La civilisation de l'âge du fer, deux grandes périodes








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date de publication12.07.2017
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L’Antiquité
Introduction
I. Les Gaulois
1. L’origine des Celtes
La civilisation de l'âge du fer, deux grandes périodes :

  • Le premier âge du fer (de - 700 à - 450 environ) est appelé « période de Hallstatt » ou « civilisation de Hallstatt » (du nom d’un site archéologique autrichien). La production et l’utilisation du fer se développent permettant ainsi la création d’armes nouvelles (Ex : l’épée en fer, la pointe de lance …)

  • Le second âge du fer (de - 450 à J.-C environ) est aussi appelé « période de la Tène » ou « civilisation de la Tène », du nom d’un site archéologique suisse. C'est l'apogée des celtes, les artisans sont réputés : on leur attribue l'invention du fer à cheval à clous, le cerclage des roues sans clou, l'invention du tonneau, de la technique de l’acier damassé soudé qui permettait d’obtenir des épées de qualité, la charrue à soc, la faux, les chars gaulois sont prisés jusqu'à Rome. Les artisans du bois étaient renommés : charpentiers, menuisiers, tonneliers et charrons, ils excellent dans le travail du bois, qui est le matériau le plus courant avec une abondance des ressources (du sous-sol et de la forêt). Les orfèvres maîtrisaient la fabrication des bijoux raffinés (torques, colliers …), la dorure, l’argenture, l’émaillage. Les potiers sont renommés et, grâce à l’utilisation du four, répandu en Gaule depuis la fin du III° siècle, ils façonnent des céramiques très fines, des objets en verre, de très beaux bijoux et des armes.


2. Qui sont les Celtes ?
Les celtes seraient un ensemble de tribus et de clans, de langue indo-européenne, dont le foyer d'origine se situerait en Europe de l'Est. Sous la pression des peuples germaniques, ils envahissent la Gaule par vagues successives entre IX° siècle et le Ve siècle avant notre ère, atteignant l'Atlantique entre le V°et le III°s avant JC. Les Celtes s’imposent grâce à leur maîtrise de la technologie du fer (longue épée à double tranchant).

Les Romains appellent Gaulois les habitants celtes installés en Gaule, c'est-à-dire entre les Pyrénées, l'Atlantique, le Rhin et la Méditerranée, sans doute en raison de leur animal fétiche galli, coq en latin : la Gaule est une création des Romains, les gaulois se désignent en fonction de leur tribu et du nom de leur cité.
3. L’organisation de la société gauloise


  • Organisation politique, manque d’unité

Les celtes étaient organisés en tribus, clans, cités (« civitas » désigne dans l’Antiquité une fédération de tribus qui possède des institutions religieuses et politiques communes) autonomes et princières (Carnutes (Orléans), Eduens (Bourgogne), Séquanes (Besançon), Avernes (Clermont-Ferrand)) contrôlant chacune un territoire où chaque tribu à son mode de gouvernement, le pouvoir étant aux mains de la caste guerrière. Les guerres tribales sont fréquentes du fait des rivalités et nuisent à la coordination militaire.

C'est une société de classe, guerriers aristocrates et druides, paysans, artisans la forment. Les chefs sont élus, les cités dirigées par une assemblée de grandes familles aristocratiques.

Les druides sont des personnages importants : recrutés parmi l'aristocratie ils sont respectés grâce à leurs connaissances en philosophie, astronomie, physique, botanique, ils dirigent la vie religieuse et sociale, intermédiaires entre les hommes et les dieux, règlent les conflits (rendent la justice, dépositaire du droit), instruisent les plus jeunes.

