Argot du corps et dépréciation. Formes et valeurs d’une pratique discursive de moquerie








titreArgot du corps et dépréciation. Formes et valeurs d’une pratique discursive de moquerie
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2. Le corpus d’étude
Une première présentation du corpus répertorie, œuvre par œuvre, les différentes occurrences se rapportant au corps des héros, le corps dans son ensemble ou bien une de ses parties, le ventre et le derrière/les fesses en fait. Les occurrences sont soulignées. Lorsque le texte de l’œuvre fournit une indication à ce sujet, nous avons précisé le statut du propos tenu.

Les unités catégorisées par des dictionnaires comme unités argotiques sont signalées par le caractère gras. Nous avons consulté trois dictionnaires en ligne sur le site Lexilogos : Dictionnaire français/argot et argot/français (désormais DFA/AF), Argoji (dictionnaire de l’argot français classique, 1827 à 1907), Dictionnaire d’argot et français familier (désormais DAFF) ; et trois dictionnaires papier : Dictionnaire thématique français-argot de Jules Lermina et Henri Lévêque paru en 1897 et réédité aux éditions de Paris en 2006 (désormais DT1897), Dictionnaire du français argotique et populaire de François Caradec et Jean-Bernard Pouy édité chez Larousse en 2009 (désormais DFAP) et le Nouveau dictionnaire de la langue verte (Le français argotique et familier au XXIe siècle) de Pierre Merle paru aux éditions Denoël en 2007 (désormais NDLV).


  1. La danse de l’éléphante : « J’ai fait une liste de tous les surnoms dont on peut m’affubler : grosse patate [DAFF, DFAP], grosse dondon [DAFF, DFAP], grosse vache [DAFF], mammouth, boudin [DAFF, NDLV, DFAP], bonbonne, grosse mémère [DAFF, DFAP], grosse patapouf [Argoji, DAFF], bouboule [DAFF], gros cul [DT1897]…» ; « on me traitait de grosse mémère » (la grand-mère de Margot - l’héroïne narratrice - lorsqu’elle avait l’âge de Margot) ; « Moi, on m’appelait Marion la grosse dondon ! » (mère de Margot) ; « Une fois, un garçon a fait rigoler les autres en disant qu’il fallait être boucher pour sortir avec un boudin comme moi ! » ; « S’ils peuvent bouffer Margot, y a moins d’urgence, ils pourront tenir plusieurs semaines ! » [DFA/AF, Argoji, DAFF, DT1897, DFAP].




  1. Le journal de grosse patate : « On m’appelle « Grosse Patate » » ; « Mais à l’école, on t’appellera encore : « Grosse Patate », « Miam-Miam », « Crème Chantilly », « Bouche couloir », « Casse-balançoire », « Trois chaises ».




  1. Hugo un héros… un peu trop gros : « Hugo le gros ! Hugo le gros ! Tu seras bientôt aussi rond qu’un tonneau ! » [DT1897, DAFF]; « Toi, Zorro ? Mais tu délires ! T’es trop gros ! » ; « Hugo, t’es le Bibendum Michelin avec ta bouée autour des reins » [à la piscine] ; « Dis, papa, pourquoi les copains traitent-ils Hugo de gros baleineau ? » ; « Hugo, t’es nul ! Hugo, t’es nul ! On le voit quand même ton bidon sous ton pull ! » [DT1897, Argoji, DFA/AF, DAFF, DFAP] ; « Hugo, t’es moche ! Hugo, t’es moche, avec ta grosse brioche ! » [DAFF, DFAP] ; « La fête commence à peine et déjà on se moque d’Hugo et de sa bedaine ! » [DAFF] ; « Hugo, t’es bête ! Hugo, t’es bête ! Avec ton gros ventre, tu t’casses la binette ! » [en gym].




  1. Tu fais du lard, Gaspard ! : « tu fais du lard » chantonne à tout bout de champ Sophie, la grande sœur de Gaspard [DAFF, GDAFP, DFAP] ; Sophie « invente toujours des histoires idiotes pleines de dodus dindons et de balèzes obèses » [DAFF, DFA/AF, DFAP].



