui conférer. Il nous est clairement apparu que cette dernière éventualité gagnerait grandement en consistance si nous prenions la peine, au vrai plus douce que pénible, de nous familiariser avec « le pays du feu », avec l'Idée et l'Esprit de l'Azerbaïdjan. Cet essai se tiendra donc pour quelque peu réussi s'il donne à comprendre combien toutes les richesses qu’elles soient matérielles ou intellectuelles de cette contrée encore trop méconnue peuvent améliorer la compréhension que nous autres Européens, nous sommes en mesure de prendre de nous-même.

8 § La plus ancienne fête du monde.

Ainsi que mentionné d'entrée, l'esprit azéri ne date pas de la liberté politique reconquise voici seulement vingt ans contre l'occupant soviétique ; il fait corps entre autres avec une fête dont l'origine semble aussi vieille que l'humanité elle-même : le « Novrouz », le Nouvel An !

Il se célèbre lors de l'équinoxe du mois de mars, lorsque le jour et la nuit ont la même longueur et que semble atteint pour un court moment un équilibre naturel qui, certes, se trouve rapidement rompu, mais qui en se déséquilibrant, en se séparant d'avec soi opère déjà un retour vers soi. Mars est le mois du printemps, le mois où la nature et les hommes s'enthousiasment de leur commune destinée, de leur essence synonyme. Les hommes sont constitués par des éléments naturels ; ils ne bénéficient d'aucune provenance surnaturelle, d'aucune élection divine. Il n'y a qu'un seul Dieu et ainsi que le formule Spinoza en sous-titre de l' « Ethique », ce Dieu unique est absolument le Même que l'unique Nature. Cette identité fondatrice est au coeur du Novrouz azéri et de la joie des quatre mardis qui l'annoncent et, chacun à sa manière, en résument l'esprit.

Chacun d'eux est en effet manifestement lié à l'un des éléments qui composent la nature de toute vie : l'eau, le feu, la terre et l'air. Ces quatre éléments sont au cœur de cette fête.
1   2   3   4   5   6   7

similaire:

Essai sur L’Esprit de l’Azerbaïdjan iconFace au Mystère. Table des Matières
«moi» au fond de mon être. Je suis donc un esprit qui transcende le corps. Le corps meurt, mais l'esprit, transcendant le corps,...

Essai sur L’Esprit de l’Azerbaïdjan icon37. azerbaïdjan, georgie, armenie

Essai sur L’Esprit de l’Azerbaïdjan iconDiscours sur Descartes
«La vie de l'intelligence constitue un univers lyrique incomparable, un drame complet où ne manquent ni l'aventure, ni les passions,...

Essai sur L’Esprit de l’Azerbaïdjan iconEssai sur les données

Essai sur L’Esprit de l’Azerbaïdjan iconEssai sur les hiéroglyphes égyptiens

Essai sur L’Esprit de l’Azerbaïdjan iconEssai du contenu sur différent navigateur

Essai sur L’Esprit de l’Azerbaïdjan iconBibliographie sur la création du climat de classe et d’un esprit de groupe 20

Essai sur L’Esprit de l’Azerbaïdjan iconD1 : Environnement informatique
«essai» : nom, taille, … ? Prenez une capture d’écran de la fenêtre qui vous permet de trouver ces informations et collez-la dans...

Essai sur L’Esprit de l’Azerbaïdjan iconEssai sur l' art, de l' Antiquite a nos jours

Essai sur L’Esprit de l’Azerbaïdjan iconMon esprit pense à mon esprit
«Canard pékinois» de fameuse saveur, IL redistribue les fantômes de son enfance slavo-hongroise dans la veine malicieusement burlesque...








Tous droits réservés. Copyright © 2016
contacts
ar.21-bal.com