La société celte est une société de l'oral (peu de textes ont été retrouvés, l'écrit semblant utilisé surtout pour la tenue des registres commerciaux) ce qui explique le manque de documents de « première main » disponible pour l'archéologie) et polythéiste (religion liée à la nature, la fécondité, environ 400 dieux et déesses).
Une civilisation rurale : organisés en villages, hameaux ou fermes isolées (l'habitat est semble t'il rectangulaire, en bois, à toit de chaume). (L’économie gauloise) Les celtes sont majoritairement des pasteurs qui pratiquent la transhumance des troupeaux. Ils deviennent agriculteurs sédentaires vers – 750, à la suite de profondes transformations des techniques agraires. Ils abandonnent le défrichement sur brulis, utilisent le fumier naturel, le faucille en métal et le chariot à roue.

La Gaule devient ainsi un grand pays agricole qui exploite la variété de ses ressources naturelles : le cheptel bovin est très développé, les surplus de céréales sont stockés dans les oppida.

(l'agriculture est prospère grâce à l'utilisation de l'engrais naturel, de l'araire à soc de fer utilisée jusqu'au 19°s, la faucille en métal), blé avoine millet et élevage sont importants (porcs, moutons, boeufs). L’ensemble des mondes qui constitue la Gaule est riche d’un point de vue agricole.)

Le commerce est actif, les excédants sont commercialisés avec Rome et la Grèce via Marseille et la Narbonnaise. De grandes voies commerciales traversent l’espace gaulois : ils exportent des armes et du lainage et importent de l’huile et du vin.

Les frappes monétaires arverne imitant la statère d'or de Philiipe Auguste II témoignent d'une économie monétaire et des échanges (bien que chaque tribu frappera sa propre monnaie, signe de manque d'unité).

Une civilisation divisée : le territoire est riche et prospère, le développent des échanges commerciaux et de l'artisanat créent des tensions entre artisans et commerçants favorables à la présence romaine (Le sud de la Gaule, la Narbonnaise, est une colonie romaine dès -118 avt JC. Les légions y restent présentes) et les nobles défendant leurs territoires.

Vers la fin de la période se développent en organisant le territoire qu'elles dominent de véritables agglomérations fortifiées par des murailles épaisses de plusieurs mètres installées sur des collines du fait de nombreuses guerres entre peuples celtes, ce sont des oppida (un oppidum) : Alésia, Gergovie, Bibracte, Entremont …
Conclusion : une société riche, prospère, cultivée, et divisée ; elle n'a de « barbare » que le nom que lui ont donné les grecs et romains, le barbare étant celui qui ne parle pas romain ; fouilles et découvertes actuelles soulignent une civilisation fine et brillante. C’est le fait que cette civilisation soit brillante qui peut expliquer l’intérêt que les Romains ont pu trouver à se lancer dans sa conquête. C’est sans doute l’incapacité des Celtes à constituer une entité politique qui a permis à Rome de les vaincre.


La Romanisation de la Gaule
Introduction

– Comment les Romains ont conquis et annexé les territoires gaulois ? Aspect militaire de la conquête.

– Comment la présence romaine en gaule a contribué à intégrer ce territoire dans l'Empire en façonnant la civilisation gallo-romaine ? Aspect héritage et acculturation de la conquête.
La romanisation de la Gaule n'est pas la conquête militaire et La guerre des Gaules relatée par César (en 8 volumes) : elle fut lente, progressive, pacifiste, sociale et culturelle, urbaine et rurale.
1. La présence romaine en Gaule méridionale avant César :

Au IIe siècle av. J-C, les Romains s’installent en Gaule du sud et y créent une province : la Narbonnaise, -(125, -117). Elle est un prolongement de l'Italie en terre gauloise (suite aux guerres contre les Carthaginois le passage vers les routes ibériques doit être contrôlé par Rome), par le climat, les comptoirs installés et la présence des légions romaines. Les voies et échanges commerciaux sont déjà nombreux. La Gaule du Nord est surnommée la Gaule chevelue. Les Romains contrôlent toutes les régions traversées par Via Domitia allant en Espagne. En -58 : César devient gouverneur de la Gaule, la romanisation est déjà bien engagée.
2. La conquête de la Gaule par Jules César
Lorsque César devient gouverneur, les colons contrôlent les régions traversées par la voie romaine mais César souhaite étendre la romanisation au-delà de la Gaule méridionale. César conquiert la majeure partie de la Gaule lors d’une guerre. César et ses adjoints mènent en Gaule entre 58 et 51 une succession d’opérations militaires, les légions sont sur le territoire gaulois. Il intervient d’abord en -58 dans une querelle divisant les Eduens et les Helvètes, profitant des rivalités entre Gaulois pour mener ses conquêtes, puis contre les Germains, les Belges, les Vénètes, mais il échoue à pacifier Gaule.

