A la découverte des littératures étrangères








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A la découverte des littératures étrangères


La Bibliothèque départementale a le plaisir de vous présenter une sélection d’une cinquantaine de titres de littérature étrangère traduite en français.

Cette sélection forcément subjective et loin de l’exhaustivité a été réalisée dans un souci de faire découvrir ou redécouvrir une littérature dans toute sa diversité et sa richesse en proposant des œuvres de qualité, trop souvent méconnues du public. Elle est constituée de classiques des différentes époques et courants littéraires, et propose également un panel représentatif de la production littéraire contemporaine. Certains auteurs ont été volontairement écartés parce que déjà largement présents dans nos bibliothèques, d’autres moins connus mais tout aussi passionnants ont trouvé naturellement leur place dans cette sélection.
Nous mettons ces ouvrages à votre disposition ; à vous de les promouvoir, de les conseiller, de les prêter pour le plus grand plaisir de vos lecteurs.
 


LITTERATURE ARABE


L’intitulé de cette sélection « littérature arabe » recouvre à la fois la littérature du Moyen Orient (Egypte, Irak, Liban, Palestine, Syrie), littérature de langue arabe dont nous présentons, par pays, les traductions de certaines œuvres, et la littérature du Maghreb (Algérie, Maroc, Tunisie) écrite majoritairement en français dans son époque contemporaine.

Le choix a été fait de les traiter distinctement pour une meilleure appréhension.
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Les témoignages les plus anciens de la littérature arabe remontent à la société arabe préislamique ; il s’agit pour la plupart de recueils de poésies inspirées par l’amour souvent empreint d’érotisme, la guerre et la chasse.

Cependant, à partir du VIIe siècle, le Coran va étendre son influence de façon déterminante et définitive sur la culture arabe, en même temps qu’une véritable effervescence culturelle des milieux scientifiques, artistiques et littéraires se répand au-delà du désert, dans les pays où la langue arabe devient langue officielle (Perse, Mésopotamie, Soudan, etc.).

On assiste alors au développement de la prose, grâce à l’apport des historiens, des géographes, des philosophes ou des biographes et ce jusqu'au XIIIe siècle.

Un coup d’arrêt sera donné à cet âge d’or culturel par l’invasion des Mongols et la conquête chrétienne à l'Ouest qui en marquent le déclin.

Il faudra attendre le XIXe siècle pour qu’un renouveau intellectuel se produise avec la naissance de la littérature moderne quasi simultanément en Égypte, en Syrie et au Liban.

Il accompagne la longue agonie de l’Empire Ottoman et est contemporain des premières convoitises occidentales.

Paradoxalement, c’est cette ingérence de l’Occident en Orient qui favorise le réveil de l’élite intellectuelle en laissant apparaître le retard pris en quelques siècles par les Arabes dans tous les domaines, qu’ils soient politiques, économiques ou culturels.

Ce renouveau généralisé de la civilisation arabe est toutefois soumis à deux influences opposées mais complémentaires, l’une faisant référence aux sources et valeurs de l’Islam, l’autre rejetant les entraves de la tradition et s’inspirant des modèles européens.

La réciprocité de ces deux influences aura une incidence très lourde sur les thèmes abordés par la littérature arabe moderne en même temps que l’œuvre de modernisation se poursuivra avec l’apparition de revues littéraires, des premiers cercles d’intellectuels et la participation des femmes à la culture.

Parallèlement, même si l’usage de l’arabe est ravivé, beaucoup de formes stylistiques de la littérature classique qui la rendaient si complexe et ornée sont abandonnées par les écrivains modernes qui leur préfèrent les formes littéraires occidentales comme la nouvelle ou le roman.

Plus récemment, l’évolution de la littérature arabe est étroitement liée aux transformations politico-sociales des soixante dernières années : constitution de l’Etat d’Israël, nationalisme, défaite arabe contre les Israéliens en 1967, développement du féminisme arabe et plus récemment la guerre du Golfe et la montée des intégrismes.
L’aire linguistique et culturelle du Maghreb, quant à elle, s’est constituée au fil des siècles autour des populations berbères autochtones qui furent soumises à plusieurs grandes vagues d’occupation.

