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pipait pas avec madame... Et puis !...

La mère Cébron s’est arrêtée de parler. Elle n’a plus voulu rien dire. Cela m’intrigue. Cet « et puis ! » me paraît plein de choses mystérieuses qui font que, tout d’un coup, je m’intéresse passionnément à ma mère. Mon imagination part, à la suite de cet « et puis ! » dans les hypothèses sans fin. Une idée me prend, atroce, sacrilège et charmante. « Ma mère a peut-être aimé quelqu’un ? Et ce quelqu’un l’a peut-être aimée ? » Et, à mesure que cette idée s’enfonce en moi, j’aime ma mère, je l’aime d’un amour immense, d’un amour encore inconnu, qui me gonfle l’âme. Je ne puis demander aucune explication directe à la mère Cébron ; et je prends des détours pour l’interroger.

– Est-ce qu’il venait beaucoup de monde, à la maison, autrefois ?

– Il en venait !... Il en venait, comme ci comme ça ?

– Mais, est-ce qu’il ne venait pas quelqu’un, plus particulièrement ?

– Hé ! non ! il ne venait personne, plus particulièrement.

Mais la vieille Cébron ment. Il venait quelqu’un, et ce quelqu’un aimait ma mère et ma mère l’aimait. Alors, je prends dans la caisse les pauvres loques pourries et je les embrasse, presque furieusement, d’un long, d’un horrible, d’un incestueux baiser.

8 janvier.

J’ai reçu, ce matin, une lettre de Bolorec.

Cette lettre est longue, d’une calligraphie heurtée, d’une orthographe bizarre, incohérente et folle, en bien des endroits. Je ne la comprends pas toute, et ce que je ne comprends pas, je le devine. Mais elle m’a fait sursauter le cœur de joie. Bolorec, c’est-à-dire ce qu’il y a de meilleur dans mes souvenirs de collège ! Ce qui, seulement, a survécu à mes désenchantements ! Je le revois, lorsqu’il vint, pour la promenade, prendre place, entre Kerral et moi. Comme il m’avait été antipathique, d’une antipathie amusée par sa laideur drôle ! Et puis, je l’ai aimé ! Malgré l’absence, malgré le silence, j’ai toujours, pour ce très étrange et peu communicatif ami des heures lourdes, une tendresse infinie, que je subis, sans trop me l’expliquer. Je crois précisément que cette tendresse s’augmente encore de l’énigme indéchiffrée qui est en lui, et qu’elle se fortifie de la crainte véritable qu’il m’inspire. Car, qu’est-il, Bolorec ? En vérité, je n’en sais rien. Combien de fois me suis-je posé cette question ? Combien de fois, aussi, lui ai-je écrit sans qu’il me répondît jamais ? Je m’imaginais qu’il m’avait oublié, et cela me faisait de la peine. Enfin, voici donc une lettre de lui ! Cette lettre que j’ai lue, relue vingt fois, peut-être. Bolorec est à Paris. Comment y est-il venu ? Qu’a-t-il fait depuis notre séparation ? Il ne me le dit pas. Bolorec me parle comme si je l’avais quitté la veille, et que je fusse au courant de sa vie, de sa pensée, de ses projets. Et ce sont à chaque ligne des réticences inintelligibles pour moi, des allusions cachottières à des affaires, à des événements que j’ignore. Ce que j’ai pu démêler d’un peu clair, dans cette lettre, c’est que Bolorec est à Paris, chez un sculpteur, « un pays à lui ». D’après ce qu’il me raconte, il ne sculpte guère, ni le sculpteur non plus. Je crois même qu’ils ne sculptent pas du tout. Dans la journée, ils voient des « chefs » qui se réunissent à l’atelier, et préparent la « grande chose ». Le soir, ils vont dans des clubs, où le sculpteur parle « de la grande chose ». Qu’est-ce que c’est que « la grande chose » ? Bolorec ne l’explique point, et se montre enchanté. « Ça marche ; ça marche très bien. » Quand le moment sera venu, il m’avertira. Enfin, et c’est là que je m’embrouille tout à fait, on l’avait désigné pour accomplir « une grande chose », qui n’est pas la « grande chose », et qui devait faire avancer beaucoup « la grande chose ». Ça ne s’est pas arrangé, et c’est remis à plus tard.

