Les Terres de Légende








télécharger 0.75 Mb.
titreLes Terres de Légende
page6/43
date de publication03.04.2017
taille0.75 Mb.
typeDocumentos
ar.21-bal.com > loi > Documentos
1   2   3   4   5   6   7   8   9   ...   43

Le Royaume de Wyrd


Dans les temps anciens, cette contrée était placée sous la tutelle de Krarth, mais après l'anéantissement de Spyte, le roi-sorcier de Wyrd s'est totalement libéré de l'autorité des mages. Il refuse de reconnaître le droit des membres de la nouvelle caste, qu'il considère comme des imposteurs. Le roi-sorcier vit maintenant depuis plus de cinq siècles entre les murs du Château de la Nuit Éternelle. Ses pouvoirs magiques valent ceux des anciens archimages et l'on dit que dans les limites de son territoire, même la nature doit se soumettre à la loi de ce grand sorcier. Ses sujets vivent dans la crainte perpétuelle de son courroux, puisqu'il peut visiter n'importe lequel d'entre eux, du noble au simple paysan, pendant leur sommeil et investir ses rêves. Malheur dans ce cas à celui qui développe de mauvaises pensées : ses nuits deviendraient un cauchemar sans fin.

La société de Wyrd obéit à des règles et à une hiérarchie complexes, mais les rares voyageurs qui sont revenus de ces contrées n'ont pu, hélas, en donner qu'un mince aperçu ! Trois classes dominent le pays : les Armingiens forment la caste guerrière, les Solons sont les administrateurs, les Selers, qui se déplacent constamment, font peut-être office de médiateurs avec le peuple. Il est en tout cas certain que les Selers ne sont pas affectés par les maneeuvres occultes du roi-sorcier.

Les anciens dieux de Krarth sont bien évidemment adorés dans ce pays et la Vraie Foi ne trouvera aucune audience tant que règnera le roi-sorcier.

  • Religions : dieux de Krarth ;

  • Langue : Cabbandari ;

  • Races : Humains.

L'Ile d'Ydra


Cette île est depuis toujours sous la dépendance de Krarth. Ce territoire battu par les vents est très faiblement peuplé, mais il est riche en bois et en minerai. La population qui occupe l'île est renommée pour son courage et sa vaillance face à l'adversité. Elle doit chaque année payer tribut aux mages sous forme de lingots d'or et de fer. L'île est parsemée de ruines imposantes de marbre bleu, vestiges d'une puissante civilisation désormais oubliée. Les gens d'Ydra tiennent marché entre les murs de ces antiques cités, mais, pour d'obscures raisons, refusent d'y habiter.

La légende prétend que l'Arbre de Vie se trouve quelque part sur l'île. Celui qui mangerait l'un de ses fruits pourrait atteindre le degré de sagesse et la puissance mystique d'un dieu. La légende dit encore que le dernier dieu à avoir consommé les fruits de cet arbre en surveille les alentours. Il s'agit de Wotan, le dieu de la foudre ; il est fort probable qu'il ne laissera pas n'importe qui s'approcher de l'Arbre de Vie !

  • Religions : dieux de Krarth ;

  • Langue : Bakkatune et Dakkandi ;

  • Races : Humains et Elfes.

Les Terres de la Désolation


Cette vaste étendue montagneuse, sillonnée de glaciers, est recouverte de forêts de conifères et battue par des vents glacials. Les peuplades qui y vivent élèvent de vastes troupeaux de rennes et chassent l'ours et le loup. Ils adorent les esprits de leurs ancêtres lors d'étranges cérémonies au sommet d'autels en terre. De nature sauvage, ces peuples fuient tout contact avec les étrangers.

Plus à l'est se trouve la Forêt de Svartgard. Nul n'en connaît les limites exactes, mais d'inquiétantes rumeurs prétendent que cette étendue abriterait toutes sortes de forces démoniaques : des hordes d'Elfes Noirs se partageraient le territoire avec les macabres Goules des Glaces et d'autres innommables créatures. Personne ne s'y est jamais aventuré...

