Rapport présenté par Monsieur Gérald barbier et Monsieur Didier desnus








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3.1 Le covoiturage des colis



S’agissant de la livraison, le covoiturage pour les colis est encore en voie de développement mais cette émergence laisse entrevoir une nouvelle fonction du consommateur devenant « consommateur-logisticien ». Le site Colis-voiturage par lequel un particulier bien équipé et précautionneux accepte de prendre en charge des colis fait figure de précurseur en la matière. Crée en juin 2008, près de 29 000 transactions auraient été passées entre juin 2008 et mai 2013 avec près de 55 000 annonces et 49 000 membres dont environ 60 % d’expéditeurs et 40 % de messagers81.
L’apparition de ces opérateurs qui occupent des niches et qui prennent progressivement des parts de marchés aux plus grands pourrait intéresser des professionnels dont la structure logistique n’est pas encore aboutie en termes de colisage ou même encore la grande distribution telle Wal-Mart qui s’intéresse à la livraison collaborative pour réduire ses coûts logistiques, cette enseigne ayant d’ailleurs développé une expérimentation en ce sens. Il s’agissait d’accorder des réductions aux clients qui profitent de leur passage en magasin pour récupérer et livrer les courses faites par leurs voisins sur internet ; les réductions consenties coûtant moins cher à l’enseigne que l’organisation d’une tournée de livraison. Bien que testée sur une vingtaine de magasins, Wal-Mart n’a pas communiqué sur les résultats de cette expérience.
Une telle démarche n’est pas sans susciter quelques interrogations : incertitude quant au contenu du colis, risque du vol de celui-ci, courses non livrées, protection de la vie privée (communication de coordonnées de particuliers à particuliers), garanties sur la validité du permis de conduire du livreur et suivi des prestations, etc.

3.2 L’impact des plateformes collaboratives sur l’hôtellerie et la restauration


Plus généralement, la CCI Paris Ile-de-France, tout en encourageant les initiatives innovantes qui fluidifient les échanges, souhaite qu’une régulation calibrée soit mise en place en veillant à ce que les plateformes collaboratives ne conduisent pas leurs utilisateurs à générer des profits similaires à ceux réalisés par les professionnels, tout en permettant de s’affranchir de la détention de diplômes propres à l’exercice de certaines activités réglementées, de charges sociales, fiscales et de toute responsabilité civile ou pénale.
Cette nouvelle approche qui tend à se passer des intermédiaires traditionnels crée aujourd’hui un rapport de force entre les différents acteurs du marché ayant particulièrement fait l’actualité ces derniers mois. Si certaines initiatives destinées à mettre en relation des particuliers n’ont pas vocation à générer de profit commercial ou faire de concurrence déloyale à certains opérateurs mais plutôt à stimuler la concurrence comme le covoiturage, d’autres méritent au contraire une attention toute particulière notamment dans le domaine de l’hôtellerie ou de la restauration. Les évolutions des pratiques dont font l’objet ces deux secteurs ne sont pas sans conséquence sur l’immobilier : 25 % des baux d’habitation ne seraient ainsi pas renouvelés sur Paris au profit du meublé touristique sans que celui-ci soit totalement recensé et fasse l’objet d’une fiscalité adaptée selon Franck Trouet, directeur général du Synhorcat. De leur côté, les restaurateurs soumis à des conditions très strictes en termes de responsabilité pénale via la détention d’une licence IV voient se multiplier des initiatives de particuliers qui organisent des repas à domicile en dehors de toute contrainte en matière d’hygiène et de sécurité, autant de pratiques qui préoccupent les professionnels…
PROPOSITION N° 27

Préciser les droits et obligations des utilisateurs de plateformes collaboratives en énonçant notamment les règles d’information dans la relation consommateur/offreur et consommateur-demandeur ;

Définir les règles d’accès des particuliers aux prestations proposées par ces plateformes via une fiscalité équitable en évitant tout effet de seuil en termes de revenus, de même pour les règles de responsabilité.


  1. E-commerce au service des centralités : promouvoir le retrait des achats dans des casiers en libre-service


Une étude du CROCIS82 souligne qu’avec le cross canal, les différents canaux de distribution sont maintenant liés entre eux, des passerelles se créent et favorisent les synergies. Plus précisément, le client peut maintenant emprunter tous les chemins possibles pour consommer sans nécessairement rester cloisonné à un canal de vente dont la voie serait déjà tracée83.
Pour satisfaire les attentes liées au multicanal, les grands magasins, par exemple, investissent fortement dans la logistique compte tenu des flux de clientèle générés dans les gares en aménageant d’une part, des systèmes de retrait des achats et en adaptant, d’autre part, les horaires d’ouverture pour une clientèle plébiscitant l’accès des commerces alimentaires en début de soirée.
Olivier Badot84 observe ainsi que le commerce physique cherche à s’adosser aux lieux de flux par un phénomène de « viscosité commerciale », ce qui porte le consommateur à mutualiser les raisons de fréquentation de lieux comme les gares, les aéroports ou encore les stations-services, tout en permettant aux enseignes de réaliser une minimisation extrême de leurs couts de développement.
Par ailleurs, le retrait des achats dans des casiers existe depuis 10 ans en Allemagne. Proposé par Darty depuis octobre 2013 au centre Beaugrenelle, déclinée dans l’alimentaire par l’enseigne hard discount Dia en janvier 2014 à Paris (14ème), cette formule donne plus de rapidité, de souplesse et d’autonomie dans leurs achats aux clients.
Prochainement, ce système devrait s’accélérer grâce au partenariat conclu entre Geopost, filiale de transport de colis de la Poste, et Neopost, spécialiste des solutions de traitement du courrier. Avec Packcity, les deux entreprises entendent déployer en France un réseau de 1500 consignes automatisées d’ici 2016 « dans les lieux de passage ou de forte fréquentation (gares, centres-ville, centres commerciaux…). Ce modèle économique s’impose déjà comme un compromis gagnant-gagnant, pour les commerçants comme les clients : pour le distributeur, il y a un réel intérêt à organiser des multilivraisons en un seul point, qui plus est des commerçants indépendants se penchent également sur ce modèle.
PROPOSITION N° 30

