Prologue : Un drame La religion est le soupir de la créature opprimée, le cœur d’un monde sans cœur et l’âme d’une époque sans âme. Elle est l’opium du peuple Karl Marx 1








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4.8


Dans un silence absolu, Balthazar Dvorak effectua un signe de croix Tudal. Il forma le symbole du Tudal avec trois doigts de sa main droite – sagesse puissance action – et les posa sur sa poitrine en y dessinant un petit cercle. Il saisit ensuite un morceau de pain, posé sur la table devant lui, et en cassa un morceau. Il leva le quignon à hauteur de la bouche, souffla une fois pour faire voler un peu de farine, murmura un solennel « merci Tudal » et le reposa dans son assiette vide. Puis, les yeux clos, il psalmodia une courte prière au Tudal, les mains posées à plat sur la table, en contrôlant sa respiration.

Il ouvrit les yeux.

Sa cuisine faiblement éclairé lui apparaissait comme une boutique Tudale, envahie d’objet à la gloire du messie ; ici une bible, là un buste de l’homme (n’était-ce vraiment qu’un homme ?) en plâtre, des objets orange dans tous les recoins de la pièce. Toutes ces manifestations de la mouvance Tudale l’observaient de leur œil ocre, épiaient son attitude, surveillaient ses gestes. Dès qu’il pénétrait ici, il entrait dans un monde gouverné par le dogme, coloré aux couleurs du messie, hanté par la présence du gourou, où il ne manquait que le Tudal lui-même pour en faire l’archétype d’un lieu saint. Et les autres pièces étaient arrangées de la même manière.

Etait-ce par maniaquerie qu’il décorait ainsi son lieu de vie ? S’était-il, malgré lui, laissé gagner par la fièvre collective au point d’être sensible au message Tudal ? Ou prenait-il du plaisir à se torturer, lui qui avait de tout temps rejeté les doctrines – religieuses ou politiques – qu’on lui présentait ?

Autant de questions sans réponses, autant de bizarreries dans sa vie solitaire. Ou plutôt si, les réponses existaient, mais elles lui semblaient tellement complexes qu’il éprouvait lui même des difficultés à les exprimer.

Un message s’afficha sur un écran de la console média qui siégeait de l’autre côté de la table, telle une invitée permanente. Le rituel achevé, les aliments cuits, la machine lui proposait de débuter le repas. Bathazar se leva et se servit un peu de soupe qui réchauffait dans le cuiseur. La modernité au service de l’employé solitaire, pensa-t-il.

Autrefois, il fut père de famille, il vivait dans un chalet à l’odeur de bois, avait au réveil une vue sur des prés et des bois et mettait ses pieds sous la table au retour du travail. Il se le rappela vaguement. Il vivait dans un cocon douillet, un peu trop chaud et étouffant pour être totalement vivable, au rythme calqué sur celui de la nature et de son patron de bureau. Aujourd’hui, il avait renié les siens pour une bête question d’orgueil, il avait élu domicile dans un appartement sombre perché au centre de Lyon – un de ses nombreux logements, à vrai dire, rien de plus qu’une pièce dans la profusion des lieux de vie qu’il traversait durant ses voyages – et il partageait son temps entre sa console média, ses calculs prévisionnels toujours plus complexes et aléatoire, ses visites prospectives aux quatre coins de l’Europe et la sphère du Tudalisme – vaste bulle orange qui grossissait comme une tumeur, autant autour de lui qu’en lui.

Il avait cherché le bonheur en venant à Lyon. Comme tous les arrivistes qui montent à la capitale, le cœur gonflé de l’espoir de la réussite et de la renommée, il avait quitté sa vallée et avait suivi la voix enchanteresse du Tudal, qui lui promettait monts et merveilles, gloire et renommée. En théorie, le dogme véhiculé par la doctrine orange n’était pas mensonger ; il est plus facile de trouver le bonheur en suivant son instinct, en se laissant pousser par le vent de ses envies, en cherchant à réaliser ses rêves, qu’en suivant une voie tracée par d’autres. Si chacun suivait ce précepte, le monde deviendrait un bouillonnement d’humains fiers et motivés et la société finirait par se modifier, s’adapter à ce nouvel état d’esprit.