En 52 av. J-C, un massacre de citoyens romains à Cenabum (Orléans) donne à César l’occasion d’intervenir. Vercingétorix, chef militaire Arverne, prend la tête du soulèvement et parvient à vaincre l’armée romaine à Gergovie. Mais il est battu à Alésia par César qui entreprend la construction d’une double ligne de fortifications et enferme Vercingétorix qui se rend au bout de deux mois.

(En 52 av. J.-C, les chefs gaulois décident de s’unir sous la direction de Vercingétorix (un Arverne) et de se soulever contre les Romains : l’occupation romaine provoque ainsi la première unité du monde gaulois. Les Carnutes lancent les premières opérations de révolte en massacrant l'armée romaine ; Vercingétorix inflige d’abord un grave échec à César devant Gergovie (en 52 avant J.-C). Il rejoint ensuite Alésia et s’y enferme en demandant de l’aide à tous les peuples de la Gaule. César est en repli, il décide le siège d'Alésia pour affaiblir les assiégés de l'oppidum, et pour les couper de toute aide de renfort des troupes extérieures. )

Les raisons de la conquête sont d’abord politique, il s’agit pour César d’asseoir son pouvoir politique à Rome par des conquêtes militaires. D’autre part, les Romains sont intéressés par les richesses agricoles (pays riche en céréales, bovins et porcs) et forestières de la Gaule. C’est aussi un pays qui a su élaborer une métallurgie de qualité, établir des réseaux commerciaux prospères le long d’axes de circulation.

La Gaule est alors administrativement divisée en deux, la Narbonnaise (province sénatoriale) et le reste des territoires conquis (provinces impériales) : la Belgique, la Lyonnaise, l'Aquitaine, dont Lyon (Lugdunum, colline de Lug -dieu gaulois-, fondé en -43 avt JC) est la capitale (« Lyon capitale des Gaules »)

Comment et en quoi la romanisation de la Gaule a donné naissance à une civilisation originale ?

La romanisation n'est pas la conquête militaire, c'est un phénomène d'acculturation, les Gaulois conservant nombre de coutumes, traditions, dieux, tout en adoptant ceux du vainqueur.

C'est un processus pluriel : juridique, avec la diffusion de la citoyenneté romaine ; politique : l’empereur Claude en 48 après J.-C, permettant aux élites gauloises de siéger parmi les sénateurs de Rome ; culturel et artistique : la pratique du latin, de nouveaux modes de vie, des infrastructures telles que les aqueducs, thermes, arènes, urbanisme (cf. histoire des arts). On peut parler d’acculturation : les deux cultures en contact modifient réciproquement leurs structures. L’association des deux adjectifs « gallo » et « romain » traduit ces échanges.

Romains restent peu nombreux (sauf narbonnaise), coutumes gauloises se maintiennent. Mais les 2 civilisations fusionnent : civilisation gallo-romaine.
3. La romanisation par la citoyenneté
La notion de citoyenneté est d’origine romaine. C’est un statut commun fondé sur l’égalité juridique qui comprend des droits publics (comme le droit d’être élu à Rome, de voter, de participer à des sacerdoces ou d’en appeler à l’empereur dans les procès criminels), et des droits privés, (comme le droit de posséder, de vendre, de faire un testament ou de contracter un mariage légitime).

