Problématique du chômage dans le département du nord et question fondamentale








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2.5.- Les Facteurs d’échec (instabilité politique, campagne de dénigrement orchestrée contre Haïti…)

En 1983, le contexte politique ne favorise pas l’activité touristique. La forte émigration vers Miami, les rumeurs sur le sida en Haïti atteignent durement l’image du pays…

2.6.-Conséquences du déclin du secteur touristique sur l’économie en général

L’une des premières causes des freins du tourisme en Haïti est :

  • l’instabilité politique engendre l’insécurité.

  • la deuxième, la mauvaise politique conduite par les pouvoir qui se sont succédé,

  • la troisième, la discrimination et la stigmatisation des maladies sexuellement transmissibles comme le VIH/SIDA. Ces causes et de bien d’autres affectent l’économie haïtienne par un manque d’investissement dans les secteurs clés de la vie économique qui, de très souvent ne dépassant pas US$10 millions de dollars, engendrent la fermeture de certaines entreprises, usines, industries et hôtels de la place et dans le département du Nord. Ce qui n’a pas manqué d’augmenter le nombre de chômeurs et de l’oisiveté.

2.6.1.-Fermeture de certains hôtels

Après le départ du Président Jean Claude Duvalier au cours de la période 1986/1994, Haïti connait un contexte politique de crise42, (embargo de novembre 1991 à octobre 1994.). Donc, neuf années de crise et de troubles politiques où plusieurs coups d’état ont été enregistrés, pendant lesquels le tourisme s’est effondré et une grande partie de l’hôtellerie de Port-au-Prince a cessé ses activités tels que : l’Habitation Leclerc et le Club Méditerranée.

2.6.2.-Hausse du chômage

A cause du déclin et d’autres problèmes que connait le pays, le chômage  ouvert  avoisine à un taux compris entre 12 % et 19 % de la population active et majoritairement urbain (au moins 35 % de la population active urbaine). Le sous-emploi demeure la forme dominante du chômage, comme dans tous les pays à revenus très faible  et où il n’existe pratiquement pas de système de sécurité ou de protection sociale. Les différentes formes de chômage en Haïti équivalent environ à un taux de chômage ouvert de plus de 55 à 70 % de la population active. Ce qui implique sur chaque 10 jeunes en âge de travailler 7 sont au chômage et chaque année environ 200.000 autres chômeurs viennent grossir la population des sans-emplois.

Pour mieux comprendre les problèmes socio-économiques d’Haïti on doit voir d’abord quelles sont les caractéristiques de l’économie haïtienne et les causes principales de la pauvreté chronique :

  • Les caractéristiques43 de l’économie haïtienne

Ces caractéristiques sont au nombre de quatre (4) :

  1. Economie : Faible productivité ; manque de qualifications ; politiques économiques erronées ; détérioration des termes de l’échange ; retard technologique et faiblesse de la recherche ; mondialisation.

  2. Social : Discrimination (genre, âge, etc.) ; taux de fertilité et taux dépendance élevé ; santé défaillante ; inégalité ; absence de capital social ; culture de la pauvreté.

  3. Politique : Mauvaise gouvernance ; insécurité ; conflit violent ; domination par puissance mondiale ou régionale ; mondialisation.

  4. Environnemental : faible qualité des ressources naturelles ; dégradation de l’environnement ; désastre naturel (inondation, sécheresse etc.), topographie difficile ; propension à certaines maladies. 

         2.6.3 Développement du secteur informel

Définition:

Le secteur informel est constitué d’unités économiques produisant des biens et des services en vue de créer principalement 80 à 90 % des emplois et des revenus (souvent, qui ne peuvent même pas suffire pour leur permettre de renouveler leur énergie et leur force de travail), travaillant à petite échelle, avec un faible niveau d’organisation et une faible division entre capital et travail. Les relations de travail recouvrent étroitement les relations de parenté, personnellement et sociales…

Les travailleurs à domicile44 sont inclus dans le secteur informel uniquement s’ils travaillent pour les unités de ce secteur. Donc, tous les travailleurs à domicile ne font pas partie du secteur informel.