Mais ce schéma n’avait pas pu s’adapter à son propre cas. Peut-être n’était-il pas encore à sa place, malgré ce que lui avait fait miroiter le Tudal. Peut-être appartenait-il à une infime tranche d’irréductibles insatisfaits. Peut-être travailler avec le Tudal était-il incompatible avec la recherche du bonheur. Il aurait, en quelque sorte, sacrifié sa réussite pour que des milliers d’autres puissent y parvenir.

Balthazar regarda de nouveau autour de lui. Au delà même des objets de culte, le ton même de la lumière diffusée par les lampes était orange. Un orange sale, terne, effrayant. Cette couleur venue d’on ne sait où imprégnait l’endroit, imbibait l’endroit, habitait l’endroit. La pièce se vêtait d’une teinte monochrome, chaude et palpitante. Lorsqu’il était dans cet appartement, il avait l’impression de vivre dans l’antichambre de l’enfer.

Et lorsqu’on a sombré dans un monde où on ne se reconnaît pas, se dit Balthazar en reposant vivement sa cuillère, où s’arrête la descente ? La conscience professionnelle l’avait poussé à se familiariser au maximum avec ces dogmes qui lui paraissaient si étranges. De la curiosité à la pratique, il n’y avait eu qu’un pas. Il se voyait désormais effectuer ces rites comme s’ils étaient naturels et utiles, comme s’il ignorait la manière dont ils avaient été construits. Il collectionnait et contemplait des outils de propagande comme si c’était de véritables images pieuses. Il évoluait dans un environnement aux couleurs du Tudal, il vivait Tudal, il pensait Tudal, il était Tudal. Son existence se poursuivait dans un rituel tribal barbouillé aux couleurs de la religion, dans une spirale de chiffres et de prédications, de dogmes et de prévisions, mélange hétérogène, malsain, contre-nature, qui allait à l’encontre de tous ses principes, de tout ce qui l’avait forgé.

Mais quelle différence cela faisait-il, puisqu’il était de toute façon coincé dans cet engrenage ésotérique ? Pourquoi ne pas perdre définitivement sa personnalité, son individualité (sa raison ?) au profit de la cause qui l’avait gagné ? Il était devenu un soldat orange, un chantre du changement, un prosélyte, un roi mage, un prophète, il semait à son passage les graines qui propageaient la bonne parole ; par sa présence, par son regard, par ses actes, il accomplissait le miracle Tudal. Il était désormais un bienheureux parmi les bienheureux. Alléluia, que le destin de Saint Balthazar soit béni !

Une lampe clignota, comme si la pièce lui faisait d’œil. Balthazar Dvorak reprit la dégustation de sa soupe tiède dans son grand appartement vide. Le message de son amie la console média changea et l’invita à s’attaquer à la suite de son souper, qui allait refroidir.

La lampe grésilla et mourut dans un claquement. Brève et minuscule explosion dans un lieu clos et chaud.

Balthazar Dvorak balaya d’un geste tout le contenu de la table, éclaboussant l’écran qui lui faisait face, maculant les murs bistres et répandant de la nourriture sur le sol terne. Il traversa la pièce et agrippa une voilure orange vif accrochée à un mur, oripeau arrogant et criard qui exhibait en son centre une grosse croix Tudale. A l’aide d’un couteau qui gisait à ses pieds, il réalisa une grande estafilade à la toile, tailladant le symbole du Tudalisme en deux parties pantelantes. D’une main tremblante, il arracha une moitié du tissu, la trempa dans de la sauce poussiéreuse se répandant à ses pieds, la roula en boule et la lança à travers la cuisine. Elle se cola sur la paroi d’en face, se maintint durant quelques secondes avant de s’écraser à terre dans un bruit glauque et étouffé. D’une photographie du Tudal en train d’officier une messe, il réalisa un joli cône, qu’il posa en équilibre sur le crane chauve du buste en plâtre. Il prit ensuite un bâton surmonté d’une main – sagesse puissance action, éléments indispensables à tout acte raisonnable – et frappa de toutes ses forces la sculpture qu’il venait de réaliser. Elle percuta un mur, tomba au sol et se fracassa en plusieurs fragments qui se mélangèrent aux morceaux de viande.

