A la découverte des littératures étrangères








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Le lecteur de Bagdad : contes et nouvelles – (2000)

HUSSIN, Jabbar Yassin [1954-...]

Atelier du Gué, 2000

L'exil est une morsure qui partage le corps en deux, taraudant la mémoire inexorablement. Le retour impossible vers Bagdad entraîne l'auteur de ces nouvelles dans une exploration quasi obsessionnelle et désespérée de son identité. D'une ville à l'autre, entre Histoire et mythes, les récits de J.Y. Hussin traversent le temps, les lieux, les visages... Dans sa quête incessante contre l'oubli, il nous emmène à la naissance de la chrétienté en Mésopotamie, dans la Cordoue du XIIe siècle, à la rencontre d'Averroès et de J.L Borges, dans la Bagdad antique et moderne, mais aussi dans la campagne française. Une foisonnante pérégrination au bout de laquelle la mémoire devient le miroir de chacun.

J.Y. Hussin quitte définitivement son pays en 1976 pour la France où il continue d’écrire en arabe.
Un ciel si proche – (1999)

KHEDAIRI, Betool [1965-…]

Gallimard, 2006

Pour la narratrice, petite fille irakienne, le quotidien n’est pas toujours facile. Son père, un homme pourtant sensible et ouvert, s'oppose sans cesse à son épouse anglaise, qui cherche à donner une éducation occidentale à leur fille. Les années passent, et non seulement la relation du couple se dégrade, mais la famille, désormais installée à Bagdad, souffre comme tous les Irakiens de la guerre contre l’Iran. Lorsque sa mère tombe malade et retourne à Londres, sa vie semble prendre un tournant décisif... Regard d’une grande acuité sur le problème de la jeunesse écartelée entre deux cultures et sur la société irakienne en général. Un roman de formation tout à fait singulier où l’écriture, à la fois juste et poétique, s’impose.

B. Khedairi, jeune femme irakienne, vit et travaille en Jordanie en tant que scénariste et écrivain. Un ciel si proche, son premier roman, a reçu un accueil enthousiaste.
Un Irakien à Paris – (2005)

SHIMON, Samuel [1956-…]

Actes Sud, 2008

Roman autobiographique, Un Irakien à Paris nous conte les pérégrinations d’un fou de cinéma américain rêvant de « percer » à Hollywood. C’est en fait dans les prisons de différents pays arabes que son périple va se poursuivre, jusqu’à ce qu’il puisse obtenir l’asile politique en France. Commence alors pour lui une vie de vagabondage à Paris, qu’il définit comme une vie de clochard heureux, où il va fréquenter les bas-fonds, les bars, les prostituées. Récit incroyablement rocambolesque, émaillé, avec beaucoup de tendresse et d’humour, de souvenirs d’enfance.

S. Shimon vit actuellement à Londres où il a fondé une revue littéraire de référence qui s’emploie à promouvoir la littérature arabe.

LIBAN


L’Homme que je fus – (1995)

ABI SAMRA, Muhammad [1953-…]

Actes sud, Sindbad, 2007

Quittant un Liban qui commence à s'enfoncer dans la guerre civile, le narrateur a vingt ans lorsqu'il débarque à Lyon. Il vient d'un quartier pauvre de Beyrouth, une enclave miséreuse habitée par des migrants du Sud-Liban. Dix-sept ans plus tard, il rentre au pays et découvre avec stupeur qu'il n'a jamais cessé de ressembler, tant par sa physionomie, ses gestes, que le ton de sa voix, à ses compagnons d'enfance et de jeunesse, à son père, à ses frères. Il a aussi l’impression que sa femme française et ses trois enfants sont nés dans le même taudis... Peut-on s'affranchir de son identité première ? Peut-on accéder, par l'appropriation d'une culture étrangère, à une autre identité ? L'homme que je fus renouvelle brillamment, et avec une confondante sincérité, une thématique qui n'a cessé de tourmenter les écrivains arabes depuis le XIXe siècle.