Dans cet archipel particulier, que les Arabes considèrent depuis toujours comme l’« Occident » (sens littéral du mot Maghreb), la littérature a subi en effet les influences successives des cultures juive, grecque et latine, vandale et byzantine, arabe, puis turque et française, avant que ne se constituent les nations modernes indépendantes d’aujourd’hui.

L’adhésion à l’Islam, à partir du VIIIe siècle ap. J.-C., s’est faite de façon progressive et continue jusqu’à nos jours, au point de devenir, à l’heure actuelle, l’un des ciments de la culture maghrébine.

Celle-ci a su conserver cependant une identité propre, distincte de celle de l’Europe comme de celle du monde arabe, au carrefour de l’Afrique, de l’Orient et de l’Occident.

L’expression de langue française voit le jour dès la fin du XIXe siècle, pour se développer au lendemain de la Seconde Guerre mondiale par une prise de conscience identitaire contre la présence de la France en Afrique du Nord.

Nourris de culture française, les écrivains maghrébins utilisent le français pour affirmer leur volonté d’exister même si cela peut représenter pour certains un facteur d’aliénation induisant une identification aux colonisateurs. L’écriture privilégie largement la forme romanesque, sans doute la plus apte à rendre témoignage des difficultés, à dénoncer les injustices, à faire état des revendications. Le milieu familial mais aussi social et politique, les traumatismes de la misère et de la guerre constituent les principales sources d’inspiration des auteurs maghrébins.

La littérature francophone a pu être taxée à un certain moment d’« anomalie » au Maghreb, mais force est de constater qu’elle perdure bien après l’accession à l’indépendance des différents pays, qu’elle s’engage avec courage et talent sur des questions d’actualité et qu’elle conquiert un public de plus en plus large bien au-delà de ses frontières.

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De manière générale, les changements politiques majeurs du monde arabe ont rendu la vie des écrivains plus difficile. Nombre d’entre eux ont souffert de la censure, d’autres furent emprisonnés ou même assassinés, et ils sont nombreux à avoir choisi l’exil.

Quoi qu’il en soit la littérature arabe fascine et séduit le monde occidental certainement parce qu’elle est très souvent l’expression d’une histoire et d’un quotidien tourmenté, terriblement inquiétant et dérangeant, mais aussi et surtout parce que son écriture tour à tour violente voire choquante, colorée, vivante, pleine de poésie et non dénuée d’humour et de dérision, est d’une extraordinaire richesse.

La Satire des deux vizirs 

TTAWHIDI, Ali ibn Muhammad Abu Hayyan al- [922-1023]

Ed. Sindbad, 2004

La Satire des deux vizirs est l'un des textes les plus virulents et les plus savoureux de la littérature arabe classique. Œuvre extrêmement personnelle, rédigée dans une langue étincelante de précision et de cruauté, dans laquelle un intellectuel appelé à la cour de princes avides de reconnaissance, s'estimant sous-utilisé, humilié et mal payé au regard de ses compétences, règle ses comptes avec les puissants.

A. H. al-Ttawhidi est considéré comme l’un des plus grands maîtres de la prose arabe classique. Grammairien, philosophe, moraliste, il a laissé une œuvre d’une époustouflante diversité, dont seuls quelques fragments ont été traduits jusqu’à présent en français.


Littérature du Moyen-Orient


Egypte


Petits voleurs à la retraite – (2002)

ABOU GOLAYYEL, Hamdi [1968-...]

Ed de l’aube, 2005

L'auteur imagine un immeuble « autarcique », le 36, Cité Nasser, dans la banlieue du Caire où règne en maître Abou Gamal, ouvrier en retraite vaguement proxénète, mari d'une redoutable matrone et père de quatre fils ingérables. S'aiment et se détestent à chaque rencontre dans la cage d'escalier Gamal, trafiquant de haschich et coureur de jupons, Seif le cadet, homosexuel et honte de la famille, Amer, fier-à-bras, fumeur de hasch et kleptomane, Zenouba la lascive, Ostaz Ramadan le professeur d'arabe, le cheikh Hassan ou encore Adel le Copte. Les tribulations et les petits arrangements avec la vie de cette population se déroulent sous les yeux effarés et perçants du narrateur… Un roman coloré où se mêlent odeurs, cris et passions à un rythme époustouflant !

