Document 2 : Le cycle de vie d'une centrale nucléaire








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Thème 2 : Energies fossiles, Energies renouvelables

Le nucléaire : une énergie du passé ou de l’avenir ?

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Document 1 : Qu'est ce que l'énergie nucléaire ?

http://jeunes.edf.com/article/qu-est-ce-que-l-energie-nucleaire,33
L'énergie nucléaire dépend d'un combustible fissile, l'uranium, dont le minerai radioactif est contenu dans le sous-sol de la Terre. 

Elle permet de produire de l'électricité, dans les centrales thermiques nucléaires, appelées centrales électronucléaires, grâce à la chaleur dégagée par la fission d'atomes d'uranium.


Une centrale nucléaire se compose de 4 parties principales :

  • Le bâtiment contenant le réacteur dans lequel a lieu la fission

  • La salle des machines où est produite l'électricité

  • Les départs de lignes électriques qui évacuent et transportent l'électricité

  • Des tours de refroidissement uniquement en bord de rivière


En France, un réacteur d'essai est mis au point en 1948 (6 ans après la construction du premier réacteur dans le monde, implanté aux États-Unis).


La production d'électricité d'origine nucléaire est développée plus largement à partir de 1974, au lendemain du 1er choc pétrolier, révélateur de la dépendance énergétique du pays vis-à-vis des hydrocarbures.

Aujourd'hui, le parc nucléaire géré par EDF compte 58 réacteurs de niveaux de puissance différents répartis sur 19 sites.

L'énergie nucléaire n'émet pas de gaz à effet de serre. Elle est utilisable en grandes quantités grâce aux puissances qu'elle génère et elle est très compétitive.

 

Document 2 : Le cycle de vie d'une centrale nucléaire

http://www.cea.fr/jeunes/themes/l-energie-nucleaire/l-essentiel-sur-le-demantelement-nucleaire
Du projet de construction au stade de déconstruction final, la vie d'une centrale obéit à un ensemble de procédures très réglementées.
La construction

Elle se déroule en 2 phases clés :
1. L'avant-projet

Les grandes idées de base du projet sont définies (architecture, position, dimension, organisation intérieure…). Parallèlement, une étude du site est menée pour déterminer l'emplacement exact et la conformité du site avec les critères requis et une procédure administrative est mise en place pour obtenir un décret d’autorisation de création.
2. Les études de réalisation

Elles vont jusqu'à la réalisation des plans d'exécution et se prolongent pendant toute la durée de construction de la centrale.
L'exploitation

En France, les centrales nucléaires sont conçues pour être exploitées pendant au moins 40 ans.

Pendant cette période, la maintenance est organisée sur 3 niveaux :

  • Quotidienne : les différents équipements de la centrale sont surveillés de façon à effectuer les ajustements ou réparations nécessaires.

  • Programmée : tous les 18 mois environ, chaque tranche est arrêtée pendant 5 à 6 semaines pour recharger en combustible une partie du cœur du réacteur.

  • Décennale : tous les dix ans, une inspection détaillée et complète de la tranche est effectuée, en particulier des principaux composants (cuve, circuit primaire, générateurs de vapeur, enceinte de confinement…). C'est à l'issue de ce bilan que l'Autorité de Sûreté Nucléaire donne l'autorisation de poursuivre l'exploitation du réacteur.


La déconstruction

Une fois la période d'exploitation terminée, il s'ensuit un processus de déconstruction en 3 étapes sur 25 ans :
1. La fermeture sous surveillance 

Les combustibles sont retirés et les circuits d'eau vidangés. Le site reste sous surveillance.
2. La libération partielle et conditionnelle 

Les installations sont partiellement démontées : les principaux composants du circuit primaire sont isolés et enfermés dans des structures en béton. Le site reste sous surveillance.
3. La libération totale et inconditionnelle

Environ 10 ans plus tard, le temps de réduire la radioactivité de l'installation, celle-ci est complètement démontée. Les matériaux et équipements radioactifs sont évacués. Le site est rendu à son état initial ou utilisé pour une autre installation.

