Prologue : Un drame La religion est le soupir de la créature opprimée, le cœur d’un monde sans cœur et l’âme d’une époque sans âme. Elle est l’opium du peuple Karl Marx 1








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3ème Partie : les agitateurs




Un certain temps devait s’écouler avant que je ne saisisse réellement la relation qui pouvait lier les notions de religion et de politique. Pourtant, si l’homme, dès qu’il a atteint la capacité de se reconnaître lui-même en tant qu’homme, a toujours été attiré par différentes formes de religion, il en a été de même avec la politique. Le jour où le premier hominidé s’est levé au-dessus de ses congénères, comme un chef, et a entrepris de rallier d’autres hommes à sa cause – la chasse en groupe par exemple – il a commencé à faire de la politique. Et, depuis ce jour, l’homme n’a cessé de manier, plus ou moins consciemment, des concepts tels que la démagogie ou la communication de masse.

La politique a donc toujours été inscrite dans notre mode de vie comme un élément indissociable de la nature humaine. Ceci la différencie des autres aspects de la société actuelle, comme l’économie moderne ou la publicité, qui n’existaient pas lorsque la politique était déjà bien intégrée dans les mœurs tribales des premiers hommes.

Qui maîtrise les dogmes maîtrise la religion, et qui maîtrise la politique maîtrise la propagation des dogmes.
Léopold Tudal, Bible Orange

3.1


Seulement quatre mois s’étaient écoulés depuis que Léocadie avait pris possession du Comité, dont elle était désormais la gérante officielle, mais il lui semblait que cela faisait un an qu’elle travaillait à contrecarrer les plans du Tudal. Cet étirement du temps était le premier effet qui se faisait ressentir – lui avait-on dit – lorsqu’on exerçait une activité soutenue. C’était le syndrome du travailleur.

Pour être soutenue, son activité l’était ! Levée dès six heures tous les jours de la semaine, un peu plus tard le week-end, elle s’investissait dans cette entreprise comme si sa vie en dépendait. Toutes ses autres préoccupations d’antan – préoccupations de petite fille, avait-elle tendance à penser – comme le sens de la vie, la place du travail dans la société moderne ou l’intemporalité de l’idéologie marxiste, étaient reléguées au second plan ; leur intérêt se retrouvait occulté par l’omniprésence de la lutte qu’elle menait. Sa journée était exclusivement consacrée à l’élaboration de tactiques d’approches ou de manifestations visant à gêner un maximum des actions du Tudal, ou à la collecte d’informations nouvelles auprès de ses nombreux informateurs. Avec le recul, Léocadie se dit qu’elle avait vraiment eu beaucoup de facilité à convertir les anciens membres du comité révolutionnaires en agents de la lutte contre le Tudalisme, notamment les représentants de la gente masculine. Son charme naturel n’était sans doute pas étranger à ce revirement massif.

Cependant, elle ne pouvait se cacher que l’établissement d’un contre-pouvoir efficace n’était pas une sinécure. L’ancienne gérante du Comité n’avait pas totalement tort. Elle devait gérer de front les problèmes économiques, humains, idéologiques, sans oublier tous les tracas administratifs qu’imposait la bureaucratie française, qui lui donnait l’air d’être sans cesse à la recherche de nouvelles lois visant à compliquer les démarches quotidiennes. Elle avait le plus souvent la sensation d’être une balle de ping-pong répercutée en tous coins de la ville et de perdre son temps en peccadilles. Heureusement pour elle, ses amis l’avaient suivi, la bande des cinq – comme elle appelait les anciens amis de Léopold – tout comme Sophie, même si cette dernière se montrait moins enthousiaste et plus réservée que les cinq autres. La structure fonctionnait comme suit : elle était la gérante de l’association, et responsable de ses actions sous tous les points de vue. Ses amis la secondaient en suivant ses directives, en fonction de leur temps libre, et effectuaient les tâches qu’elle n’avait pas le temps de remplir. Quant aux membres inscrits et cotisants, ils composaient les membres actifs de cet organisme, les yeux, les oreilles, les bras ou les jambes. A eux six – le cerveau, donc – ils parvenaient à des résultats probants, si bien que le volume des membres composant le nouveau Comité était supérieur à celui qui avait été établi au moment où s’opérait le changement de propriétaire.

Les chiffres contenus sur la feuille de papier qu’elle tenait entre ses doigts confirmaient entièrement cette tendance, et le total qui avait été entouré de rouge au bas de cette page fit poindre de nouveau un sourire sur le visage angélique de Léocadie. Elle leva légèrement les yeux et vit que le soleil venait de se dégager de son emprise nuageuse, montrant aux habitants de Lyon la clarté que pouvait arborer un ciel d’avril après la pluie.