  • Religions : dieux divers ;

  • Langue : Wenbum ;

  • Races : Humains, Elfes et Nains.

Le Nouvel Empire de Sélentine


La conversion de l'empire à la Vraie Foi provoqua rapidement des divisions idéologiques qui entamèrent son unité. Ainsi Madrox Cosmogoran, commandeur de la première légion, se proclama-t-il empereur dans sa citadelle du Mont Tamor (qui était alors une petite place-forte et non l'imposante cité de Tamor que l'on connaît maintenant). Les possibles répercussions de cette rébellion furent empêchées par la chute des territoires du sud, envahis par les troupes barbares (dans la région qui devint par la suite le Sultanat d'Opalar).

Le Nouvel Empire de Sélentine est maintenant le seul vestige d'un État qui couvrait, au faîte de leur puissance, la plupart des territoires connus. Les légions de l'ancien Selentium adaptèrent leurs techniques de combat, plus particulièrement dans les luttes qui les opposèrent pendant des siècles aux Khanates, tribus nomades de l'est, jusqu'à devenir les hordes tamoriennes, gigantesques armées de chevaliers. Les chevaliers tamoriens investirent les régions du sud, reprenant sous leur domination certains territoires de l'ancien Selentium et formèrent ce qui est maintenant le Nouvel Empire. Ils fermèrent ainsi la bande de terre par laquelle les nomades de l'est auraient pu envahir le Selentium, donnant à ces territoires le nom de « Bastions de la Foi ».

Malgré sa cohésion territoriale, le Nouvel Empire n'en demeure pas moins un État hétérodoxe. Selon les croyances tamoriennes, le Sauveur fut « promu » à l'état de Dieu en raison de ses actions, de la même manière que les empereurs de l'ancien Selentium étaient déifiés après leur mort. L'Église sélentine, elle, prône le caractère divin du Sauveur : il était fils de Dieu, avant même que ses actes ne le fassent reconnaître en tant que tel. Les deux obédiences se rejoignent sur la nature de Dieu et sur les enseignements du Sauveur, mais cette différence fondamentale est à l'origine du schisme entre l'Église sélentine et l'Église tamorienne.

L'empire est organisé selon un système de type féodal, mais certains idéaux de l'ancienne république subsistent. La terre appartient aux nobles ou patriciens, mais, à la différence de la société de type féodal, le servage n'existe pas15. Tout homme est libre et, bien qu'il doive passer quelques années de sa vie dans les armées de l'empire, le « seigneur » dont il dépend ne peut lui demander de service sans le payer. Cette différence essentielle avec le système féodal est due en partie à des raisons économiques. Le peuple est payé pour son travail, mais il est ensuite soumis à divers impôts et taxes destinés au fonctionnement de l'administration et de l'armée. Un système de lois régit cette société et assure sa cohésion de la même manière que les États féodaux fonctionnent selon un réseau d'obligations mutuelles.

Tous les citoyens de l'empire peuvent influer sur les actions du gouvernement par l'intermédiaire de l'Assemblée des Centuries, où sont représentées toutes les classes de la société. Cette assemblée a le pouvoir de discuter toutes les décisions prises par le Sénat de Tamor. Bien évidemment, certaines classes ont plus d'influence que d'autres. Les patriciens, en fait, détiennent la majorité des sièges. Le sénat, quant à lui, est composé d'une centaine de membres, pour la plupart de riches propriétaires terriens. L'empereur doit justifier de ses actes et décisions devant le sénat. Sans le support de celui-ci, le règne de l'empereur serait d'avance voué à l'échec. En théorie, l'empereur seul peut choisir son successeur (en général, il désigne son fils aîné), mais en fait, ce choix doit être soumis à l'approbation du sénat. A trois reprises, le sénat est intervenu lors du choix de nouvel empereur16. L'empereur actuellement en place bénéficie du soutien sans réserves du sénat et, dans tous les domaines, l'empire n'a jamais été aussi puissant.