Promouvoir les partenariats sncf/ ratp/ Société du Grand Paris/villes afin de favoriser l’implantation de ces points de retrait près des lieux de flux : gares sncf, stations de métro pour inciter les commerçants à recourir à ce canal de livraison lorsqu’ils ont un site de vente en ligne.

TITRE 4

FICHES « ACTIONS »


adapter notre offre d’appui aux territoires afin de s’inscrire dans les contrats de revitalisation




Fiche 1

Le rôle des CCI tel qu’il est pour l’instant prévu par la loi ACTPE du 18 juin 2014 (avis sur le projet de convention) ne leur permet pas d’être opérateur ou co-opérateur d’un contrat de revitalisation artisanale et commerciale (CRAC). Dans ce cadre, les modes d’action de la CCI Paris Ile de France seront étudiés selon les axes suivants :


  1. Repérer en Ile de France les opérateurs qui préparent des opérations CRAC

  • Les sociétés d’économies mixtes, dont la SEMAEST

  • Les sociétés publiques locales




  1. Faire l’inventaire des atouts des CCI franciliennes pour s’inscrire aux côtés de ces opérateurs :

  • S’appuyer sur l’expertise et la connaissance du territoire de l’Ile de France par les CCI

  • Valoriser le rôle de la CCI Paris Ile-de-France comme personne publique associée des contrats

  • Utiliser notre capacité à faire émerger et préfigurer des projets de revitalisation commerciale.




  1. Construire une offre adaptée à ces démarches en s’appuyant sur les briques d’intervention sur le commerce déjà maitrisées:

  • Etudes de programmation commerciale (étude de positionnement du pôle, étude de potentiel et de programmation, définition du plan de merchandising, élaboration du cahier des prescriptions, ciblage des enseignes)

  • Diagnostic d’une polarité commerciale et des marchés

  • Animation des acteurs locaux du commerce : managers de ville et unions commerciales

  • Recherche et formation de créateurs et repreneurs de commerces

  • Mettre en place d’une ingénierie financière adaptée et un accompagnement des commerçants installés

  • Accompagnement des commerces aux outils du numérique et mise en œuvre d’outils d’e marketing de proximité (« living lab » de proximité).





Recommandation

Construire et tester un partenariat aux côtés d’un opérateur, clef de la démarche, CRAC en Ile-de-France


Etudier la mise en place d’un fonds d’intervention
en faveur du commerce





Fiche 2


Le besoin d’intervention sur les polarités commerciales est aujourd’hui mal pourvu : il bute sur des limites juridiques, des limites de gouvernance territoriale et sur la rareté des outils financiers et de gestion dédiés à la maitrise immobilière des pôles commerciaux, notamment en centre-ville.
Pourtant, la maitrise immobilière même limitée à un petit nombre de commerces au sein d’un pôle commercial, est le plus souvent un levier clef de revitalisation commerciale. En outre, les politiques territoriales tendent à réinvestir le champ du commerce, porté par la demande de proximité des citoyens consommateurs et par son rôle dans les opérations de rénovation urbaine.
Parallèlement, la CCI Paris Ile-de-France a su construire par son action en matière de conventions avec les villes et par sa mission consultative territoriale, un positionnement très reconnu d’acteur du commerce de proximité aux côtés des territoires.
Cependant, aujourd’hui sa capacité à proposer aux élus locaux des dispositifs « clefs en main » et financés est sensiblement affaiblie par la forte diminution des fonds issus du FISAC et par l’exclusion le plus souvent des actions en faveur du commerce des financements liés aux fonds structurels européens.

Partant, il est proposé d’étudier la mise en place d’un fonds d’intervention en faveur du commerce qui puisse répondre aux enjeux suivants :


  • Disposer d’un outil d’intervention déterminant pour la revitalisation des pôles commerciaux,

  • Renforcer la valeur de notre offre d’accompagnement (étude, animations, formations) en l’adossant à une action directe sur l’offre de cellules commerciales,

  • Saisir l’opportunité d’installer ce type de dispositif au moment où les initiatives sont rares dans ce domaine et la place libre pour un opérateur francilien.


Il s’agira pour conduire cette démarche de mener une étude en deux phases :


  • Un volet « étude d’opportunité » permettant de valider ou non la nécessité au regard des besoins des territoires de proposer une solution de maitrise foncière des cellules commerciales et dans quels domaines de priorité (périmètre d’intervention, choix des commerces cibles, remembrement de cellules, etc…),

  • Un volet « étude de faisabilité » examinant les modes d’action, les opportunités de partenariats ( SEM, CDC, …) et le chiffrage détaillé des investissements nécessaires.






Recommandation

Étudier la mise en place d’un fonds en faveur du commerce




Faciliter l’émergence de projets territoriaux pour le commerce en soutenant les accompagnateurs du commerce dans les villes




Fiche 3
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