Un détail me frappe, dans sa lettre : presque à chaque ligne j’y trouve le mot Justice. Et ce mot est mieux écrit que les autres, avec des lettres droites, fermes et qui font, au milieu du gribouillage qui les entoure, un effet terrible. Et puis, çà et là, il y a des notes d’une singulière mélancolie. Bolorec n’aime pas Paris. Il regrette sa lande. Mais il faut qu’il reste. Lorsque la « grande chose » sera venue, alors il s’en retournera là-bas, et sera très heureux. Quelquefois, il va sur les fortifications, s’assied dans l’herbe, et rêve au pays. Une matinée, il a vu passer une petite bonne avec un soldat, une fille de chez lui, et il espère qu’elle repassera encore, seule, parce qu’il lui parlera. Elle s’appelle Mathurine Gossec. Malheureusement, elle n’est plus repassée. Quelquefois aussi, le dimanche, dans l’atelier, le sculpteur joue du biniou, et Bolorec chante des rondes bretonnes. Pauvre Bolorec ! Vainement, je cherche dans sa lettre un mot d’amitié pour moi, le désir exprimé de connaître un peu de ma vie. Il n’y a rien de pareil. Cet oubli m’attriste. Mais n’en a-t-il pas été toujours ainsi ? Et m’en a-t-il moins aimé ? Je n’en sais rien.

Longtemps, à travers le fouillis de ces mots, où je retrouve les grimaces de ses lèvres, j’ai évoqué sa physionomie burlesque et chère parfois si mystérieuse, et qui ne cessa de m’inquiéter. Elle m’apparaît plus inquiétante encore aujourd’hui et grandie par le vague d’un pressentiment douloureux et tragique. À force de regarder ces incompréhensibles pages, où les lettres se pressent, se bousculent, montent, s’entassent l’une contre l’autre, tordues, hérissées de pointes, parmi lesquelles ce mot : Justice ! éclate et claque comme un drapeau, il me semble que je vois Bolorec sur une barricade, dans la fumée, debout, farouche, noir de poudre, les mains sanglantes. Et voilà qu’à la joie si ardemment désirée de tenir quelque chose de Bolorec, succède une exprimable tristesse. J’éprouve en ce moment, un double et pénible sentiment : un sentiment de crainte pour l’avenir de mon ami ; un sentiment de honte de mon inutilité et de ma lâcheté... Mais, m’a-t-il réellement aimé ?

8 janvier, minuit.

Cette lettre de Bolorec me poursuit et me trouble. Chose curieuse, Bolorec est maintenant absent des préoccupations qui me viennent de lui. Par une régression d’égoïsme, c’est moi seul que ces préoccupations englobent et tourmentent. Suis-je vraiment lâche ?