Document 3 : Le nucléaire en France
http://jeunes.edf.com/article/le-nucleaire-en-france,72
L'électricité d'origine nucléaire est la principale énergie produite et consommée en France. Elle provient de 58 réacteurs de différents niveaux de puissance constituant un parc réparti sur l'ensemble du territoire.

Quelques chiffres



Document 4 : L'essentiel sur... le coût du nucléaire

http://www.cea.fr/jeunes/themes/l-energie-nucleaire/l-essentiel-sur-le-cout-du-nucleaire
En juin 2011, suite à la catastrophe nucléaire de Fukushima et aux nombreux débats qu’elle a suscités concernant l’intérêt de cette énergie, le gouvernement français a commandé à la Cour des Comptes un audit détaillé des coûts de la filière nucléaire (coût de production [1] de l’électricité). Si plusieurs études avaient déjà été réalisées par le passé, cet audit, finalisé en janvier 2012, représente à ce jour l’analyse la plus approfondie du sujet. Cet article vous en propose une synthèse.

Pour calculer le coût total de production du parc de réacteurs actuel, les enquêteurs de la Cour des comptes ont distingué et additionné :

  • les coûts passés (recherche et développement, construction des réacteurs et de toutes les autres infrastructures nécessaires),

  • les coûts présents (charges d’exploitation),

  • les coûts futurs, qui concernent à la fois l’investissement (le démantèlement des installations) ou les charges d’exploitation à venir (la gestion des combustibles usés et des déchets).

La Cour des comptes a constaté que la structure des coûts passés et présents du nucléaire était relativement bien identifiée. Par conséquent elle a estimé qu’il n’y a pas lieu de parler de « coûts cachés » ou non intégrés dans le nucléaire.

La Cour des Comptes a souligné dans son audit que le calcul du coût de l’énergie nucléaire était marqué par de fortes spécificités :

  • Un investissement initial très important. Le nucléaire exige des capitaux importants pour la construction des réacteurs et de toute l’infrastructure d’accompagnement. En revanche, cette source d’énergie s’avère relativement peu coûteuse en fonctionnement.

  • Un impact limité du coût du combustible. Comparé aux autres énergies fossiles (pétrole, charbon…), l’énergie nucléaire est beaucoup moins dépendante des évolutions du coût des matières premières combustibles. En effet, l’uranium naturel n’entre que pour une faible part dans le coût de production de l’énergie (5 à 7%).

  • Des dépenses en partie financées sur fonds public. Une partie des investissements réalisée pour le nucléaire a été faite par l’État : c’est le cas notamment d’une grande partie des dépenses de recherche et développement et de toutes les dépenses liées au contrôle de la sûreté, de la sécurité et de la transparence de l’information. Le montant de ces dépenses étant quasiment égal à celui des taxes spécifiques perçues, le bilan est nul en dépenses et largement positif pour la nation en termes d’activité économique


CONCLUSION : LE NUCLÉAIRE, UNE ÉNERGIE COMPÉTITIVE ?

La construction des centrales nucléaires du parc actuel a représenté plusieurs milliards d’euros (les investissements représentent plus de la moitié du coût de production) et ont nécessité des infrastructures de recherche, de sécurité et de gestion des déchets importantes. Mais parce que son énergie primaire, l’uranium, est extrêmement concentrée (plus de 100 000 fois son équivalent pétrole), les coûts de transformation, de transport, de recyclage du combustible et de la gestion des déchets sont faibles (16% du coût de production). Le nucléaire présente donc un coût compétitif par rapport aux énergies fossiles et par rapport aux énergies renouvelables.

Le rapport de la Cour des Comptes de janvier 2012 confirme - comme les études précédentes - la compétitivité de l’électronucléaire dans notre pays où le prix de l’électricité est inférieur de 20% à la moyenne européenne. La Cour a par ailleurs estimé que l’augmentation prévisible des coûts du nucléaire ne devrait pas remettre en cause cet avantage.

La Cour des Comptes a également conclu à la nécessité de maintenir la transparence sur l’évolution des coûts et d’actualiser régulièrement les données recueillies à l’occasion de son rapport.

