Dans les sociétés primitives des aborigènes, les mythes sont très importants. La conception religieuse des aborigènes renvoie à un temps mythique, le dream








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La monodie orthodoxe



En 1054 c’est le schisme qui sépare l’Eglise orthodoxe de l’Eglise catholique. A ce moment-là, l’Eglise catholique romaine adopte la polyphonie alors que l’Eglise orthodoxe orientale conserve la monodie. Aujourd’hui encore la musique byzantine conserve ce caractère de monodie. Les premières traces qu’on ait retrouvées de cette monodie sont les mélopées du IV°. On sait peu de choses sur la musique profane à Byzance en dehors du fait que les Pères de l’Eglise condamnaient la musique instrumentale et théâtrale ainsi que tout usage laïque d’instruments. Pour eux, l’harmonie parfaite avec le corps consistait à faire de soi-même un instrument.

La musique orthodoxe se caractérise par des lignes mélodiques excessivement souples, soutenues par un bourdon (basse continue). C’est l’iso, le point de départ tonal qui a pour rôle la suggestion mystique de la musique. Le rite est imposé, célébré dans les langues nationales ou liturgiques (slavon ou grec byzantin). La musique orthodoxe repose sur les trois piliers de la musique antique : modes diatonique, chromatique et enharmonique. On utilisait huit modes. Cette musique est différente de la musique grégorienne qui n’utilise que les mélodies diatoniques.

Cependant au VI° l’empereur Justinien désirait faire de Constantinople une capitale éblouissante. Il édifia alors l’Agia Sophia dans lequel on chantait des hymnes exécutés par cinq cents chanteurs subdivisés en plusieurs groupes. Du X° au XVIII° la notation s’enrichit de nouveaux symboles ajoutés aux neumes primitifs. De plus on peut noter l’influence de la philosophie néoplatonicienne sur la musique orthodoxe. Au Moyen Age il était inconcevable qu’un artiste s’écarte de ce principe : les types mélodiques sont un écho des chants célestes, chantés au ciel à la louange de Dieu. Cependant les modifications subies au cours des siècles par la musique orthodoxe sont à peine discernables.

La musique réformée





  • L’éveil de l’Allemagne, le choral luthérien.

Le 31 octobre 1517, le moine Luther placarde ses quatre-vingt-quinze thèses sur les indulgences sur les portes de l’église du château de Wittenberg. C’est la naissance de l’Eglise réformée. Luther parle de la musique en ces termes : « C’est un des plus magnifiques dons de Dieu que la musique. Satan la déteste fort, car elle nous aide à chasser bien des tentations et des mauvaises pensées ». Luther articule le culte nouveau sur le chant du cantique ou choral. Il décide que les prières seront chantées, traduites du latin dans la langue allemande. Il construit même de courts poèmes sur une musique de chanson populaire. Le choral est exécuté à quatre voix dans les cantates (pièces chantées) et les passions (texte de l’Evangile chanté). C’est un moment de méditation où l’Eglise tout entière s’exprime dans la bouche d’un chrétien. Expression religieuse de tout un peuple, ciment sonore et culturel d’une communauté, le choral a associé la musique et l’expression de pensées religieuses et philosophiques. Il contribua à l’essor de la grande musique allemande et en même temps à l’éveil d’une conscience nationale. Bach a été le grand compositeur qui, grâce à ses chorals, a fait connaître la musique luthérienne. Il faut bien noter cependant que la musique protestante, à l’image de la religion s’est adaptée aux sociétés dans lesquelles on l’a utilisée. C’est pourquoi chaque groupe possède sa propre musique, expression personnalisée de sa foi.


  • L’orgue : l’instrument roi de la liturgie protestante.

L’orgue est un instrument à vent. Autrefois sa soufflerie était actionnée à bras d’homme. Aujourd’hui elle est électrique. C’est aussi un instrument à clavier, qui réunit touches blanches et touches noires. Il peut avoir de un à cinq claviers manuels, c’est-à-dire joués avec les mains. Le pédalier en bois est joué avec les pieds. Grâce à ses jeux qui sont un ensemble de tuyaux correspondant au même timbre (de flûte, de trompette...), il peut reproduire et associer les sonorités de la plupart des instruments de l’orchestre, tout en ayant les siennes propres. Certaines orgues sont monumentales et font l’objet de toute une mode autour de leur présentation.

La musique catholique





  • Le Moyen Age

Du XII° au XV° siècle c’est plus que de la musique que nous avons, c’est un théâtre religieux.

Les chansons sont dans des dialectes locaux et véhiculées par les troubadours et les trouvères. Les introductions sont souvent longues et il y a beaucoup de paroles échangées aux veillées. A ces chansons s’ajoutent les danses surtout aux XIII° et XIV°. Ce sont des pièces courtes avec des mélodies répétées. Les thèmes sont autour de l’amour et des batailles. On utilise les percussions comme le tambour, le tambourin basque, les claves... On utilise aussi la guitare et la vielle. Les danses comme le rondo, la carole, le passe-pied... apparaissent. Au XIV° les instruments à vents comme la cornemuse apparaissent. Les chansons se chantent en français moderne. Il y a une seule mélodie accompagnée d’un instrument. La musique devient polyphonique, les voix progressant par tierces. Au XV° apparaît le faux-bourdon qui est une voix qui accompagne par une tierce grave à l’octave supérieur. Enfin en 1436 avec la découverte de l’imprimerie, la musique devient écrite et se répand. Cela donne lieu à des représentations dramatiques, des mystères, notamment celui de la Passion, divisé en trois parties: le mystère des vierges folles et des vierges sages, la nativité et la résurrection. La musique sacrée suit ces changements.