3. Des formes dépréciatives
Les différentes formes recensées procèdent toutes d’un point de vue dépréciatif, parce qu’elles se focalisent en particulier sur les manifestations physiques du surpoids ou de l’obésité en soulignant l’idée de grosseur, en l’amplifiant. La qualification fréquente de gros ou de grossegros cul, grosse patate, grosse brioche par exemple – est à cet égard significative et emblématique. De même le fait que la majorité des formes parle du corps dans son ensemble. Même si les syntagmes gros cul, grosse brioche et le nom bidon font référence à des parties déterminées du corps, la focalisation opérée sur des parties saillantes et rebondies participe elle aussi de ce choix de réduire l’identité de la personne à son physique de gros ou d’obèse.

Les comparants, qui fondent l’emploi métaphorique de noms, constituent l’une des autres voies d’expression d’une logique dépréciative. La référence au monde animal (mammouth, vache, baleineau, dindon), la référence à des objets (bonbonne ; la comparaison également du corps d’Hugo avec un tonneau), au domaine de la nourriture (patate, boudin, brioche) produit un effet dégradant. Cet effet est renforcé si sur le plan sémantique des comparants sont associés aux sèmes négatifs du très gros, du massif (mammouth, baleineau, tonneau), du difforme, voire de l’informe (patate, patapouf). Ces sèmes ainsi que le choix des comparants outrent la réalité dénotée.

D’autres formes procèdent de ce même effet grossissant, qui les rend dépréciatives : trois créations métonymiques dans Le journal de grosse patate soit exagèrent une possible réalité liée à la corpulence de grosse patate (Trois chaises), soit transforment une donnée d’un quotidien familier des enfants en un emblème signifiant cette corpulence (Bouche couloir, Casse-balançoire). Une autre création circulant au sein du groupe de pairs, le composé Crème Chantilly, qui désigne indirectement via la boulimie du personnage l’obésité de grosse patate, met elle aussi en œuvre un effet "loupe". L’effet, pour ce qui est de ces métonymies et des emplois métaphoriques cités qui renvoient tous deux à des procédés sémantiques qu’affectionnent les argots (Goudaillier, 1998 ; Sourdot, 2002 ; Gadet, 2007), dit concrètement sur le plan langagier la grosseur d’une manière évocatrice et frappante.

Ce sont des associations sémantiques qui confèrent à des formes du corpus une force d’expressivité dépréciative. Le nom boudin associe laideur et grosseur, voire établit un amalgame entre les deux notions : d’après plusieurs dictionnaires d’argot, le nom désigne une fille ou une femme laide (DAFF), une fille ou une femme sans beauté ou franchement laide (DFAP), une fille laide sans qu’il soit fait allusion à sa morphologie (NDLV), le NDLV précisant que dans les années soixante le terme désigne une fille grosse, épaisse, et éventuellement laide.

Les noms mémère et patapouf cumulent quant à eux deux traits sémantiques négatifs : la grosseur et l’âge – le nom mémère qui d’après le DAFF peut signifier bonne grosse femme, femme boulotte et pas toute jeune, veut dire vieille femme (DFAP) ; la grosseur et la petitesse – le nom patapouf désigne un homme gros et court sur jambe (Argonji, DAFF) qui peut à peine souffler en marchant (Argonji), gras et petit (DAFF).

De possibles connotations, elles aussi négatives, attachées à la signification des unités lexicales dindon – la bêtise, et baleineau – une situation de jeune dépendant, l’emprunt, voire la gaucherie physique, et de l’unité polylexicale faire du lard – la référence à la graisse qui peut susciter dégoût ou répulsion, l’unité signifiant grossir (DAFF), s’engraisser à ne rien faire (DFAP) – démultiplient d’une certaine manière la valeur dépréciative.