Document 5 : L’énergie nucléaire : solution ou risque?

http://www.consoglobe.com/energie-nucleaire-solution-risque-3376-cg
Utilisée depuis plus de 50 ans pour produire de l’électricité, l’énergie nucléaire assure près de15% de la production électrique dans le monde et 22% dans les pays de l’OCDE.

La hausse de la demande d’énergie prévue dans les 50 prochaines années représente un véritable défi pour les sociétés du monde entier qui doivent produire l’énergie nécessaire à la croissance économique et au développement social sans dégrader l’environnement.

Le nucléaire et le développement durable

De nos jours, l’énergie nucléaire est de nouveau sur le devant de la scène car un certain nombre de pays réévaluent leurs politiques énergétiques. En effet, ils ont pris conscience des risques de dépendance vis-à-vis des combustibles fossiles et du vieillissement de leurs outils de production d’électricité.

Le parc nucléaire français



Pas de croissance sans énergie

Les services énergétiques sont indispensables pour le développement économique.

Toutefois, à l’heure où l’augmentation de la consommation d’énergie se fait sensible, les objectifs du développement durable imposent d’en maîtriser, limiter voire atténuer les effets sur la santé et la planète.

Des ressources énergétiques qui s‘épuisent

On s’accorde de plus en plus pour dire que les techniques de production d’énergie ne sont pas durables, soit parce que les réserves s’épuisent soit parce que ces techniques produisent des gaz à effet de serre.

Sur ce point, l’énergie nucléaire possède des atouts certains puisqu’elle produit de la chaleur et de l’électricité sans émettre, au niveau de la centrale électrique, de dioxyde de carbone dans l’atmosphère et les ressources en combustible ne risquent pas de s’épuiser.

Document 6 : Nucléaire et politique énergétique : quelles orientations ?

http://www.developpement-durable.gouv.fr/Nucleaire-et-politique-energetique.html

Face aux chocs pétroliers des années 1970, la France, pauvre en ressources énergétiques immédiatement disponibles, a réagi par des mesures pour améliorer notre sécurité d’approvisionnement énergétique, en privilégiant le développement d’une offre nationale. Ces mesures ont été guidées à l’époque par trois grandes préoccupations :

  • un engagement d’actions en faveur de l’efficacité énergétique et des économies d’énergie ;

  • une meilleure diversité d’origine géographique des importations de combustibles fossiles, particulièrement pour le pétrole et le gaz, la part du charbon poursuivant son déclin ;

  • une meilleure diversité des mix énergétiques avec un investissement massif dans le nucléaire civil, après le programme de construction de grands barrages hydroélectriques mis en place dans les années 1950.

Dès les années 1970, un programme nucléaire a ainsi été engagé, grâce auquel la France dispose aujourd’hui de 58 réacteurs pour une puissance installée de 63GW, soit le deuxième parc au monde en taille après celui des États-Unis.

Le programme nucléaire français a représenté un investissement qui s’est étendu sur une trentaine d’années (1970-2000). Cet effort continu se traduit aujourd’hui par une place prépondérante du nucléaire dans la production d’électricité (78%) qui, combiné à l’hydraulique (12%), assure donc 90% de production d’électricité sans émission de gaz à effet de serre.

 

Les objectifs de la politique énergétique française sont fixées par la loi de programme n°2005-781 du 13 juillet 2005, à savoir :

  • « contribuer à l’indépendance énergétique nationale et garantir la sécurité d’approvisionnement ;

  • assurer un prix compétitif de l’énergie ;

  • préserver la santé humaine et l’environnement, en particulier en luttant contre l’aggravation de l’effet de serre ;

  • garantir la cohésion sociale et territoriale en assurant l’accès de tous à l’énergie. »

 

Dans ce cadre, l’énergie nucléaire est l’un des éléments de réponse à chacun des trois premiers de ces objectifs :

 

1) Indépendance énergétique

Grâce à notre production d’électricité d’origine nucléaire, notre taux d’indépendance énergétique est passé de 22,7 % en 1973 à environ 50 % aujourd’hui.