Deux segments constituent le secteur informel : l’autoemploi et les micros entreprises employant des salariés, cette dernière catégorie étant signe d’un certain dynamisme et d’un certain degré  de formalisation de l’économie.

  • Economie informelle

Economie informelle définition:

L’économie informelle selon OIT (Organisation Internationale du Travail) est l’ensemble des activités exercées par les travailleurs et les unités économiques qui ne sont pas couvertes ou qui sont insuffisamment couvertes par des arrangements formels.

Force est de constater que les contre-performances de notre économie et les résultats mitigés des politiques d’ajustement structurel qui leur sont consécutives ont conjugué leurs effets pour consacrer la marginalisation et la paupérisation croissantes de larges couches de la population, qui initient des stratégies alternatives de survie faites d’activités précaires multiformes.

Haïti est depuis  près d’un siècle connu comme le pays le plus pauvre du continent américain ayant accédé à l’indépendance dans des conditions difficiles au début du dix-neuvième siècle. La population haïtienne a vécu jusqu'à la fin des années 60 d’une économie à prédominance agricole basée sur la petite exploitation paysanne de faible productivité. L’économie urbaine est restée rachitique et liée au commerce international, faible en volume, en valeur et en part relative du produit intérieur brut. L’essai de modernisation amorcé au début des années 70 n’a pas donné les résultats espérés, l’industrialisation étant relativement faible, ralentie en partie par une agriculture qui s’est amorcée incapable de satisfaire la demande urbaine. La migration interne a contribué, d’autre part, dans ce contexte à alimenter un secteur informel urbain pléthorique et très peucapitalisé. La croissance de type extensif qu’a connu le pays n’a pas permis une augmentation significative des revenus moyens et le taux de pauvreté est demeuré très élevé. La permanence de cette situation réclame que les analystes y prêtent une attention soutenue. Ce qui nous amène à  analyser :

  • la structure économique et l’emploi

Une politique d’ouverture qui a conduit à la tertiarisation, l’urbanisation et l’informatisation croissantes de l’économie sur toile de fond de dégradation du secteur agricole.

La structure économique45 s’est profondément modifiée au cours de ces vingt dernières années  -parallèlement à l’augmentation de la population (2% annuellement). Le nombre d’habitants, qui est passé de 5,78 à plus de 8 millions entre 1987 et 2003, s’est urbanisé progressivement de façon à faire passer le taux d’urbanisation officiel d’un peu plus de 20% dans les années 80 à 40,4 % selon le dernier recensement. Des indicateurs partiels tendent toutefois à montrer un taux d’urbanisation d’un peu plus de 50 % en 2003.

  • Le secteur primaire

Nettement dominé par l’agriculture le secteur primaire qui représentait 42 % du produit national au milieu des années 70, a connu un net repli aujourd’hui à environ 25,9 % du PIB.

L’agriculture de faible rendement emploie encore environ 50 % de la population active totale, soit environ 1, 6 millions de personnes sur un total approximatif de 3,1 millions d’actifs. Le revenu moyen estimé avoisine les US$160 par personne.

  • Le secteur secondaire

Le secteur secondaire, de son coté, qui représentait 25,0 % du PIB, a régressé en valeur absolue et en valeur relative (25 à 18 % du PIB)  entre 1987 et 2003. Le secteur secondaire formel et informel occuperait environ 300 000 personnes. Le revenu moyen par tête pour les ménages du secteur secondaire formel atteindrait la somme de US$ 505. Il se situe dans une fourchette de US$ 175 à 200 pour le secteur secondaire informel.

  • Le secteur tertiaire

Ce secteur contribue aujourd’hui à 55,3 % du PIB contre 46,3 % en 1987 et 36,5 % seulement dans les années 1970. L’emploi dans le secteur tertiaire qui provient très majoritairement des différentes branches du secteur informel atteindrait le nombre approximatif de (1)un million d’emplois. Le revenu nominal moyen annuel des membres des ménages du secteur tertiaire approcherait la fourchette de US$ 275 à 300. Le revenu est évidemment beaucoup plus élevé pour la minorité qui travaille dans les secteurs formels.

