Prologue : Un drame La religion est le soupir de la créature opprimée, le cœur d’un monde sans cœur et l’âme d’une époque sans âme. Elle est l’opium du peuple Karl Marx 1








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1.9


Léocadie faisait maintenant face à tous les colocataires de Romain. Elle était restée manger avec eux, sous les nombreuses et pressantes sommations de celui-ci, et le dernier convive, Marc, venait tout juste de s’attabler. Il était le seul à qui elle n’ait pas encore parlé, mais son air froid et son attitude laconique ne lui en donnaient pas envie. Il contrastait franchement avec l’esprit fraternel et convivial qui animait tous les autres.

Fanny, sa compagne depuis de nombreuses années, était la seule fille du groupe, d’après les indications de Romain, et également la plus jeune. Léocadie lui avait plu immédiatement, et elle ne doutait pas qu’elles allaient vite devenir de bonnes amies.

Gino était le marginal de la bande. Il passait son temps en assemblant des pièces récupérées dans les déchèteries, en les peignant et en vendant ses compositions aux marginaux qu’il connaissait. Lui-même leur achetait régulièrement des œuvres d’art, métalliques ou plastiques le plus souvent, pour son inspiration personnelle, qu’il jetait ensuite à la déchèterie, faute de place pour les entreposer. C’était une boucle sans fin. En outre, il gagnait sa vie en peignant dans la rue, paysages, scènes de vie ou caricatures selon son envie.

Romain était un spécialiste des "petits boulots qui ne durent pas". A vingt-six ans, il affichait au compteur une cinquantaine d’emplois, chacun ayant duré entre un jour et six mois. Depuis qu’il avait passé – avec brio – un C.A.P. de serrurier, il avait été serveur, agent d’entretien, coursier, postier, manœuvre dans les travaux publics, modèle nu pour une école d’art, maraîcher, vendangeur, perchman, conducteur de moto-crotte, représentant par médiavision, critique de cinéma dans un journal local, vendeur de nounours par correspondance, domestique dans un manoir, il avait tenu un sex-shop pour une semaine, et avait prédit la bonne-aventure pendant un mois ; ceci sans compter les boulots totalement inclassables, comme lui qui consistait à nettoyer les miettes de pain dans la roulotte du boulanger, au marché de Croix-Rousse. Mais son extraordinaire faculté d’adaptation n’était pas sa seule qualité, car Léocadie avait déjà perçu en lui une grande tendresse et un esprit critique qu’elle partageait sans réserves – lorsqu’il ne s’escrimait pas à vouloir le confronter au sien.

Marc, à l’inverse de Romain, qui n’avait jamais versé dans l’illégalité, traînait derrière lui un passé sombre et violent. Il avait échappé à la mort plusieurs fois, comme l’attestait la balafre qu’il portait sur la joue gauche, témoin de son appartenance à un gang dès ses onze ans. Comme pour remplir le plus mauvais des C.V, il avait ensuite été délinquant à la petite semaine, trafiquant d’armes, dealer et enfin clochard pendant plusieurs années d’horreur et de renoncement. C’est Léopold qui l’avait intégré au groupe, et c’est même lui qui avait payé sa part de loyer dans les premiers temps. Ils s’étaient rencontrés en prison, et le grand chevelu qu’il était à ce moment l’avait pris sous son aile, comme il aurait aimé que quelqu’un le fasse pour lui. Il lui avait réappris à vivre, à communiquer avec les êtres humains, et Fanny, qui était attirée par les douces brutes au cœur d’or, avait jeté son dévolu sur lui. Cette adoption s’était effectuée plus de cinq ans auparavant, mais il avait gardé de ces expériences passées une méfiance exacerbée, notamment envers les intrus qui s’immisçaient dans le groupe, comme elle était entrain de le faire.