 

2) Compétitivité du coût de l’électricité produite par les centrales nucléaires

Les coûts en France de la production électrique sont notamment analysés au travers de l’étude sur les coûts de référence, menée par la Direction Générale de l’Energie et du Climat (DGEC). En particulier, la synthèse 2008 de cette étude indique que, « avec des hypothèses centrales, le nucléaire est la filière la plus compétitive pour la production électrique en base. Cet ordre de mérite reste vérifié avec des surcoûts d’investissements de 10 à 40%. La compétitivité relative des moyens de production au gaz et au charbon est très sensible aux prix des combustibles et à la valorisation du CO2 ».

Pour en savoir plus, consulter les coûts de référence de la production électrique.

 

3) Lutte contre l’effet de serre

Le nucléaire participe pleinement à la lutte contre le changement climatique. Grâce à son parc nucléaire, la France occupe une place privilégiée parmi les 30 pays de l’OCDE en ce qui concerne les émissions de CO2 (7ème rang pour les émissions par habitant et 4ème rang pour les émissions par unité de richesse produite). Par ailleurs, si l’on compare les émissions de CO2 selon les modes de production de l’électricité, le nucléaire émet 6g de CO2 par kWh alors que le gaz (cycle combiné) en émet 430g et le charbon entre 800g et 1050g

Document 7 : Les réacteurs nucléaires du futur

http://www.developpement-durable.gouv.fr/Les-reacteurs-nucleaires-du-futur.html

En vue d’améliorer les réacteurs nucléaires, des recherches sont menées, à plusieurs échelles de temps : (1) à moyen terme, l’amélioration des performances des réacteurs actuels, (2) à long terme, la conception de réacteurs de 4e génération tirant pleinement profit de tout le potentiel énergétique de l’uranium, et (3) à très long terme, la conception de réacteurs utilisant des réactions de fusion nucléaire (au lieu de la fission utilisée dans les réacteurs actuels).





L’amélioration des performances des réacteurs actuels

En France, le CEA est un acteur majeur de la recherche visant à l’amélioration des systèmes de réacteurs, que ce soit pour le moyen terme ou le long terme. Notamment, le CEA mène des études au sein de réacteurs de recherche et de « laboratoires chauds », afin d’améliorer les performances des réacteurs existants : il s’agit en particulier de concevoir des combustibles plus rentables et produisant moins de déchets, ou des matériaux plus sûrs et plus solides.

Quant aux laboratoires chauds du CEA, il s’agit de quatre plates-formes de R&D en matière nucléaire, qui mènent leurs activités de recherche autour d’une politique commune : optimiser le combustible et les matériaux des réacteurs industriels, ainsi que le recyclage de l’uranium et du plutonium, tout en accordant une part croissante à la recherche sur les systèmes du futur. Sont ainsi étudiés :


  • les matériaux irradiés au Leci, à Saclay

  • la fabrication des combustibles au Lefca, à Cadarache

  • le combustible irradié au Leca-Star, à Cadarache

  • le traitement du combustible et la gestion des déchets de haute activité et à vie longue dans l’installation Atalante, à Marcoule.

Afin de prendre la suite du réacteur Osiris (en service depuis 1966), outil de R&D indispensable à l’industrie nucléaire, le CEA a lancé son projet RJH (« réacteur Jules Horowitz »). Ce projet, auquel participent EDF et AREVA, a une forte dimension internationale, avec l’association de plusieurs partenaires. Actuellement en cours de construction sur le site de Cadarache, le RJH sera un réacteur d’essais polyvalent, dans lequel une vingtaine d’expériences pourront être menées de front.
Ce réacteur aura une triple utilité :


  • pour les réacteurs actuels, en particulier pour la prolongation de leur durée de vie (expériences relatives au vieillissement des composants),

  • pour les futurs réacteurs de 4e génération,

  • pour satisfaire une partie des besoins européens de radioéléments pour l’imagerie médicale.

La conception des réacteurs de 4ème génération

Les réacteurs à eau sous pression actuels, en service ou en construction, n’utilisent que très faiblement le potentiel énergétique de l’uranium. L’uranium 238 (qui représente 99,3% de l’uranium naturel) n’y est en effet que marginalement valorisé. A long terme, l’enjeu sera de remédier à cette relativement mauvaise utilisation de l’uranium naturel.