H. Abou-Golayyel, ouvrier autodidacte, s'impose comme écrivain dès la parution, en 1997, de son premier recueil de nouvelles couronné dans son pays par de prestigieuses distinctions. Petits voleurs à la retraite est son premier roman traduit en français.
Kit-Kat café – (1983)

ASLÂN, Ibrahim [1935-…]

Actes Sud, 2004

Dans un quartier populaire du Caire, l'écrivain Youssef en-Naggâr côtoie chaque jour des hommes et des femmes tout entiers occupés par les soucis et les menus plaisirs de la vie quotidienne. Personnages typiques du petit peuple du Caire, ces anti-héros, se croisent et échangent des paroles ordinaires, des souvenirs et des détails qui tissent progressivement la trame du récit. Pittoresques avec leurs disputes interminables, leurs amours contrariées et les petites combines qui leur permettent de survivre l’écrivain va être tenté d'en faire les personnages d'un roman où il décrirait dans le détail les activités, les ruelles, les vieux bâtiments du quartier, dont le fameux café Kit-Kat jadis fréquenté par le roi lui-même. Il sera happé par une autre réalité, celle des manifestations étudiantes contre la corruption et la pauvreté. Kit-Kat Café a été jugé dès sa parution comme le chef-d'œuvre du « nouveau roman » en Egypte.

I. Aslân est l’une des grandes voix de la « génération des années soixante » ; il a grandement contribué au renouveau du roman arabe.
La Mystérieuse affaire de l’impasse Zaafarâni – (1977)

GHITANY, Gamal [1945-...]

Ed Sindbad, 1997

Un mal étrange frappe tous les hommes issus d’un des quartiers les plus colorés du Caire, dans ce qu'ils ont de plus précieux... leur puissance sexuelle. L'initiateur autoproclamé du phénomène est un "cheikh" énigmatique, charlatan difforme qui installe son emprise sur l'impasse et ambitionne de l'étendre rapidement au monde entier. Le fléau ne manque pas de perturber les relations entre riverains et de miner progressivement le tissu social. Avec une formidable virtuosité stylistique, G. Ghitany donne la voix à tous les protagonistes de l'affaire au fil d'une polyphonie surprenante qui accentue l'extravagance de la situation autant qu'elle en exalte l'humour. Une farce en forme de réflexion sur le pouvoir et la liberté individuelle, les pesanteurs de la tradition et la tentation de la modernité.

G. Ghitany est à la fois romancier, nouvelliste et chroniqueur, il dirige actuellement un des principaux hebdomadaires littéraires du pays.
Un substitut de campagne en Egypte – (1942)

HAKIM, Tewfiq El  [1898- 1987]

CNRS Editions, 2009

Dans l’Egypte des années 40, un magistrat consigne méticuleusement dans ses carnets ses aventures de justicier. Avec un humour mordant mêlé à un permanent souci d’humanité et de tolérance, doué d’un esprit aigu d’observation qu’il met au service de ses enquêtes criminelles, il relate par le menu son quotidien professionnel. A travers ses mots c’est tout le petit peuple de la vallée du Nil qu’il fait vivre, avec ses joies, ses peines et son sens admirable de la solidarité. Impitoyable réquisitoire contre la misère humaine et la corruption, véritable témoignage anthropologique écrit par l'un des géants de la littérature arabe.

T. El-Hakim est né à Alexandrie en 1898 dans une famille aisée. Après avoir suivi une formation de juriste, il abandonne toute activité en 1938 pour se consacrer à la littérature.
Charaf ou l’honneur – (1997)

IBRAHIM, Sonallah [1937- …]

Ed Sindbad, 1999

Charaf ("honneur" en arabe), Egyptien d'une vingtaine d'années, traîne son désœuvrement dans une rue commerçante du centre-ville du Caire. Devant une salle de cinéma, un étranger lui offre une place et l'invite, après le film, à poursuivre la soirée chez lui. Charaf accepte mais quand son hôte lui fait des avances, il le frappe et le tue. Condamné à une lourde peine de prison, il va perdre définitivement cet "honneur" pour lequel il avait tué. Dans un style incisif, où le document s'insère comme une pièce à conviction dans la trame du récit, S. Ibrahim dresse l’édifiant tableau d'une Egypte livrée corps et âme au capitalisme sauvage en même temps qu’il décrit un univers carcéral terrifiant.