Avec un calme effrayant, il prit un feutre et dessina avec application une moustache à toutes les images pieuses représentant le Tudal. Il se dirigea ensuite vers la console média dont il éventra méticuleusement les composants à l’aide d’un couteau à pain. L’écran émit d’abord un bruit sourd, intérieur et le bourdonnement familier s’estompa en crépitant. La console, elle même, laissa échapper comme un râle numérique et les différentes alarmes, capteurs et autres satellites de la planète média disposés un peu partout implosèrent sans bruit, déjà privés de vie, résignés à leur sort.

Il s’assit par terre, replia se genoux sous son menton et se mit à pleurer entre ses mains. L’homme le plus calme du monde venait de craquer.

Le monde s’effondra doucement derrière ses yeux mi-clos. L’homme qu’il était se referma dans une bulle qui n’était pas celle du Tudalisme, mais celle d’une folie en fermentation. Il plaqua ses doigts contre son visage et étala les larmes salées qui coulaient derrière ses lunettes. Et ces murs insolents qui continuaient de lui imposer cette couleur, de le narguer… !!

La présence s’imposa à lui. Cette sensation ne prit pas naissance dans une perception sensorielle ; il n’avait vu personne entrer dans la pièce, pas plus qu’il ne l’avait entendu. Il lui semblait plutôt que quelqu’un venait de pénétrer dans son cerveau, à moins que ce ne soit comme un phénomène de résonance, une liaison d’un type indéterminé… Dans tous les cas, il était là. Il l’imaginait déambulant entre les parois sanguines, drapé dans sa toge assortie, flottant dans l’air sans plus de bruit qu’un fantôme. Etait-il celui qui apeurait les hommes depuis la nuit des temps ? L’Antéchrist, le Némésis, le Diable ? Sous quel nom les hommes le connaissent-ils ?

Balthazar partit dans un rire aigu que personne – pas même lui – ne lui avait entendu avant.

_ Etes-vous une sorte de sangsue qui pompe les sentiments humains ? s’entendit-t-il demander.

_ Non, répondit la voix. Je suis là pour aider les hommes.

_ Pas tous les hommes.

_ En effet, Balthazar. Certains ont eu la malchance de me connaître.

Balthazar se leva. Sa haute silhouette s’éleva avec fragilité, comme un albatros étend ses ailes. Les spasmes d’un rire dément lui secouaient toujours la poitrine. Il resta appuyé contre le mur, les jambes tremblantes, repliant ses bras contre lui.

_ C’est bien mal rangé, ici, reprit la voix avec une ironie perceptible. Est-ce comme cela que tu prends soin de l’appartement que je mets à ta disposition ?

Balthazar ne sourit pas.

_ Je ne suis pas là souvent, répondit-il en regardant ses pieds.

Balthazar entendit – enfin – se déplacer son visiteur. Des bruits de pas faibles et un frottement contre les boiseries de la porte. Quelque chose en lui lui souffla que tout cela n’était pas une surprise, qu’il savait que le Tudal allait venir. Peut-être sa crise était la cause de sa venue…ou sa conséquence. En tout cas, c’était lié.

C’était la partie la plus profonde de son être qui lui dictait cela, celle qui avait dans un premier temps considéré le Tudalisme comme un progrès humain avant qu’il ne devienne le symbole de sa déchéance, celle qui lui permettait de côtoyer le Tudal sans sombrer dans un chaos mental, celle qui faisait de lui un être à part, ce visionnaire, ce gestionnaire éclairé, cet homme à l’ineffable instinct. Dans un langage qu’il éprouvait plus qu’il ne le comprenait, cette part de lui même lui disait que le Tudal suivait une logique – une logique folle, insensée, démesurée, mais une logique quand même. Le déroulement des actions depuis près d’un an semblaient être constitué de quatre phases, les quatre temps d’une mesure, les quatre dimensions (il y en a bien quatre ?), les quatre saisons, les quatre pattes, les quatre roues – non c’est autre chose.