  • Le secteur tertiaire et les activités informelles

En Haïti, de façon encore plus accentuée  que dans la majorité des pays sous-développés, le secteur tertiaire46 occupe une place qui ne saurait se mesurer en termes de volume de production, mais dont  l’impact dans le domaine de l’emploi est notoire. Au total un demi-million de personnes tant bien que mal, y gagnent leur vie. La très basse productivité des informels ne peut souvent masquer le chômage  déguisé qui frappe plus de 60 % de la population en âge de travailler, chiffrée à environ 3 millions*.Selon les statistiques 80 % de la force de travail 47en Haïti sont concentrés dans les petites et moyennes entreprises.

 Les traits même de la production agricole de subsistance, qui s’étendent à des milliers de petits exploitants, tendent à se produire dans le domaine de la production informelle. Cette dernière difficilement mesurable est constituée par une infinité de micro-entreprises qui, selon le critère de l’OIT, fonctionnent avec moins de cinq employés, un investissement inférieur à US$3000  dollars et un chiffre d’affaires de moins de US$1000 dollars.

Elles recouvrent des activités artisanales et manufacturières, la construction, les industries extractives et les services. Les méthodes de fonctionnement et de gestion du secteur productif des informels rendent difficile d’en évaluer la production et leur apport au revenu domestique.

Pour sa part, le trafic de la drogue passant fortement par Haïti constitue une source de revenus considérables qui est concentrée et nourrit des fortunes48 colossales. A la différence de ce qui se passe dans d’autres pays, ces ressources ne sont pas investies dans la production touristique et industrielle… Elles grossissent les liquidités  inutilisées du système bancaire et des placements de luxe… La commercialisation des produits agricoles est réalisée par des milliers de vendeurs, « MadamSarahs » et revendeurs qui constituent et reproduisent une chaîne interminable conduisant à un micro-commerce aux revenus minuscules. Une chaîne de plus en plus en tenue, de commercialisation des biens importés provenant de la contrebande, a donné lieu à la multiplication des réseaux informels à partir des 300 kms de Frontières avec la République Dominicaine, des voies aériennes provenant de Panama, de Curaçao, de Porto Ricot et surtout d’une véritable flottille de bateaux venant de Miami. Ce commerce informel, dont les chiffres d’affaires demeurent incalculables, offre de l’emploi  à des milliers de détaillants qui gagnent quelques gourdes par jour ...   

2.6.4 Autres conséquences

L’instabilité politique accrue que connaît le pays depuis environ trois décennies, découragent certains promoteurs et tour-opérateurs potentiels et autres investisseurs dans la sous-traitance, de plier bagage soit pour la Jamaïque soit pour la République Dominicaine enquêtent non seulement d’une meilleure condition de travail, d’une main d’œuvre qualifiée, mais encore un taux d’intérêt faible, de facilité de crédit et de l’inflation faible.

Ces paramètres et de bien d’autres entrainent la fermeture de certaines entreprises telles que : usines (Hasco, la Welsch, la Centrale Dessalines, Enaol, Usine de Darbonneetc), hôtels49*(Nova Scotia, Club Med, Castel Haïti…) et restaurants entraînent la hausse du chômage, le développement du secteur informel etc.

L’apport du tourisme à l’économie haïtienne ( hypothèse)

Évolution de la situation du secteur au cours des vingt (20) dernières années

  • L’évolution des arrivées des touristes

En effet, de 149.655 en 1985, le nombre de touristes de séjour est passé à 111.661 en 1986, et a affiché une tendance à la hausse pour atteindre le niveau de 149.288 en 1989. Puis, ce nombre a encore diminué pour atteindre son niveau le plus bas en 1994, soit 70.260 touristes de séjour. En 1995, une reprise semble s’amorcer, puisque le nombre de touriste de séjour est évalué à 145.369 et à 150.147 en 1996. Cependant, depuis cette date, une tendance à la baisse est enregistrée. En 2002, la quantité de touristes de séjour atteignait le chiffre de 140.112.

Au cours de cette même période, la durée moyenne de séjour a également enregistré certaines baisses. Entre 1985 et 1991, pour les touristes d’origine étrangère, les nuitées moyennes annuelles sont estimées à 250.000 environ. Ce chiffre est de 65.000 environ pour la période 1992-1995. Pour les touristes de la diaspora, les nuitées moyennes sont respectivement de 1.033.200 et 550.000 pour les périodes 1985-1991 et 1992-1995.