Dans plusieurs cas, les considérations sémantiques qui sont constamment actives pour chaque forme du corpus ne sont pas seules en jeu et des aspects formels concourent à la dépréciation, qui s’en trouve amplifiée. La formation de certaines unités souligne, en effet, une axiologie négative et contribue à signifier que le point de vue adopté est dépréciatif : des faits de redoublement (dondon, Miam-Miam, mémère, bouboule), une origine onomatopéique (patapouf, Miam-Miam). On peut penser que le caractère (Miam-Miam, mémère) ou bien l’allure de langage enfantin (dondon, bouboule, patapouf) des formes sert la dépréciation, car la dévalorisation qui peut être attachée à cette manière de parler – première, "primaire" – touche ce dont on parle.

Pour d’autres unités du corpus, ce sont plus spécifiquement des aspects sonores, qui ne sont pas complètement absents des formes précédemment considérées, qui font ressortir la dépréciation. Dans trois des fictions, ceux qui se moquent font rimer le prénom de l’enfant moqué et un des termes du propos moqueur : Gaspard/tu fais du lard, Marion/grosse dondon, Hugo/le gros/aussi rond qu’un tonneau/gros baleineau.

L’auteure de Tu fais du lard, Gaspard ! prête au personnage de Sophie, la grande sœur de Gaspard, une pratique de jeu avec les signifiants de la langue – allitération en [ᵈ] avec référence à un virelangue et rime en [ᵋᶻ] – au service de la moquerie : « des histoires idiotes pleines de dodus dindons et de balèzes obèses ». L’héroïne de La danse de l’éléphante elle-même, dans ce passage du récit « Soit parce que je cours comme un hippopotin en balançant mon gros popotin », s’inspire de cette pratique en reprenant peut-être plus ou moins des propos lui ayant été adressés : allitération en [ᵖ], redoublement de la syllabe [ᵖᵓ]. La forme hippopotin est vraisemblablement un mot-valise, l’amalgame d’hippopotame et de popotin.

Pour l’ensemble des formes examinées, un point de vue dépréciatif est donc nettement signifié, le sens des unités jouant un rôle central dans la dévalorisation du physique de l’autre. Les effets de grossissement, de renforcement et d’amplification relevés montrent que les unités, en tant qu’unités argotiques, ont en partage la particularité de signifier la dépréciation d’une manière directe, que nous pourrions qualifier de brutale, de crue, qui n’est pas étrangère à la visée maîtresse de moquerie.
4. Une portée pragmatique
Cette visée pivot cristallise plusieurs valeurs illocutoires : les formes dépréciatives employées, en relation avec leur contexte d’énonciation, cherchent à produire un effet, à agir sur l’autre ; elles ont une portée. Les différentes valeurs dont se chargent les formes, c’est-à-dire les fonctions pragmatiques remplies, peuvent être rapportées à une forme de violence verbale à l’égard de l’autre.

Les formes et les propos, au sein desquels les formes prennent place, agressent : ils cherchent à dévaloriser, voire à rabaisser, l’autre, cherchent en conséquence à le blesser et à le stigmatiser. Les mots font mal : le terme d’enfer, par exemple, est employé dans Tu fais du lard, Gaspard ! et dans La danse de l’éléphante pour qualifier ce qu’endurent Gaspard et Margot. Tandis que Gaspard tombe malade le matin même où il doit se rendre à la piscine avec sa classe, Margot déclare que les surnoms dont on l’affuble à l’école lui font souvent monter les larmes aux yeux. La personne est atteinte dans sa singularité et dans son ego. Aussi les différentes formes présentent-elles un caractère insultant, dans la mesure où elles visent l’autre dans la volonté de le rabaisser, jouent un rôle perlocutoire et situent dans le registre de l’émotionnel. Les surnoms de grosse patate, grosse dondon, grosse vache, mammouth, boudin, bonbonne, grosse mémère, grosse patapouf et gros cul présentent des parentés avec les ontotypes – une catégorie de stéréotypes discursifs qui visent des caractéristiques supposées ontologiques de l’individu (Ernotte et Rosier, 2004). Leur fonctionnalité les rapproche également pour une part des insultes ontotypiques – des prédications péjoratives reposant sur un jugement de valeur davantage que sur une identification (Ernotte et Rosier, 2004). Philippe Ernotte et Laurence Rosier (2004), dans la section de leur article consacré à une sociogenèse des insultes chez le jeune enfant, notent que l’enfant use d’abord des insultes ontotypiques – des insultes essentielles à la différence des insultes situationnelles –, parce que selon eux la charge et la portée des mots lui apparaissent aller de soi et s’adapter à des situations spécifiques. Il ne faut pas oublier, en effet, que l’emploi des formes et que leur portée prennent sens dans le cadre de rapports humains entre pairs et pour l’une des fictions entre frère et sœur.