Le visiteur ne manquera pas de s'émerveiller en visitant les grandes cités de l'empire. Il s'arrêtera devant les frontons majestueux des édifices publics, ornés de scènes relatant la gloire passée et présente de l'empire. Les architectes de Sélentine ont mis en place des systèmes fort judicieux d'égouts et d'aqueducs reliant les plus riches bâtiments, et même des procédés de chauffage par le sous-sol. Toutes les rues sont pavées et forment un étonnant contraste avec les bourbiers que l'on peut trouver dans les autres villes de l'Ouest. A la nuit tombée, les grandes avenues sont éclairées par des brasiers. La milice arpente les rues sans relâche ; les gredins sont assurés d'une prompte arrestation... et d'un jugement tout aussi expéditif ! Les villes ne sont pas les seules sources d'émerveillement. Les campagnes sont en effet sillonnées par de larges voies, datant de l'Ancien Empire, qui permettent une circulation facile et sûre entre les diverses cités. Des techniques d'agriculture très avancées garantissent tous les ans des récoltes abondantes.

Nulle part ailleurs dans le monde connu les pratiques surnaturelles ne sont aussi bien exploitées. De nombreuses académies prennent en charge, dès l'enfance, les êtres faisant preuve de dons psychiques particuliers. C'est ainsi que les armées possèdent dans leurs rangs des contingents entiers de sorciers, spécialement entraînés pour l'espionnage, le camouflage ou pour les soins sur le champ de bataille. Les hordes tamoriennes sont ainsi toujours accompagnées de mages qui surveillent depuis leurs palanquins la disposition des troupes et leurs déplacements, pour émettre des prévisions d'une étonnante justesse. Cet apport rend les troupes de l'empire redoutables, mais cela ne saurait suffire à effrayer les hordes nomades qu'elles sont censées contenir.

  • Religions : Vrai Foi ;

  • Langue : Angaté ;

  • Races : Humains et Nains.

Les Tribus Khanates


A l'est du Nouvel Empire de Sélentine s'ouvre une vaste étendue de plaines tempérées. Ce territoire n'a jamais été exploré et les limites exactes en sont inconnues. Cette zone est bordée au sud-est par les terres du Khitaï et de Yamato. Plus au sud, se trouvent les riches territoires de Minj et de Batubathan17, ainsi que le Palais sous les Cieux, résidence de l'Empereur des Neuf Montagnes. Au sud-ouest, les plaines touchent les frontières extrêmes du Sultanat d'Opalar. Mais le voyageur désirant se rendre dans ces pays lointains devra emprunter le Golfe de Marazide car il est impossible de traverser les plaines, peuplées de tribus nomades aussi fières et farouches que leurs grands espaces.

Ces tribus vivent de l'élevage, déplaçant leurs troupeaux de boeufs et de chevaux au gré des saisons et des pâturages. Ces troupeaux leur fournissent tout ce dont ils ont besoin. Ils constituent une source de nourriture, la peau et les os étant utilisés à la confection de vêtements et d'ustensiles. Les arcs sont fabriqués à partir des cornes et des nerfs des bovidés. Ces nomades sont d'excellents archers18 et, entre leurs mains, ces armes ont une portée de deux cents mètres.

Les tribus se partagent le territoire au gré des alliances ; le chef de chaque clan est appelé khan. La souveraineté est fluctuante chez ces peuplades belliqueuses et les chefs doivent faire preuve d'une habileté et d'un courage exceptionnels pour demeurer en place. Si l'on en croit les derniers rapports parvenus de ces régions, la tribu des Oshkosas, sous la férule de Subotaï Khan, serait la plus puissante. Les Katagaïs, les Kunguskas et les Hunkunkaïs sont les clans les plus importants.