Si elle prenait de plus en plus l’habitude de se promener à pied dans les rues au début de l’après midi, c’est que trois raisons y concouraient. Tout d’abord, l’arrivée des beaux jours encourageait à la balade, comme on pouvait le constater dans les différents parcs de la ville. Cela lui aérait la tête, qu’elle avait ces derniers temps tendance à enfermer dans le noir et à diriger vers un écran de médiavision, principal outil de travail du dirigeant moderne. Enfin, ce qui semblait être une innocente flânerie ressemblait fort – de son point de vue en tout cas – à une excursion en territoire ennemi. En effet, s’il était largement reconnu que Lyon était l’une des villes européennes comportant le plus de ponts – 26 ouvrages sur le Rhône et la Saône dans les neuf arrondissements – il était également établi que c’était la ville pourvue du plus grand nombre d’églises Tudales.

En l’espace de huit mois à peine, Lyon était devenue le foyer du Tudalisme, la source du phénomène spirituel et culturel le plus retentissant de ces derniers siècles, l’épicentre du séisme qui se répercutait dans le monde entier. La ville était désormais un lieu de pèlerinage, que tous les Tudalistes se devaient de visiter régulièrement et que bon nombre d’athées ou d’agnostiques venaient contempler par curiosité. Les églises Tudales se trouvaient ici beaucoup mieux implantées que nulle part ailleurs, et les offices plus fréquents et plus fournis. Une chaîne de médiavision locale entièrement vouée à – et contrôlée par – ce mouvement venait de naître, et une station de radio était en préparation. En clair, cette ville était devenue la vitrine de ce courant religieux et, en cela, elle représentait un lieu d’observation privilégié.

Et si Léocadie laissait ses pas dériver sur les graviers du parc de la Tête d’Or, ce n’était pas uniquement pour le plaisir de déambuler sous le bienfaisant éclat du soleil, au milieu de cet îlot de verdure. C’était aussi – et surtout – parce que ce parc était le lieu qui attirait la plus grande variété de population de Lyon, formant ainsi le plus grand laboratoire d’étude des effets de la propagande Tudale qu’elle puisse souhaiter.

Elle plia le compte-rendu d’activité mensuel que lui avait édité sa médiavision et le rangea dans sa poche. Tout autour d’elle, circulaient des gens, la doublant, la croisant, la suivant. Certains étaient à pied et marchaient comme elle, d’autres couraient, pédalaient, roulaient en trottinette ou en roller. C’était des jeunes, des vieux, des maigres, des larges, des fins, des costauds, des grands et des tassés, des hommes comme des femmes. Il y avait ceux qui se promenaient sans but particulier, ceux qui faisaient du sport, pour le plaisir ou par besoin, pour maintenir une ligne ou pour essayer de l’affiner, par habitude ou ponctuellement, avec aisance ou avec peine, avec endurance ou pour quelques minutes ; ceux qui allaient à deux, qui se bécotaient, qui se regardaient, qui se tenaient la main ou qui discutaient, ceux qui lisaient, ceux qui mataient, ceux qui dormaient, ceux qui étaient perdus, ceux qui attendaient, ceux qui se hâtaient, ceux qui prenaient leur temps, ceux qui l’avaient déjà, ceux qui criaient après leurs enfants, ceux qui donnaient à manger aux canards…et il y avait ceux qui ne savaient pas ce qu’ils faisaient.

Assurément, la palette de population qui se présentait était assez large pour permettre une généralisation – approximative – à la ville toute entière. Et les résultats que pouvait dégager Léocadie de ces quelques minutes d'examen étaient proches de ce qu’elle avait pu observer dans d’autres circonstances. Près d’une personne sur deux arborait un signe de l’appartenance à la communauté des Tudaliste, c’est à dire la couleur orange, sous n’importe quelle apparence. Ici, il s’agissait d’une casquette au motif de la croix, d’un T-shirt, d’un bandeau ou de chaussures, là d’une boucle de ceinture, d’un morceau d’étoffe cousu sur le poitrail ou sur la hanche. Certains exhibaient une fière chevelure aux couleurs de la religion, d’autres des autocollants sur leurs destriers métalliques. N’importe quel objet ou partie du corps pouvait faire office de bannière Tulale, et le recyclage d’anciens ustensiles était légion, comme les vieux vêtements déchirés reconvertis en bandanas ou les couvertures plastifiées des revues des années 2090 collées sur les vêtements (toutes de cette couleur passée de mode). Tout ce qui était orange avait de la valeur (même les ventes du fruit décollaient), mais chacun choisissait sa propre manière de s’afficher, si toutefois il en ressentait le besoin. C’était l’un des principes du Tudalisme.

En regardant indistinctement autour d’elle, les yeux dans le vague, Léocadie eut tout d’un coup l’impression de voir apparaître une multitude de petites taches orange, voletant en tous sens tels des insectes de différentes tailles. Ce fourmillement intempestif supplantait toute la verdeur alentour et Léocadie sentait un malaise la gagner, comme si ces marques vives pénétraient insidieusement dans son cerveau pour commencer à corrompre lentement ses convictions. Elle s’engouffra dans la sortie la plus proche et déboucha derechef dans la grise et sèche pâleur des rues, qu’elle préféra amplement à cette pollution visuelle dont le parc était l’objet.