La citoyenneté est d’abord réservé à quelques privilégiés mais son accès est ouvert : les élites gauloises gèrent la cité, Rome ne pouvant les administrer toutes ; les fonctions politiques et administratives leur sont ainsi confiées, ce qui leur confèrera la citoyenneté romaine, donnant des avantages juridiques et fiscaux → moyen de s'assurer de la fidélité des espaces conquis. Pour les humbles, libres, des carrières militaires offraient au terme d’un long engagement (25 années d’engagement dans les armées romaines) la possibilité d’accéder à la pleine citoyenneté romaine et de disposer d’un lot de terre. On peut aussi devenir citoyen romain par filiation, par affranchissement lorsque le maitre est lui-même citoyen romain ou par décision de l’empereur. Pour les habitants de l’Empire romain, l’accession à la citoyenneté est un honneur, elle est aussi une condition indispensable pour gravir les échelons de la société. Mais progressivement la citoyenneté est accordée à tous les habitants de l’empire :

  • En 89 av.J-C : le droit de cité est accordé aux italiens

  • En 48 ap. J-C : aux premiers magistrats gaulois, par l’empereur Claude

  • En 130 : à tous les magistrats de l’empire

  • En 212 : par l’édit de Caracalla aux hommes libres de l’empire


2. Romanisation par l’urbanisation
Avant la romanisation, la Gaule compte une trentaine de villes. Au plan urbain, Rome favorise la création et le développement des villes et dote la Gaule romaine d’un tissu urbain dense. Dans les cités, les opidda se transforment en véritables cités (80 environ, par exemple Besançon) ou d'autres cités sont créées à côté (Bibracte - Autun); la politique urbaine des romains est importante en Gaule, les villes sont construites à l'image de Rome et dotées de monuments publics. Ces villes gallo-romaines sont construites pour afficher la grandeur et la puissance de Rome, développer l’activité industrielle et les échanges ; diffuser la culture romaine. En installant un nouveau mode de vie fait de confort, de convivialité et de prospérité, la ville joue un rôle de premier plan dans la romanisation de la Gaule. Les Gaulois prennent progressivement goût à la vie urbaine.

On a ensuite la mise en place d’un réseau de communications performant. Pour relier ces villes, les Romains entreprennent la construction d’un réseau rayonnant de routes : ce sont les voies romaines (via romana) et de ponts. Ces voies facilitent les déplacements des armées ; facilitent les échanges commerciaux ; animent la vie économique ; rayonnent à partir de la capitale des « trois Gaules » : Lyon. Les voies romaines sont un facteur de romanisation rapide de la Gaule. De multiples via romana, pavées de pierre sont construites ou améliorées. Tous les milles (1500 m), on place une borne routière, appelée « borne militaire », cylindre de pierre de 2 m de haut, des gîtes d’étapes sont installés pour la poste impériale, le transport de troupes ou pour les voyageurs.

Au plan administratif, la Gaule chevelue est divisée en provinces impériales (la Lyonnaise, l’Aquitaine et la Belgique) administrées par des gouverneurs romains, souvent membre de la famille impériale, et établis à Lyon, tandis que la Narbonnaise est soumise à l’autorité du sénat romain. Les gouverneurs contrôlent la gestion des cités qui comprennent la ville et les territoires qui l’entourent et sont administrés par des magistrats et un conseil municipal où siègent des décurions.

4. Dans les campagnes
Les campagnes gauloises gardent leur originalité. Cependant les Romains y possèdent d’immenses domaines ruraux.

Les terres sont recensées, les impôts fonciers sont dûs envers Rome. On voit l’apparition de la villa gallo-romaine, grand domaine foncier : autour d'une cour centrale sont regroupés les appartements du propriétaire, des esclaves, les thermes, les granges, les celliers, les étables, les granges, les ateliers ; construction en dur.