Mais à bien le regarder, Marc était plus attendrissant qu’impressionnant. Dans son attitude, il stigmatisait toutes les séquelles que les autres membres de la communauté refoulaient ou cachaient, suite au départ de leur mentor. Il était évident qu’il souffrait à chaque seconde de l’absence de son ami, et son attitude taciturne ne devait pas être prise pour du dédain ou de l’inimitié.

Car il manquait quelqu’un, ici, Léocadie en était consciente, bien qu’elle n’ait jamais connu l’ambiance qui pouvait régner dans ce lieu avant le départ de Léopold. Tout ce qu’elle savait de l’ancien doyen du groupe lui avait été narré par Romain, durant leurs longues séances de discussion. Dans un premier temps, il lui avait annoncé avec trouble que tout ce que le messie avait évoqué, lors de son allocution médiavisée, était exact. De son abandon sur le pavé breton à son enfance entre les murs hermétiques du couvent de Tréguier, tout s’était avéré véridique. Cependant, Léopold avait l'habitude de tenir un journal intime qu'il gardait secret dans un recoin de sa chambre. Lorsque cette pièce fut devenue vacante, le manuscrit fut découvert et plus rien n'empêchait les colocataires de connaître les pensées de leur ami disparu. De même, ce fut de ces quelques pages griffonnées que Léocadie apprit le plus d'éléments sur la vie passée de Léopold Tudal. Elle ne se souvenait pas de tout ce qu'elle y avait lu, mais les passages qui narraient la vie de Léopold, avant qu’il ne rencontre Romain et ses amis, l'avaient particulièrement frappée :

Ces seize années d’enfermement ont été très douloureuses, autant par le manque d'affection qui m'était prodigué que par mon désintéressement chronique envers l'œuvre de Jésus et de ses apôtres, pourtant au centre de ma vie d'alors. Comment ai-je fait pour réussir à rester imperméable à tout l'enseignement religieux ? Je ne sais pas trop quoi répondre. Sans doute étais-je déjà tellement têtu qu'aucune puissance terrestre ou divine ne pouvait me faire assimiler des données dont je ne voulais pas. Peut-être mes professeurs de fortune avaient-ils des plus hautes et plus importantes tâches que de s'acharner sur une jeune âme pécheresse, et ingrate de surcroît. De mon côté, mes préoccupations étaient tout autres. Tombé par hasard sur un livre de magie, je passais mon temps libre à échafauder des tours dans la plus grande ignorance de mes pieuses gardiennes. Sans réelle technique, sans d'autre modèle qu’une revue spécialisée, mais avec un acharnement presque infini, je suis parvenu à réaliser des numéros rivalisant d'originalité et d'adresse avec les plus brillants shows médiatisés. Mais ne disposant d'aucune source d'information autre que celle prodiguée par les sœurs, j'ignorais tout de mon talent de prestidigitation qui n'était pour moi qu'une occupation et un moyen de m'évader du joug de mes geôlières, et occasionnellement de les tourner en ridicule.

Durant tout ce temps, j’ai donc vécu reclus dans un univers parallèle : isolé de tout, carcéral, pieux et…froid. J'ai toujours eu froid sous mon uniforme, même l'été. En y songeant, je me demande comment, à l'ère de la médiacommunication, une telle autarcie et une telle dictature peuvent encore être légales. Les voies du seigneur sont impénétrables.

En dépit de mon détachement de tout ce qui concernait le catholicisme, j'ai été baptisé (trop jeune pour m’en souvenir), j'ai passé ma communion et ma confirmation dans l'enceinte du monastère. J'étais à jamais marqué du sceau du christianisme. Après maintes occasions manquées, seize ans après mon arrivée, je me suis enfui en me glissant dans un camion venu livrer des denrées alimentaires non périssables. Mon but était de m'éloigner le plus possible de tout ce qui pouvait avoir attrait à la religion.