Par contre, de 1985 à 2001, le tourisme de croisière a enregistré une hausse continue de ses activités. En effet, de 80.000 excursionnistes en 1985, ce chiffre a atteint le record de 357.442 en 2001, pour retomber à 342.088 en 2002.

D’une façon générale, tout au long de la période, la majorité des touristes sont venus de l’Amérique, particulièrement des Etats-Unis (65% environ) où la clientèle est issue en majorité de la diaspora haïtienne.

De plus, l’offre actuelle de ressources humaines qualifiée est limitée et est nettement insuffisante pour répondre aux exigences du secteur.

La contribution du secteur tourisme à la croissance et au développement

Les dépenses des touristes représentaient au cours de la période 1985-1991 4,3% du PIB et 2,8% du PIB en 1992-1995. Elles représentaient respectivement 38,8% et 61,5% des exportations pour les mêmes périodes. Actuellement, les revenus touristiques représentent moins de 1% du PIB, la moyenne dans la Caraïbe étant de 20%. Les revenus générés par touriste sont de US$300, soit US$500 de moins que la moyenne de la Caraïbe.

La structure de taxation fiscale inclut plus d’une vingtaine de taxes et droit perçus sur les activités touristiques. Malgré la baisse des activités du secteur, les modifications progressives de cette structure de taxation ont entraîné une appréciation de la contribution du secteur aux recettes de l’Etat. En effet, à titre d’exemple, entre 1978 et 2002, la redevance aéroportuaire de départ et celle payée par les croisiéristes sont passées de 10,00 gourdes (soit l’équivalent de 2.00$us) à respectivement $US 30.00 et plus 3.00 dollars. Les revenus tirés de ces deux redevances ont pratiquement été multipliées par dix entre ces deux années, soit environ $US 598.000 en 1978 et plus de 5 millions de dollars américains en 2002. Le budget généralement alloué au secteur tourisme est très faible et reste insuffisant pour répondre aux besoins du secteur.

D’un autre côté, il faut noter que le secteur tourisme a contribué très largement à la création d’emplois directs et indirects. Les données y relatives ne sont pas disponibles. Cependant, les emplois directs sont créés par les hôtels 50(L’organisation internationale du travail a récemment évalué que plus de 112 millions de travailleurs sont employés dans les hôtels, restaurants et établissements similaires dans le monde), les agences de voyages, les tours opérateurs, les restaurants, les troupes de danse, les groupes musicaux et dans le transport touristique, la commercialisation formelle et informelle des produits d’artisanat et de peinture. Les emplois indirects sont créés dans l’agriculture, chez les artisans, dans les centres de formation, dans les services publics, dans le secteur de la construction et des services connexes, dans la communication et dans les services bancaires.

En dépit de toutes les difficultés socio-économiques que connait le pays, il ya encore de l’espoir pour ce pays à travers ses potentialités diverses (on dirait Haïti renaitra de ses cendres) pour sortir de son mal développement avec de nouvelles stratégies qui pourront être développées surtout dans le domaine du tourisme et des infrastructures.

La splendeur de ses sites , la sauvegarde de ses plages bordées de cocotiers, la profusion, la magie et l’enchantement de la lumière durant le déferlement des vagues au milieu du «  bleu sans défaillance » de la mer des Antilles, la richesse de son patrimoine folklorique, l’archaïsme des genres de vie, l’originalité des formes de sociabilité, le rythme lent de la civilisation haïtienne qui contraste avec l’agitation et la rapidité de la vie d’autres pays au milieu du 20ème siècle, font d’Haïti un pays de tourisme par excellence.

Dans un document de réflexions de l’Association Hôtelière et Touristique d’Haïti (ATH) publié sur le tourisme en Haïti, présente le tourisme comme le deuxième contributeur mondial après le pétrole, d’après les estimations actuelles, le plus grand secteur d’ici l’an 2000.Avec ses 100 millions d’emplois directs, il est aussi l’un des plus gros employeurs de la Caraïbe à laquelle appartient Haïti aussi bien que par la géographie que par la beauté des sites, l’amabilité des habitants et le patrimoine culturel, est l’un des pôles touristiques les plus connus du monde.