Moi aussi, j’ai voulu me dévouer aux autres, non pas à la façon dont je soupçonne que Bolorec se dévoue ; j’ai voulu me dévouer par la pitié et par la raison. Et j’ai compris que c’était absurde et vain. Ici je connais tout le monde, je pénètre chez tout le monde. Si restreinte que soit cette petite ville, elle n’en contient pas moins les éléments de l’organisme social. Je n’y ai jamais vu que des choses désespérantes et qui m’ont écœuré. Au fond, ces gens se détestent et se méprisent. Les bourgeois détestent les ouvriers, les ouvriers détestent les vagabonds ; les vagabonds cherchent plus vagabonds qu’eux pour avoir aussi quelqu’un à détester, à mépriser. Chacun s’acharne à rendre plus irréparable l’exclusivisme homicide des classes, plus étroit l’étroit espace de bagne où ils meuvent leurs chaînes éternelles. Le jour où, si ignorant que je sois, et guidé par ma seule sensitivité, j’ai voulu montrer aux malheureux l’injustice de leurs misères et leurs droits imprescriptibles à la révolte ; le jour où j’ai tenté de diriger leur haine, non plus en bas, mais en haut ; alors ils se sont méfiés, et m’ont tourné le dos, me prenant pour un être dangereux ou pour un fou. Il y a là une force d’inertie, fortifiée par des siècles et des siècles d’atavisme religieux et autoritaire impossible à vaincre. L’homme n’aurait qu’à étendre les bras pour que ses chaînes sautent ; il n’aurait qu’à écarter les genoux pour rompre son boulet ; et ce geste libérateur, il ne le fera pas. Il est amolli, émasculé par le mensonge des grands sentiments ; il est retenu dans son abjection morale et dans sa soumission d’esclave, par le mensonge de la charité. Oh ! la charité que j’ai tant aimée, la charité qui me semblait plus qu’une vertu humaine, la directe et rayonnante émanation de l’immense amour de Dieu, la charité voilà le secret de l’avilissement des hommes ! Par elle, le gouvernant et le prêtre perpétuent la misère au lieu de la soulager, démoralisent le cœur du misérable au lieu de l’élever. Les imbéciles, ils se croient liés à leurs souffrances par ce bienfait menteur, qui de tous les crimes sociaux est le plus grand et le plus monstrueux, le plus indéracinable aussi. Je leur ai dit : « N’acceptez pas l’aumône, repoussez la charité, et prenez, prenez, car tout vous appartient. » Mais ils ne m’ont pas compris. Faut-il l’avouer ? Ils ne m’intéressent pas autant que je voudrais, parfois, me le persuader. Souvent leur grossièreté me choque et me répugne ; et j’ai, au spectacle de certaines misères d’invincibles dégoûts. Peut-être n’est-ce qu’une curiosité artiste, et par conséquent féroce qui m’a porté vers eux ? J’ai joui, bien des fois, des accents terribles, des déformations admirables, de la patine splendide que la douleur et la faim mettent sur les visages des pauvres gens. Du reste, je ne me sens plus porté vers l’action, et je n’envisage pas la perspective de mourir pour une idée, sur une barricade ou sur un échafaud, non par peur de mourir, mais par un sentiment bien autrement amer, qui s’empare, de plus en plus, chaque jour, de mon esprit : le sentiment de l’inutile. En tout cas, ces idées demeurent chez moi à l’état spéculatif et intermittent. Elles me hantent, lorsque je suis enfermé dans ma chambre, désœuvré, ou par les temps moroses et les ciels pluvieux, et surtout, pendant les repas, à cause de la présence de mon père, qui est la négation complète de ce que je sens, de ce que je rêve, de ce que je crois aimer. Dehors, sous le soleil, elles s’évaporent comme ces brumes pesantes qui flottent au-dessus des marais. La nature me reprend tout entier et me parle un autre langage, le langage du mystère qui est en elle ; de l’amour qui est en moi. Et je l’écoute délicieusement, ce langage suprahumain, supraterrestre, et en l’écoutant je retrouve les extases anciennes, les virginales, les confuses, les sublimes sensations du petit enfant que j’étais, jadis.