M. Abi Samra est né en 1953 dans un village reculé du Sud-Liban. Il vit actuellement à Beyrouth où il est rédacteur du grand quotidien libanais. Son œuvre est une véritable rupture avec une société qui privilégie le collectif et où l’individu trouve difficilement sa place.
La pierre du rire – (1996)

BARAKAT, Hoda [1952-…]

Actes Sud, 2008

Dans une ville en proie à la guerre civile, un jeune homosexuel, Khalil, veut faire le pari de l'innocence et récuse la nécessité, pour survivre, de prendre parti.
Réfugié dans sa petite chambre, il donne libre cours à une étrange frénésie ménagère et médite sur la décomposition du monde alentour. Inexorable, le "dehors" débusque cependant Khalil de sa retraite. En évoquant, à travers l'initiation de son héros, l'étrange logique que ces guerres installent au cœur de toute existence, H. Barakat met en scène les mécanismes de la folie très particulière qui s'organise quand "tuer" et "vivre" deviennent synonymes...

H. Barakat s’est réfugiée en France en 1989 pour fuir les bombardements. Elle vit actuellement à Paris où elle continue à écrire dans la langue de son pays d’origine.
Considérée comme l'un des grands écrivains de langue arabe d'aujourd'hui, elle a obtenu de nombreux prix littéraires, dont le prestigieux prix Naguib Mahfouz.
Londres mon amour – (2001)

CHEIKH, Hanan el [1945-…]

Actes Sud, 2002

Les destins croisés de trois immigrés arabes, Amira, prostituée marocaine, Samir, travesti libanais et Lamis, jeune divorcée irakienne avec Nicholas, anglais, expert en antiquités orientales pour Sotheby's. Chacun tente d'organiser sa vie dans le paysage londonien. Mais les deux mondes, arabe et anglais, se côtoient et se frôlent sans jamais vraiment se mêler.

Née en 1945 au Sud-Liban, H. el-Cheikh vit à Londres depuis la guerre civile libanaise, après avoir étudié au Caire et séjourné dans les pays du Golfe. Depuis une vingtaine d'années, sa voix ironique et chaude s'élève pour dévoiler la duplicité d'une société crispée sur son image de rigueur morale pendant qu'elle se livre hystériquement à la transgression des tabous. Son œuvre traduite en plusieurs langues occupe une place de plus en plus importante dans le paysage littéraire arabe.
Le chant du pingouin – (1998)

DAOUD, Hassan [1950-…]

Ed. Sindbad, 2007

Dans un petit immeuble au bout d'une route non goudronnée habite un jeune handicapé, entre un père déjà vieux et une mère qui ne pense qu'à s'évader de ses tâches quotidiennes. Ils n’ont pour seuls voisins qu’une mère et sa fille. On devine qu’il s’agit du Liban à la fin du XXe siècle. Nul personnage n'est désigné par son nom. Nul événement extérieur, hormis les travaux de construction qui transforment peu à peu le paysage, ne vient perturber « le chant du pingouin », le long soliloque du fils handicapé. Reclus dans son tout petit monde, il perçoit les plus infimes détails, son environnement et de lui-même : son corps disgracieux, ses gestes maladroits, ses désirs refoulés qu'il ravive sans cesse en épiant ses voisines. Marginal parmi des marginaux, oiseau étrange aux courtes ailes, il dit sa vérité et celle de son entourage, abolissant par le verbe la frontière entre le normal et l'anormal.

H. Zédib (dit Daoud) est né à Beyrouth en 1950. Ses romans intimistes, servis par une langue épurée, nourris par sa trajectoire personnelle, nous racontent à quel point les hommes peuvent révéler la meilleure part de leur humanité en temps de guerre.
Yalo – (2002)

KHOURY, Elias [1948-…]

Actes Sud, Ed. Sindbad, 2004

Yalo a grandi comme une bête sauvage dans le Beyrouth des années de la guerre civile. Etranger à tout, il se retrouve à défendre un pays qui n'est pas le sien. Intégré dans un gang sans foi ni loi, armé, il attaque les couples qui se retrouvent dans les bois à la faveur de la nuit et viole les femmes. Mais un jour il tombe amoureux de l’une d’entre elles qui le dénonce.
Dans l'univers impitoyable de la prison, on torture Yalo pour lui faire avouer des crimes qu'il n'a pas commis. Acculé aux extrêmes limites de la souffrance au point de se dédoubler, il est forcé d'écrire une confession qui lui permet, enfin, de devenir l'auteur de son propre personnage, de renaître à la vie sous les traits d'un autre – ou du véritable – Yalo.