Ces phases (pourquoi n’existerait-il que quatre dimensions, d’abord ?) ces phases suivaient la manière dont jouerait un petit enfant.

Un enfant, le Tudal…Oui, l’analogie n’était pas nouvelle. En premier lieu, il avait créé son petit univers, mis en place les personnages avec lesquels il avait envie de jouer ; il les avait posés dans un décor sorti de son imagination. Et il avait une imagination surprenante, le Tudal, surhumaine, même. Ensuite, second temps de la portée, il avait commencé à les faire évoluer, à leur faire jouer le rôle pour lesquels ils étaient prédestinés, à les faire se rencontrer, se parler (bonjour madame la marchande, que vous avez de jolie tomates…Il y a un voleur de trop dans cette ville, crapule. Prépare-toi pour un duel à mort…Maintenant que nous avons tout le matériel, allons chercher ce trésor…Vous êtes les trois plus grands professionnels dans votre spécialité et nous allons ensemble fonder une nouvelle religion).

Une fois que les rails sur lesquels sont censés glisser les protagonistes sont posés, qu’il a t-il de plus jouissif que de faire dérailler le train ? Ce serait pas marrant si tout marchait comme prévu. C’est ainsi que le petit monstre, dans une troisième phase, s’était amusé à insérer un élément perturbateur, dont le rôle était de détruire tout ce qui avait été mis en place dans les deux premières (Mais elle sont pourries vos tomates…Mais tu es une femme ! Je ne peux pas me battre contre une femme…Sapristi, il n’y a pas de trésor, je suis sûr que tu m’as mené en bateau…Voici un nouveau membre : il s’appelle Loup Chein ; nous allons maintenant changer de tactique et passer à la vitesse supérieure). Le quatrième mouvement n’est que la conséquence directe du précédent. Le déséquilibre s’accentue, les évènements s’accélèrent, le tout concourant à l’issue tragique voulue par le maître du jeu (Si c’est comme ça, je vais aller voir un autre marchand…Je meurs, je n’avais pas prévaaagh…Un piège, tu me revaudra ça, charogne…Mes amis, merci de laisser vos âmes au vestiaire et bienvenue dans l’ère expansionniste qui va peut-être mener à une troisième guerre mondiale).

Voilà comment un fragment de logique insensé lui présentait l’action du Tudal. Et le fait que celui-ci déambule en ce lieu au moment où le Tudalisme lui apparaissait subitement comme la pire des abominations s’inscrivait dans le même schéma.

Cette explication pouvait-elle receler une quelconque part de vérité ? se demanda Balthazar en enfonçant ses poings dans ses yeux

_ Une petite, répondit le Tudal. Mais il n’y aura pas de troisième guerre mondiale.

_ Qu’en savez-vous ?

Balthazar voyait des taches de couleur danser devant lui – bleues et vertes, elles égayaient son univers visuel.

_ Malgré les apparences, je contrôle encore notre armée.

_ Par l’intermédiaire de Loup Chein ?

_ Oui, acquiesça le Tudal. Il est comme un autre moi-même.

_ Il est comme vous…je commence à comprendre.

Le Tudal s’adossa au mur en face de Balthazar. Ce dernier retira ses lunettes et les essuya sur sa chemise maculée de traces de nourriture.

_ Et qu’est ce qu’on fait maintenant ? Vous me tuez ? Vous me faites un lavage de cerveau ? Vous me placez dans un asile de fou ?

_ Je suis désolé, fit le Tudal. Ce serait trop facile.

_ Vous n’êtes vraiment qu’un sale enfant gâté, accusa l’expert en comptabilité.

_ Peut-être.