La débâcle touristique pour l’économie des trois décennies écoulées est tributaire du régime politique dont nous avons connu avec ses retombées non seulement sur notre image, mais aussi et surtout sur la confiance des investisseurs et leurs engagements financier et humain dans ce secteur. On montrera plus loin l’importance des caractéristiques financières de l’industrie touristique.

Haïti est une petite économie ouverte dont les rentrées en devises déterminent, dans une large mesure le potentiel de croissance et le niveau de vie à l’échelle nationale. A un moment où notre source traditionnelle de devises, le café, a déjà subi une chute de prix de l’ordre de 50 % et que notre production fait face à des contraintes structurelles de taille, l’importance de diversifier nos sources de revenus ne peut souffrir d’aucun doute. Les rentrées de devises, si importantes soient-elles, ne forment pourtant qu’une partie du potentiel. Le secteur touristique est universellement connu comme l’un des plus intégrés au reste de toute économie, car demandeur de biens et de services en provenance de toute un gamme d’autres secteurs, dont l’agriculture, la pêche, la construction, l’art, l’artisanat, le transport aérien, maritime et terrestre, la restauration, le commerce et les services publics (port, aéroport, etc.), tous des secteurs à haute valeur ajoutée à haute intensité de main d’œuvre et autres ressources locales.

Le potentiel non seulement de création d’emplois, mais encore d’une répartition des revenus dérivés du tourisme dans toutes les couches sociales et à travers plusieurs régions du pays (villes, zones rurales) est donc considérable. L’exploitation optimale de ce potentiel exige certes, un effort de production des secteurs tributaires du tourisme, effort qui pourrait ne pas être immédiat, privant alors l’économie, pour un certain temps, d’une partie des bénéfices de ce secteur. Il n’en demeure pas moins que, dans nombre de pays ou l’agriculture par exemple, est d’une taille bien plus modeste que la nôtre, le tourisme présente un des ratios entre contribution au PIB et capitaux engagés les plus importants de l’économie .Le meilleur potentiel d’intégration est d’ailleurs susceptible de se trouver au niveau des produits à plus forte valeur ajoutée comme l’art et l’artisanat ou Haïti présente, fort heureusement, des atouts démontrés51.

Car la diaspora haïtienne demeure une clientèle spécifique : elle contribue et contribuera en partie à relever le niveau de l’économie nationale par le biais de ses transferts et de ses voyages.

Le tourisme « Diaspora » a suppléé à l’absence d’autres catégories de tourisme pendant plus d’une décennie ou Haïti était confronté à ses problèmes. Cette clientèle cherche du goût, du confort.

Par ailleurs, il est reconnu que l’Amérique du Nord représente un potentiel de 75 % du marché global que constitue la « diaspora ». Les principaux pôles de résidence sont: New York et sa périphérie, la Floride, la Nouvelle Angleterre. Le Canada, en particulier le Québec, contribue pour 10 % aux arrivées. L’Europe avec des pôles comme la France, la Belgique et la Suisse, y participe pour 8 %. La Caraïbe et d’autres pays assurent le reste.

Le tourisme de la ‘diaspora’, suit la saison touristique traditionnelle, visite le pays pendant deux périodes de pointe notamment:

Décembre/Mars: Fêtes de fin d’années et période de carnaval

Juin/Aout Grandes vacances, période de fêtes religieuses (champêtres).

Toutefois, ce n’est que vers 1949, avec l’ouverture de la grande exposition internationale du Bicentenaire tenue à Port au Prince que l’apport52 du tourisme influencera progressivement le revenu national. Le nombre de visiteurs53 allait croitre d’années en année, de 17000 environ vers 1951, il atteindra le chiffre de 67703 en 1956. Durant ces cinq années, environ 250.000 touristes ont séjourné en moyenne trois jours dans le pays. L’institut Haïtien de Statistiques évalue à l’époque leurs dépenses quotidiennes à 35 dollars en moyenne. Au total, pour les 5 années en question, le tourisme a du rapporter au pays US$25 millions de dollars, soit en moyenne 5 millions de dollars l’an.