Ces réacteurs ont également un potentiel d’amélioration en termes de production de déchets, par une utilisation de la séparation – transmutation. 
Par ailleurs, la seule technologie réacteur de ces RNR n’est pas suffisante : les combustibles associés doivent aussi être disponibles, ce qui nécessite une activité de traitement comme celle menée sur le site de La Hague. En effet, le traitement des combustibles usés produits dans les Réacteurs à Eau Légère (comme les REP implantés en France) apparaît comme la transition nécessaire entre ces Réacteurs à Eau Légère et les réacteurs de 4e génération RNR, pour avoir la quantité de plutonium nécessaire au démarrage de ces premiers réacteurs de génération 4.

A très long terme : la fusion nucléaire

A très long terme, les possibilités de produire de l’électricité au moyen de réactions de fusion nucléaire doivent être considérées. C’est pourquoi la France participe au projet international ITER. Dans ce domaine, l’objectif est de démontrer la faisabilité scientifique et technique de ce type de réacteur.

Document 8 : Problèmes

http://www.greenpeace.org/france/fr/campagnes/nucleaire/problemes/
Le nucléaire est dangereux

La liste des dangers du nucléaire est aussi longue que terrifiante. L'industrie nucléaire produit des déchets dont elle ne sait pas quoi faire. Elle rejette des substances hautement radioactives dans les eaux et les airs. Elle fournit de l'électricité grâce à un réseau de lignes à très haute tension aux conséquences sanitaires inquiétantes. Elle fait circuler à travers la France des convois de combustibles et de déchets qui sont une menace pour les populations.

Les centrales nucléaires peuvent être victimes d'accidents. Des groupes terroristes pourraient en faire leur cible ou s'emparer de combustibles. Il suffit de quelques kilos de plutonium pour fabriquer une bombe atomique. Les risques de prolifération sont réels.

La frontière entre nucléaire civil et militaire est en fait une illusion. Le nucléaire est toujours dangereux. En niant cette réalité, l'Etat et les industriels de la filière nucléaire se montrent irresponsables. *
Le nucléaire est un gouffre financier

Le coût du nucléaire en France est astronomique. Le nouveau réacteur EPR coûte officiellement trois milliards d'euros. Mais celui en construction en Finlande en a déjà engouffré cinq. En 2005, la Cour des comptes estimait à 60 milliards d'euros la gestion des déchets radioactifs et le démantèlement des installations nucléaires. Il ne fait aucun doute que ce montant est sous-estimé. Il ne fait aucun doute non plus que ce sont les consommateurs et les contribuables, d'aujourd'hui et de demain, qui paieront la facture.
Ces dizaines de milliards d'euros consacrés au nucléaire pourraient aller plus utilement aux énergies renouvelables et à une politique de sobriété énergétique. Là où le nucléaire incite au gaspillage de l'électricité et ne créé que quelques centaines d'emplois, les énergies renouvelables pourraient en proposer des dizaines de milliers. Elles sont la solution pour faire face aux dérèglements climatiques futurs.
Le nucléaire n'a pas d'avenir

C'est maintenant qu'il faut commencer à réduire nos émissions de gaz à effet de serre (GES) et le nucléaire ne peut pas nous y aider. Même si l'on multipliait par quatre le nombre total de réacteurs, les émissions mondiales de GES ne baisseraient que de 6%. En outre, les réserves mondiales d'uranium sont insuffisantes. Le lobby nucléaire rétorque qu'il travaille à de nouveaux réacteurs et à la fusion nucléaire. Mais ce n'est pas envisageable avant 2040. L'urgence climatique nous interdit d'attendre aussi longtemps.