Ce sont des moments de félicité suprême, où mon âme, s’arrachant à l’odieuse carcasse de mon corps, s’élance dans l’impalpable, dans l’invisible, dans l’irrévélé, avec toutes les brises qui chantent, avec toutes les formes qui errent dans l’incorruptible étendue du ciel. Oh ! mes projets, mes enthousiasmes ! Oh ! les illuminations de mon cerveau réjoui par la lumière ! Les rafraîchissements de ma volonté retrempée dans les ondes de ce rêve lustral ! Je redeviens la proie charmée des chimères. Je veux embrasser tout cela que je vois ; conquérir tout cela que j’entends. Je serai un poète, un peintre, un musicien, un savant. Qu’importent les obstacles ? Je les briserai. Qu’importe ma solitude intellectuelle ? Je la peuplerai de tous les esprits qui sont dans la voix du vent, dans les ombres de la rivière, dans les profondeurs des bois, dans l’haleine des fleurs, dans la magie des lointains. Hélas, ces crises durent peu. Je n’ai de la persévérance en rien de ce qui est beau et bon. Et, lorsque je reviens, mes bras sont davantage lassés d’avoir voulu étreindre l’impalpable, mon âme est dégoûtée davantage d’avoir entrevu l’inaccessible entrée des joies pures, et des bonheurs sans remords. Je retombe de plus haut, et plus douloureusement, aux obscures hontes de mon inguérissable solitude.

La lettre de Bolorec est là, ouverte sur ma table. Je la relis encore. Pauvre Bolorec !... Je l’envie, peut-être... Lui, du moins a une passion qui emplit sa vie. Il attend la « grande chose » qui ne viendra jamais, sans doute ; mais il attend, tandis que moi je n’attends rien, rien, rien !

10 janvier.

Voilà cinq ans que j’ai quitté le collège. Depuis ce temps, il ne se passe pas de nuits que je n’y rêve. Et ces rêves sont atrocement pénibles. À peine s’ils ont, parfois, un côté fantastique, des déformations de choses et de visages dont l’irréel atténuerait, il me semble, ce que cette presque réalité a de persécuteur. Non, c’est le collège qu’ordinairement je revois à peu près tel qu’il est, avec ses classes, ses cours, ses figures haïes, tout ce que j’y ai enduré et souffert. Le jour, le collège continue sur moi son œuvre sourde, implacable, de démoralisation ; la nuit, jusque dans mon sommeil, j’en revis les douleurs. Phénomène singulier, ce rêve ne varie jamais en son obsession... C’est mon père qui entre dans ma chambre. Sa physionomie est grimaçante et sévère. Il a sa redingote de cérémonie et son chapeau de haute forme.

– Allons, me dit-il, il est temps.

Nous partons. Nous traversons d’affreux pays noirs où des chiens féroces poursuivent de petits paysans. Tout le long de la route, sur les pierres des dolmens, des Jésuites immenses et longs sont penchés qui ricanent, en secouant sur nous leurs soutanes déployées et pareilles à des ailes membraneuses de chauve-souris. Quelques-uns volent au-dessus des flaques d’eau, en tournant sans cesse. Puis, brusquement, c’est le collège, son portail grinçant, son étroite cour ; au fond, la chapelle que domine la croix d’or, et le parloir, à droite, gardé par d’horribles frères accroupis ; et ce sont les couloirs, la façade, les cours de récréation. Je me retourne : mon père n’est plus là. Alors une clameur s’élève des cours. Collégiens, professeurs, frères, tous accourent, menaçants, furieux, brandissant des pelles, des fourches, des bâtons, me jetant dans les jambes de gros livres latins et des pierres.

– C’est lui ! C’est lui !

Le père Recteur, le père de Marel, le père de Kern conduisent la foule cruelle. Et la course commence, ardente féroce, où tout ce que j’ai connu d’abominable se représente à moi, en aspects terrifiants et pas sensiblement dénaturé. Je trébuche contre des confessionnaux, me cogne à l’angle des chaires, roule sur des marches d’autel, tombe sur des lits où je suis piétiné, assommé, écartelé. Je me réveille alors, le corps tout en sueur, la poitrine haletante, et je n’ose plus me rendormir.