[…]

C’est lorsque je me suis enfui du monastère que je me suis rendu compte à quel point je ne connaissais rien de la vie. Mes multiples pérégrinations m’ont tout d’abord conduit sur les trottoirs de Renne, puis Paris, Orléans, Nancy et enfin Lyon. J’ai survécu, tant bien que mal, cherchant avant tout à faire le moins de vagues possible pour ne pas être rattrapé par mes anciennes gardiennes. J’ai vécu au crochet des autres, durant quelques années, jusqu'au jour où j’ai découvert que mes talents de magicien pouvaient me servir à gagner ma vie. Adieu donc, clodos résignés, restaus du cœur et autres foyers pour déshérités. A vingt ans, j’étais le plus heureux des magiciens de rue, laquelle devenait peu à peu ma famille. Lorsqu’on me demandait ce que je faisais dans la vie, je répondais fièrement « je suis magicien », et je faisais apparaître un stylo et une carte vierge pour signer des autographes. Mais ma signature, personne n’en voulait. Seule la rue me comprenait, m’acceptait, m’aimait.

[…]

J’ai été arrêté, plusieurs fois, par une police diabolique qui n’admettait pas que l’on puisse faire rêver les gens sans autorisation de la préfecture. Je n’ai jamais payé les amendes que l’on m’adressait. J’ai récidivé et j’ai été de nouveau interpellé, puis coffré, fiché et catalogué parmi les délinquants à surveiller. J’ai du m’évader, car, sans papiers, mon séjour en France risquait de tourner court. A cette époque, le gouvernement supportait mal l’immigration clandestine et avait tendance à exiler tous les sans-abris qui avaient perdu leur identité.

J’ai alors sombré vers l’illégalité, l’argent facile, la vente de drogues en tout genre. Mais mon sens de l’éthique me trahissait et mes fournisseurs ne voyaient pas d’un bon œil que je refuse de vendre leur marchandise à des mineurs. Ensuite, j’ai couru de galères en galères, changeant régulièrement de travail, avec des faux papiers pour ne pas être retrouvé par les autorités nationales. Jusqu’au jour où je suis tombé sur Marc…

[…]

En fin de compte, constata-t-elle en émergeant de ses pensées, les présentations avaient déjà été faites, par personne interposée. Il ne lui restait plus qu’à réussir le test du repas pour être acceptée en tant que membre temporaire du clan.

Tous avaient déjà commencé à se servir et discutaient de choses insignifiantes, faits banals ayant égayé leur journée ou personnes rencontrées au hasard de leurs activités. Il lui était difficile de se mêler à la conversation. Elle se servit donc, et composa dans son assiette un panaché des légumes qui attendaient au centre de la table. La première à rompre le silence affamé fut Fanny.

_ Tu es originaire de Lyon ?

_ Non, mes parents sont de…du Nord. Je suis arrivée ici il y cinq ans.

_ Et pourquoi es-tu venue ?

_ Pour fuir mes parents.

Cette déclaration jeta un froid brutal sur tous les convives, y compris Marc, dont la mâchoire se figea dans une posture grotesque. Romain semblait gêné et son teint virait progressivement au rouge pivoine.

_ Ils savent que tu es là ? reprit Fanny.

_ Non, rétorqua Léocadie sans se démonter et en portant un morceau à sa bouche.

Contre toute attente, ce fut Marc qui intervint pour sauver Léocadie de sa posture désagréable.

_ Et bien, admonesta-t-il de sa voix puissante. Elle est assez grande pour savoir ce qu’elle doit faire. Vous n’avez pas à juger une personne dont vous ne connaissez rien.

Confus, les autres se mirent à inspecter consciencieusement leur pitance, le nez plongé dans leur assiette. Marc semblait avoir une certaine influence sur eux. Il remplaçait Léopold dans son rôle de doyen.

Romain se pencha vers Léocadie et la sermonna à voix basse :

_ Tu dois comprendre qu’ici, tout le monde a perdu ses parents, à moins que ce ne soient eux qui les aient abandonnés. Il est difficile pour nous de rencontrer quelqu’un qui les dénie au point de les quitter sans donner de nouvelles. Moi, par exemple, je donnerais cher pour savoir d’où je viens.