En plus, le nucléaire n'assure pas notre indépendance énergétique. D'abord, parce que la France achète son uranium à l'étranger. Ensuite, parce qu'il ne peut servir qu'à la production électrique. C'est le pétrole qui fait avancer les voitures, pas le nucléaire ! Nous sommes toujours aussi dépendants de l'extérieur pour nos ressources énergétiques. Seul le recours aux énergies renouvelables nous permettrait d'être autonome. Mais le lobby nucléaire se garde bien de le reconnaître.
Le nucléaire n'est pas démocratique

L'Etat et les industriels du nucléaire ne nous ont jamais habitués à la transparence sur le sujet. Les risques sont niés, les accidents minimisés, le futur enjolivé. Le lobby nucléaire ment systématiquement. Il n'a jamais organisé de débat sur le sujet et n'a pas hésité à recourir à l'intimidation pour parvenir à ses fins. Greenpeace a plusieurs fois été victime de ces méthodes. C'est certainement parce que notre association exige l'abandon du nucléaire.

Document 9 : Solutions

http://www.greenpeace.org/france/fr/campagnes/nucleaire/solutions/
Il n'y qu'une solution face aux dangers de l'énergie nucléaire : y renoncer. Il n'existe pas d'autre alternative. Le nucléaire est sans issue. Il faut changer de voie. En défendant ce point de vue, Greenpeace ne se montre pas utopiste, mais réaliste. Comment défendre une énergie aussi risquée, aussi coûteuse, aussi peu démocratique, aussi peu adaptée au futur de notre planète ?

Contrairement à ce que le lobby nucléaire nous répète depuis des décennies, nous pouvons abandonner le nucléaire. Les moyens financiers, techniques et humains sont là. Ce qui manque, c'est la volonté politique.

Pour prouver que l'abandon du nucléaire est possible, Greenpeace a publié en octobre 2008 un rapport ambitieux : «HYPERLINK "http://www.greenpeace.org/france/PageFiles/266537/revolution-energetique-2010.pdf" HYPERLINK "http://www.greenpeace.org/france/PageFiles/266537/revolution-energetique-2010.pdf"Révolution énergétiqueHYPERLINK "http://www.greenpeace.org/france/PageFiles/266537/revolution-energetique-2010.pdf" HYPERLINK "http://www.greenpeace.org/france/PageFiles/266537/revolution-energetique-2010.pdf"».

Il détaille ce qu'il faut faire pour se passer du nucléaire :

  • développer les énergies renouvelables

  • mettre en place une politique d'efficacité énergétique

  • modérer notre consommation d'énergie.

Si l'on s'engage dans cette « Révolution énergétique », il n'y aura plus d'électricité d'origine nucléaire dans le monde entre 2030 et 2040(1).

Nous pouvons nous passer du nucléaire. Nous pouvons préserver les générations présentes et futures, protéger l'environnement. Ce n'est pas un horizon inaccessible.

Pour y arriver, il faut qu'un véritable débat sur l'énergie ait lieu en France. Aucun président français n'en a voulu. Lors du Grenelle de l'Environnement, Nicolas Sarkozy avait même exclu des débats la question du nucléaire. Depuis, il a annoncé un nouveau projet de réacteur EPR, toujours sans concertation.

Greenpeace réclame que se tienne enfin un débat national sur le nucléaire en France.


Document 10 : Qu’est-ce qu’un incident ou un accident nucléaire ?

http://www.risques.gouv.fr/risques-technologiques/accident-nucleaire/
Il s’agit d’un incident ou d’un accident pouvant conduire à un rejet d’éléments radioactifs à l’extérieur des conteneurs et enceintes prévus à cet effet. 

Une échelle internationale a été établie pour caractériser les incidents et accidents nucléaires. Il s’agit de HYPERLINK "http://www.risques.gouv.fr/lexique"l’échelle INES (de l’anglais International Nuclear Event Scale). 

Les effets radiologiques résultent du rejet dans l’environnement de particules radioactives à des concentrations telles qu’elles sont susceptibles d’entraîner des effets sur la santé par inhalation, ingestion, ou contact cutané. Les effets peuvent être immédiats en cas d’irradiation aigüe (lésions cutanée ou des organes) ou différés en cas d’irradiation chronique (cancers, leucémies, effets tératogènes et reprotoxiques…).

 Comment un accident nucléaire peut-il survenir ?