5. La Religion
Les druides sont interdits car dangereux (rôle puissant ils peuvent être contestataires), toutefois il n'y eut pas abandon des dieux gaulois au profit du culte de l'Empereur auquel chacun doit sacrifier, romanisation des dieux gaulois ou inversement (Epona adoptée par les romains). La politique religieuse est tolérante et syncrétique (la fusion des dieux et des rituels romains et gaulois appelée interpretatio romana, est une forme de syncrétisme religieux), [Sucellus, le dieu au maillet des Gaulois, assimilé à Jupiter ] à condition d'honorer le culte impérial. Véritable religion politique, ce culte se diffuse localement grâce aux anciennes divinités mises au service de l’empereur. Les Romains apportent aussi aux Gaulois le temple, monument religieux par excellence qui permet d’enfermer l’exercice de la religion dans un édifice sacré, et le calendrier (les Gaulois passent du calendrier lunaire au calendrier solaire).
Parallèlement au développement rapide du latin en milieu urbain se développe un attrait pour le mode de vie romain = romanisation progressive : des patronymes ; de la tenue vestimentaire ; des loisirs (fréquentation des thermes par exemple)
Conclusion : La romanisation a aussi ses limites. La diffusion de la civilisation romaine a touché davantage les villes que les campagnes, et plus le sud et l’est de la Gaule. Elle a concerné essentiellement certains secteurs comme l’armée, où on utilise le latin, l’administration, les équipements publics et les spectacles. Certaines croyances gauloises et tenues vestimentaires se maintiennent. Il s'agissait d'offrir à l'Empire un territoire riche en ressources, aux artisans réputés. qu’Auguste met fin aux guerres civiles de la République en instaurant l’Empire à la fin du Ier s. av. J.-C. La paix ainsi restaurée va apporter la prospérité et se prolonger dans les limites de l’Empire durant 300 ans. Cette période de paix tout-à-fait exceptionnelle dans l’histoire romaine est désignée par les historiens sous le terme de « pax romana » (la paix romaine).

La christianisation du monde gallo-romain
Introduction :
I. Naissance et diffusion du christianisme
1. Qu’est-ce que le christianisme ?
Du II° à la fin du V°s, en 3 siècles environ, le christianisme s'impose comme la religion du plus grand nombre. Le christianisme est une nouvelle religion né en Palestine qui émane de la prédication de Jésus. C’est la croyance dans le message de Jésus.

Né à Bethléem vers -5, il passe sa jeunesse à Nazareth et vers l’âge de 30 ans, parcourt la Palestine, alors Province romaine (Royaume de Judée, gouverné par Hérode) où vivent les Hébreux qui attendent la venue d'un messie. Il répand le message de Dieu qu'il appelle la « Bonne Nouvelle » ou Évangile. C'est un message d'amour et fraternité universelle, Dieu aime tous les hommes comme ses fils et ces derniers doivent aimer Dieu et s'aimer comme des frères. Par son message d'amour et d'espoir il attire à lui de nombreux juifs de Judée, des hommes et des femmes pour qui il est le Christ, fils de Dieu et Dieu lui-même ;d'autres l'accusent d'imposture, le gouverneur romain Ponce Pilate le condamne à mort et il serait crucifié vers 33 après son dernier repas, la Cène Il entraine derrière lui Ce monothéisme a vocation à l’universalité ce qui explique qu’il ait été considéré comme dangereux pour le culte des empereurs romains.
2. Diffusion du christianisme grâce à l'organisation par Paul de Tarse (Saint Paul)
Juif et citoyen romain, parlant et écrivant le grec, converti au christianisme en 38 ap. J.-C., il entreprend de nombreux voyages sur le pourtour méditerranéen pour répandre le message de Jésus auprès des non-juifs. Dans ces régions il crée des communautés chrétiennes à qui il adresse ensuite ses Épitres. Avec lui nait la vocation du christianisme à l'universalité, fondée sur l'idée de Peuple des croyants, qui explique son succès.
Diffusion dans le monde gallo-romain : Rome est plutôt tolérante envers les autres religions à conditions de respecter les divinités romaines et de sacrifier au culte de l'Empereur (ex : Néron les accuse de l'incendie de Rome en 64, Trajan condamne ceux qui refusent le culte à l'Empereur). Malgré des persécutions (la persécution ne fut pas toujours continue et générale, c'est-à-dire étendue à tout l'empire; elle ne fut pas non plus partout également cruelle et sanglante) le christianisme est une religion « secrète » (se pratique dans les maisons particulières, dans les catacombes), la nouvelle religion se diffuse, en 313 Constantin autorise la liberté de culte, en 380 Théodose proclame le christianisme religion officielle de l'Empire. Le christianisme rencontre du succès chez les plus pauvres (promesse d'un monde meilleur dans l'au-delà), séduit par sa simplicité, son ouverture, son égalitarisme, dans une société où la religion était codifiée et les rites austères.