L’Europe progresse à un rythme trois fois plus élevé que celui de l’Amérique* et les flux traditionnellement très élevés entre les USA et Porto-Ricot et les Bahamas (US$ 3,205 millions)54 qui s’apparentent à un tourisme domestique, tendent à gonfler le poids réel des USA.

On prévoit dès à présent, l’attention que méritera le marché multi destination dans lequel pourrait s’insérer la nouvelle destination Haïti.

Si on part de l’hypothèse que le Gouvernement rétablirait l’ordre public dans le pays où il n’y aurait pas d’inquiétude en ce qui concerne l’insécurité, la gouvernance, en montrant un certain sens de responsabilité…non seulement les touristes étrangers pourraient en grande partie s’intéresser à visiter Haïti y compris la diaspora mais encore il permettrait de créer du travail.

Supposons d’une part, qu’on vende des formules de voyage à US$ 600 dollars environ dans toutes nos ambassades à travers le monde à au moins 2 millions d’haïtiens de la diaspora à travers d’un projet de reconstruction d’Haïti en les incitant à apporter leur pierre. L’on montera une structure d’accueil de l’aéroport de provenance à l’aéroport de destination. Cette structure aura pour but principale de recevoir et de conduire ces touristes vers leur destination finale, c’est- à -dire vers les provinces respectives gratuit sauf un frais obligatoire pour ceux qui voudraient continuer leur séjour en survolant le territoire en vol charter.

D’autre part, si dans la même foulée 500.000 touristes étrangers visitaient Haïti au même prix de forfait et bénéficieraient les mêmes avantages, cela friserait la barre de 2.5 millions de touristes pour un montant de US$ 1.5 milliards de dollars encaissés. Et si, l’Etat, investissait US$ 1 milliards de dollars dans les infrastructures de base , au renforcement de la justice, à l’organisation d’ une force publique (l’armée, par exemple), dans l’agriculture, dans la santé, dans une politique incitative aux investissements local et étranger, c’est-à-dire en établissant la règle du jeu, tout en refaisant une autre image d’Haïti à l’étranger comme garantie de confiance aux investisseurs du point de vue socio-économique, au respect des droits et des lois et à la stabilité politique, serait bénéfique pour l’avancement économique de cette nation.

On en déduira pour les deux premières années, l’Etat n’aura pas grand-chose à gagner pour la simple et bonne raison pour commencer à avoir le fruit d’un investissement de ce type, il faudrait attendre au moins 5 ans . Car, il a tendance à s’échelonner plutôt sur le long terme. Par conséquent, pour les autres années en partant de la 4ème année, l’Etat aura de quoi à se frotter les mains tout en mettant une structure permettant d’assurer la maintenance des équipements et des infrastructures.

Aussi l’Etat accordera des avantages fiscaux aux investisseurs, par exemple à l’exemption de certaines taxes sur les frais et droits de douane sur la rentrée des matériels pour au moins 10 ans et ces derniers commenceront à payer à partir de la 11ème année. Cela sera non seulement profitable pour le développement du pays mais aussi à la santé économique de notre chère Haïti et lui permettra de déboucher sur la croissance et pour une fois Haïti rattrapera ses pairs de la Caraïbe dans le domaine du tourisme et autres….

Les actions conçues et entreprises jusque-là par un comité d’appui pour encadrer ce secteur malgré la bonne volonté des groupes privés et des particuliers se trouvent confrontées à certains problèmes au niveau social et sanitaire et au niveau même des infrastructures touristiques qui mériteraient l’intervention des pouvoirs publics.

S’agissant des problèmes social et sanitaire, l’effort doit être fait pour enrayer, le cas des petits mendiants, l’état d’insalubrité de la ville du Cap-Haitien55. Il faut également curer et nettoyer en permanence les égouts de la ville, mettre sur pied un programme de sensibilisation de la population.

Au niveau des infrastructures, un effort doit être consenti pour offrir aux visiteurs un minimum de commodités si on veut les attirer. Tels par exemples la dotation, en services urbains adéquats, en structures d’accueil qui signifient un chalet au port du Cap-Haitien et un autre à Milot, la construction de la route Labadie etc., sans oublier la réhabilitation du boulevard du Cap-Haitien qui constitue actuellement une honte pour les gens de la ville .

      


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