Les coutumes et les moeurs de ces peuplades sont connues grâce aux récits du grand explorateur Niccolo de Wissenstein. Chargé par le roi Vorlo de Kurlande de trouver une route vers le Khitaï, Niccolo parvint à se faire accepter par les tribus, dont il apprit rapidement le langage. Il ne parvint pas toutefois à mener à bien la tâche qu'on lui avait confiée - assurer la libre circulation des caravanes de Kurlande19 - n'ayant pu obtenir l'accord de tous les khans. Nous reproduisons ici un passage de ces carnets dont la lecture est indispensable à tout voyageur désirant s'aventurer dans ce pays ! « Les clans se déplacent continuellement. Quand le temps est venu d'établir un campement, chaque famille construit son abri en moins d'une heure. Tout d'abord, des pieux sont solidement plantés dans le sol et des treillis en bois de saule y sont fixés de manière à former les parois et le toit. Cette structure est ensuite recouverte de vastes pans de feutre, fabriqués, de même que les cordes, à partir de crin de cheval. Ces tentures épaisses sont imperméabilisées avec de la graisse de boeuf, qui assure une parfaite isolation du froid et des intempéries, mais dégage une odeur effroyable. L'ensemble ainsi constitué est de forme circulaire. Les peuples des plaines appellent ces tentes grossières des yourtes. J'eus l'honneur d'être invité à pénétrer sous une yourte. L'intérieur est décoré de tapis et de tentures de couleurs vives. Un espace est ménagé dans le toit, au-dessus du foyer, de la même manière que chez les peuples mercaniens ou de Thulande. Malgré cette ouverture, l'habitation demeure chaude et confortable, même quand souffle le terrible vent des plaines. Mon hôte se nommait Shweymar. J'eus le privilège de m'asseoir à ses côtés sur le tapis qui occupe la partie nord de la yourte, face à la porte. Cet espace est d'ordinaire réservé au maître de maison, à ses aînés où à des invités d'importance. Derrière nous se trouvaient plusieurs idoles vouées à la protection du foyer. Face au maître des lieux, l'espace restant de la tente est divisé en deux parties : à la droite du maître sont assises les femmes et les enfants, à sa gauche se tiennent les invités de moindre importance. Les ustensiles de cuisine et les objets domestiques sont déposés dans la partie gauche de la tente, tandis que les armes sont placées sur un râtelier entre la partie droite de la tente et l'espace réservé au maître. J'eus plus tard l'occasion de remarquer que cette répartition hiérarchique est commune à toutes les tribus, même chez les populations sédentarisées20. Malgré les différences qui séparent les tribus, il semblerait qu'elles soient à l'origine issues d'une même civilisation21. »

  • Religions : très variées ;

  • Langues : multiples dialectes ;

  • Races : Humains.
1   2   3   4   5   6   7   8   9   ...   43

similaire:

Les Terres de Légende iconEssais l’
«Mer Dangereuse» ou dans les «Terres inconnues», voire d’aboutir au «Lac d’Indifférence2»

Les Terres de Légende iconOu se passe cette légende ?

Les Terres de Légende iconConférence du Cercle Condorcet des Alpes-Maritimes, le mardi 22 mars 2016, donnée par madame
«être, ou devenir moral». La réflexion sur les pouvoirs de l’art exige ce détour par les terres de l’éthique

Les Terres de Légende iconL’histoire commence en Terres des Milieux, quelque part entre deux...
Tiens, Ita ! Alors on a fait la grasse matinée ? Déclara Fëanaro, son meilleur ami…

Les Terres de Légende iconTerritoires des Terres de Manakor

Les Terres de Légende iconL’avenir des basses-terres de la vallee de la senne au sud de bruxelles

Les Terres de Légende iconTél : 01 64 78 40 01 Fax : 01 64 28 38 69
«emplacements réservés»; ils sont repérés sur le plan de zonage suivant la légende

Les Terres de Légende iconLittérature écrite et orale (roman, nouvelle, fable, légende, conte,...

Les Terres de Légende iconRéunion, Terres Australes, Zanzibar, Nf et obl. Période classique...

Les Terres de Légende iconLittérature écrite et orale (roman, nouvelle, fable, légende, conte,...








Tous droits réservés. Copyright © 2016
contacts
ar.21-bal.com