Cependant, le grégorien va dominer toute la période. Au VII° après JC le Pape Saint Grégoire le Grand a réformé la Schola Cantorum, l’école des chantres des églises de Rome, par la notation neumatique du plain-chant. Le plain-chant est la psalmodie des textes sacrés de l’Eglise romaine fondée sur le rythme de la prose latine. Cependant les premiers écrits nous sont mal connus car ce type de chant est marqué d’une forte tradition orale. Le chant appartient au peuple et la tradition est entretenue dans les monastères. « Chanter, c’est prier, exprimer sa vie intérieure. Le grégorien naît du mystère de l’âme humaine. Il vient de la pureté et nous guide vers la transcendance. » Au Moyen-Age, religion et philosophie étaient partout, y compris dans le rythme de la musique. La musica perfecta correspond à une mesure ternaire car il y a un début, un milieu et une fin, alors que la mesure binaire est imparfaite. L’écriture en neumes c’est-à-dire l’écriture symbolique fait perdre à la musique son caractère populaire. Cependant les neumes ne sont pas encore définis bien clairement et un même intervalle peut se noter de différentes manières. Le grégorien est interprété par des hommes mais aussi par des religieuses. C’est une mélodie à une voix constituée d’après un modèle rythmique régulier, divisible en mesures d’égale durée. La monodie est proche des cantillations hébraïques. Le répertoire est regroupé en deux livres : l’Antiphonaire pour les offices et le Graduel pour la messe.

Au XII° la musique évolue en passant du chant a capella à la musique instrumentale et accompagnée par les instruments médiévaux comme le serpent. On passe aussi de la monodie à la polyphonie avec des voix parallèles à la quarte ou à la quinte, ce qu’on appelle l’organum. A nos oreilles il peut paraître un peu dur et dissonant. Les instruments ne sont pas indispensables même si l’orgue et le carillon se répandent rapidement.


  • La Renaissance et l’humanisme.

Avec la Renaissance, la musique retrouve un retour à l’Antiquité. C’est aussi l’époque de la foi inébranlable en l’homme qui forge son destin. C’est à partir de ce courant que la musique va pouvoir évoluer avec l’élaboration au XVI° du contrepoint, système d’écriture qui permet de superposer plusieurs lignes mélodiques indépendantes mais qui reste en harmonie avec le sujet. C’est aussi le contrepoint qu’utilisera la musique des psaumes dans le culte protestant.


  • Suite de la musique sacrée

La musique sacrée ne va pas cesser d’évoluer en fonction des recherches musicales faites par tous les grands musiciens. En effet il n’existe pas de musicien, jusqu’au XX°, qui n’ait écrit que de la musique profane. On peut dire que la musique sacrée trouve son apogée dans le requiem de Mozart (1756-1791). Mais peut-on dire la même chose du requiem de Fauré (1845-1924) quand on sait que Fauré, écrivant ce requiem est parfaitement athée? La musique sacrée devient alors un champ d’exploration et d’essai pour tous les musiciens... Mais cela ne fait pas perdre de sa valeur à la musique, quelle qu’elle soit. De plus, ce qui fait la force de la musique catholique, comme la musique protestante, c’est qu’elle s’est adaptée aux peuples et aux continents. Chacun a pu s’approprier la musique et chanter Dieu à sa manière. C’est comme cela qu’on en est arrivé à l’élaboration des negro spirituals et des gospels.


  • L’exemple des gospels

L’élaboration des gospels se base sur un proverbe africain qui dit que « l’esprit ne descendra pas sans chant ». C’est le mot anglais pour traduire « Evangile » qui sert à désigner, par extension, la forme vocale utilisée pour chanter les saintes Ecritures dans les églises noires américaines. C’est une version modernisée des negro spirituals. La différence entre les deux n’est donc qu’historique. Beaucoup de chanteurs noirs viennent de l’église où ils ont fait leurs premières armes. Cette musique sacrée est à l’origine de nombreuses musiques profanes comme la soul music, le funk, le rap... Cette musique exubérante, fervente, est fascinante. C’est pourquoi aujourd’hui elle est utilisée par ceux qui prônent l’oecuménisme. Le gospel est la dernière formation en date de musique sacrée, catholique et protestante... mais sûrement pas la dernière.
Auteurs : Marie-Pierre Brochon - Béatrice Nicolas – Maïté Romain –
Quelques titres pour commencer :


  • Instruments de musique du monde ; Le chant du Monde.

  • ANIMISME : Masques dan, Côte d’Ivoire ; Ocora radio France.

  • BOUDDDHISME : Fanbai, chants lithurgiques bouddhique : hymnes aux Trois joyaux, Chine – Musique sacrée, rituel tibétain, Tibet .

  • ISLAM : Le saint Coran vol. II, club du disque arabe – Chants religieux de l’islam : Syrie, Muezzin d’Alep – Chants sacrés de l’Anatolie, Turquie .

  • JUDAISME : Inedit Hanaout, chants liturgiques juifs, Maisons des cultures du monde – Musiques liturgiques juives (Psaumes), Rosenbluth.

  • CHRISTIANISME :

  • Orthodoxie : Musique byzantine, Lycourgos Angelopoulos et le choeur byzantin en concert, Grèce, Le chant du monde – Chants spirituels du peuple russe (chants liturgiques polyphoniques et monodiques XVII° et XVIII° siècles).

  • Protestantisme : Passion selon Saint Matthieu, Jean-Sébastien Bach.

  • Catholicisme : Lumière éternelle, dix siècles de musique sacrée, Philips – Canto gregoriano, Moines de Silos (1973).




Mini-atlas des religions du monde – section 3 : les religions primitives
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