Que n’ai-je point fait pour vaincre ces rêves qui me rendent inoubliable ce que je voudrais tant oublier ? Avant de me coucher, je me suis fatigué le corps et l’esprit ; j’ai marché dans la campagne, comme un fou, ou bien, assis devant une table, j’ai travaillé très tard à ces vaines pages. J’ai tenté d’évoquer d’autres images, des images riantes, et ce que je puis encore avoir de souvenirs heureux et gais ; j’ai tenté d’évoquer des images brûlantes, des luxures, de m’abstraire tout entier, en des représentations obscènes, de l’intolérable hantise de ces rêves. Tout cela est inutile. J’en suis arrivé maintenant à redouter le sommeil, à l’éloigner de moi, autant que possible. J’aime encore mieux supporter l’ennui des lentes heures nocturnes, pourtant si lentes ! si lentes !

La nuit dernière, mon rêve a été autre, et je le note ici, parce que le symbolisme m’en a paru curieux. Nous étions dans la salle du théâtre de Vannes : sur la scène, au milieu, il y avait une sorte de baquet, rempli jusqu’aux bords de papillons frémissants, aux couleurs vives et brillantes. C’étaient des âmes de petits enfants. Le père Recteur, les manches de sa soutane retroussées, les reins serrés par un tablier de cuisine, plongeait les mains dans le baquet, en retirait des poignées d’âmes charmantes qui palpitaient et poussaient de menus cris plaintifs. Puis, il les déposait en un mortier, les broyait, les pilait, en faisait une pâtée épaisse et rouge qu’il étendait ensuite sur des tartines, et qu’il jetait à des chiens, de gros chiens voraces, dressés sur leurs pattes, autour de lui, et coiffés de barrettes.

Et que font-ils autre chose ?

24 janvier.

Aujourd’hui, il est passé, par Pervenchères, un régiment de dragons. C’est un événement considérable, dans un petit pays, que le passage d’une troupe de soldats. On en parle huit jours à l’avance, et chacun se promet des joies que je ne comprends guère, qu’il m’est impossible de partager, mais qui n’en sont pas moins fortes, au cœur grossier des multitudes. Est-ce curieux que le peuple ne vibre qu’à ces deux sentiments : le sentiment religieux, et le sentiment militaire, qui sont les plus grands ennemis de son développement moral ?... Notre maison est sens dessus dessous, et mon père, en sa qualité de premier magistrat de la commune, fort agité. On a préparé une chambre pour le colonel qu’il compte recevoir et héberger ; il a fallu changer les meubles de place, nettoyer l’escalier, astiquer la salle à manger, ratisser les allées du jardin. Depuis le matin, dès l’aube, mon père va de la mairie où il a dû répartir les billets de logement, contrôler les sacs de pain, à la maison où il surveille le travail de la mère Cébron. Il a sorti de l’armoire le beau service de table, et commandé des provisions de bouche, extraordinairement fastueuses. Moi, j’ai fait comme beaucoup de gens qui n’ont rien à faire, je suis allé à l’entrée du bourg, sur la route de Bellême, attendre le régiment. Il y a là beaucoup de monde. M. Champier pérore dans un groupe et gesticule.

Il est venu en voisin, chaussé de pantoufles de tapisserie, et coiffé de sa calotte de velours noir. Il expose :

– Moi, ça me réjouit toujours, les militaires... Quand j’entends le tambour ou le clairon... vous me croirez, si vous voulez... eh bien, ça me fait pleurer !... L’armée, ah ! l’armée !... Il n’y a que ça !... Et la Patrie, quelle belle chose !... M. Gambetta et les révolutionnaires auront beau dire et beau faire, la Patrie sera toujours la Patrie !... Elle restera une idée... une idée française... éminemment française !

Les autres hochent la tête, approuvant. Ils discutent ensuite pour savoir ce qui leur représente le mieux l’idée de la Patrie.

– Moi, c’est la cavalerie ! professe M. Champier...

– Moi, c’est l’artillerie !... dit un autre... parce que, sans l’artillerie, vous aurez beau avoir la cavalerie...

Un troisième s’exclame :

– Et l’infanterie... l’infanterie, messieurs... Que diable, le pioupiou, le pioupiou français !...

Pendant quelques minutes l’on n’entend plus que ce mot :
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