_ Oh, je suis désolée, s’excusa sincèrement Léocadie.

Elle se promit de ne plus jamais aborder le sujet.

_ Ce n’est pas grave, pardonna Fanny, on est habitués.

_ Vous habitez ici depuis longtemps ? demanda Léocadie pour changer fil de la conversation.

_ Assez pour qu’on se sente chez soi, répondit Romain. Nous sommes tous arrivés il y a cinq ou six ans.

_ J’aime bien cet endroit, avoua Léocadie. C’est clair et convivial. Mais je n’ai pas vu où était votre centrale média.

De nouveau, un silence pesant gagna la pièce. Léocadie se demanda si elle avait encore fait une gaffe. Plus le temps passait, plus elle avait l’impression qu’elle était en train de louper lamentablement son examen de passage.

_ Nous n’avons pas de médiatechnologie, expliqua Romain. Nous sommes contre le système de communication globale.

_ Contre le système, ajouta fermement Fanny.

_ Mais pourquoi la médiatechnologie ? s’étonna Léocadie. C’est juste un outil de communication, quel est le rapport avec la société ?

_ Un outil de propagande, précisa Fanny.

Romain anticipa la réaction de Léocadie et entreprit – même si certaines explications n’étaient pas forcément indispensables – de lui expliquer en détail le point de vue du clan sur la médiacommunication.

La médiatechnologie était une évolution technologique particulièrement importante du XXIè siècle. Seuls les plus âgés pouvaient désormais se vanter d’avoir un jour vécu sans que la médiacommunication ne rythme leur vie. Elle représentait l’ultime évolution des outils de communication qu’avaient pu créer les hommes, et regroupait dans un même ensemble les anciennes fonctions de téléviseur, de visiophone et d’ordinateur central domestique. Il était simplement représenté par un écran, proche de ce que pouvaient être l’écran de télévision ou le moniteur d’ordinateur en leurs temps, nanti d’une centrale de gestion.

Fanny souligna pragmatiquement que cette unité était reliée à tous les appareils électriques de la maison, au médiaviseur de poche, s’il existait, et au RMC – Réseau Mondial Commuté – via des satellites privés. Elle permettait de visionner des documents sous tous les formats existants et de les envoyer dans le monde entier. Ce système était si bien entré dans les mœurs qu’il était devenu gratuit, mise à part les frais électriques.

Romain ajouta qu’en occident, tous les foyers n’étaient pas forcément équipés, mais que toutes les habitations neuves étaient dotées des dernières évolutions de la médiatechnologie, celle-ci étant le cerveau intelligent de la maison. Cette technologie devait donc à terme permettre une certaine homogénéité des moyens de communication, ce que l’on décrivait souvent sous le terme de "communication globale". Mais ce fait ne devait pas faire oublier que les trois quarts de la population mondiale ignorait jusqu’à l’existence de cette technologie, et surtout que tout cet ensemble de réseau de communication, aux ramifications si vastes, était tenu par une seule entité privée américaine, nommée Starnet.

Marc indiqua qu’il était aujourd’hui impossible d’ignorer cette source d’information, mais que tout le boycott qui pouvait être fait était déjà une petite victoire sur le système.

_ Il n’a pas de petite victoire, annonça Gino, en levant le menton de son repas.

_ Mais vous vivez en marge du monde, constata Léocadie.

_ Nous vivons dans le monde, rétorqua Marc en insistant sur le mot « dans ». Nous travaillons au cœur de la rue, et la rue est le canal qui draine la vie de la ville.

_ Et la ville est notre monde, renchérit Fanny. Nous n’avons pas besoin de savoir ce qu’il se passe à Tokyo ou à Djakarta. Ce n’est pas notre univers. En plus, nous sommes assez grand pour gérer notre quotidien sans avoir une maison « intelligente », qui nous transforme en robots incapables de nous assumer.