L’endoctrinement des masses françaises était à l’œuvre depuis assez longtemps pour que ses effets soient frappants, jugea-t-elle, encore sous le choc. Et elle qui sortait à peine la tête de ses soucis administratifs ! Elle avait vraisemblablement un – ou plusieurs – coup de retard. Mais cela ne devait lui donner que plus de courage et d’ardeur. Elle se mit à rapidement arpenter la rue, faisant vibrer ses pensées au diapason de l’agitation de la ville. Il fallait d’abord qu’elle mette au point une stratégie, décida-t-elle, et qu’elle recense tous les aspects de cette religion. Tout en marchant, elle sortit de sa poche un bloc-notes et se mit à y gribouiller dans son dialecte personnel, de type "pattes de mouches illisibles", les résultats de ses réflexions.

Premièrement, inscrivit-elle sobrement, il y avait le problème des conseillers. Tous étaient connus de ses guetteurs, mais le dernier venu, Loup Chein, était devenu invisible dès les premiers jours qui avaient suivi son apparition. Tout ce qu’elle savait de lui était son CV officiel, et une rumeur disant qu’il aurait un jour changé son nom, qui devait à l’origine s’écrire "Chien" – Loup Chien n’étant pas en effet un patronyme bien sérieux pour un militaire. Pour le reste, c’était le vide intersidéral.

Deuxièmement, marqua-t-elle rageusement, il y avait tous ces rites qui envahissaient le quotidien. Non – Léocadie fit une rature qui se fondit harmonieusement dans les bribes de mots qu’elle avait déjà consignés – ils ne l’envahissaient pas, puisqu’ils s’en inspiraient. Ils le singeaient, ils le spoliaient. Tout ce qui pouvait exister de laïque dans les gestes du quotidien avait été récupéré par l’ordre Tudal et avait été intégré aux nombreux dogmes qui peuplaient cette religion. Le plus ridicule, se disait-elle amèrement, n’était pas la nature de ces gestes, plagiats grotesques de mouvements effectués au jour le jour par des millions d’humains, mais bien la réaction de ces derniers. L’hameçon avait été bien grossièrement caché derrière l’appât, mais la populace était tombée dans ce piège. Elle s’y était même précipitée comme un troupeau de moutons, et avait dit merci.

Léocadie se demandait de temps en temps comment le Tudal avait réussi un tel exploit. Elle savait à quel point l’être humain était influençable et irréfléchi, mais elle ne le croyait pas suicidaire, ni aveugle. Pourtant, comment avait-il pu passer à coté de la manœuvre démagogique qui se cachait derrière cette appropriation de rites, de la volonté de rallier coûte que coûte une quantité maximale de chalands ? C’était assez inexplicable, en effet. Même la déchéance actuelle de la science, même l’extraordinaire présence du Tudal, ses paroles ou ses miracles ne pouvaient justifier un pareil engouement populaire. Léocadie se promit de tenter de trouver des éclaircissements à ce phénomène, en attendant de pouvoir y remédier efficacement.

Troisièmement, nota-t-elle approximativement, il y avait les nouveaux saints : Benz et Maybach, Volta, Craper, Pasteur, Einstein, Flips, Reis, Nipkow, Abraham et Block, autant de personnages, connus ou méconnus, qui étaient en passe d’être canonisés par l’Eglise Tudale. Officiellement, ceux-là allaient être les premiers « bienheureux » du Tudalisme. Tout ce que Léocadie en savait résidait dans ce que le Tudal avait bien daigné en dire. C’était des hommes – Léocadie déplorait que la liste ne comprenne aucune femme – qui avaient « marqué l’histoire de l’Homme, et qui méritent d’être élevés au-dessus des autres. Ce sont ceux qui ont participé à créer le monde moderne, à façonner le visage de la terre tel qu’on le connaît et tel qu’on peut l’aimer. Ce sont des personnes d’exception, savants, inventeurs ou découvreurs dont les noms méritent de n’être jamais oubliés et d’être loués dans des prières nominatives. »

Amen.

Mais au-delà des rassurantes déclarations du Tudal, Léocadie ignorait encore tout ce qui se tramait derrière cette liste hétéroclite, et à quel niveau cela servait le Tudal dans ses projets.

Quatrièmement et dernièrement, griffonna-t-elle rapidement, il y avait le Tudal, lui-même. D’extrêmement confidentielle, voire secrète, sa religion était devenue en quelques mois ultra-exposée et sa propre personne était le principal sujet de cette médiatisation. On ne pouvait passer une journée sans entendre parler d’une action menée par la société Tudal ou par son dirigeant. Ses déclarations envahissaient les ondes, son image les canaux et ses paroles les surfaces imprimables les plus diverses.

Malheureusement, constata-t-elle à contrecœur, il semblait bien qu’elle soit incapable de lutter contre cet aspect du Tudalisme. L’homme en question était un phénomène incontrôlable, et tout ce qu’elle pouvait espérer influencer, c’était les effets de ses actions.

Alors qu’elle relisait ses notes d’un œil et regardait sa route de l’autre, Léocadie s’arrêta devant un feu qui venait juste de devenir rouge. Bientôt, une nuée de citadins vint s’agglutiner autour d’elle, attendant également que la traversée de la rue fût possible. Prestement, elle rangea son calepin et, lorsque le pictogramme vert se mit à clignoter, se tailla hâtivement un passage à travers la foule.

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