Lors d’accidents de transports. De nombreuses sources radioactives intenses sont quotidiennement transportées par route, rail, bateau, voire avion, comme c’est le cas pour les aiguilles à usage médical contenant de l’irridium 192.
 

  • Lors de leur utilisation. Les radioéléments sont utilisés dans le monde industriel et médical. C’est le cas des appareils de soudure ou de radiographie. 
     

  • Lors d’un dysfonctionnement grave sur une installation nucléaire. Il peut s’agir d’un réacteur d’une centrale de production d’électricité ou d’un réacteur dévolu à la recherche.

 

Exemples historiques

Le 11 mars 2011 : Fukushima (Japon) un séisme puis un tsunami provoquent la perte de l'ensemble des moyens d'alimentation électrique et de refroidissement de la centrale nucléaire de Fukushima au Japon. Ceci provoque la fusion du coeur de trois réacteurs de cette centrale, conduisant à d'importants rejets radioactifs dans l'environnement. Les populations sont immédiatement évacuées dans un rayon de 20 km et les sols sont durablement contaminés dans une zone de plusieurs centaines de km2 . Les conséquences sanitaires sont encore en cours d'évaluation. L'accident a été classé au niveau 7 de l'échelle Ines par les autorités japonaises. A la suite de cette catastrophe, le Gouvernement a jugé indispensable d’en tirer tous les enseignements, à la fois pour renforcer la prévention et pour réagir plus efficacement face à tout évènement. Il a élaboré le HYPERLINK "http://www.risques.gouv.fr/sites/default/files/upload/sgdsn_parties1et2_270114.pdf"plan national «Accident nucléaire ou radiologique majeur » sous l’égide du secrétaire général de la défense et de la sécurité nationale, par l’ensemble des ministères, mais aussi l’ASN (Autorité de sûreté nucléaire) et l’ASND (Autorité de sûreté nucléaire défense), l’institut de radioprotection et de sûreté nucléaire, expert des pouvoirs publics, ainsi que les trois exploitants EDF, le CEA et AREVA. Ce plan a été publié le 3 février 2014. Consultez la synthèse du plan  "Accident nucléaire ou radiologique majeur".

Décembre 1999 : incident de la centrale nucléaire du Blayais en France. La tempête Martin de décembre 1999 provoqua l'inondation d'une partie de la centrale du Blayais située près de la ville de Blaye en Gironde : Les installations des réacteurs 1 et 2 ainsi que deux circuits de sauvegarde ont été touchés. Le dispositif d'aspersion qui permet de faire baisser la température en cas d'accident était également hors d’usage. L'incident a été classé au niveau 2 sur l'échelle INES.
Suite à la tempête, l'ASN ( Autorité de Sureté Nucléaire) a demandé à EDF de prendre des engagements pour renforcer la protection du site contre l’inondation ainsi que la réalisation de travaux . Dans son rapport annuel 2007, l'ASN considère globalement satisfaisante la sûreté nucléaire de la centrale du Blayais.

Le 30 septembre 1999, à Tokaimura, (Japon), dans une usine de fabrication de combustible nucléaire, une explosion s’est produite par suite d’une erreur de manipulation consécutive à un non-respect des procédures provoquant, suite aux irradiations subies par le personnel, un décès et deux irradiés graves. L’accident est classé au niveau 4 sur l’échelle INES.

Le 26 avril 1986, explosion puis incendie dans l’un des réacteurs du complexe russe de Tchernobyl : zone contaminée de façon irrécupérable sur 30 km autour de la centrale ; 32 morts à court terme ; intervention de 600 000 " liquidateurs " pour arrêter les incendies et la réaction nucléaire ; 135 000 personnes évacuées. 3,7 millions de personnes continuent à vivre dans les zones contaminées à un niveau jugé acceptable par les autorités ukrainiennes. Augmentation du nombre de cancers de la thyroïde chez les enfants d’un facteur compris entre 30 et 100 dans certaines zones. Traces de radioactivité détectées et encore présentes dans la plupart des pays européens. Le niveau 7 sur l’échelle INES est atteint.

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