E. Khoury, né à Beyrouth, est romancier, dramaturge et critique. Il est actuellement rédacteur en chef d’un hebdomadaire libanais. Intellectuel de renommée internationale, il a obtenu le plus grand prix littéraire palestinien pour son roman La porte du soleil.
Histoire de la grande maison – (2005)

MAJDALANI, Charif [1960-…]

Seuil, 2005

Dans le Liban de la fin du XIXe siècle, un homme doit fuir son village à la suite d'une obscure querelle. Repartant de rien, Wakim Nassar le proscrit va créer dans les environs de Beyrouth, à force d'audace et de volonté, des plantations d'orangers, fonder une nombreuse famille et devenir un chef de clan craint et respecté. La Grande Maison qu'il fait construire au centre des vergers est le symbole de sa gloire. Mais la Première Guerre mondiale, la maladie, les frasques d'un de ses fils auront raison de son éphémère empire. Les descendants de Wakim devront, un à un, quitter la Grande Maison menacée par la ruine et prendre les chemins de l'exil. A travers ce roman haut en couleur, fertile en rebondissements, c’est une partie de l'histoire du Liban, allant de l'Empire ottoman au mandat français, qui défile sous nos yeux.

Né au Liban en 1960, Ch. Majdalani est un fervent adepte du métissage culturel, il se définit volontiers comme « méditerranéen ».
Maryam ou le passé décomposé – (2002)

SOBH, Alawiya [1955-…]

Ed. Gallimard, 2007

Alawiya la romancière a disparu sans laisser de traces, emportant avec elle les récits de Maryam et ses amies, recueillis au cours de longues soirées et dont elle devait faire un roman. Mais Maryam ne se résout pas à une telle perte. Ce sera donc à elle de parler de ces existences brisées, de ces femmes répudiées, de ces jeunes filles enceintes jetées dans un puits. Ce sera à elle de dire l'espoir d'Ibtissam d'épouser Karim bien qu'il soit chrétien. D'imaginer la vie de Fatmé, mariée à l'âge de dix ans par son oncle, avant de subir dix-huit grossesses. De nous raconter son pays déchiré, le Liban, qui la pousse à prendre le chemin de l'exil.

Évoquant des destins tragiques, mais aussi la rage de vivre et l'espérance d'une multitude de personnages, A. Sobh nous offre une grande fresque, puissante, au ton très libre, qui a eu un retentissement considérable dans tout le monde arabe.
Saladin et les assassins – (2003)

ZAYDAN, Jurji [1861-1914]

Ed. Paris Méditerranée, 2003

Roman historique mettant en scène le fameux Salah al Din al Ayyubi, grand « réformateur de la religion », d'origine kurde, chef mythique et unificateur d'un monde musulman déjà déchiré par ses contradictions politiques et sociales en ce début de XIIe siècle.

L'ennemi est partout présent, les croisés sont solidement implantés dans la région après s'être emparés du tombeau du Christ en 1099. Saladin va profiter du vide politique provoqué par la période de transition que traverse la civilisation musulmane pour prendre officiellement le pouvoir en Egypte après la mort du dernier calife, al Adid, mettant ainsi un terme à cette dynastie chi’ite. Mais il va très vite être menacé par le chef des fameux « assassins » prêts à sacrifier leur vie au service de leur cause. Rompant avec les récits anciens, Saladin et les assassins garde cependant les descriptions raffinées et les effets magiques des contes orientaux.

J. Zaydan, né au Liban en 1861, vécut en Égypte et se consacra à la littérature arabe. On le considère comme l'un des inspirateurs de la « renaissance arabe ».

PALESTINE

Une boussole pour un soleil

BADR, Liana  [1952-…]

Métropolis, 1992

Errance d’un peuple déraciné, Septembre noir, Sabra Chatila, Israël... Mémoire passée, mémoire présente s’entremêlent dans ce roman de l’exil et de la guerre. La narratrice, Jinane, une jeune palestinienne de Jéricho, héroïne en révolte pour son peuple, en révolte aussi contre sa condition de femme dans une société traditionnelle, connaîtra le déracinement, la guerre et ses douleurs en même temps que les tourments de l’amour.