_ Et nous sommes libres de choisir nos outils de propagation de l’information, termina Romain. Tout ce qui ne transite pas par le RMC n’est pas forcément faux. C’est même plutôt le contraire.

_ Quelles sont vos sources d’information ? lui demanda Léocadie, apparemment intéressée par cet éclairage singulier sur la communication globale.

Ce fut Fanny qui lui répondit, en apportant du fromage.

_ La presse écrite, les associations locales, la radio, le bouche-à-oreille, les discussions captées dans la rue, énuméra-t-elle. Les modes de propagation de l’information ne manquent pas, il suffit de savoir où chercher. Par exemple, Gino est affilié au Comité d’Action pour la Communauté, le C.A.C.

_ C’est un groupe à vocation communiste ? s’intéressa Léocadie, la bouche pleine de fromage.

_ Oui, fit Gino. Ça te tente ?

_ Pourquoi pas ! Je m’intéresse assez à l’idéologie marxiste.

_ Parfait, s’exclama-t-il en jetant ses couverts derrière lui. Je te présenterai à la présidente demain. Tu verras, c’est un sacré personnage. Tu verras.

_ Je ne sais pas, s’excusa-t-elle avec un geste de recul. La semaine prochaine peut-être.

_ Parfait, répéta Gino. Tu verras.

Léocadie fixa Gino avec circonspection durant quelques secondes, puis interrogea Romain du regard. Celui-ci lui fit comprendre par un clin d’œil qu’elle pouvait s’y rendre en confiance et elle repensa à ce qu’il lui avait glissé à l’oreille : « Ne te fie pas à son air presque banal, il est fou ». Elle se demanda alors ce qu’il entendait par « presque banal ».

_ Que penses-tu de notre vision des choses ? demanda enfin Fanny, dans l’expectative.

Léocadie regarda tour à tour chacun des convives, qui eux aussi avaient tourné leur regard dans sa direction. Tout se jouait sur les quelques paroles qu’elle allait prononcer.

_ Je ne sais pas si vous êtes dans le vrai, admit-t-elle, mais j’admire votre détermination à combattre le système. Je pense que toute action visant à contrecarrer le pouvoir en place, surtout l’aspect manipulateur et aliénant de la médiavision, doit être encouragée. A propos, que faites-vous le soir, si vous n’avez pas de médiavision ?

_ On joue aux tarots, déclara Marc en se levant pour débarrasser la table. Et comme nous ne sommes plus de quatre, tu es réquisitionnée pour la soirée.

Léocadie hésita devant le ton péremptoire qui avait été employé puis, constatant qu’elle avait dû passer avec succès son examen d’admission, elle accepta en arborant un sourire radieux. Puis, elle se reprit immédiatement :

_ Mais il faut que je prévienne une amie que je vais rentrer tard. Comment est-ce que je peux faire ?

_ Nous avons le téléphone, indiqua Fanny.

_ Le téléphone ! s’écria Léocadie, interloquée. Mais ça n’existe plus.

_ Chez nous, si, assura Romain. J’ai acquis assez de connaissances en électronique pour avoir piraté une ligne publique de médiavision, qui passe dans la rue. Ainsi, à l’aide d’un simple téléphone, nous pouvons joindre n’importe quel médiaviseur du globe. Seul inconvénient : le correspondant reçoit seulement notre voix, avec un écran noir.

_ Et ça marche bien ?

_ Parfaitement. Suis-moi.

Romain amena donc Léocadie dans sa chambre et sortit d’un tiroir un objet de plastique, d’un vieux bleu patiné par le temps. Il brancha le cordon sur une prise modifié pour cette utilisation, et entreprit de lui en détailler le fonctionnement.

Au milieu de ses explications, il lui susurra :

_ Tu restes dormir cette nuit ?

_ Non, répondit-elle, dans un soupir pourtant prometteur.

Le visage de Romain se rembrunit.

_ Pas ce soir, ajouta-elle le sourire coquin. Patience.

Et Romain était bien décidé à attendre.

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