3. Les persécutions 
La christianisation de la Gaule se fait surtout à partir du II° siècle malgré les persécutions. En Gaule romaine, les chrétiens subissent des persécutions dont la plus ancienne mention concerne es martyrs lyonnais en 177. Leur exécution a lieu dans l’amphithéâtre des Trois Gaules, mais doit être attribuée aux difficultés du temps. Une épidémie de peste et les premières invasions barbares sur le Danube annoncent la fin d’une longue période de paix et de prospérité. La foule cherche des coupables responsables de la colère des Dieux. Les premiers martyrs périssent, les esclaves comme Blandine sont livrés aux bêtes. Les persécutions se produisent pendant 150 ans, mais en dépit des difficultés, l’Eglise s’organise en Gaule romaine.
4. L’organisation de l’Eglise 
La christianisation gagne de nombreuses villes et les églises de Gaule sortent de l’ombre quand l’empereur Constantin, converti au christianisme en 312, reconnait officiellement le christianisme en 313 avec l’édit de Milan. Dès lors, il se veut le chef chrétien et noue des relations importantes avec l’Eglise. En 337, à la mort de l’empereur, le christianisme fait de nouveaux adeptes et s’organise sur le cadre politique existant. Les évêques, élus par les communautés chrétiennes, dirigent des espaces qui serviront de cadre aux futurs diocèses. Toutefois la nouvelle religion pénètre plus nettement dans le midi, comme l’atteste la géographie des nécropoles et des lieux de culte en Gaule.
En Gaule : dans un premier temps la diffusion est limitée aux villes situées sur les principaux axes fluviaux, facilitée par les contacts et échanges avec les marchands. Phénomène urbain, les premiers témoignages de communautés datent de 150 à Lyon et Vienne. Avec l'édit de Théodose (391) les cultes païens ne sont plus tolérés, débute la christianisation des campagnes, ermites missionnaires.
5. La christianisation des campagnes 

A la fin du IV° siècle, saint Martin de Tours décide de se consacrer à la christianisation des campagnes, restée plus superficielle que celle des villes (le mot latin paganus désigne à la fois le païen et le paysan). Importance du monachisme dans les campagnes les plus reculées : premier monastère en 631 à Ligugé (Poitou), par saint Martin. Dès sa mort en 397, son tombeau à Tours devient un sanctuaire.

Nous connaissons sa vie grâce à Sulpice Sévère et La vie de Saint Martin, sans doute son disciple.

Cette question peut être traitée grâce à des sources écrites de seconde main, racontant la vie des saints, ainsi que de fouilles archéologiques (églises, nécropoles), et des vestiges d'architecture et sculpture religieuses.

Le christianisme, religion officielle de l’Empire

Plus rien ne s’oppose à l’expansion du christianisme quand l’empereur Théodose interdit les cultes païens en 392 et fait de la religion chrétienne la religion officielle de l’Empire.

La papauté se met réellement à exister quand Léon Ier s’attribue le droit d’administrer l’Eglise et impose aux évêques de se soumettre à son autorité. Rome devient durablement le centre de la chrétienté et les dogmes fixent désormais l’institution d’une hiérarchie qui marque le fonctionnement du clergé.

Conclusion

Quand l’Empire romain d’Occident s’effondre en 476, l’Église et le christianisme sont les seuls facteurs d’unité en Occident

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