L. Badr innove en renonçant à l’arabe littéraire classique et s’empare du langage de tous les jours. Une voix, une écriture poétique et féministe dans une société masculine.
Un printemps très chaud – (2004)

HALIFAT, Sahar [1942-…]

Ed.du Seuil, 2008

L'histoire se passe dans les territoires occupés, principalement à Ramallah et à Naplouse, quelques années avant la seconde Intifada. Le camp palestinien de Ayn el-Morjân et la colonie israélienne de Kiryat Sheiba sont séparés par une clôture métallique. Ahmad, timide et sensible, élève admiré par ses professeurs, fera plusieurs années de prison pour s'être lié d'amitié avec une jeune Juive. Maguid, son frère aîné, étudiant et musicien, doit rentrer dans la clandestinité parce que soupçonné du meurtre du chef d'une riche famille palestinienne. L’auteur brosse là, sans manichéisme, une fresque bouleversante de son pays, de son désespoir grandissant, de ses paradoxes et de ses antagonismes avec en fond une question essentielle : quel avenir y a-t-il pour la jeunesse, qu'elle soit palestinienne ou israélienne ?

S. Khalifa est née à Naplouse en 1942. Elle dirige actuellement le Centre des études féminines et est considérée comme l’un des écrivains palestiniens majeurs. Ses romans, au travers desquels elle plaide en faveur des femmes, disent tous sa conviction que leur lutte pour la liberté ne peut s'inscrire que dans le cadre politique de la libération du peuple palestinien.
Ma cousine Condoleeza : et autres nouvelles – (2008)

SHUKAIR, Mahmoud [1941-…]

Ed. Sindbad, 2008

Capturant toujours le moment crucial où les choses prennent sens, ces nouvelles sont extraites des cinq derniers recueils de l'auteur et sont représentatives de l'ensemble de son œuvre. Certaines, très courtes, sont aussi épurées que des poèmes en prose. Elles racontent toutes, sur fond de dérision, la vie de Palestiniens ordinaires qui affrontent aussi bien l'occupation israélienne que les lourdes pesanteurs sociales et culturelles. L'auteur convoque souvent des figures célèbres, telles que Brigitte Bardot, Condoleezza Rice, la chanteuse Shakira ou le footballeur Ronaldo, qui deviennent à leur insu, à travers une photo accrochée au mur, une information à la radio ou un fantasme, les protagonistes d'histoires familiales qui se passent dans une ambiance populaire typique. Mais s'ils sont obnubilés par ces symboles de la nouvelle culture mondialisée, les personnages de M. Shukair n'aspirent qu'à vivre normalement. Ils veulent échapper au statut de victime dans lequel on les enferme et ne se prennent pas pour des héros.

Né à Jérusalem en 1941, M. Shukair a longtemps travaillé dans la presse palestinienne comme éditorialiste, rédacteur en chef et responsable des pages culturelles.


SYRIE

Les seigneurs de la nuit – (1985)

BARAKAT, Salim [1952-…]

Actes sud, 1999

Dans un village kurde du nord de la Syrie, la seconde épouse d’un propriétaire terrien met au monde un enfant monstrueux qui, dès sa naissance, s’adresse à sa mère et à sa famille comme s’il les avait déjà rencontrés dans une vie antérieure. En une seule journée, le petit Baykas ("unique", en kurde) devient adulte, se marie avec sa cousine, vieillit jusqu’à la décrépitude puis disparaît dans la neige, pieds nus, emmitouflé dans la cape de son père. Entrent alors en scène, comme dans un cauchemar, les autres "seigneurs de la nuit", dont le fils de Baykas qui, lui aussi, consume toute sa vie en une seule journée... Une écriture magique au service du cauchemar.

Dans ce roman puissant, qui a la démesure d’un récit épique, Salim Barakat abolit le temps : le passé n’est pas seulement ce qui a été, mais ce qui est et ce qui sera.

S. Barakat est né en 1951, au nord de la Syrie, au sein d’une famille kurde. Il s’installe en 1971 à Beyrouth où il milite dans les rangs de la résistance palestinienne. Il quitte Beyrouth en 1982 pour s’établir à Chypre avant de rejoindre la Suède où il vit actuellement.

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