Une autre valeur pragmatique assurée par l’ensemble des formes est de signifier et d’instituer des rapports. Pointer à travers une particularité physique une sorte de différence est synonyme dans le cas considéré d’une mise à l’écart, voire d’un rejet. En se moquant, le pair – ou les pairs – en présence ou non d’un tiers ou de tiers, affirme ce qu’il est lui-même ou n’est pas, s’auto-valorise et signifie au moqué un rapport de domination. Ce qui ressemble sur le plan verbal à l’intimation d’un rapport de force est plus marqué, lorsqu’un ou plusieurs tiers sont présents en position d’auditeurs. La mention de rires dans les quatre fictions va elle aussi dans le sens de l’expression d’une proximité et d’une connivence marquant l’appartenance à un groupe. Lorsque seul un pair ou pour Tu fais du lard, Gaspard ! la sœur aînée se moque, la pratique discursive, en référence à une conduite langagière et à l’emploi de formes importées du discours d’adultes, d’enfants plus âgés ou d’enfants du même âge, des formes circulant au sein du groupe en contexte scolaire ou extrascolaire, renvoie à une marque d’identité de groupe. L’emploi des formes, en effet, peut être considéré comme une actualisation d’une fonction souvent assignée aux argots, à savoir une fonction identitaire : un rôle de marqueur identitaire (Goudaillier, 1998), une modalité de signification d’un sentiment d’appartenance au même groupe (Sourdot, 2002). L’enfant moqué se sent et se sait être à part le temps de la moquerie tout au moins.

La dimension identitaire peut être reliée à une dimension de transgression. Le moqueur fait usage de formes, à l’insu de l’adulte rappelons-le, qui contreviennent à une bienséance langagière – des normes socio-langagières – et plus globalement à une bienséance comportementale. L’attitude ainsi que les termes employés, lorsque des héros se confient à un adulte ou lorsqu’un membre de la fratrie ou un pair le font à leur place, sont condamnés par le monde des adultes pour des raisons éducatives en particulier. L’entourage de l’enfant gros ou obèse dans trois des fictions à l’exception du journal de grosse patate use d’un vocabulaire bien différent : Hugo, par exemple, a une « apparence rebondie », est « tout joufflu de partout », « tout potelé ». L’analyse en valeur pragmatique de transgression entre en contact avec les analyses de Françoise Gadet (2007) qui considère l’argot traditionnel comme une pratique de transgression et de contre-légitimité et de Jean-Paul Colin (2000). Ce dernier retient comme axe – il en propose quatre en tout permettant d’ex-plorer selon lui les argots qu’il définit comme des déviances lexicales – le re-fus individuel et générationnel de l’autorité qui va dans le sens de la contestation enfants-parents, contestation qui peut s’exprimer de manière métaphorique ; le lexique "jeune", lexique que Colin (2000) étudie sur la période de 1945 à nos jours, ressortit selon lui à la quête d’identité.