Balthazar joua un instant du pied avec un morceau de métal qui avait naguère appartenu à la console média. L’humeur primesautière du Tudal se communiquait un peu à lui, comme le sourire apitoyant des enfants parvenait parfois à faire plier la rigueur des adultes.

_ Pourquoi moi ? questionna-t-il.

Le Tudal passa un doigt sur une paroi du cuiseur où s’amoncelaient des restes de sauce. Il porta l’index à sa bouche.

_ Hum ! Mais c’était pourtant excellent. Et moi qui n’ai pas mangé !

Balthazar désigna de la main le reste des reliefs disséminés sur le sol.

_ Je vous en prie, il en reste encore un peu par terre.

Le masque du Tudal se fit plus sérieux.

_ Vous m’avez étonné, Balthazar. Je ne vous pensais pas capable d’une telle réaction. Il faut croire que certains caractères propres à l’espèce humaine me sont encore obscurs, en tout cas lorsqu’ils sont soumis à une trop forte pression (Il essuya son doigt sur sa chemise). Vous avez raison, je ne suis qu’un gosse, une sorte d’apprenti, un novice. J’ai commis des erreurs, j’ai sous-estimé la force de certains sentiments. Mais mon remplaçant, lui, c’est un pro. (Sourire du Tudal) Oui, Chein, il a déjà beaucoup de missions à son actif, peut-être plus que je n’en effectuerai jamais. Je suis un peu brut, vous comprenez ; c’est pour ça que j’ai été envoyé en premier, pour dégrossir le terrain. Je suis aussi un passionné, un exalté, un aventurier. (Il leva un œil mutin vers son hôte) Franchement, je me suis bien débrouillé pour une première fois, non ?

Balthazar cracha par terre et resta longtemps à contempler sa scorie inerte.

_ Vous êtes envoyé par qui ? demanda-il enfin. Dieu ?

Le Tudal se mit à rire.

_ De la part d’un athée, vous m’étonnez, Balhazar.

_ Vous avez dû déteindre sur moi.

_ Non, je viens de bien plus loin que ça. Mais je lui passerai le bonjour si je le vois.

Le Tudal, qui continuait de rire à gorge déployée, se leva et tendit la main à Balthazar.

_ Il fait bon, dehors, dit-il. Je vous invite au restaurant.

Balthazar regarda le Tudal et se demanda, pour la millième fois, pour quelle raison il l’avait choisi comme collaborateur et expert comptable. Peut être étaient-ils assez proches l’un de l’autre, tout compte fait.

_ On est assez proche, confirma le Tudal. Vous n’en êtes pas conscient, mais vous avez un talent inné pour rassembler des éléments a priori disparates et à les combiner de manière à ce qu’ils deviennent évocateurs. Comment dire…vous décryptez le réel selon un langage que les hommes ne connaissent pas encore ; vous êtes sensible à des actions, des situations, des schémas et vous parvenez à les analyser objectivement. En un mot, vous savez anticiper, vous voyez loin. Vous êtes l’un des rares humains à faire preuve de la même capacité que moi, même si vous êtes à peu près mille fois moins efficace. Et, pour répondre à votre question, c’est pour ça que je vous ai choisi.

_ Si je suis si doué pour anticiper les évènements, pourquoi est-ce que je n’ai pas prévu ce qui m’est arrivé, à moi ?

_ Justement parce c’est arrivé à vous. Et aussi parce que j’ai fait en sorte que ça n’arrive pas.

Clin d’œil du Tudal, qui ajouta :

_ Mais vous savez comme moi que tout cela est bientôt fini, non ?

_ Hum…peut-être. Et ça se finit comment ?

_ Suspense, Balthazar, suspense.

Le Tudal passa son bras autour des épaules de son comptable et l’entraîna vers la sortie

_ Pour l’instant, on va manger un morceau. Dans une semaine, tout au plus, vous serez libre de changer de vie à nouveau.

Balthazar se dégagea de l’étreinte du Tudal.

_ Je ne faisais pas partie de vos plans pour la suite, c'est ça ?

_ Exactement. Ça devrait vous réjouir.

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