Né en 1937, S. Ibrahim a fait des études de journalisme. Arrêté avec des centaines d’autres militants de la gauche égyptienne en 1959, il ne fut libéré qu’en 1964. Il vit actuellement au Caire.
L’Impasse des deux palais – (1956)

Le palais du désir – (1956)

Le jardin du passé – (1957)

MAHFOUZ, Naguib [1911-2006]

J.C. Lattes, 2007

Trilogie témoignant de l'évolution des mœurs en Egypte, du lendemain de la Première Guerre mondiale jusque dans les années 60, à travers la vie, décrite avec minutie, d’une grande famille du Caire. Histoire d’Ahmed Abd-el Gawwad, homme accompli et respecté par ses pairs et de sa descendance. A travers eux, ce sont toutes les mutations, tous les bouleversements idéologiques et sociaux de la société égyptienne traditionnelle qui nous sont donnés à voir. Basculer de la tradition dans la modernité ne se fait pas sans blessures ni contradictions.

N. Mahfouz, né au Caire en 1911, est le premier écrivain de langue arabe à avoir reçu, en 1988, le prix Nobel de littérature pour l’ensemble de son œuvre.
Le Temps du kif – (2000)

 SHALABI, Khayri [1938-…]

Éd. Sindbad, 2006

Dans les années 70, au centre-ville du Caire, le mystérieux Saleh Heissa est employé comme garçon en chef dans la fumerie de haschich dirigée par Hakim. A l'intérieur de cette masure en brique de terre séchée, loin des yeux de la police, c'est le plaisir des histoires partagées, des volutes de fumée sortant des narghilehs et des recharges farcies au haschich que l'on s'échange avec civilités. En ces années-là, juste après la mort de Nasser, les intellectuels bohèmes qui fréquentent la fumerie sont fascinés par Saleh et se posent des questions sur son origine...

Dans la littérature égyptienne d'aujourd'hui, K. Shalabi représente une tendance à part dans le mouvement néoréaliste. Il cultive l’évocation tendre et souvent moqueuse du petit peuple du Caire, des marginaux, du kif, de l'engagement des intellectuels et de leur désengagement. Autodidacte, il a exercé toutes sortes de petits métiers avant de devenir journaliste puis écrivain. Conteur à la mémoire prodigieuse, il a développé une écriture très originale, imprégnée d'oralité, tout au long d'une œuvre prolixe très tardivement reconnue.

IRAK

Pays de nuit – (2002)

HILLAWI, Janane Jassem [1956-…]

Actes Sud, 2005
Comme la plupart des jeunes de sa génération, Abdallah, un étudiant de Bassora, ne s'intéresse qu'aux choses de la vie quotidienne. Appelé sous les drapeaux durant la guerre Irak-Iran, il est confronté à la torture et décide de déserter. Mais il sera pourchassé, arrêté et jeté dans l'enfer des combats au Kurdistan, contraint de combattre des ennemis dont il ignore tout. Après de nombreux déboires, il parvient à se procurer de faux papiers et rentre à Bassora, vidée de ses habitants, pour vivre seul, dans les décombres, comme une bête traquée...

Les guerres de Saddam Hussein ont suscité des dizaines d'écrits de commande à la gloire du régime. C'est avec Pays de nuit, publié près de quinze ans après la fin du conflit avec l'Iran, que le roman de cet épouvantable carnage nous est enfin donné à lire. Une des plus puissantes critiques de la guerre jamais écrites en langue arabe.

J.J. Hillawi vit et travaille en Suède. Il est considéré comme l’un des plus grands auteurs irakiens contemporains.
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