La visée de moquerie fait que la valeur de transgression entre en relation avec une valeur de jeu. Dans plusieurs études spécialisées consacrées à l’argot, une dimension ludique fait partie des critères avancés afin de définir ou bien de caractériser les argots, une dimension qui est envisagée en tant que fonction (Goudaillier, 1998 ; Sourdot, 2002) et qui inclut un jeu avec la langue (Colin, 2000). Ce jeu est sensible dans les manifestations formelles – structurelles et sonores – dont nous avons montré le caractère dépréciatif et dans les créations lexicales prêtées aux moqueurs dans Le journal de grosse patate (Miam-Miam, Crème Chantilly, Bouche couloir, Casse-balançoire et Trois chaises). Il l’est également dans des propos adressés à Margot, l’héroïne de La danse de l’éléphante, la moquerie reposant à deux reprises, outre l’emploi du terme boudin, sur un jeu de mots (une plaisan-terie) : « Une fois, un garçon a fait rigoler les autres en disant qu’il fallait être boucher pour sortir avec un boudin comme moi ! » ; « S’ils peuvent bouffer Margot, y a moins d’urgence, ils pourront tenir plusieurs semaines ! ». « Je m’attendais à entendre quelqu’un crier quelque chose du genre : Hé patate, t’as la frite ? » : dans ce dernier exemple, c’est Margot elle-même qui se fait l’écho d’un propos lui ayant vraisemblablement été adressé quand, spectatrice d’un spectacle de danse, elle découvre que la danseuse qui se produit sur scène a un « gros cul ». La répétition de l’acte de moquerie, qui donne l’impression dans les fictions d’une forme d’harcèlement, représente une troisième manifestation d’une valeur de jeu. Le ou les moqueurs en riant de l’autre s’amusent à ses dépens. Telle est l’image donnée dans les fictions, qui en se plaçant du côté de l’enfant moqué et en développant les retentis-sements de différents ordres que génèrent les moqueries soulignent la part de maltraitance et de méchanceté que sous-tend l’acte verbal.
5. Conclusions
En relation avec une probable intention didactique – aborder, notamment, un sujet « dans l’air du temps » qui pour certains jeunes lecteurs peut renvoyer à un vécu personnel, privilégier le point de vue du moqué -, les quatre fictions donnent à voir une facette du monde enfantin qui est somme toute peu accessible, puisque tout ou presque se déroule entre soi. L’adulte ne dispose le plus souvent que d’une connaissance différée et indirecte, à moins par exemple qu’il n’ait enfoui en sa mémoire des souvenirs personnels. La distanciation qu’instaure la fiction pour le lecteur, l’accumulation – une certaine accumulation du moins – des formes que permet la fiction, ainsi que la mise en avant et la mise en relief de valeurs pragmatiques qu’offre la création d’un univers fictionnel confèrent aux réalités représentées une significativité concentrée, par conséquent renforcée et emblématique.

L’étude d’un tel matériau offre la possibilité d’explorer une activité argotique propre à une classe d’âge : l’emploi de formes empruntées, parfois créées, qui circulent et se transmettent entre pairs et participent dans un certain sens d’une culture langagière. L’enfant moqueur – l’enfant moqué également pour une part en tant que victime – fait l’expérience à travers l’emploi de formes dépréciatives de valeurs pragmatiques établissant un rapport aux autres et un rapport à la langue en microsociété, fait donc l’expérience, pour reprendre les deux adjectifs employés par Louis-Jean Calvet (1999) à propos des argots contemporains, de fonctions emblématiques ou sémiologiques.
Bibliographie
Calvet, L.-J. (1999) [1994]. L’Argot, 2e édition corrigée. Paris : Presses Universitaires de France.

Colin, J.-P. (2000). « Nouvelles pratiques langagières. Les argots ». In : G. Antoine & B. Cerquiglini (dir.), Histoire de la langue française 1945-2000, Paris : CNRS Éditions, 151-172.

Ernotte, P. & L. Rosier (2004/4). « L’ontotype : une sous-catégorie pertinente pour classer les insultes ? ». Langue française, 144, 35-48.

Gadet, F. (2007). La Variation sociale en français. Paris : Ophrys.

Goudaillier, J.-P. (1998). Comment tu tchatches !. Dictionnaire du français contemporain des cités. Paris : Maisonneuve et Larose.

Guiraud, P. (1985) [1956]. L’Argot, 9e édition. Paris : Presses Universitaires de France.

Sourdot, M. (2002/1). « L’argotologie : entre forme et fonction ». La linguistique, 38, 25-40.




La Langue de Céline et le corps humain

dans Voyage au bout de la nuit
Audrey Coularis

Université de Bretagne Occidentale, Brest (France)
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